03/12/2017

Chroniques courtes 151 - Buckson ; Ajin tome 9 ; Ajin tome 10

Buckson

buckson, araque, ep éditions, ajin, sakurai, glénat, manga, comics,buckson, araque, ep éditions, ajin, sakurai, glénat, manga, comics,Scénario : Victor Araque
Dessin : Victor Araque
Éditeur : EP
98 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : science-fiction, thriller

 

 

 

Sortis tout droit de l'imagination de Victor Araque, les Buckson sont de curieux animaux génétiquement modifiés qui sont d'une grande utilité dans la médecine, particulièrement lors des interventions chirurgicales. Ces bestioles filtrent le sang et permettent de le renouveler.

Un anesthésiste au chômage est appelé par son ancien professeur pour une intervention urgente et très bien payée. Il aurait dû se méfier ! Le client, c'est la mafia, et le voilà en plein milieu d'une guerre de succession. Le sang coule à flot et les Buckson ne suffisent pas à tout filtrer !

Une histoire de mafia classique qui aurait pu être beaucoup plus passionnante si le focus avait été mis sur les manipulations génétiques en lieu et place d'un sanguinolent et très violent règlement de comptes.

Loubrun

 

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Ajin - tome 9

 

buckson,araque,ep éditions,ajin,sakurai,glénat,manga,comicsScénario : Gamon Sakurai
Dessin : Gamon Sakurai
Éditeur : Glénat
189 pages
Date de sortie :  juillet 2017
Genre : Seinen, fantastique

 

 

 

Le tome 9 s'inscrit dans la droite lignée du 8 : les deux clans d'Ajin continuent de s'affronter dans l'immeuble du siège de Forge Sécurité. Le plan de Kei ne s'est pas déroulé comme prévu et l'objectif est maintenant de sauver la vie du PDG de la compagnie.

Rien de bien nouveau dans ce volume qui se cantonne à montrer la bataille rangée entre les clans rivaux, si ce n'est que Sato semble plus indestructible que jamais, que ses pouvoirs vont au delà de l'imagination et que sa détermination est sans faille. Quant à Kei, il vit mal cet échec et veut tout plaquer ... Mais va-t-il vraiment le faire ?

Les volumes 8 et 9 auraient pu ne faire qu'un, ça n'aurait pas nuit à l'intrigue.

Loubrun

 

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Ajin - tome 10

 

buckson,araque,ep éditions,ajin,sakurai,glénat,manga,comicsScénario : Gamon Sakurai
Dessin : Gamon Sakurai
Éditeur : Glénat
194 pages
Date de sortie :  novembre 2017
Genre : Seinen, fantastique

 

 

 

On avait laissé Kei tout dépité à la fin du tome 9. L'échec de sa stratégie pour arrêter Sato l'avait poussé à fuir et à stopper sa lutte. Sato est encore plus fort et décide de passer à l'ultime étape de son plan.

Ce dixième volume offre une pause bienvenue après le déluge de feu des deux précédents. L'auteur en profite pour lever le voile sur pas mal de choses concernant le passé de Sato et de Tosaki permettant de mieux comprendre certains faits de la série.

Alors qu'on a le sentiment qu'on ne verra jamais le bout de cette excellente série, Gamon Sakurai en relance l'intérêt en mettant pas mal de nouveautés dans son scénario comme ce centre de gestion des Ajin aux États-Unis.

Y aura-t-il une incidence sur la troisième vague que Sato prépare ? À suivre dans le tome 11 !

Loubrun

 

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Les chroniques des autres tomes de la série Ajin

18/11/2017

Le chasseur de sourires

Le chasseur de sourires, A. Ferrer, EP EDITIONS, policier, roman graphiqueLe chasseur de sourires, A. Ferrer, EP EDITIONS, policier, roman graphiqueScénario : A. Ferrer
Dessin : A. Ferrer
Éditeur : Ep Éditions
120
pages
Date de sortie : 27/09/2017
Genre : roman graphique, policier

 

 

Présentation de l'éditeur

Pensez-vous connaître votre dentiste ? Les patients de Herbert F. Dunne, eux, en sont persuadés.

Ils le considèrent comme un excellent odontologiste, recommandable et attentionné. Un professionnel qui est aussi un véritable ami, selon son infirmière. Un invité idéal pour un barbecue dans le jardin, selon ses voisins. Un adorable époux dont elle ne se séparerait pour rien au monde malgré ses défauts, selon sa femme. Un client un peu tordu, selon cette prostituée qu'il appelle occasionnellement, mais à qui il ne fait rien de plus que l'attacher au fauteuil de consultation pour faire quelques photos...
Seule la timide Alice Edwards, nouvelle patiente dont le sourire est affublé d'un appareil dentaire, découvre la spirale des obsessions, drogues et violences dont le docteur Dunne tente de se racheter. à moins que tout ceci soit loin d'être la vérité ?

Le chasseur de sourires, A. Ferrer, EP EDITIONS, policier, roman graphique

Mon avis

Et si la BD se comparait au storyboard d'un film ? Voilà l'impression que j'ai eu en lisant « Le chasseur de sourires ». Des plans larges pour installer le décor, des détails qui nous situent dans le temps et une ambiance conviviale pour entamer la narration d'une légende urbaine, propre à la petite ville de Oceanside.

 

L'histoire se déroule dans les années soixantes. La guerre de Corée est encore encrée dans certaines mémoires, notamment celle du personnage principal qui fut un terrible « arracheur d'aveux » et la majeure partie des publicités sont des dessins mettant en valeur la qualité de tel ou tel produit. Pas d'acteur donc pour dire combien la machine à lessiver « machin-chose » fera votre linge en un temps record. Non, des dessins réalistes de monsieur et madame tout le monde... je suis sûre qu'en pensant « Sixteen et publicités » vous voyez déjà quelques images exprimant mon propos.

 

C'est donc sans aucune surprise que le dessin de « Le chasseur de sourires » s'apparente à ces illustrations. Tantôt des pin-up, tantôt de fière maîtresse de maison, des hommes aimant boire un coup entre amis : le tout dans un cadre aisé, avec maison, piscine et belle décapotable devant le garage (Hélas que ce soit un peu brouillon et gribouillé à mon goût). Herbert F. Dunne est ce genre d'homme. Odontologiste brillant, personne ne pourrait se douter que dans l'isolement de son cabinet médical, il abuse de ses patientes et se drogue au LCD pour planer au milieu de ses fantasmes BDSM.

Le chasseur de sourires, A. Ferrer, EP EDITIONS, policier, roman graphiqueLe chasseur de sourires, A. Ferrer, EP EDITIONS, policier, roman graphique

Tout aurait pu passer incognito s'il n'avait pas eu le coup de foudre pour une nouvelle patiente. Alice est une adolescente qui porte un appareil dentaire peu gracieux. Du moins pour le commun des mortels, car Herbert la trouve magnifique ainsi parée de telle sorte qu'elle envahit ses délires...

 

Une fois tous les protagonistes mis en place, allant du don Juan de l'école au père militaire violent, en passant par l'épouse dévouée et la prostituée soumise : reste à mettre l'intrigue. Un dangereux criminel s'en prend à des hommes assez violemment, allant jusqu'au meurtre de l'un d'entre eux. Pourquoi ?

 

Dans ce décor rétro, au dessin semblant être sorti tout droit d'un tiroir temporel et mis en couleur aux crayons, l'aventure avance et s’essouffle. Trop court peut-être, trop vite fini... bâclé peut-être ? J'ai envie de dire oui. Alors que l'auteur a soigneusement tout orchestré, l'histoire s'achève bien trop vite. À peine le temps de se demander où il nous emmène que la fin sonne déjà le glas.

 

C'est donc en restant sur ma fin que j'ai achevé ma lecture. Certes, il y a le début brillamment mis en scène, un milieu rebondissant qui sème le trouble et une fin, claire et précise... quoique... tel un film ou une série comme on en voit tant ces temps ci, on aurait pu espérer plus : plus de pages, plus de crimes, plus d'intrigues.

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Le chasseur de sourires, A. Ferrer, EP EDITIONS, policier, roman graphique

Idée à creuser Mister Ferrer, non ?

ShayHlyn.

04/11/2017

Le petit vagabond

Le petit vagabond, Crystal Kung, ep éditions, roman graphique, voyage.Le petit vagabond, Crystal Kung, ep éditions, roman graphique, voyage.Scénario : -
Dessin : Crystal KUNG
Éditeur : Ep éditions
176
pages
Date de sortie : 27/09/2017
Genre : roman graphique, voyage

 

 

 

Présentation de l'éditeur

L’errance est une activité ancienne. Du mythe à l’histoire, des Saints aux mortels, de l’Est à l’Ouest, cette pratique a toujours tenté les jeunes gens et les passionnés, de génération en génération. Parfois pour trouver un sens à la vie, parfois pour l’accomplissement de soi, ou simplement pour prendre le temps de méditer, de s’arrêter, de se transformer. Au fil du temps, l’errance est devenu un acte romantique, et ce depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui.

Crystal Kung pose son jeune regard sur toutes les villes et les lieux qu’elle a visités, où des étrangers vont et viennent pour des raisons diverses et variées. Leurs histoires sont comme des spectacles de mimes qui nous invitent silencieusement à observer l’errance.

Le petit vagabond, Crystal Kung, ep éditions, roman graphique, voyage.

Mon avis

Il y a de ces imprévus qui vous surprennent, vous emportent loin, très loin sur d'autres continents, mais aussi au pays des rêves et de la poésie. Tout en douceur, délicatesse et en silence. « Le petit Vagabond » est de ce genre là. Il n'y a pas de mots pour vraiment le décrire, car pas de mot pour le lire. 176 pages d'enchantement qui nous emmène au gré de notre imagination et de celle de l'auteure. La vie des uns, le temps des autres, les sentiments, les états d'âme, ... il vous suffit d'ouvrir ce bouquin et de vous laisser bercer, tendrement, calmement dans les méandres de notre esprit ou de nos souvenirs.

 

Il n'y a pas de mots, mais des images. Simples. Pures. Énigmatiques et pourtant claires, sans équivoque. Un dessin qui relève de la poésie. Tous ces gens réunis par le voyage, que ce soit pour aller au travail, à la boulangerie ou au bout du monde et qui rencontrent ce petit bonhomme souriant. Ce petit mime en couleurs qui vous rappelle que partout on peut être chez soi. Il suffit de laisser aller son cœur et de s'abandonner au bien-être réconfortant de se savoir à la maison où qu'on soit.

Le petit vagabond, Crystal Kung, ep éditions, roman graphique, voyage.Le petit vagabond, Crystal Kung, ep éditions, roman graphique, voyage.

Un texte aurait gâché ce message qui ne doit venir que du coeur et de notre propre imaginaire. C'est fantastique qu'une jeune artiste aie songé à cette simplicité pour toucher les gens, parfois profondément. C'est un conte de fée, une balade, une romance, un rêve...

 

Quant à son dessin, il est à la fois unique et emprunt de diverses inspirations. L'Asie sans aucun doute, mais aussi une touche anglaise dans ces grands nez au bout rouge de froid à cause de la brume londonienne, impersonnel comme les grandes mégalopoles occidentales ou tout le monde se ressemble et se fond dans le décor, français dans ce charme romantique qu'on attribue à nos voisins européens, ... l'art de Crystal KUNG est international, comme son message. Et c'est juste attendrissant de bien-être quand on referme ce bouquin pour songer à nos propres voyages.

 

 

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Le petit vagabond, Crystal Kung, ep éditions, roman graphique, voyage.

Du coup, je ne sais comment noter ce petit bonheur en papier. Comprenez donc que c'est totalement subjectif cette fois ci (mais ne l'est-ce pas un peu à chaque fois). Bon voyage à tous ceux qui rêvent de rencontrer ce petit bonhomme en couverture, afin qu'il vous emmène au-delà de vos rêves, de vous même et de vos idéaux. Qu'il vous mène là où votre cœur souhaite se poser.

 

ShayHlyn.

31/08/2017

Chito Grant - Intégrale

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017Scénario : Jean-Blaise Djian
Dessin : David Etien
Éditeur : Eléonore Paquet Editions
144 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le borgne Chito Grant a un vieux compte à régler avec la ville qui lui a enlevé son père adoptif, sa seule famille. Et ce n'est pas la pulpeuse Texas, la reine de cette ville, qui va l'impressionner. Seulement, notre héros ne se doute pas qu'en pénétrant sur les terres de cette femme richissime, c'est son passé qu'il va rencontrer.

 

Mon avis

Publié initialement en 3 tomes de 2004 à 2008 chez EP Editions, ce western classique écrit par Jean-Blaise Djian et dessiné par David Etien refait surface 9 ans plus tard sous forme d'intégrale. Entre temps, de l'eau à coulé sous les ponts. Les éditions EP (EP pour Emmanuel Proust) sont devenues Editions EP (EP pour Eléonore Paquet) en intégrant le groupe Paquet. Subtile hein ! Le nom change tout en restant le même. Toute cette petite cuisine éditoriale ne change pas grand chose pour le lecteur, mais explique le pourquoi de cette intégrale : il y a un fond à faire vivre.

Jean-Blaise Djian a écrit là un chouette western (si on aime le western, et si on est bon public) tout ce qu'il y a de plus classique mêlant vengeance, corruption, pillage de banque, bande organisée et secrets qui refont surface. Tout ça dans un village mené à la baguette par une matrone qui possède tout et "protégé" par un pseudo shériff-barman (ça, j'avais jamais vu) pleutre et lâche comme pas deux.

Rien de bien nouveau sous le soleil, d'autant que depuis, le revival du western en BD nous a délivré quelques belles pépites. Du coup, cette intégrale souffre clairement de la comparaison avec les dernières productions du genre.

Mais qu'a cela ne tienne, si on aime le western on apprécie ici les situations simples et prévisibles ainsi que les dialogues percutant qui sonnent juste tout au long de ces trois tomes, même si l'on peut déplorer un dénouement ultra rapide dans le troisième volume, comme s'il avait fallut vite finir.

C'est en revanche un peu plus compliqué pour le dessin. Très anguleux et assez approximatif quant aux visages des protagonistes, ce dessin ne donne vite plus envie. D'agréable au début avec notamment une colorisation plutôt douce dans des tons pastels, il devient limite supportable dans le tome 3 à cause d'un trait plus grossier et de couleurs criardes à en foutre la migraine à un non-voyant ! On est vraiment à mille lieues des belles planches de la série Les quatre de Baker Street que David Etien a produit par la suite.

C'est là le revers de la médaille des intégrales. On lit tout d'un coup, donc les différences, les évolutions ou régressions nous sautent aux yeux, les fins précipitées se révèlent. Ce qui peut passer en lisant 48 pages tous les deux ans ne passe pas quand on lit 144 pages d'un coup. Pour ça, l'intégrale est impitoyable.

Je vous le disais, de l'eau a coulé sous les ponts.

 

Loubrun

 

 

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chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

 

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chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

28/08/2017

Steamnoir T2 le cœur de cuivre.

steamnoir.jpgsteamnoir t2.jpgDessin : Felix Mertikat.
Scénario: Verena Klinke.
Éditeur: EP éditions.
Sortie : aout 2017.
63 pages.
Genre : steampunk.

 

 

Le résumé.
Des agents de l'Alliance Leonard (Leonardsbund) enquêtent sur un cas mystérieux dans la ville de Schierling : une jeune fille, qui avait été emmurée vivante dans une cheminée des années auparavant, a été kidnappée par une âme perdue de Vineta.

L'enquête entraîne le Bizarromant Heinrich Lerchenwald et ses collègues, Hirschmann l'homme machine et Madame D., la profileuse, sur la trace d'un guérisseur miracle suspect, spécialisé dans les organes artificiels


« Non, ce n’est pas ça. Là-bas, les âmes sont parfaitement inutiles, perturbées et effrayées par les mœurs de la région. »


Mon avis.
Souvent, quand on nous envoie un tome 2 non demandé sans avoir eu le tome initial, on s’en tire en allant chercher un résumé sur le net. Et là, j’ai vite senti que l’affaire ne serait pas simple. Un univers steampunk très singulier avec une multitude de protagonistes jouant avec des concepts étranges me donnaient déjà la migraine avant de commencer la lecture de cet album.
Le truc semble bien tordu mais à la guerre comme à la guerre, je me lance dans l’aventure. L’univers steampunk est bien présent, l’ambiance est prenante, lugubre et vaporeuse à souhait. On note tout de suite une très belle colorisation qui donne envie de mieux connaître Steamnoir. Par contre, je remarque assez vite aussi que les personnages ne sont pas trop son fort au dessinateur allemand. Néanmoins, si vous êtes fans du style Brienne de Torth, vous allez kifer madame D. Son point fort est indéniablement le côté « méca » et torturé de son univers.
Bref, ce n’est pas dans le dessin qu’il faut chercher la petite bête à vapeur.
Je me rends vite compte que ma lecture est poussive, je n’y comprends quasiment rien. C’est complexe, trop complexe et parfois aussi très bavard, trop bavard. Les dialogues et les transitions sont vraiment bizarres et je me pose la question si la traduction n’aurait pas « bugué ». Je m’explique, dans certaines conversations, on nous parle de « pomme » et la réponse nous parle de « poire ». Au secours ! En plus, on sent bien qu’il y a pas mal de sous-entendus mais là aussi c’est mystère et boule de gomme.
Pour être franc, j’ai rarement lu une BD aussi tarabiscotée que celle-là.
Bref, une véritable torture pour ma part.

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Samba.

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02/08/2017

Bandette

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunessebandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunessePremier volume – Presto

Scénario : Paul Tobin

Dessin : Colleen Coover

Eléonore Paquet Editions

144 pages – cartonné

Parution : 05 juillet 2017

Humour – jeunesse

 

Présentation :

Le plus grand voleur du monde est... une voleuse, une adolescente en costume répondant au charmant pseudonyme de Bandette ! Avec l’aide de ses fidèles Oursins, elle exerce son art parfois au mépris, parfois au service de la loi, et devient ainsi le pire cauchemar de l’inspecteur Belgique comme du monde de la pègre. Mais un jour, un voleur rival fait une découverte qui risque de perturber son petit monde où l’on brise les cœurs d’artichaut et où l’on dérobe les chefs-d’œuvre à tour de bras... Bandette saura-t-elle garder le sourire tandis qu’elle déjoue un plan diabolique pour attenter à sa vie ? 

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Mon avis :

En Californie, à San Diego, les prix Eisner de l'Industrie de la bande dessinée ou Eisner Awards ont été décernés le mois dernier. À cette occasion, deux albums publiés chez EP et Kramiek cette année ont été récompensés. Bandette de Paul Tobin et Colleen Coover a reçu le prix du Meilleur comics numérique. Publiée en ligne sur Comixology depuis 2012 puis reprise en albums chez Dark Horse Books, cette série vient donc de débarquer dans le monde francophone.

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Avec un traitement graphique proche de la BD européenne et un scénario qui se veut un hommage au style franco-belge (Un des personnages, un policier, s’appelle même " Belgique ", et les initiales de ses prénoms sont B.D.), c’est un ramassis de clichés vintage que le lecteur n’a aucun mal à décoder et qui parviendront peut-être à le faire sourire. Le personnage de Bandette, qui porte un masque identique à celui du Spirit, rappelle curieusement cette héroïne des années 60/70 : Fantômette (La Bibiothèque Rose) ! J’avoue avoir eu du mal à partager les critiques dithyrambiques et unanimes qui fleurissent sur la toile : aurais-je perdu mon âme d’enfant ?

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Citations :

« Bandette est tout simplement merveilleuse » - Arsène Lupin

« Bandette, j’en suis tombé amoureux » - Fantômas

« Ah si Bandette n’existait pas … » - Commissaire Maigret

« Bandette ! Un adversaire à ma taille, enfin ! » - Hercule Poirot

« Bandette est aux comics ce que l’absinthe est aux soft drinks » - Arthur Rimbaud

« Le meilleur roman graphique intello au 5ème degré de tous les temps » - Le supplément littéraire du New York Times, Les inrocks et Télérama

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Skippy

 

26/07/2017

Julia Von Kleist T1 Allemagne 1932.

julia von kleist.jpg9782889320608_pt4.jpgScénario : Jean-Blaise Djian.
Dessin : Bruno Marivain..
Editeur :EP éditions.
Sortie juin 2017.
48 pages.
Genre : historique.

 

 

Le résumé.
Allemagne, 1932. Nous faisons la connaissance d'une famille de riches industriels, les Von Kleist. La femme, Julia Von Kleist, est l'héritière de l'usine et a épousé un jeune aristocrate désargenté et ancien pilote de la Grande Guerre, Ulrich. Ils ont deux enfants, Siegrfred et Baldur, dont l'un est très proche de son père, extrêmement fier de lui. L'autre, plus introverti, est proche de sa mère. Ulrich était, pendant la Première Guerre, un ancien coéquipier de Göring, le futur ministre de la propagande d'Adolf Hitler.

« Nous comptons utiliser ce Hitler pour ramener l’ordre dans l’Allemagne en crise, et écraser les communistes avant qu’ils ne s’emparent de nos usines. »

Mon avis.
EP éditions qui fait maintenant partie du groupe Paquet continue sa série de rééditions de l’ancien catalogue Emmanuel Proust. Julia Von Kleist est sorti initialement en 2009 et a comporté 3 tomes avec une fin bien ouverte comme j’ai pu le lire sur certaine chronique.
Je dois avouer que cette série m’était passée sous le nez à l’époque pourtant avec autant de bottes qui claquent sur la couverture, j’aurais dû l’entendre.
Cette BD historique nous narre l’émergence du nazisme en Allemagne dans les années 20-30 en suivant en parallèle une intrigue sentimentale. Ce pitch ne vous fait pas penser à une autre série ? Bien-sûr que oui, à Amours fragiles surtout que le dessin de Bruno Marivain (Barbara Wolf) est dans la même veine de la ligne claire. Et la comparaison fait un peu mal car aussi bien le scénario que le dessin sont un cran en-dessous de la série éditée chez Casterman.
La lecture est agréable mais on a du mal à cerner les intentions et le jeu des personnages. Le focus sur Hermann Goring est intéressant mais comme on mélange faits historiques et fiction, on n’a du mal à être clairement captivé par cette histoire. En plus, on ne peut pas dire que le dessin transpire d’émotion. Un tome qu’on qualifiera d’introduction, j’attends la suite pour me forger un avis plus approprié sur Julia Von Kleist.
A noter la disparition d’un dossier de 8 pages sur la montée du nazisme par rapport à l’édition originale… dommage !

 

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Samba.

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19/07/2017

Cynocéphales - Tome 1 - La bande des Dogues

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des DoguesCynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des DoguesScénario : Gris de Payne / Stefano Tamiazzo
Dessin : Stefano Tamiazzo
Éditeur : EP Editions
48 pages
Date de sortie : 24 mai 2017
Genre : Aventures / Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les cynocéphales, un peuple à visage canin, a depuis toujours été caché au sommet des montagnes et utilisé par le gouvernement français pour des affaires secrètes et dangereuses. Mais un jour, l'un d'eux décide que c'en est assez. Il refuse que les membres de sa famille grandissante vivent exclus comme des monstres, malgré leur différence.

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

 

Mon avis

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des DoguesUne société secrète perdue (protégée) en haut des montagnes, quelques trahisons par-ci par-là, des combats, du mystère… Surtout du mystère d’ailleurs… Parfois même un peu trop. L’histoire de ces hommes à tête de chien œuvrant en secret pour le compte de la France à travers l’Histoire et les champs de bataille a tout pour être intéressante. Néanmoins, je dois vous avouer que, parfois, on perd un peu le fil de la narration. Ce qui est peut-être évident pour les auteurs qui ont le nez (le museau) dedans ne l’est pas forcément toujours pour nous autres lecteurs, surtout en première lecture (que quelqu’un m’explique la page 18 s'il vous plaît…). C’est d’autant plus dommage que pour le reste, il n’y a rien à redire. Le flashback de 20 ans en arrière parvient assez bien à nous présenter la situation (sauf à 2 ou 3 moments un peu flous, donc…) et met en place l’intrigue pour un deuxième et dernier tome qui aura pas mal de choses à nous expliquer.

 

 

En effet, ce premier opus débute par une attaque de banque réalisée par « La bande des Dogues » et puis… plus rien (8 pages seulement sont consacrées à la Bande des Dogues qui donne pourtant son titre à l’album). On enquille directement avec le flashback. Il faudra donc nous expliquer le lien entre cette attaque et ce qui s’est passé 20 ans plus tôt car, au bout de ces 48 pages, on n’en a absolument aucune idée. En même temps, c’est un bon moyen d’attiser la curiosité du lecteur. En tout cas, avec moi, ça marche plutôt bien.

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

Si l’on ajoute à ça que le dessin, de très belle facture, est particulièrement soigné, on n’est pas surpris que cela renforce la crédibilité de l’ensemble. Stefano Tamiazzo possède son propre style et semble maîtriser la plupart des techniques nécessaires à l’élaboration d’une bande dessinée de grande classe : ses décors sont très beaux, l’attention portée aux détails et aux expressions des visages est manifeste, les perspectives, les mouvements, les cadrages, les couleurs, la matière… vraiment, tout est agréable à l’œil dans son dessin.

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

En bref, une BD intrigante, parfois un poil (de chien) décousue, mais très belle à regarder et dont la suite et fin sera attendue.

 

 

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Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

 

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Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

 

Odradek.

28/06/2017

Matin de Canicule

album-cover-large-32901.jpgVerso_302130.jpgScénario : Didier Daeninckx
Dessin : Mako
Éditeur : Emmanuel Proust Editions
72 pages
Date de sortie : 05 avril 2017  
Genre : Policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

PlancheA_302130.jpgProducteur de films documentaires, Vincent quitte Paris en proie à la canicule pour aller recevoir un Prix attribué par un festival lillois. Sur le périphérique, il est témoin d’un accident au cours duquel un motard perd un bras puis la vie. Alors que Vincent tente de reprendre ses esprits près de la porte de Montreuil, là-même où il a passé son adolescence, le passé le rattrape. La rencontre d’une danseuse de flamenco, véritable réincarnation d’un amour de jeunesse, se termine tragiquement.

Vincent est accusé de son assassinat par un ancien camarade de lycée devenu flic, avant que la mort du motard, sur le périphérique, ne lui revienne en pleine figure.

 

Mon avis

9782889320530_p_3.jpgC’est dur de rentrer dans une BD quand le dessin ne vous plaît pas. Si, en plus, le scénario, assez prenant par ailleurs, est un peu capillotracté, ça devient encore plus délicat.

Voilà ! que dire de plus ? C’est un polar, ça se passe à Montreuil (dans ma ville !), on y fait quelques aller-retours entre le présent et le passé en y croisant des personnages pas assez développés à mon goût et pas spécialement attachants. On ne voit pas forcément venir la chute de l’histoire, ce qui est plutôt positif, mais, en même temps, on ne voit pas trop non plus où les auteurs cherchent à nous emmener. C’est dommage.

J’ai dit plus haut que je n’étais pas fan du dessin (trait épais, perspectives et anatomies parfois hasardeuses, ciel en dégradé numérique, etc.) mais je reconnais que les couleurs aux teintes chaudes parviennent à poser une ambiance de stress et de canicule qui appuie bien le récit.

En bref, si vous êtes fan des polars (ou montreuillois… encore que…), pourquoi pas, mais sinon, ne vous sentez pas spécialement obligés de vous procurer Matin de canicule.

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Odradek 

30/04/2017

Les chroniques courtes (128).Elle, un ange dans la résistance T1/2,Carton jaune !

elle un ange dans la résistance.jpgelle.jpgElle, un ange dans la résistance T1/2.
Auteure : Fanny Montgermont.
Éditeur : Paquet.
Sortie : avril 2017.
96 pages.

 

 

 

Cette BD est une réédition pour la collection mémoire 1939-1945 d’un diptyque sorti en 2003.
Nous sommes à Rennes en mai 1944. Hyppolyte, un jeune résistant va faire la connaissance de la mystérieuse Michelle, fille d’un chef de la milice.
L’histoire est intrigante puisqu’elle mélange des faits historiques avec des éléments religieux (Michelle déclare être un ange). Pas sûr que les amateurs de récits guerriers apprécient ce curieux mélange. Perso, j’attends de connaître la suite pour me prononcer surtout que le dessin proposé bien que parfois bien figé reste agréable à regarder.

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Samba.

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carton jaune.jpgcarton jaune t.jpgCarton jaune !
Dessin : Hanouka Assaf.
Scénario : Didier Daeninckx.
Éditeur : EP éditions.
Sortie : 3 avril 2017.
52 pages.

 

 

Une autre réédition chez EP éditions d’un titre de 1999. Il s’agit de la transposition au monde du foot de l’histoire de Victor Young Perez, champion du monde de boxe assassiné par les nazis en 1945.
En 1999, j’aurais certainement crié au chef d’œuvre mais depuis on a pu lire de nombreuses BD sur le sujet et de très bonnes (Young de Tunis à Auschwitz ou à l’ombre de la gloire chez Futuropolis par exemple). Ici, le style narratif aseptise le sujet pourtant fort, on suit cette tranche de vie de loin sans grande empathie pour le héros. Cette BD, c’est aussi un focus sur les années 30 que le dessin de l’israélien (mais aussi très discret, plus aucune BD depuis 2008) Hanuka retranscrit très honorablement.

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Samba.