22.05.2012

Azimut T1 : Les aventures du temps perdu.

Azimut1c.jpgAzimut1.jpgAuteurs : Lupano et Andreae.
Editeur : Vents d’ouest.
Sortie : 05/2012


On a perdu le nord.
Quelque part dans le vaste capharnaüm des mondes possibles, il en existe un où,  plus qu'ailleurs, on reste profondément outré par l'idée de la vieillesse et de son issue tragique : la mort. Mais a-t-on la possibilité d'y échapper ? Ailleurs peut-être pas, mais dans ce monde-là, il est permis de le penser. C'est en tout cas la théorie du vieux professeur Aristide Breloquinte, qui occupe son temps à étudier les caprices du temps à bord du Laps, son navire laboratoire. C'est aussi l'avis de la belle Manie Ganza, qui semble convaincue que le temps, c'est de l'argent, et même des espèces sonnantes et trébuchantes. Chimère ! Diront certains. Non-sens diront les autres.

Et puisqu'on parle de non-sens, signalons tout de même ce fait étrange : depuis quelques temps déjà, on a perdu le pôle nord. Ça n'a probablement rien à voir… Ou alors, c'est tout l'inverse. En compagnie d'une myriade de personnages fantastiques que n'aurait pas reniés Lewis Carroll, embarquez pour un fabuleux voyage qui vous emmènera tout autant dans les sphères éthérées de l’imagination qu'au cœur des préoccupations existentielles humaines.


 La BD au fenouil.
Préparation : certainement 1 an comme toute bonne BD
Cuisson de lecture : 35 à 40 min

Ingrédients (pour BDphile) :
- 1 BD d'environ 600g
- 1 bulbe de fenouil
- 1 dessinateur talentueux
- 4 à 5 saugres
- 1 explorateur
- 1 bretelle avec air bag.
- 1 cuillère à soupe d’amoureux transit
- 1 verre de vin souverain
- 2 verres de temps
- sel et Lupano

Préparation :

Dans une cocotte minute, faire chauffer un monde étrange et pénétrant

Couper le fenouil en page et le faire revenir dans l’album avec des jeux de mots..

Découper la série en 3 tomes, le faire revenir avec le fenouil et une belle de jour.

Salez et Andreae pour créer un monde innovant et délicieusement étrange.

Retirer les morceaux du chronoptère. Ajouter la douce folie, le temps, les personnages haut en couleur, les bonnes idées  et savourez cette échappée belle comme une formidable évasion.
 Faire cuire 10 à 14 mois à partir de la mise en rotation du tome 1 pour profiter du tome 2.
Bon appétit à tous.

Dessin :10/10
Scénario :9/10
9.5/10 Global.

Evidemment un coup de cœur pour Samba.
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azimut2.jpg


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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (4) | Tags : azimut, les aventures du temps perdu, lupano, andreae, vents d'ouest, 052012, 9.510, coup de coeur, fantastique | | |

21.05.2012

Les carnets de Darwin T3 : Double nature.

Carnets de Darwin (Les)3.jpgles carnets de Darwin.JPGEditeur : Le Lombard.
Auteurs : Ocana et Runberg.
Sortie : 02/2012

L’évolution.
Le Yorkshire peine à se remettre du sanglant assassinat de Louise Stuart. La région tremble face au Griffu, surtout après que ce dernier a décimé le cortège de Sir Henry Rillons, chasseur légendaire dont l'intervention devait mettre fin au problème. Darwin, pour sa part, reste extrêmement discret... car la seule conclusion logique de son enquête est qu'il n'est autre que le fameux fauve. Il lui reste à remonter aux origines de cette malédiction. L'évolution réserve encore quelques surprises, même pour le célèbre biologiste !

Blood !
J’ai cru à un miracle au début de ce tome 3, cette série deviendrait elle enfin captivante ? L’attaque du train par les griffus adeptes du coté obscure et les révélations sur les forces qui habitent Darwin m’ont bien plu et puis…….combats, sang, tripes et puis quasiment plus rien d’autre. On aurait pu approfondir le combat intérieur du biologiste, son initiation à la maitriser, un peu plus de subtilité qu’une simple  lutte entre deux clans de lycanthropes. C’est bien joli toute cette action mais j’attends plus d’une BD qu’une succession de scènes à l’hémoglobine dégoulinante. Visiblement les auteurs avaient envie de nous présenter les monstres en pleine action. Dommage d’avoir oublié l’once d’empathie nécessaire pour que le lecteur se sente un peu plus concerner par cette histoire fantastique …une de plus dans la masse de sorties actuelles  mais ces carnets sont vraiment  trop superficiels pour sortir du lot. Il y a moyen de trouver nettement mieux, c’est une certitude.
Scénario : 3/10
Dessin : 6/10
surprises.smileysmiley.com.4.gifGlobal.




SAMBA
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les carnets de darwinp.JPG


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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : les carnets de darwin, ocana, runberg, 022012, le lombard, fantastique, 410, double nature | | |

11.05.2012

NAMIBIA - épisode 3 (Kenya saison 2).

Dessin : Marchal - Scénario : Léo & Rodolphe

Couv_158433.jpgPlancheA_158433.jpgEditions Dargaud

Sortie : 13/04/2012

48 pages

Prix conseillé : 11,99 €

ISBN : 9782205067842

Aventures, Fantastique, Esotérisme, Espionnage.

 

 

Résumé (de l’éditeur: Ce 3e épisode de Namibie nous replonge en Namibie à la fin des années 1940. On y retrouve Katy Austin qui, depuis son accident, a perdu la mémoire des événements récents. Elle n'est donc pas en mesure de raconter ce qu'elle a vu lors de sa mission, notamment la fameuse base souterraine. Sujette à des cauchemars, elle revit pourtant certaines scènes effrayantes qui, progressivement, lui permettent de retrouver le fil des événements. Au même moment, un mystérieux prophète venu des États-Unis et soi-disant capable d'accomplir des miracles fait de plus en plus parler de lui. Le MI5 est d'autant plus inquiet de cette popularité que ce prophète semble avoir un lien avec les événements de Namibie...

195901.JPG

 

Mon avis : Ce tome 3 est dans la continuité des deux premiers tomes. Si vous avez aimé, vous aimerez…Que dire de plus ? Au niveau du dessin, comme me le faisait remarquer notre cher Samba, Marchal évolue dans son graphisme, prend son indépendance vis-à-vis de Léo. Son dessin est peut-être moins léché mais il est plus brut, et surtout plus naturel.

Le scénario de Léo et Rodolphe nous tient en haleine et apporte encore de nouveaux éléments qui ne clarifient rien pour le lecteur basique que nous sommes. Sans être extraordinaire, cette série tient bien la route et continue à me captiver. Même si les éléments supranaturels jalonnent cette histoire, elle reste très terre à terre et flirte avec l’espionnage plutôt qu’avec le fantastique.

 

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Je ne vais pas allonger la sauce indéfiniment. Ce qui est court peut être bon ou suffisant.Ce genre de série, je suis preneur…

 

Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

 

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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, namibia, marchal, léo, rodolphe, dargaud, 7.510, aventure, fantastique, esotérisme, espionnage, 042012 | | |

10.05.2012

La licorne T4 : le jour du baptême.

Licorne (La)4.jpgla licorne.jpgAuteurs :Gabella et Jean.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 03/2012.
Le déluge
Ambroise Paré et ses alliés savent enfin où se trouve la Licorne. Il ne leur reste plus qu'un obstacle à franchir : le château du Chasseur où réside le Vampire, seul capable de contrôler les Primordiaux. Le moment idéal pour frapper : durant l'alignement de la Constellation de la Licorne, appelé le "Jour du baptême", qui arrive une fois l'an... La prochaine aura lieu dans trois jours.
Au secours Noé !
Je peux vous dire qu’on en trouve des éloges pour ce titre sur la toile. Le must have à lire absolument, l’incontournable du 7e art (véridique), une BD de mythes et légendes hors norme et j’en passe et des encore plus enthousiastes.
Et puis il y a Samba qui s’accroche à son fauteuil pour essayer de comprendre quelque chose à  ce truc. En gros, il y a de la vermine qui s’attaque à des primordiaux et aux humains, le seul antidote, le fluide de la licorne mais attention celle-ci est contrôlée par le vampire. Arrive le combat final avec des infiltrations, des attaques, des contre-offensives, des révélations, des revirements, l’ultime solution, le chant du cygne ou plutôt celui du phœnix. Rajoutez y de la quintessence, de l’oracle, de l’arche, du fluide vital, un Léviathan, l’humeur bleue…Oulala mais ils ont fumé de  la moquette où quoi ?
Bref, c’est du complexe de chez complexe, une relecture s’impose, encore faudrait il que j’en aie le courage. Je m’excuse, mais je n’ai vraiment pas accroché à cette série et ça depuis le début. Je reconnais volontiers que l’univers crée par Anthony Jean est très riche, travaillé et assez remarquable mais le brouillard d’incompréhension qui a accompagné ma lecture me laisse très perplexe vis-à-vis de cette Licorne.
Si vous aimez les combats titanesques, les mondes chimériques avec une bonne dose de fantastique, la Licorne est pour vous .Pour les bornés comme Samba, passez votre chemin.




Scénario : 5/10
Dessin : 8.5/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif Global.




SAMBA.
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LaLicorne4TT-serigraphie.jpg


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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (7) | Tags : la licorne, licorne, le jour du bapteme, gabella, jean, 032012, 610, fantastique, chimère, delcourt | | |

08.04.2012

Une bien belle nuance de rouge. T1 : Garance

UNE_BIEN_BELLE_NUANCE_DE_ROUGE_T1.jpgune bien belle.jpgAuteur : Mauricet.
Editeur : Grand Angle(Bamboo).
Sortie : 03/2012

Le rouge et le noir
À 16 ans, Garance est une ado mal dans ses Converse. Comme beaucoup de filles de son âge, elle se trouve trop grosse. Et puis moche aussi. Mais s'il n'y avait que ça… Orpheline de mère, Garance a vécu ce décès comme un abandon, d'autant que les absences répétées et le manque d'affection de son père n'ont fait qu'aggraver son traumatisme. Heureusement qu'il y a l'obscurité, la nuit… Ces ténèbres rassurantes et fascinantes dans lesquelles elle peut se blottir et trouver refuge. C'est ainsi qu'un soir, Garance fait la rencontre d'Ambroise, un vieux beau romantique, étrange et troublant, qui ne la laisse pas insensible…

Fascination.
Encore une histoire de vampire me diriez-vous !
Mais voilà, c’était sans compter sur la touche de  romanesque et de sensibilité qu’Alain Mauricet  a réussi à insuffler à son récit. On pourrait presque parler d’histoire d’amour si l’un des deux protagonistes n’était pas du coté obscure de la morsure. D’un coté vous avez Garance, G pour les intimes, une adolescente pas vraiment bien dans sa peau, qui cultive le « dark » et la mélancolie, et dont les relations avec son paternel ne sont pas vraiment au beau fixe .Un personnage très attachant se baladant avec sa grosse écharpe et son bonnet à pompons qu’on aimerait tant aider .Et puis de l’autre Ambroise, une sorte de  Clint Eastwood en tenue de deadman aux attitudes inquiétantes mais d’une présente tellement magnétique .La force du dessin de Mauricet , c’est indéniablement de bien rendre cette ambivalence des personnages .Une sorte de douce torpeur finit par vous envahir grâce notamment à une habille mis en scène mais surtout grâce à une colorisation très réussie . L’auteur joue admirablement avec l’eau et le feu, avec le noir et le rouge.
Voilà si vous aimez les récits un brin mélancolique saupoudré de canines assoiffées avec un bon conflit de génération, cet album est assurément pour vous. A noter que cette série est prévue en 2 tomes et que vous pouvez l’accompagner (pour bien se mettre dans l’ambiance) de bonnes musiques qui sont cités dans ce tome 1.Vous aurez droit aussi à un cahier graphique réservé à la première édition alors ne trainez pas trop amis lecteurs.
Bonne lecture et faites de beaux rêves.
Scénario : 8/10
Dessin : 8.5/10
surprises.smileysmiley.com.8.2.gif Global.




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Samba.

une bien belle 1.JPG


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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (3) | Tags : une bien belle nuance de rouge, mauricet, grand angle, bamboo, 032012, vampire, fantastique, ado, romance, garance | | |

30.03.2012

Zombies 0. La mort et le mourant

Couv_152274.jpg

 

 

Résumé de l'album :


Rien n’arrête les morts qui marchent. Ville par ville, ils avancent et dévorent les vivants. La pandémie qui a emporté les pays pauvres se répand maintenant sur le reste du monde. Cependant, les nations développées ne prennent pas la réelle mesure du danger. Lapointe, acteur canadien de série B, pour qui le futile a meilleur goût que l’essentiel, poursuit son existence comme si de rien n’était. Invité d’honneur à un festival de cinéma d’horreur, il se retrouve piégé en Russie. Seul en territoire zombie, il comprend qu’il n’a rien d’un héros quand la réalité rejoint la fiction. Avoir tué des centaines de mort-vivants dans des films ne le rend pas meilleur qu’un autre. Aujourd’hui, plus de scénario, de doublures ou de trucages. Pourtant il doit jouer le rôle de sa vie : Celui de sa survie.

 


Mon avis :



INDISPENSABLE, GENIAL, MAGNIFIQUE !!!!! Les qualificatifs me manquent pour dire combien j’ai apprécié ce Tome 0 préquel de la série Zombies. Mon premier coup de cœur de l’année 2012. J’avais déjà bien accroché aux deux tomes précédents mais là je suis encore plus enthousiasmé.

 

zombies.jpg



Ce Tome 0 apporte un autre éclairage sur Serge Lapointe et nous montre ce personnage sous un autre visage que celui que nous lui connaissions jusque là. Nous trouvons ici la genèse du train de bateau et le pourquoi du comment de l’installation sur une île.



Olivier Péru assume pleinement la comparaison avec Walking Dead d’entrée de jeu en débutant La mort et le mourant par un gros clin d’œil à cette série. Forcement tout au long de la lecture, certaines situations, les humains protégés derrière un grillage, nous rappellent Walking Dead. Mais ici point de plagiat ou de vile copie que nenni. Le scénario est bien construit, dynamique et centré sur Serge Lapointe. Nous voyons comment ce petit acteur de série B va vivre et survivre à sa confrontation en vrai aux zombies qu’il extermine pourtant à tour de bras dans ses films. Oiliver Péru réussit pleinement l’amalgame entre action, réflexion, humour et espoir et il sait rendre ses personnages très attachants.

 

zombies wd.jpg


Les dessins de Leoni n’ont rien à envier à ceux de Cholet. Ils sont aussi aboutis, précis et efficaces. Le rendu des scènes d'actions est parfait !!! Les expressions des différents personnages sont très réussies, ce qui illustre parfaitement la tension et l'horreur présentes dans ce récit.


La mise en couleur avec l’utilisation du sépia est absolument parfaite et apporte le petit plus qui transforme ce tome en réussite complète !!! Rien que pour cela, il vous faut absolument lire cet ouvrage.

zombies armee.jpg


Zombies est vraiment une série absolument indispensable dans votre bibliothèque. Le seul risque que vous courrez avec ces ouvrages, c’est d’en devenir mordu ;-))))



Ma note 9/10


Scénario 9/10
Dessin 9/10
Couleur 9/10


Revedefer

zombies grilles.jpg


Écrit par Revedefer dans Revede BD | Commentaires (8) | Tags : zombies, peru, leoni, soleil, horreur, gore, survie, fantastique, cinema, russie, 910, 032012 | | |

27.03.2012

L’appel des légendes T1 et 2 Opération Clayrmore.

Appel des légendes (L')1.jpgAppel des légendes (L')1p.jpgAuteurs : Pailharey et Vignaux.
Editeur : Drugstore.
Sortie : 01/2011 et 08/2011

L’invisible.
Cathya Mac Findly, spécialiste des contes et légendes, vient d'obtenir un travail plutôt original : diriger la section Phoenix, une équipe de quatre enquêteurs qui travaille au sein du Groupe d'Intervention Cryptozoologique, inconnu du grand public et spécialisé dans les événements surnaturels…Car les créatures du bestiaire des mythologies du monde entier existent bel et bien, mais sont invisibles au commun des mortels. Seuls les descendants des anciens mages, des humains dotés d'un talent spécial que l'on nomme les "oreilles d'or", permettent de les rendre visibles aux yeux des hommes. Le travail du G.I.C. consiste à éviter que la panique ne se répande lorsque les êtres de légendes sont découverts par les humains, et ce grâce à leurs talents spéciaux et à des armes bien chargées. Ils récupèrent également les objets magiques et féériques pour les mettre en sécurité. C'est d'ailleurs le but de leur première mission : récupérer Excalibur, l'épée légendaire, en Écosse.

L’orchestre d’Offenbach.
Que je vous explique un peu le concept métaphasique de cet appel.
Il y a un mec qui grâce à une oreille en or entend des mélodies .On détermine l’instrument et une rouquine super sexy examine un gros grimoire et nous sort une formule magique  ou un truc en allemand et hop voilà qu’on découvre des êtres féériques ou autres créatures cauchemardesques ayant la sale habitude de tout vouloir détruire. 
Un exemple.
Son : Les sirènes du port d’Alexandrie ->grimoire : barracuda -> Cloclo apparait pour la promotion de son dernier film. Magique non ?
Son : les trompettes de Jéricho ->grimoire : Wienerschnitzel ->Une Bd bon public misant tout sur le divertissement pur et dur n’ayant pas peur des stéréotypes et des clichés. J’ai failli d’ailleurs bien rigoler tellement les ficelles sont grosses, on ne joue absolument pas sur la crédibilité mais plutôt la série B. Les personnages manquent aussi réellement de profondeur .Par contre, j’ai bien aimé que la jolie rouquine ne soit pas une oie blanche et assume ses choix.
Son : les tambours du Bronx-> Grimoire : Apfel strudel-> un dessin agréable très « soleil ».
Son : Les cloches-> grimoire : l’hallali ->Curieux de voir si on aura une suite vu le grand guignolesque de l’ensemble.
Scénario : 4/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif global.



Appel des légendes (L')2.jpg


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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : l'appel des légendes, opération claymore, pailharey, vignaux, drugstore, 012011, 082011, 610, fantastique, elfe | | |

26.03.2012

La dynastie des dragons T2:le chant du phénix.

Dynastie des dragons (La)2.jpgdynastie dragon.jpgAuteurs :Civiello et Herbeau.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 12/2011

Qui va à la guerre récolte la tempête.
La soif d'immortalité de l'empereur Renzong des Song l'a conduit à sa perte. Depuis sa mort, la décision de ne pas payer le tribut annuel provoque la fureur des Xia et la Terre du Milieu se teinte à nouveau de sang. Plus de mille soldats tombent alors sous leurs lames. Dame Xiào, quant à elle, en proie au mal qui la ronge, fait encore ce rêve. Toujours le même rêve... toujours les mêmes dragons.

Le highlander chinois.
Vous aimez les mythes et légendes chinoises ? Vous aimez  les fresques de Civiello ? Alors cette série BD est pour vous.
Comment ça, c’est court comme chronique ! Pourtant tout est dit. Tout d’abord, le dessin de Civiello , vous devez le connaitre non ? C’est indéniablement « beau » comme graphisme, certain diront qu’il est aussi froid et figé mais c’est d’ignobles balivernes, non ?
Pour l’histoire, j’avoue que je m’y suis vite perdu avec tous ces noms chinois et empires, inconnus pour la plupart des occidentaux. Mais, comme le combat est universel, rien de tel qu’une bonne petite baston entre dragons, ah oui, j’avais oublié, il a une bonne dose de fantastique dans cet ouvrage. Rajoutez-y une ou deux têtes roulantes pour bien découper les pages et on a  une BD plaisante à lire et à regarder. Mais n’allez pas croire qu’elle atteint non plus le firmament quoique les dragons ça vole haut.
Dessin : 8/10
Scénario : 5/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.



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Dynastie des dragons (La).jpg


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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : la dynastie des dragons, civiello, herbeau, delcourt, 122011, 710, fantastique, chine | | |

23.03.2012

Interview Thierry Lamy et Frédéric Vervisch.

Nous avions rendez-vous à Bruxelles, au centre belge de la bande dessinée, plus exactement dans la brasserie-restaurant Horta. Un cadre fantastique pour deux auteurs et un album qui le sont tout autant. Thierry Lamy est le scénariste et Frédéric Vervisch le dessinateur de Hell West, tome 1, frontier force chez Sandawe. Ils sont également, respectivement, bibliothécaire et story-border. Des types tellement passionnés qu’ils en deviennent passionnants. Une rencontre où il est question, en permanence, de s’éclater et de se faire plaisir. Nous le soupçonnions déjà à la lecture de l’album mais maintenant le doute n’est plus permis.


 

  

Comment est née votre rencontre ? 


 Frédéric Vervisch: On a un ami commun qui est Christophe Cazenove. On a commencé à échanger des mails. Il m’a proposé son projet que j’ai trouvé riche, c’était tout un univers créé à partir des codes du western mais ça partait dans le fantastique et dans l’ésotérique, il y avait de tout. Moi, je me suis dit : «  Allez, on y va, on s’éclate, on fait un truc. ». Je sortais d’une série jeunesse en couleur, alors que j’aime bien les côtés sombres. On aime tous les deux le noir et blanc, les trucs sombres, le fantastique.


Thierry Lamy: On aime tous les deux la série B, les trucs de divertissements, Indiana Jones, … on avait envie de faire quelque chose qui ne se prend pas la tête et qui rend hommage au western, à l’aventure, à l’humour.

 

 

 

Vous aviez tous les deux des envies de western.


 Thierry Lamy: Oui, voilà.


Frédéric Vervisch: On a voulu faire du Sergio Leone, en BD, à la française, tout en ne faisant pas la même chose. On aurait pu le faire. À une époque, un type a fait du western spaghetti en BD et c’était vachement bien. C’était Adios Palomita. Mais là on est parti dans autre chose, il n’y a pas le soleil écrasant, il y a de la neige, des créatures, des super meufs danseuses de saloon. J’avais dit : « Surtout, il faudra des nanas dans le saloon. » (rires).

 

 

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Thierry Lamy et Frédéric Vervisch au centre belge de la bande dessinée

 

Quels sont vos références BD et cinéma ?


Frédéric Vervisch: En BD, j’ai comme références Frank Miller, Hugo Pratt, Comès,…


Thierry Lamy: On aime aussi tout ce qui est bons dialogues, je suis un amoureux du dialogue. J’aime Audiard. Les dialogues d’Hugo Pratt sont super soignés, Frank Miller c’est pareil. Nos références sont les westerns spaghettis, tous les westerns en général, Little big man, les westerns des années 50 et 60, les westerns mythologiques,…


Frédéric Vervisch: L’homme aux colts d’or, j’adore celui-là. (à Thierry) Tu connais L’homme aux colts d’or avec Henry Fonda ?


Thierry Lamy: Oui bien sûr. Mais je l’ai vu il y a longtemps. (Il reprend) La mythologie du western…


Frédéric Vervisch: Et Dead man ?


Thierry Lamy: (sursaut) Ah ouiii, Dead man! C’est géant ! Et c’est aussi du noir et blanc mais quelque chose qui se déroule lentement. C’est du western sans être du western. Un peu comme l’héroïc fantasy est du moyen âge sans être du moyen âge. Hell West est un western fantasy en fait.

 

 

 

Dans votre album vous utilisez une sorte de réalité bis comme dans Watchmen, c’est aussi une référence ?


Thierry Lamy: C’est exactement ça, je suis très fan d’Alan Moore. Et cette façon de raconter en suivant des personnages, on les mélange, on suit leurs destins, ils se croisent. On ne raconte rien de neuf mais on est très inspirés par nos sources.

 

 

 

Une question pour Thierry Lamy, comment se passe le travail de documentation sur une histoire comme celle-ci qui reprend des personnages historiques ?


Thierry Lamy: Je travaille dans une bibliothèque et je suis historien de formation. J’adore l’histoire et je ne conçois pas un  scénario sans me documenter vraiment à fond sur la période choisie. Même si l’univers est complètement fantaisiste, je me suis beaucoup documenté et il y a des personnages qui sont vrais, même ceux qu’on ne soupçonne pas. Wanekia, par exemple, a réellement existé. Je transforme, je transpose mais je ne raconte pas n’importe quoi.

 

 

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Comment composez-vous entre le style de l’album et la justesse historique ?


Thierry Lamy: En général, il y a une seule chose qui va primer ; c’est la dramaturgie. Donc on peut tordre le coup à l’histoire. Pour sortir un peu de Hell West, je suis sur un projet  avec des chemineaux en 1940, ça s’appuie sur une chronologie très précise mais il y des trous. Et, à un moment donné, la dramaturgie s’empare de ces trous, je comble. C’est la dramaturgie qui prime. Pour Hell West, c’est beaucoup plus facile parce que c’est imaginaire. L’histoire a une base historique  mais on part dans notre délire et c’est ce qui compte.

 

 

 

Ces personnages historiques sont en fait des « guest stars » ?


Thierry Lamy: Oui mais pas des « guest stars » pour des « guest stars ». Ce sont des « guest stars » qui nous ont touché, Custer c’est le Custer de Little big man. Wild Bill Hickock, Buffalo Bill, …


Frédéric Vervisch: Beaucoup de scénaristes font ça mais c’est pour donner un truc genre clin d’œil. Avec Thierry, chaque personnage historique joue vraiment un rôle. Il a permis de conserver ce qu’on sait de chacun.

 

 

 

Ce sont de vrais personnages, pas des figurants.


Frédéric Vervisch: Ce sont de vrais personnages avec un rôle réel à jouer, d’ailleurs Custer a un rôle déterminant dans l’histoire.  


Thierry Lamy: Et certains s’invitent en cours de route.


Frédéric Vervisch: Et il y en a d’autres qui vont arriver et qui sont géniaux. Le but, c’est de s’éclater. Je prends mon pied quand je vois un Tarantino ou quand je lis un Frank Miller, je veux retraduire ça.


Thierry Lamy: On veut que les émotions soient les mêmes.


Frédéric Vervisch: On est des gamins qui jouent aux cow-boys sur un tas de terres « Pan, t’es mort ! », « Non, c’est toi ! », « eurghh !!! » (rires). Mais c’est vrai qu’on a passé les quarante balais, donc on a structuré nos histoires de gamins. On joue au Playmobiles. Régression !

 

 

 

Maintenant une question pour Frédéric Vervisch, votre dessin noir et blanc donne un sentiment de travail sur papier, à l’encre… et pourtant vous travaillez sur palette graphique, comment êtes-vous arrivé à cette technique ?


Frédéric Vervisch: Au début, je faisais des dessins traditionnels, à l’encre. J’avais une technique très traditionnelle mais, quand je scannais mes planches pour les envoyer par mails à l’éditeur,  j’ai commencé à faire des petites retouches à la palette graphique. Et puis, au bout d’un moment : « Tiens, ce personnage-là, il faudrait qu’il soit plus en colère que rigolo ». Comme je n’ai pas le temps de rescanner, je redessine sur palette. Petit à petit, j’ai fait beaucoup d’illustrations sur palette et, au bout d’un moment, je suis parti sans papier. Je me dis : « J’y vais ! ». Je trace mon format et... ça c’est plus pour les dessinateurs… je fais beaucoup de sélections au lasso (photoshop), je fais des silhouettes. Quand on a une silhouette en noir, après on y va à la gomme, c’est un dessin fait à l’envers. Je pars aussi de la technique de la carte à gratter, tu as une carte noire, tu grattes et ça donne un trait blanc.

 

 

 

Vous travaillez la lumière plutôt que l’ombre.


Frédéric Vervisch: Oui, voilà. Tu peux faire l’essai, si tu prends un fond noir et que tu fais juste une accroche de lumière d’un visage de profil, tout de suite c’est magique. Alors que si tu fais l’inverse, sur un fond blanc tu fais une silhouette de profil en noir, …ben si t’es pas Giraud, ça marche pas tout de suite. Giraud quant il faisait un Blueberry de profil … j’adorais ces profils. Moi, je vais plutôt chercher un peu de lumière dans le noir.

 

 

 

Dans cet album vous utilisez un style plus personnel ?


Frédéric Vervisch: J’ai pu m’exprimer avec un scénariste avec qui ça se passait vraiment bien. On avait envie de défendre le même univers, donc j’ai été libre. Il m’a dit « Vas-y, éclate toi. ». J’ai fait une série qui s’appelle Chinn  et j’avais un scénariste qui était aussi dessinateur et il me disait : « Là, sois plus réaliste. ». Et il m’orientait vers ce qu’il aurait aimé dessiner. Quand le scénariste essaie de prendre ta main en disant : « Moi, je veux que tu dessines ça comme ça. », tu le fais mais tu n’as pas d’espace pour te lâcher. Alors qu’ici, Thierry,  il n’essaie pas d’être mon cerveau, il me dit : « Je te propose ça, qu’est-ce que tu me réponds ? ».


Thierry Lamy: C’est comme ça aussi que je conçois le scénario. Si je veux imposer un visuel au dessinateur, autant que je fasse le dessinateur. Quand j’étais petit, je voulais faire dessinateur mais les copains m’ont vite dit « Tu dessines bien mais il faut que tu tiennes tout un album. Par contre, fais du scénario ! ». J’ai suivi leur conseil et maintenant je m’éclate plus en scénario. Et quand je vois que, sur quelques indications, on donne vie à tes personnages, à une scène que tu n’imaginais pas du tout comme ça  et que tu as une excellente surprise, je préfère ça. Ça ne m’intéresse pas d’avoir un robot, je veux quelqu’un qui me donne des surprises. Je veux retrouver cette émotion de quand je lisais des BD, je regarde le dessin et « Waouw ! ». Ici, c’est la même chose sauf que c’est moi qui écris l’histoire. Et puis après, on se répond l’un l’autre, c’est un jeu.


Frédéric Vervisch: C’est très dur de trouver un binôme qui fonctionne bien. Parfois, il y a une attente qui n’est pas la bonne. Et parfois, c’est l’éditeur qui peut ne pas comprendre et t’emmener dans un terrain qui n’est pas le tien. J’ai proposé à Bamboo un western chinois, un truc sur des moines shaolin, un peu sombre. Ils me répondent : « Ouais c’est bien mais on a un autre truc à te proposer. Gullia. C’est un truc pour les gamins ». Souvent, l’éditeur s’en fout un peu de ce qu’on a envie de faire et te projette dans autre chose. Souvent, je dis « ok » mais ici on nous a demandé : « Qu’est ce que vous avez dans le bide les gars ? ». Alors on s’est exprimé.


Thierry Lamy: On y allait à fond.


Frédéric Vervisch: Il n’y avait personne pour nous arrêter.


Thierry Lamy: Quand on discutait au téléphone, on était même dépassé par ça. Les dialogues, les scènes qui venaient toutes seules, je les envoyais à Fred. Il trouvait ça génial, il m’envoyait un story-board avec une mise en scène hors paire et ça ne s’arrêtait plus. C’était magique.

 

 

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Sadawe propose une expérience unique grâce au financement de l’album par des internautes (édinautes), comment se passe votre travail en parallèle de l’évolution de ce financement ? On imagine que vous ne démarrez pas le travail dès les premiers pourcents de financement ?


Thierry Lamy: Non, il faut être clair. On ne prendra pas le risque de travailler pour rien. C’est un vrai travail qui prend du temps.

 

 

 

Il existe un stress à suivre l’évolution du financement ?


Frédéric Vervisch: C’est vrai que, comme parfois il y en a qui retirent …

 

 

 

On peut retirer son financement ?


Frédéric Vervisch: Oui, on arrivait à 25.000…, 25.340…, 25.380 … et, d’un coup, t’es à …22.000 parce que t’en à un qui s’est barré. Et ça, ça fout les boules (rires).

 

 

 

Avez-vous des contacts avec vos édinautes ?


Thierry Lamy: Oui, notamment sur facebook. C’est assez étonnant.

 

 

 

Sur le site Sandawe on peut voir les montants investis, ça va de 8000 euros à 10 euros. C’est surprenant.


Frédéric Vervisch: On a pris parti de ne pas s’intéresser à ça sinon on commence à faire de plus belles dédicaces au mec qui a mis 500 euros. Il y en a qui ont mis 10 euros mais qui ont fait beaucoup de promo de l’album, qui avaient une vraie passion mais qui n’avaient que 10 euros. Mais il est vrai qu’un mec qui veut investir réellement dans la BD avec 8000 euros, pour nous c’est génial. Ça nous a permis de vraiment boucler le financement. Du coup, ça a boosté le financement et il y a eu une dernière ligne droite. On était tous sur facebook … « 97% !!!»... « 98% !!! »... On était comme des fous.

 

 

 

Qu’en est-il de Hell West 2 et 3 ?


Thierry Lamy: Le synopsis est bouclé mais pas le découpage. Je sais où va le récit. On commencera le travail quand on bouclera le financement.

 

 

 


vervisch,lamy,hell west,sandawe,western,fantastique,héroic fantasy,interviewVous avez d’autres projets ensembles ?


Frédéric Vervisch: On aimerait bien faire un polar.


Thierry Lamy: Notre problème, c’est qu’on n’a pas le temps mais l’envie est là. On a envie de travailler avec plein de gens mais ça reste une question de temps. Quand je vois les dessins de Fred, ça m’inspire. Quand il fait une femme fatale avec un flingue et de la fumée, il y a quelque chose qui se met en marche dans ma conscience. J’ai envie de mettre en scène  ce qui lui est arrivé, de savoir qui elle a tué. L’envie est bien là…surtout avec ce zigoto.


Frédéric Vervisch: Je suis surtout content d’avoir trouvé un scénariste avec qui je m’entends. Ça n’a pas toujours été le cas. Je ne suis pas quelqu’un de difficile mais j’attends qu’on me laisse respirer.


Thierry Lamy: Dans ma méthode de travail, j’écris et je fais mes propres dessins mais je ne les montre pas. J’essaie juste de voir s’il y a une solution et si ça va fonctionner, la densité des dialogues, le rythme, etc. Et ça me permet aussi de visualiser. Si c’est une scène de dialogues, je l’écris normalement. Si c’est une scène d’action, jela dessine. A la fin, je repasse à un découpage normal, je lui confie le truc…et il se démerde.

 

 

 

L’avenir de la BD passe t-il par internet, la BD numérique ?


Thierry Lamy: Personnellement, je pense qu’on va y venir automatiquement, je ne sais pas quand. On va vers une dématérialisation des supports.


Frédéric Vervisch: Je pense qu’il y a des pistes encore inexplorées, qu’on va découvrir dans les années qui arrivent des choses qu’on ne soupçonnait pas dansla BD, l’animation, les palettes, les I-pad. Ça va donner des trucs surprenants.


Thierry Lamy: Ça commence déjà d’ailleurs. Les problèmes dela BD numérique sont les mêmes que pour la musique et le cinéma. Quel modèle économique ? Est qu’on va vouloir un modèle gratuit ? Le téléchargement illégal, etc. Comment vont vivre les auteurs ?

 

 

 

On vit une période charnière ?


Thierry Lamy: Voilà, ça nous pend au nez. Sur les droits d’auteurs, on a environ 10% sur un bouquin. On peut dire que ça va. Sur une BD numérique qu’on vend 3 ou 4 euros… que veux-tu faire avec ça ? Il faut trouver un système qui rémunère les auteurs à leur juste valeur. C’est une grande question à se poser. Le problème, ce n’est pas tellement le numérique mais le modèle économique à suivre pour que tout le monde y trouve son compte, lecteur, éditeur et auteur.

 

 

 

Pour finir, une question plus légère. Clint Eastwood ou John Wayne ?


Frédéric Vervisch: Clint Easwood (rire).


Thierry Lamy: Clint Eastwood. Mais j’ai une tendresse pour John Wayne … un peu comme on aurait une tendresse pour un grand-père.


 Frédéric Vervisch: Dans Hell West, on est plus Clint Eastwood.

 

 

 

 

William

Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (2) | Tags : vervisch, lamy, hell west, sandawe, western, fantastique, héroic fantasy, interview | | |

Hell West, tome 1, Frontier Force

couverture.jpgboard_243_orig.jpg1875, à l’ouest du Mississippi se trouvent des terres hostiles truffées de créatures fantastiques, d’esprits  et d’indiens shamans appelées le Hell West.

 

A l’est, les White States of America, qui rassemblent les blancs dans une sorte d’Amérique bis, veulent envahir l’ouest. Outburst, qui appartient aux Frontier Forces, en mission pour le Président Jefferson Davis, est chargé de retrouver un objet volé qui alimente les tensions entre les deux camps.


 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la maison d’édition Sandawe tire dans tous les sens/ genres. Hell West sort des sentiers battus.

 

Hell West est un roman graphique qui ne ressemble à rien de connu. L’album se singularise par son scénario qui mélange les genres avec un talent rare. Il faut dire que l’histoire nous a montré que le western se fragilise rapidement dès qu’on le mêle à d’autres styles. Le scénariste, Thierry Lamy, réussit pourtant cette prouesse de l’association du western et du fantastique alors que de grands noms de la BD et du cinéma (le western reste avant tout un genre cinématographique) s’y sont cassé les dents (dernier en date : Cowboys et envahisseurs).  Alors, comment Thierry Lamy fait-il la différence ?   Hell West ne se limite pas à greffer du fantastique sur du western, le scénario fait également preuve d’humour et de second degré très habilement distillés tout au long des 112 pages de ce premier tome. Les dialogues, vifs et rafraîchissants, méritent à eux seuls le détour.

 

Hell West rassemble des personnages secondaires improbables. Buffalo Bill, Custer, Wild Bill Hickock et d’autres sont, en quelque sorte, les guest-stars de cet album.

 

Outre la claque scénaristique, il y a l’impact visuel ; le dessin de Frédéric Vervisch est un véritable électrochoc. Cette œuvre en noir et blanc utilise un clair/obscure tranchant, sans concession. Le trait fait, quant à lui, preuve de flexibilité ; il sait se montrer souple dans les moments plus légers et plus raide dans les instants tendus. Les qualités graphiques de Hell West sont indiscutables. Dessin et scénario sont au service l’un de l’autre dans une parfaite harmonie.

 

Sandawe est un éditeur 100% belge qui fonctionne par investissements participatifs. Les internautes deviennent éditeurs, ce sont des édinautes. Le projet Hell West a été financé à hauteur de 40190 euros (en parts de 10 euros).

 

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Le+ : Un projet fou, une claque scénaristique, un choc visuel… l’album que l’on n’attendait pas forcément. Des surprises comme celle-là, on en veut bien plus souvent.

 

Le- : Un tel album méritait un tirage avec de plus belles finitions et surtout un plus beau papier.


Infos en vrac

Série, tome 1/3

Parution : mars 2012

Prix : 13,50 euros

Dessin : Frédéric Vervisch

Scénario : Thierry Lamy

Editions : Sandawe

 


Marc, l'un des 260 édinautes de Hell West a accepté de répondre à trois questions.


Qu’est ce qui vous a poussé à investir dans le projet Hell West ?

J'étais séduit par le concept mais j'avais loupé le premier projet financé Il Pennelo. J'avais envie de voir de l'intérieur comment cela se passe, quels seront les résultats des ventes et des frais, etc. J'ai investi 20 euros sur ce projet car ce montant permet de recevoir un exemplaire de l'album. Je pense que ce n'est pas cher payé pour soutenir un projet. Compte tenu du prix de vente de l'album en librairie (13,50€), un investissement financier à plus long terme de 6.50€ n'est pas excessif, loin de là, pour participer à cette aventure. Par contre, je ne suis pas aussi sûr que des édinautes qui ont investi beaucoup plus revoient la totalité de leur investissement. Je me réjouis de voir dans 6 mois les premiers comptes financiers. Je me suis rabattu alors sur le projet Hell West qui était un des plus avancés et dont le graphisme me plaisait bien.


Que pensez-vous de l’album, maintenant que vous l’avez lu ?


Je l'ai lu!...J'ai d'abord été surpris par la dimension et le type d'album. Je voyais l'album plus grand et cartonné. Je n'ai pas du lire tous les renseignements techniques sur le livre. Je me rappelle aussi que
Sandawe avait abaissé le prix du projet en revoyant le budget à la baisse. Le produit a peut-être évolué. Il faudrait poser la question sur la genèse, le développement et le financement du projet à Sandawe. Mais après réflexion, je trouve l'album sympa et d'un prix abordable compte tenu du nombre de pages. Au niveau du graphisme, c'est à la hauteur de ce qui avait été proposé. Je ne suis pas déçu. Par contre pour le scénario, j'ai eu plus de mal. Le pitch de l'histoire laissait entrevoir quelque chose de déjanté, novateur et sortant de l'ordinaire. A la lecture, j'ai trouvé que cela partait dans tous les sens et à plusieurs niveaux de l'histoire. Par moment, j'ai du sérieusement m'accrocher. Mais je dois bien avouer que ce type de littérature n'est pas spécialement ma tasse de thé. Je m’attendais à une histoire un peu plus soft, moins débridée! Mais j'assume ce choix. Ici, il s'agit de soutenir un projet artistique. Je pense qu'il y a un public, plus jeune que moi, plus ouvert à ce genre de BD. Il faut toujours se souvenir que la présentation d'un projet est toujours réductrice et qu'on ne voit vraiment le résultat définitif qu'à la lecture, lorsque vous avez le livre en main. Un investissement a une part de risque, surtout quand il s'agit d'un projet culturel. Vous comprendrez aussi que la lecture numérique ne m'intéresse pas, je reste un adepte du livre physique.


Y a-t-il d’autres projets Sandawe qui vous attirent ?

A l'heure actuelle, j'ai investi 20 € sur le tome 2 de Maudit mardi de Nicolas Vadot. J'ai beaucoup aimé le tome 1 et c'était beaucoup plus facile pour moi d'investir en ayant lu ce premier tome. Je vais voir de temps en temps sur le site Sandawe pour y jeter un œil. J'espère que Hell West tome 2 sera vite financé car ce serait bête de laisser l'aventure pendante après le 1er tome...C'est probablement mon futur investissement.

 

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William 

 


Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (9) | Tags : vervisch, lamy, sandawe, hell west, western, fantastique, héroic fantasy | | |