31/08/2017

Chito Grant - Intégrale

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017Scénario : Jean-Blaise Djian
Dessin : David Etien
Éditeur : Eléonore Paquet Editions
144 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le borgne Chito Grant a un vieux compte à régler avec la ville qui lui a enlevé son père adoptif, sa seule famille. Et ce n'est pas la pulpeuse Texas, la reine de cette ville, qui va l'impressionner. Seulement, notre héros ne se doute pas qu'en pénétrant sur les terres de cette femme richissime, c'est son passé qu'il va rencontrer.

 

Mon avis

Publié initialement en 3 tomes de 2004 à 2008 chez EP Editions, ce western classique écrit par Jean-Blaise Djian et dessiné par David Etien refait surface 9 ans plus tard sous forme d'intégrale. Entre temps, de l'eau à coulé sous les ponts. Les éditions EP (EP pour Emmanuel Proust) sont devenues Editions EP (EP pour Eléonore Paquet) en intégrant le groupe Paquet. Subtile hein ! Le nom change tout en restant le même. Toute cette petite cuisine éditoriale ne change pas grand chose pour le lecteur, mais explique le pourquoi de cette intégrale : il y a un fond à faire vivre.

Jean-Blaise Djian a écrit là un chouette western (si on aime le western, et si on est bon public) tout ce qu'il y a de plus classique mêlant vengeance, corruption, pillage de banque, bande organisée et secrets qui refont surface. Tout ça dans un village mené à la baguette par une matrone qui possède tout et "protégé" par un pseudo shériff-barman (ça, j'avais jamais vu) pleutre et lâche comme pas deux.

Rien de bien nouveau sous le soleil, d'autant que depuis, le revival du western en BD nous a délivré quelques belles pépites. Du coup, cette intégrale souffre clairement de la comparaison avec les dernières productions du genre.

Mais qu'a cela ne tienne, si on aime le western on apprécie ici les situations simples et prévisibles ainsi que les dialogues percutant qui sonnent juste tout au long de ces trois tomes, même si l'on peut déplorer un dénouement ultra rapide dans le troisième volume, comme s'il avait fallut vite finir.

C'est en revanche un peu plus compliqué pour le dessin. Très anguleux et assez approximatif quant aux visages des protagonistes, ce dessin ne donne vite plus envie. D'agréable au début avec notamment une colorisation plutôt douce dans des tons pastels, il devient limite supportable dans le tome 3 à cause d'un trait plus grossier et de couleurs criardes à en foutre la migraine à un non-voyant ! On est vraiment à mille lieues des belles planches de la série Les quatre de Baker Street que David Etien a produit par la suite.

C'est là le revers de la médaille des intégrales. On lit tout d'un coup, donc les différences, les évolutions ou régressions nous sautent aux yeux, les fins précipitées se révèlent. Ce qui peut passer en lisant 48 pages tous les deux ans ne passe pas quand on lit 144 pages d'un coup. Pour ça, l'intégrale est impitoyable.

Je vous le disais, de l'eau a coulé sous les ponts.

 

Loubrun

 

 

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chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

 

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

 

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

28/08/2017

Steamnoir T2 le cœur de cuivre.

steamnoir.jpgsteamnoir t2.jpgDessin : Felix Mertikat.
Scénario: Verena Klinke.
Éditeur: EP éditions.
Sortie : aout 2017.
63 pages.
Genre : steampunk.

 

 

Le résumé.
Des agents de l'Alliance Leonard (Leonardsbund) enquêtent sur un cas mystérieux dans la ville de Schierling : une jeune fille, qui avait été emmurée vivante dans une cheminée des années auparavant, a été kidnappée par une âme perdue de Vineta.

L'enquête entraîne le Bizarromant Heinrich Lerchenwald et ses collègues, Hirschmann l'homme machine et Madame D., la profileuse, sur la trace d'un guérisseur miracle suspect, spécialisé dans les organes artificiels


« Non, ce n’est pas ça. Là-bas, les âmes sont parfaitement inutiles, perturbées et effrayées par les mœurs de la région. »


Mon avis.
Souvent, quand on nous envoie un tome 2 non demandé sans avoir eu le tome initial, on s’en tire en allant chercher un résumé sur le net. Et là, j’ai vite senti que l’affaire ne serait pas simple. Un univers steampunk très singulier avec une multitude de protagonistes jouant avec des concepts étranges me donnaient déjà la migraine avant de commencer la lecture de cet album.
Le truc semble bien tordu mais à la guerre comme à la guerre, je me lance dans l’aventure. L’univers steampunk est bien présent, l’ambiance est prenante, lugubre et vaporeuse à souhait. On note tout de suite une très belle colorisation qui donne envie de mieux connaître Steamnoir. Par contre, je remarque assez vite aussi que les personnages ne sont pas trop son fort au dessinateur allemand. Néanmoins, si vous êtes fans du style Brienne de Torth, vous allez kifer madame D. Son point fort est indéniablement le côté « méca » et torturé de son univers.
Bref, ce n’est pas dans le dessin qu’il faut chercher la petite bête à vapeur.
Je me rends vite compte que ma lecture est poussive, je n’y comprends quasiment rien. C’est complexe, trop complexe et parfois aussi très bavard, trop bavard. Les dialogues et les transitions sont vraiment bizarres et je me pose la question si la traduction n’aurait pas « bugué ». Je m’explique, dans certaines conversations, on nous parle de « pomme » et la réponse nous parle de « poire ». Au secours ! En plus, on sent bien qu’il y a pas mal de sous-entendus mais là aussi c’est mystère et boule de gomme.
Pour être franc, j’ai rarement lu une BD aussi tarabiscotée que celle-là.
Bref, une véritable torture pour ma part.

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Samba.

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02/08/2017

Bandette

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunessebandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunessePremier volume – Presto

Scénario : Paul Tobin

Dessin : Colleen Coover

Eléonore Paquet Editions

144 pages – cartonné

Parution : 05 juillet 2017

Humour – jeunesse

 

Présentation :

Le plus grand voleur du monde est... une voleuse, une adolescente en costume répondant au charmant pseudonyme de Bandette ! Avec l’aide de ses fidèles Oursins, elle exerce son art parfois au mépris, parfois au service de la loi, et devient ainsi le pire cauchemar de l’inspecteur Belgique comme du monde de la pègre. Mais un jour, un voleur rival fait une découverte qui risque de perturber son petit monde où l’on brise les cœurs d’artichaut et où l’on dérobe les chefs-d’œuvre à tour de bras... Bandette saura-t-elle garder le sourire tandis qu’elle déjoue un plan diabolique pour attenter à sa vie ? 

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunesse

Mon avis :

En Californie, à San Diego, les prix Eisner de l'Industrie de la bande dessinée ou Eisner Awards ont été décernés le mois dernier. À cette occasion, deux albums publiés chez EP et Kramiek cette année ont été récompensés. Bandette de Paul Tobin et Colleen Coover a reçu le prix du Meilleur comics numérique. Publiée en ligne sur Comixology depuis 2012 puis reprise en albums chez Dark Horse Books, cette série vient donc de débarquer dans le monde francophone.

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunesse

Avec un traitement graphique proche de la BD européenne et un scénario qui se veut un hommage au style franco-belge (Un des personnages, un policier, s’appelle même " Belgique ", et les initiales de ses prénoms sont B.D.), c’est un ramassis de clichés vintage que le lecteur n’a aucun mal à décoder et qui parviendront peut-être à le faire sourire. Le personnage de Bandette, qui porte un masque identique à celui du Spirit, rappelle curieusement cette héroïne des années 60/70 : Fantômette (La Bibiothèque Rose) ! J’avoue avoir eu du mal à partager les critiques dithyrambiques et unanimes qui fleurissent sur la toile : aurais-je perdu mon âme d’enfant ?

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Citations :

« Bandette est tout simplement merveilleuse » - Arsène Lupin

« Bandette, j’en suis tombé amoureux » - Fantômas

« Ah si Bandette n’existait pas … » - Commissaire Maigret

« Bandette ! Un adversaire à ma taille, enfin ! » - Hercule Poirot

« Bandette est aux comics ce que l’absinthe est aux soft drinks » - Arthur Rimbaud

« Le meilleur roman graphique intello au 5ème degré de tous les temps » - Le supplément littéraire du New York Times, Les inrocks et Télérama

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Skippy

 

26/07/2017

Julia Von Kleist T1 Allemagne 1932.

julia von kleist.jpg9782889320608_pt4.jpgScénario : Jean-Blaise Djian.
Dessin : Bruno Marivain..
Editeur :EP éditions.
Sortie juin 2017.
48 pages.
Genre : historique.

 

 

Le résumé.
Allemagne, 1932. Nous faisons la connaissance d'une famille de riches industriels, les Von Kleist. La femme, Julia Von Kleist, est l'héritière de l'usine et a épousé un jeune aristocrate désargenté et ancien pilote de la Grande Guerre, Ulrich. Ils ont deux enfants, Siegrfred et Baldur, dont l'un est très proche de son père, extrêmement fier de lui. L'autre, plus introverti, est proche de sa mère. Ulrich était, pendant la Première Guerre, un ancien coéquipier de Göring, le futur ministre de la propagande d'Adolf Hitler.

« Nous comptons utiliser ce Hitler pour ramener l’ordre dans l’Allemagne en crise, et écraser les communistes avant qu’ils ne s’emparent de nos usines. »

Mon avis.
EP éditions qui fait maintenant partie du groupe Paquet continue sa série de rééditions de l’ancien catalogue Emmanuel Proust. Julia Von Kleist est sorti initialement en 2009 et a comporté 3 tomes avec une fin bien ouverte comme j’ai pu le lire sur certaine chronique.
Je dois avouer que cette série m’était passée sous le nez à l’époque pourtant avec autant de bottes qui claquent sur la couverture, j’aurais dû l’entendre.
Cette BD historique nous narre l’émergence du nazisme en Allemagne dans les années 20-30 en suivant en parallèle une intrigue sentimentale. Ce pitch ne vous fait pas penser à une autre série ? Bien-sûr que oui, à Amours fragiles surtout que le dessin de Bruno Marivain (Barbara Wolf) est dans la même veine de la ligne claire. Et la comparaison fait un peu mal car aussi bien le scénario que le dessin sont un cran en-dessous de la série éditée chez Casterman.
La lecture est agréable mais on a du mal à cerner les intentions et le jeu des personnages. Le focus sur Hermann Goring est intéressant mais comme on mélange faits historiques et fiction, on n’a du mal à être clairement captivé par cette histoire. En plus, on ne peut pas dire que le dessin transpire d’émotion. Un tome qu’on qualifiera d’introduction, j’attends la suite pour me forger un avis plus approprié sur Julia Von Kleist.
A noter la disparition d’un dossier de 8 pages sur la montée du nazisme par rapport à l’édition originale… dommage !

 

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Samba.

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19/07/2017

Cynocéphales - Tome 1 - La bande des Dogues

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des DoguesCynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des DoguesScénario : Gris de Payne / Stefano Tamiazzo
Dessin : Stefano Tamiazzo
Éditeur : EP Editions
48 pages
Date de sortie : 24 mai 2017
Genre : Aventures / Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les cynocéphales, un peuple à visage canin, a depuis toujours été caché au sommet des montagnes et utilisé par le gouvernement français pour des affaires secrètes et dangereuses. Mais un jour, l'un d'eux décide que c'en est assez. Il refuse que les membres de sa famille grandissante vivent exclus comme des monstres, malgré leur différence.

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

 

Mon avis

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des DoguesUne société secrète perdue (protégée) en haut des montagnes, quelques trahisons par-ci par-là, des combats, du mystère… Surtout du mystère d’ailleurs… Parfois même un peu trop. L’histoire de ces hommes à tête de chien œuvrant en secret pour le compte de la France à travers l’Histoire et les champs de bataille a tout pour être intéressante. Néanmoins, je dois vous avouer que, parfois, on perd un peu le fil de la narration. Ce qui est peut-être évident pour les auteurs qui ont le nez (le museau) dedans ne l’est pas forcément toujours pour nous autres lecteurs, surtout en première lecture (que quelqu’un m’explique la page 18 s'il vous plaît…). C’est d’autant plus dommage que pour le reste, il n’y a rien à redire. Le flashback de 20 ans en arrière parvient assez bien à nous présenter la situation (sauf à 2 ou 3 moments un peu flous, donc…) et met en place l’intrigue pour un deuxième et dernier tome qui aura pas mal de choses à nous expliquer.

 

 

En effet, ce premier opus débute par une attaque de banque réalisée par « La bande des Dogues » et puis… plus rien (8 pages seulement sont consacrées à la Bande des Dogues qui donne pourtant son titre à l’album). On enquille directement avec le flashback. Il faudra donc nous expliquer le lien entre cette attaque et ce qui s’est passé 20 ans plus tôt car, au bout de ces 48 pages, on n’en a absolument aucune idée. En même temps, c’est un bon moyen d’attiser la curiosité du lecteur. En tout cas, avec moi, ça marche plutôt bien.

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

Si l’on ajoute à ça que le dessin, de très belle facture, est particulièrement soigné, on n’est pas surpris que cela renforce la crédibilité de l’ensemble. Stefano Tamiazzo possède son propre style et semble maîtriser la plupart des techniques nécessaires à l’élaboration d’une bande dessinée de grande classe : ses décors sont très beaux, l’attention portée aux détails et aux expressions des visages est manifeste, les perspectives, les mouvements, les cadrages, les couleurs, la matière… vraiment, tout est agréable à l’œil dans son dessin.

Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

En bref, une BD intrigante, parfois un poil (de chien) décousue, mais très belle à regarder et dont la suite et fin sera attendue.

 

 

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Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

 

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Cynocéphales, ep éditions, Stefano Tamiazzo, Gris de Payne, Histoire, Sociétés secrètes, La bande des Dogues

 

Odradek.

28/06/2017

Matin de Canicule

album-cover-large-32901.jpgVerso_302130.jpgScénario : Didier Daeninckx
Dessin : Mako
Éditeur : Emmanuel Proust Editions
72 pages
Date de sortie : 05 avril 2017  
Genre : Policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

PlancheA_302130.jpgProducteur de films documentaires, Vincent quitte Paris en proie à la canicule pour aller recevoir un Prix attribué par un festival lillois. Sur le périphérique, il est témoin d’un accident au cours duquel un motard perd un bras puis la vie. Alors que Vincent tente de reprendre ses esprits près de la porte de Montreuil, là-même où il a passé son adolescence, le passé le rattrape. La rencontre d’une danseuse de flamenco, véritable réincarnation d’un amour de jeunesse, se termine tragiquement.

Vincent est accusé de son assassinat par un ancien camarade de lycée devenu flic, avant que la mort du motard, sur le périphérique, ne lui revienne en pleine figure.

 

Mon avis

9782889320530_p_3.jpgC’est dur de rentrer dans une BD quand le dessin ne vous plaît pas. Si, en plus, le scénario, assez prenant par ailleurs, est un peu capillotracté, ça devient encore plus délicat.

Voilà ! que dire de plus ? C’est un polar, ça se passe à Montreuil (dans ma ville !), on y fait quelques aller-retours entre le présent et le passé en y croisant des personnages pas assez développés à mon goût et pas spécialement attachants. On ne voit pas forcément venir la chute de l’histoire, ce qui est plutôt positif, mais, en même temps, on ne voit pas trop non plus où les auteurs cherchent à nous emmener. C’est dommage.

J’ai dit plus haut que je n’étais pas fan du dessin (trait épais, perspectives et anatomies parfois hasardeuses, ciel en dégradé numérique, etc.) mais je reconnais que les couleurs aux teintes chaudes parviennent à poser une ambiance de stress et de canicule qui appuie bien le récit.

En bref, si vous êtes fan des polars (ou montreuillois… encore que…), pourquoi pas, mais sinon, ne vous sentez pas spécialement obligés de vous procurer Matin de canicule.

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Odradek 

30/04/2017

Les chroniques courtes (128).Elle, un ange dans la résistance T1/2,Carton jaune !

elle un ange dans la résistance.jpgelle.jpgElle, un ange dans la résistance T1/2.
Auteure : Fanny Montgermont.
Éditeur : Paquet.
Sortie : avril 2017.
96 pages.

 

 

 

Cette BD est une réédition pour la collection mémoire 1939-1945 d’un diptyque sorti en 2003.
Nous sommes à Rennes en mai 1944. Hyppolyte, un jeune résistant va faire la connaissance de la mystérieuse Michelle, fille d’un chef de la milice.
L’histoire est intrigante puisqu’elle mélange des faits historiques avec des éléments religieux (Michelle déclare être un ange). Pas sûr que les amateurs de récits guerriers apprécient ce curieux mélange. Perso, j’attends de connaître la suite pour me prononcer surtout que le dessin proposé bien que parfois bien figé reste agréable à regarder.

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Samba.

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carton jaune.jpgcarton jaune t.jpgCarton jaune !
Dessin : Hanouka Assaf.
Scénario : Didier Daeninckx.
Éditeur : EP éditions.
Sortie : 3 avril 2017.
52 pages.

 

 

Une autre réédition chez EP éditions d’un titre de 1999. Il s’agit de la transposition au monde du foot de l’histoire de Victor Young Perez, champion du monde de boxe assassiné par les nazis en 1945.
En 1999, j’aurais certainement crié au chef d’œuvre mais depuis on a pu lire de nombreuses BD sur le sujet et de très bonnes (Young de Tunis à Auschwitz ou à l’ombre de la gloire chez Futuropolis par exemple). Ici, le style narratif aseptise le sujet pourtant fort, on suit cette tranche de vie de loin sans grande empathie pour le héros. Cette BD, c’est aussi un focus sur les années 30 que le dessin de l’israélien (mais aussi très discret, plus aucune BD depuis 2008) Hanuka retranscrit très honorablement.

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Samba.

12/09/2016

Venise Hantée. Intégrale.

venise hantée.jpgvenise hantée intégrale.jpgDessin : Vincent Wagner.
Scénario : Roger Seiter.
Éditeur : EP .
Sortie : août 2016.
96 pages.
Genre : policier.


Librement adapté du roman L'hotel hanté de Wilkie Collins.

Le résumé.
L'irréprochable Lord Montbarry, à la surprise de tous, rompt ses fiançailles avec la respectable Agnès Lockwood pour épouser en Allemagne une sulfureuse aventurière. Scandale ! 
Pour échapper au déshonneur, il fuit à Venise où il loue un somptueux palais. Loin de Londres, l'aristocrate anglais meurt dans des circonstances mystérieuses... laissant à sa jeune épouse une fortune colossale ! 


Mon avis.

En 2012 sortait le 1er tome de ce diptyque chez Emmanuel Proust . Il faudra attendre 2016 et un rachat par le groupe Paquet pour connaître la fin sous forme d'une intégrale .
Ce procédé m'a donné l'idée de recycler ma chronique de 2012 (où tout était dit !) .

La veuve noire ?

Minable, vous avez dit minable ? Comment peut-on suspecter la comtesse Narona du meurtre de son mari ? Tant qu’on y est, déclarons Mister Depardieu exilé fiscal !...on en parle nettement moins de ces expatriés fiscaux.
Allez, un peu de sérieux, dans la bonne société victorienne de la fin du XIX siècle, la bienséance est de rigueur et pas de complot machiavélique possible. Quoique le baron Rivar me semble bien étrange avec ses expériences chimiques.
Vous l’aurez compris, on est en plein polar qui sent bon le parfum « Agatha Christie ». D’ailleurs ce diptyque est librement adapté du roman de Wilkie Collins « l’hôtel hanté ».
Roger Seiter (HMS-Spécial Branch ) s’est même amusé à placer ce romancier comme personnage. On y joue aussi du Wagner, certainement un clin d’œil au dessinateur de cette série. Pour l’intrigue principale, il faudra attendre la fin de cette manipulation pour juger car pour le moment on est en pleine spéculation. Je parlerais même de brouillard avec la scène finale qui m’a paru bien étrange mais comme on n’a pas toutes les pièces du puzzle en main, je pense que c’est normal. Sinon, je conseille à la comtesse de venir en Belgique une fois son assurance vie acquise, on a un régime fiscal très favorable pour les grosses fortunes. Eh bien, c'est nettement moins compliqué que prévu, les coupables sont évidents, c’est sur la méthode qu'il nous fallait des éclaircissements.
Pour le dessin, Vincent Wagner semble nettement plus à l’aise avec les décors que pour les personnages, surtout pour la gent  féminine qui a tendance à trop se ressembler. Je m'y suis encore allègrement perdu  ! Par contre, c’est une joie de se promener dans Venise  et de reconnaître les lieux mythiques de la cité des doges. On remarquera aussi un encrage plutôt prononcé.
Voilà, les amateurs de polar à « l’ancienne » seront certainement friands de ce genre de BD. Pour terminer, si vous achetez cet album via Sambabd, vous recevrez une exonération fiscale  pour avoir contribué à l’essor d’un site belge .
Par contre malgré des allègements fiscaux pour les entreprises de notre cher gouvernement actuel, on licencie à tour de bras actuellement... bref, pour l'essor, on attendra !

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a06-3e788fc.gifDessin

a06-3e788fc.gifGlobal.

Samba.

10/08/2016

Deux bandits

deux bandits,danilo beyruth,ep éditions,western,brésil,caatinga,sertao,vengeance,violence,810,062016deux bandits,danilo beyruth,ep éditions,western,brésil,caatinga,sertao,vengeance,violence,810,062016Scénario et dessin : Danilo Beyruth

Éditeur : EP éditions

96 pages

date de sortie : juin 2016

genre : western

 

 

 

 

Dans le Sertão sec et aride du Brésil, La Teigne et Crâne-de-boeuf sont les deux seuls rescapés d'une bande de bandits tombée dans un piège tendu par le lieutenant Honorio. La blessure de La Teigne le fait délirer et il voit son ancien chef lui demander de le libérer. Quand il retrouve Crâne et que celui-ci lui apprend que ses anciens comparses ont été décapités par Honorio et que ce dernier a pour objectif de rapporter les têtes à la capitale, il comprend le sens de la vision qu'il a eue. Les deux bandits se font alors un devoir de récupérer les têtes de leurs camarades et de mettre fin aux agissements du cruel lieutenant. Animés chacun par leurs propres motivations, ils mettront sur pied un plan pour venger leurs anciens complices.

 

deux bandits,danilo beyruth,ep éditions,western,brésil,caatinga,sertao,vengeance,violence,810,062016

 

Sous un soleil de plomb, Danilo Beyruth nous propose un western brésilien aux accents Italiens. Il s'inspire fortement d'une construction cinématographique typée, voire stéréotypée, en incluant tous les codes qui ont fait le succès des film de Léone entre autres. Des plans larges et panoramiques, parfois sur des doubles pages pour introduire les chapitres, des ambiances baignées de soleil, de chaleur et de sueur, des trognes de bandits taillées au burin et des dialogues à l'économie. Ajoutez à ça une petite touche Tarantinesque avec quelques scènes bien gores et bien sanguinolentes, et on a un western à la fois atypique et classique. L'histoire est tout ce qu'il y a de plus simple : une vengeance, un règlement de compte, une petite soif d'or, racontée de manière linéaire, sans fioritures et sans surprises. Mais c'est rudement efficace et les 96 pages de ce one-shot se laissent avaler d'une traite jusqu'au final au décor original de ce village peuplé de faibles paysans accrochés à la soutane du curé et tentant vainement de lutter contre l'invasion des dunes de sable. L'auteur nous gratifie d'un final dantesque où l'on peut y déceler une petite métaphore amusante : tu es poussière et tu redeviendras poussière et Dame Nature aura raison de tous...

Voilà un western violent au graphisme flamboyant que je recommande aux amateurs du genre.

 

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Loubrun

 

09/08/2016

Les Dalton - tome 1 - le premier mort

les dalton,visonneau,alonso,ep éditions,western,histoire,frères dalton,les vrais dalton,610,062016les dalton,visonneau,alonso,ep éditions,western,histoire,frères dalton,les vrais dalton,610,062016Scénario : Olivier Visonneau

Dessin : Jesús Alonso

Éditeur : EP éditions

56 pages

date de sortie : juin  2016

genre : western

 

 

 

Fin du XIXe siècle, les banques et ls compagnies de chemin de fer étendent leur mainmise sur les Etats-Unis au détriment des petits propriètaires terriens. C'est dans ce contexte que Franck Dalton, l'ainé de la fratrie, marshall adjoint, est assassiné par des trafiquants d'alcool.

Ses frères,Bob, Emmet et Grattan prennent la rélève et, l'étoile sur la poitrine, tentent à leur tour de faire régner l'ordre en territoire indien. Un travail difficile et peu reconnu, sur fond de corruption, qui les poussera à créer le gang des Dalton.

 

"- Je pars faire fortune en Californie.

- Faire fortune dans quoi ? Un travail honnête ?

- Les gens honnêtes sont jamais riches !"

 

Point de rayures jaunes et noires, de boulet au pied ou de chien abruti dans cette BD. Ce patronyme qui fait le titre de cette série est difficilement dissociable des 4 bandits abrutis imaginés par Morris. Je dis bien imaginés, car vous n'êtes bien évidemment pas sans savoir que les Dalton de Lucky Luke ne sont en fait que les cousins des vrais. Pour les vrais, Olivier Visonneau s'en charge dans ce diptyque qui commence par la fin de l'histoire en 1892 lors du braquage de la banque de Coffeyville. S'ensuit un long flashback durant lequel l'auteur nous dévoile tout doucement la dérive des frères Dalton vers le grand banditisme.

La narration fluide associée à des dialogues qui sonnent juste donne une bonne dynamique à ce western dans lequel on retrouve les codes du genre avec ce socle historique en plus. Néanmoins, l'histoire s'appréciera mieux dans son ensemble lors de la parution du second volume qui devrait nous en apprendre beaucoup plus sur le côté sombre de la fratrie.

Jesús Alonso nous livre un dessin très épais et anguleux, mais il arrive à donner de vraies expressions à ses personnages appuyant ainsi leurs traits de caractère.

 

 

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Loubrun