14/07/2017

Croquemitaines T2/2

 

Croquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, actionCroquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, actionScénario : Mathieu Salvia
Dessin : Djet
Éditeur : Glénat Comics
128
pages
Date de sortie : 31/05/2017
Genre : thriller, fantastique, road-comic, aventure, action

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les monstres, ça n’existe pas que dans la tête des enfants...

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie… Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott va se retrouver plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant et dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir…

Mathieu Salvia et Djet réinventent toute une mythologie de l’enfance dans un récit d’horreur tendre et un parcours initiatique sur le deuil et l’acceptation de la peur. Une aventure touchante et fantastique servie par un graphisme très moderne aux influences plurielles (jeu vidéo, animation, comics, manga).

En bonus : les dessous de la création de l’œuvre, des informations additionnelles sur le background et la mythologie des Croquemitaines, des recherches graphiques et une galerie d’hommages exclusifs par des grands auteurs du 9e art !

Croquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, action



Mon avis

Tout se bouscule, tout s'enchaîne à une vitesse effrénée et finalement... et bien tout va un peu trop vite. Ce splendide Road Comic – tant graphique que scénaristique - passe d'un taxi à un hôtel miteux sans laisser le temps au lecteur de respirer. Mais à quoi bon ? Le petit Elliott aussi est hors d'haleine. Il n'en peut plus : c'est trop pour un petit garçon de son âge. D'ailleurs : pourquoi est-il mêlé à cette sordide guerre entre croquemitaines ?

C'est la question qui revient inlassablement dans les dialogues : qu'est-ce que ce gamin a de particulier ? Pourquoi le père la Mort tient-il à protéger ce môme contre vent et marrées ? Qui peut bien connaître la réponse à ça ?

Entre course poursuite et introspection sur l'existence maléfique des croquemitaines, Salva et Djet nous font caresser les ténèbres du bout des doigts, à chaque page qu'on tourne en quête d'une échappatoire. Mais viendra-t-elle seulement, cette lumière dans l'obscurité ? Et pour qui ?

J'ai lu ce second – et dernier – tome de « Croquemitaines » avec voracité, telles les créatures démoniaques qui se jettent à corps perdu sur de pauvres âmes qui avaient le malheur d'être au mauvais endroit, au mauvais moment. Faut dire que l'histoire colle à la trame et ça tient en haleine. C'est bien là la digne suite du tome 1 lu précédemment et qui m'a d'emblée mise en appétit.

Mais, parce qu'il y a un mais... c'est trop court !

Croquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, action

J'aurai voulu en savoir plus sur les croquemitaines, les différents clans, la genèse de cette traque sans fin. C'est donc sur ma faim que je me suis néanmoins délectée de l'aventure et surtout... surtout : quel dessin mes amis !

Certes c'est sombre, mais on ne parle pas des Ondines qui se baignent à demi-nues dans les lagons de l'été. Non, ici c'est la mort elle-même qui est dépeinte sous les traits d'un grand barbu mélancolique. C'est le néant qui frappe à chaque porte, l'angoisse et la frayeur que Djet a su dessiner de main de maître. Entre sang et noirceur de l'âme, entre hémoglobines et figures malsaines. Tout dans cette œuvre complète en deux tomes peut donner naissance à des « spin-off », des flash-back, des aventures antérieures ou postérieures qui, je le sens : ne demandent qu'à naître de la plume de nos deux compères franchement doués dans ce domaine.

 

 

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Croquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, action

 

Croquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, action

 

Croquemitaines, Mathieu Salvia, Djet, Glénat Comics, thriller, fantastique, road-comic, aventure, action

À quand un « Croquemitaines Anthologie » ou un truc du genre ? Parce que sérieux les mecs (Mathieu et Djet, je me permets cette petite familiarité de vous appeler comme ça) : j'en ai pas eu assez !

 

À bonne entendeur,

ShayHlyn.

09/07/2017

Les chroniques courtes (137): Chaussette, le blog de Nina, dresseuses de monstres T.1&2

Chaussette
chaussette.jpgchaussette t1.jpgDessin : Anne Montel.
Scénario : Loïc Clément.
Éditeur : Delcourt.
Sortie : 18 avril 2017.
32 pages.
Genre : Jeunesse.


Chaussette (trouée ?), une vieille dame, et son chien Dagobert qui a mis son pantalon à l’envers sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connait bien et les observe (pas bien !) arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi.
Un très joli récit que Gaëlle (12 ans) a bien apprécié qui nous parle du temps qui passe et de l’absence des êtres chers. Un album que les enfants de 8 à 10 ans pourront relire plusieurs fois vu la poésie qui émane de ce récit.
Petit anecdote, Dogobert, apparait dans le Voleur de Souhaits sous le trait de Bertrand Gatignol en page 5 et on retrouve Félix et Héloïse (les héros du voleur de souhaits) dans Chaussette page 19.
Un album trop mignon qu’on recommande chaudement chez Samba BD.
Gaëlle +Samba.


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Le blog de Nina

le blog de nina.jpgla blog de nina t1.jpgDessin : Grégoire Mabire
Scénario : BéKa
Editeur : Bamboo.
62 pages.
Sortie : 31mai 2017
Genre : jeunesse

 

 

En passant cette BD à Gaëlle (12 ans), je savais que ce titre allait toucher son cœur. Déjà, le dessin attrayant et coloré accompagné d’imageries du web serait facilement adopté. Mais quid de l’histoire ? On suit la jeune Nina quittant la ville pour la compagne où tout est affreusement « vert ». Comme elle a du mal à se faire de nouveaux copains et copines, elle décide de créer un blog pour communiquer avec ses anciens amis de la ville.
Cet album sera donc plutôt destiné aux filles à partir de 10 ans. Elles y trouveront de la romance très fleur bleue, de la tendresse, de l’humour et une belle histoire. Le seul défaut que Gaëlle a trouvé « c’est trop courttttttttttttttttttttttttttttttttttttt !!!!! ». C’est vous dire comment elle a dévoré ce blog de Nina.

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Gaëlle et Samba.

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le blog de nina,chaussette,beka,bamboo,delcourt,clement,montel,mabire,jeunesse, dresseuses de monstres, Shimazaki Mujirushi, Komikku, jeunesse, fantastique, aventurele blog de nina,chaussette,beka,bamboo,delcourt,clement,montel,mabire,jeunesse, dresseuses de monstres, Shimazaki Mujirushi, Komikku, jeunesse, fantastique, aventureDresseuses de Monstres T.1 & T.2 (série complète)

Scénario : Shimazaki Mujirushi
Dessin : Shimazaki Mujirushi
Éditeur : Komikku
Date de sortie :  06/07/2017
Genre : Fantastique, aventure, jeunesse.

 

 

Tout est dit dans le titre : nous allons voir des dresseuses, en d'autres termes des jeunes collégiennes qui étudient pour devenir dresseuses de... et bien oui, évidemment : des monstres ! Appelés aussi Kaiju (termes japonais pour dire « monstre »). Ces derniers sont apparus sur Terre on ne sait trop comment, et toujours aussi mystérieusement : il s'est avéré que seules certaines jeunes filles étaient capables de les calmer, voire de les maîtriser grâce à leur chant. Gentil petit manga, mais euh : 2 tomes ? C'est tout ? Même si ce n'est pas le manga du siècle, ça fait léger...

 

ShayHlyn.

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03/07/2017

Courrier des Miracles T.1

Le courrier des miracles, Noboru Asahi, Komikku,Seinen, fantastique, introspection, tranche de vie. Courrier des miracles, Noboru Asahi, Komikku,Seinen, fantastique, introspection, tranche de vie. Scénario : Noboru Asahi
Dessin : Noboru Asahi
Éditeur : Komikku
192
pages
Date de sortie : 08/06/2017
Genre : Seinen, fantastique, introspection, tranche de vie.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Makoto Murase est un lycéen ordinaire qui s'ennuie dans sa vie. Se soumettre quotidiennement à des rituels immuables et voir toujours les mêmes têtes au bahut ne l'enchantent guère. Mais sa rencontre inattendue avec un pigeon va totalement bouleverser son destin.

Un conte philosophique inoubliable pour un messager hors du commun !

Courrier des miracles, Noboru Asahi, Komikku,Seinen, fantastique, introspection, tranche de vie.

Mon avis :

 

Qui ne s'est jamais demandé à quoi rimait notre existence ? Pourquoi sommes nous sur Terre ? Quel est le but de la vie ? Ces questions, elles nous ont tous, un jour ou l'autre, traversé l'esprit. Ce sont ces fameuses « questions existentielles » qui nous permettent de nous interroger sur nous-mêmes, nos choix, nos actes, ... et même si la vie nous sourit, que nous avons tout pour nous : on se les pose quand même ! Car elles nous permettent de faire le point, de revenir à l'essentiel, au vrai, au tangible, au concret.

 

Ce sont ces mêmes questions qui hantent Makoto, jeune garçon séduisant, bon élève, charismatique et avec une charmante petite amie. On aurait même tendance à dire qu'il est né sous une bonne étoile et pourtant : sa vie lui semble fade, sans intérêt. Comme s'il était une coquille vide.

Courrier des miracles, Noboru Asahi, Komikku,Seinen, fantastique, introspection, tranche de vie.

C'est alors que s'offre à lui la chance de faire un choix. LE CHOIX. Celui de vivre ou de mourir. Suicidaire ? Non. C'est le sort qui s'est penché sur son cas en lui envoyant un pigeon – symbole du messager divin par excellence. Enfin normalement c'est une colombe, mais c'est déjà ça, notre pigeon est blanc. Mais au lieu de lui apporter la lumière divine dans un message énigmatique, le corps de Makoto se retrouve plongé dans le coma suite à un accident (causé par ce même pigeon) et son âme, matérialisée dans un autre corps, se retrouve dans un lieu céleste où une jeune femme mystérieuse et un drôle d'énergumène sous un drap l'attendent en compagnie du pigeon qui s'avère doté de la parole.

 

Makoto a le choix. Soit il laisse le destin lui ôter la vie, soit il accepte de devenir « porteur de miracles ». Il lui suffira de se rendre là où on lui ordonne sur Terre avec un colis contenant un miracle. Tantôt petit, tantôt plus conséquent, mais toujours porteur de changement dans la vie de ceux qui vont le recevoir... si tant est qu'ils l'acceptent. Ce qui rend la mission de Makoto encore plus compliquée. Car pour retrouver sa vie d'avant, il doit livrer ces colis en temps et en heure, mais en plus : ils doivent être acceptés par les destinataires.

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Mais laissons là le résumé pour le vif du sujet. Ce manga en trois tomes est prometteur. Il nous permet de nous remettre en question, comme ce brave Makoto qui ne pouvait comprendre l'importance de la vie qu'en étant sur le point de la perde. Par chance, nous, lecteurs, n'avons que cette perspective. Nous sommes bien vivants et nous pouvons, comme le héros, se poser les questions qui comptent. Celles qui changeront notre lendemain. En regardant la « vie parallèle » de Makoto ainsi que celle de ses destinataires – qui ont réellement besoin d'un miracle même infime – nous nous permettons une petite introspection sur la vie.

Et franchement, ce manga est un magnifique support pour se faire !

Courrier des miracles, Noboru Asahi, Komikku,Seinen, fantastique, introspection, tranche de vie.

En plus du sujet profond présenté avec une certaine légèreté – on ne s'attarde pas sur le fait que Makoto soit dans le coma – les dessins amènent admirablement bien l'histoire. Makoto aux cheveux noirs devient une sorte d'ange – sans les ailes – aux cheveux blancs. Lui si soucieux de son existence, se retrouve obligé de s'intéresser et de comprendre les gens qu'il doit rencontrer. Des dessins et des situations réalistes dans un Japon contemporain. La vie de tout un chacun dépeint avec minuties et soucis du détail.

 

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Vivement la suite !

ShayHlyn.

 

03/06/2017

Ornithomaniacs

 

Ornithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporainOrnithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporainScénario : Daria Schmitt
Dessin : Daria Schmitt
Éditeur : Casterman
104
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Fantastique, intimiste, fable, contemporain

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fable légère et drôle, aux références gothiques, à mi-chemin entre La Famille Adams et les films de Tim Burton.

Niniche est une jeune fille comme les autres, accro au portable, avec une mère insupportable, une copine très bavarde et... des ailes !


Une toute petite paire d'ailes dans le dos, dont elle ne sait comment se servir et qui l'encombrent plus qu'autre chose. Mutation génétique, simple difformité, ou signe évident d'une double nature...
Ses ailes lui ouvrent pourtant les portes d'un monde inattendu, lorsqu'elle rejoint une mystérieuse école et son curieux professeur.

Ornithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporain

Mon avis

 

Voici un bouquin qui sort de mes sentiers battus. Un univers sombre, émo, gothique et pourtant captivant. L'histoire d'une jeune fille – Niniche – sur le dos de qui pousse une paire d'ailes. Sa mère, bien trop occupée à accuser le monde moderne de cette excroissance (parce que, malgré toutes vraisemblances, l'histoire est contemporaine avec Internet, téléphones mobiles et malbouffe) ne fait pas attention à sa fille qui est totalement perdue ! On le serrait à moins en même temps. Imaginez vous, jeune ado sans histoire avec soudain deux ailes dans le dos qui semblent ne vous servir à rien si ce n'est faire de vous la risée de votre entourage.

 

C'est ainsi que, guidée par les conseils de sa meilleure amie, Niniche va s'en aller au « château » où elle va être accueillie par le professeur Balaeniceps Rex (plus communément appelé « le bec-en-sabot du Nil » dans la classification ornithologique) et ce qu'il reste d' Icare (oui, oui, celui de la mythologie qui s'est brûlé les ailes) à savoir un squelette aux airs mexicains avec qui elle va tenter de voler, mais aussi d'assumer qui elle est.

 

Autant vous dire que ce fut toute une aventure. Au fil des pages, le saugrenu rencontre la réalité sans le moindre problème apparent. Une sorte de nouvelle version d' « Alice au pays des merveilles » mais sans le pays des merveilles et sans Alice. Mais Niniche, une jeune fille complètement paumée parce que l'Homme, sachez-le, aime mettre tout dans des cases, classifier, cataloguer... or : dans quelle catégorie mettre une jeune fille qui n'a pas d'apparentée avec les anges du Seigneur et aucun lien de sang avec oiseau ?

 

Une chouette introspection de la vie, de réflexion sur le comportement humain et sur le monde qui nous entoure.

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Quant au dessin, quel style ! C'est à la fois sombre et pourtant tellement vivant ! Cette technique de « dessins aux traits » permet toutes les accentuations, tantôt fourni, sombre, opaque... des traits serrés, tantôt légers pour rendre les personnages plus clairs et les visages remplis d'espoir. Mais ce n'est pas tout ! Daria Schmitt a également joué avec les ombres, parfois noires, parfois blanches pour contraster avec le décor hachuré et pesant. Le tout pour rendre une œuvre unique en son genre, entre « La famille Adams et les films de Tim Burton » comme on peut le lire en 4e de couverture.

 

Une (més)aventure fantastique dans ce monde obscur et décadent.

 

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Je ne peux que vous le conseiller, au moins à lire une fois, feuilleter ces pages si artistiques où on apprend deux ou trois trucs sur les oiseaux, quelques allusions aux rêves humains de voler (comme la machine de De Vinci suspendue dans une pièce ou tout simplement Icare), les créatures fantastiques comme Lapsus le bébé Griffon. Et tant d'autres aspects tantôt graphiques, tantôt scénaristiques, voire juste Humains. Le tout réuni dans ce superbe ouvrage.

 

 

ShayHlyn.

02/06/2017

Espace vital - tome 2 -

espace vital, bollée, meddour, glénat, fantastique, angoisse, huis clos, thriller, 7/10, 04/2017espace vital, bollée, meddour, glénat, fantastique, angoisse, huis clos, thriller, 7/10, 04/2017Scénario : Laurent-Frédéric Bollée
Dessin : Fabrice Meddour
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : thriller, fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Des prisonniers de l’étrange hôtel hors du temps et de l’espace, il n’en demeure que trois : Nathan, Helen et Garth. Du moins, le pensaient-ils... Car un nouveau « naufragé » ne tarde pas à faire son apparition, aux côtés du cadavre de Hans. Visiblement, en plus des pièges que renferme ce lieu hostile, un autre danger les menace : l’un d’entre eux est un tueur en série ! S’agit-il du nouveau venu, Harlan ? Ou du taciturne Garth dont ils se méfient depuis le début ? Même si les survivants ignorent toujours les raisons de leur présence ici et les règles de ce jeu pervers, ils ne sont pas dupes quant à son dénouement. À la fin, il n’en restera qu’un.

 

 

"t'as compris comme moi, je suppose, ce qui se passait ici..."

 

Mon avis

Des 6 à s'être retrouvé échoués dans ce manoir étrange entouré d'un champ de force empêchant toute fuite, ils ne sont à présent plus que 3. Enfin ... normalement. Une chose semble sûre, c'est qu'il ne doit en rester qu'un. Dans ce deuxième tome qui arrive très vite après le premier sorti en février de cette année, LF Bollée nous offre son lot de rebondissements et de révélations, qu'il est évidemment impossible de dévoiler ici au risque de ruiner l'intérêt de la lecture. Si, quand même, je peux vous dire qu'on en sait un peu plus sur le passé des survivants, que ce passé fout un peu la trouille et que je n'aimerais pas être enfermé dans ce foutu manoir avec eux ! Enfin, juste pour susciter l'envie et attiser un chouillat la curiosité, il n'y a qu'une question à se poser : pourquoi ne doit-il en rester qu'un ??

Ambiance toujours aussi glauque et oppressante pour cet étrange thriller fantastique dont on se demande bien quelle en sera l'issue. On saura tout dans l'ultime tome qui, espérons-le, devrait paraitre avant la fin de l'année.

Loubrun

 

 

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espace vital, bollée, meddour, glénat, fantastique, angoisse, huis clos, thriller, 7/10, 04/2017

 

espace vital, bollée, meddour, glénat, fantastique, angoisse, huis clos, thriller, 7/10, 04/2017

 

espace vital, bollée, meddour, glénat, fantastique, angoisse, huis clos, thriller, 7/10, 04/2017

 

le tome 1

espace vital, bollée, meddour, glénat, fantastique, angoisse, huis clos, thriller, 7/10, 04/2017

30/05/2017

Perséphone (récit complet)

 

persephone.jpgpersephone-1.jpgScénario : Loïc Locatelli-Kournwsky
Dessin : Loïc Locatelli-Kournwsky
Éditeur : Delcourt
144
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : Adaptation, fantastique, jeunesse, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur :

Le mythe grec de Perséphone et Déméter, revu et corrigé par un jeune auteur expatrié au Japon, dans un univers à mi-chemin de la fantasy, de l’animation japonaise et de l’Amérique des fifties…

Perséphone est une jeune fille ordinaire… et c’est bien son problème : fille adoptive de la célèbre magicienne

 Déméter, elle peine à trouver sa place aux côtés d’une mère qui en prend un peu trop. Poussée par des cauchemars récurrents et une légitime curiosité, elle décide de découvrir la vérité sur des origines qu’on tente de lui cacher. Une décision qui va l'emmener jusqu’aux Enfers, dans une aventure épique dont les enjeux dépassent de loin sa quête personnelle.

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Mon avis :

 

Que dire quand la mythologie est ainsi malmenée ?! Loin d'être contre toutes formes de modernismes pour attirer un public plus jeune, j'ai néanmoins du mal à supporter que les histoires d'Antan soient ainsi chamboulées. Ajouté à cela un dessin « pas terrible-terrible »... eh non ! Je me retrouve à vouloir mettre un zéro pointé à cet ouvrage qui aurait pu... aurait... pu... être prometteur.

 

Certes, je le dis souvent, mais j'ai bien aimé la mise en situation, Persephone est assez attachante comme personnage et les décors avaient leur petit charme. Mais cher Loïc Locatelli-Kournwsky : retournez donc réviser vos mythologies !

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Pour la petite histoire, Persephone était la fille de Zeus et de Déméter (sa fille légitime contrairement à cet ouvrage qui en fait sa fille adoptive) et épouse d' Hadès. La légende veut qu'elle passait 6 mois de l'année sur Terre et les autres 6 mois en Enfers où elle y faisait pousser toutes sortes de végétations : donnant ainsi un peu de vie à ce royaume sous-terre. Ça : c'est la vraie histoire !

 

Place maintenant à l'abomination de Sir Locatelli-Kournwsky : Hadès a perdu sa femme et sa tristesse l'a rendu odieux et dictatorial. Je vous imagine vous dire « quoi ? Perspéphone meurt ? » Ah bah non... dans ce récit, elle ne connait même pas Hadès en personne. Elle ne l'a jamais vu et elle a été sauvée par Déméter quand celle-ci a fermé les portes de l'Enfer à tout jamais.

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Dans les vagues souvenirs de la jeune fille qui vit donc sur Terre sans savoir qu'elle est née en Enfer, elle voit un homme Coré et une femme qui tentent de la sauver. On peut donc supposer que ce sont ses vrais parents et qu'il s'agit là de bribes de souvenirs. Sauf que, sachez-le : Perséphone a un autre prénom (selon la région où sa légende est racontée). Elle s'appelle Coré.... ça commence à faire pas mal d'incohérences tout ça, vous ne trouvez pas ?

 

 

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Tellement que finalement je vais en rester là et pleurer sur le sort de Perséphone qui n'aura eu que son don pour la botanique de sauver dans cette histoire. Paix à son âme... et à ceux qui, comme moi, aiment la mythologie.

ShayHlyn

26/05/2017

Croquemitaines T.1/2

Sans titre 1.jpgSans titre 4.jpgScénario : Salvia
Dessin : Djet
Éditeur : Glénat
128
pages
Date de sortie : 12/04/2017
Genre : aventure, thriller, policier, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Les monstres, ça n’existe pas que dans la tête des enfants...

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie... Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir...

Mathieu Salvia et Djet réinventent toute une mythologie de l’enfance dans un récit d’horreur tendre et un parcours initiatique sur le deuil et l’acceptation de la peur. Une aventure touchante et fantastique servie par un graphisme très moderne aux influences plurielles (jeu vidéo, animation, comics, manga).

En bonus : les dessous de la création de l’œuvre, des informations additionnelles sur le background et la mythologie des Croquemitaines, des recherches graphiques et une galerie d’hommages exclusifs par des grands auteurs du 9e art !

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Mon avis

D'entrée de jeu, nous sommes plongés dans l'atmosphère lugubre qui nous suivra tout le long du tome 1 de Croquemitaines. Il pleut à verse, des éclaires zèbrent le ciel et dans cette nuit noire et terrifiante, le petit Elliott découvre avec horreur les corps sans vie de ses parents. Il y a du sang partout et une chose est sûre : ce n'est pas un homme qui a tué ce couple. C'est un croquemitaine !

 

Non pas LE croquemitaine mais UN. Car Salvia et Djet ont su réinventer la mythologie des croquemitaines. Avec brio, je dois dire !

Ce qu'on sait d'habitude de ces créatures, c'est qu'ils rodent la nuit, souvent dans la chambre des enfants – que ce soit sous le lit ou dans le placard – attendant le moment propice pour s'emparer de l'innocente tête blonde qui aura désobéi à ses parents. Mais rares sont les œuvres (tant cinématographiques que romancées) qui lui sont entièrement consacrées. Tout au plus fait-il une apparition, ou alors il porte un autre nom tout aussi terrifiant.

 

Donc c'est avec une curiosité malsaine que j'ai parcouru cet ouvrage aussi sombre que le présage la couverture. Avec l'innocence de ce petit garçon qui se retrouve en plein milieu d'une guerre opposant Anciens et Nouveaux croquemitaines !

 

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Non contents de réinventer brillamment la légende du croquemitaine, Salvia et Djet ne s'arrêtent pas là. Alors qu'on pourrait imaginer une aventure en huis clos dans la maison du nouvellement orphelin, les deux auteurs nous entraînent dans un « road comic » (inspiré du style cinématographique « road movie » où le fil conducteur du scénario consiste en un périple sans fin sur les routes).

 

En effet, afin de sauver Elliott, Le « père-la-mort » un croquemitaine très ancien (et donc très puissant) accompagné de son « cauchemar » incarné par un chien diabolique, parcourt les routes pour échapper à une horde de croquemitaines plus diaboliques les uns que les autres, mais également pour amener le gamin en lieu sûr.

Mais pourquoi ?! Contrairement aux autres croquemitaines, le père-la-mort n'hésite pas à sauver cet enfant qu'il pourrait tout aussi bien terroriser pour se nourrir de sa peur, mais en plus : il va jusqu'à le sauver, le rassurer et tenter de l'éloigner autant que possible de leurs poursuivants. Tel un ermite, ce vieil homme charismatique entraîne ce petit bonhomme dans toute la ville, sans la moindre explication quant à son comportement inhabituel.

 

Une intrigue palpitante, rythmée par les sautes d'humeur d'Elliott qui est totalement perdu. Ce pauvre petit bonhomme qui a assisté à l'un de ses pires cauchemars – le massacre de ses parents – et qui se retrouve obligé de suivre la terreur de tous les enfants avec un chien qui pourrait le croquer en moins de deux.

 

Le tout mis en relief dans un rapport d'enquête surnaturelle et achevé par une partie bonus enrichissante sur la création de cet ouvrage. Comment Mathieu Salvia a eu cette idée de revisiter le mythe du croquemitaine, comment Djet a réalisé ses dessins tout en imaginant être à la place d'un enfant face au croquemitaine.

 

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Pour les amoureux des créatures fantastiques et d'aventures à rebondissements, je recommande « croquemitaines » qui associe mythologie et intrigue policière ; créatures d'un autre âge et époque contemporaine. Un vrai petit bijou du genre macabre.

ShayHlyn.

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25/05/2017

Demo

cov.jpg3.jpgScénario : Brian Wood

Dessin : Becky Cloonan

Editeur : Glénat

496 pages – broché

Parution : 03 mai 2017

Fantastique

 

Présentation de l’éditeur :

C’est déjà compliqué d’être un ado... alors imaginez avec des pouvoirs !

Par le biais d’histoires courtes indépendantes, Demo raconte les chroniques de jeunes gens aux capacités extraordinaires qui vont devoir, chacun à leur manière, affronter l’amour, la joie, la perte et se frayer un chemin dans un monde où – à l'instar du nôtre – il ne fait pas bon être différent... Une photographie de la jeunesse actuelle où les superpouvoirs forment le prisme révélateur des préoccupations adolescentes.

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Mon avis :

Succès critique dès son apparition 2003, Demo est passé du comics indé (AiT/Planet Lar) chez DC (Vertigo) et a été nominé aux Eisner Awards en 2005. La série, constituée de 18 histoires courtes, genre dans lequel les auteurs anglo-saxons excellent, s’est arrêtée en 2010. Elle paraît aujourd’hui en intégralité (+ quelques bonus) dans la traduction française de l’édition complète de Dark Horse Books. Au-delà de ses aventures éditoriales, Demo mérite vraiment le détour : son propos est aussi original que son traitement graphique.

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C’est d’abord le regard porté sur l’univers tourmenté de l’adolescence et la difficulté d’assumer ses différences qui touche le lecteur par sa profondeur introspective. Puis, il est fascinant de découvrir l’évolution, au fil du temps, du travail d’une jeune dessinatrice surdouée. Becky Cloonan est, en effet, depuis 2012, la première artiste féminine à dessiner Batman chez DC Comics. De l’influence des mangas dans ses premiers récits, en passant par différents styles comme l’usage d’un trait brut et épais, ou encore un traitement réaliste, on suit sa montée irrésistible vers la maturité.

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Le tout forme un épais volume, très dense, d’une intensité progressive, à lire et à relire. Bien sûr, le format court sous-entend une part d’implicite, d’ambiguïté et de non exprimé, ce qui ne nuit ni à la narration ni au rythme de la lecture. Demo est un de ces livres qu’on garde accessible, sous la main, pour s’y replonger à intervalles réguliers.

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 Skippy

18/05/2017

L'homme invisible T1

9782344011850-L.jpgPlancheA_301798.jpgScénario : Dobbs

Dessin    : Regnault Christophe

Adapté de H. G. Wells

Éditeur : Glénat

Sortie : le 29 mars 2017

Genre : Fantastique

 

 

Avis de l'éditeur :

Un étranger décide de poser ses valises dans un hôtel situé dans le tranquille et petit village d'Ipen. Les habitants sont très vite perturbés par la venue de ce mystérieux scientifique qui cache sans arrêt son visage et préfère la solitude. Et lorsqu'ils découvrent que sous ses innombrables bandages se cache en réalité un homme invisible, ils prennent peur et décident de le chasser. Mais il reviendra pour se venger... Le paisible village ne va pas tarder A se retrouver hanté par un esprit rempli de haine.

 

Mon avis :

Encore un bel ouvrage consacré aux œuvres de H.G.Wells, cette fois ci dédié au célèbre "Homme invisible". Ce premier volet (d'une série en deux tomes), s'ouvre sur l'arrivée d'un homme mystérieux, dans une petite ville perdue au fin fond de l'Angleterre victorienne. Son style vestimentaire et surtout ses lunettes lui donnent un air "steampunk" qui n'est pas mal venu pour une histoire se déroulant à cette époque.

 En effet, le "steampunk" est associé à l'ère des machines à vapeur (=steam), un côté post-apocalyptique qui décrit assez bien l'état d'esprit de notre homme invisible!

Pourquoi? Parce qu’il est invisible justement et impossible pour lui de changer cet état de fait! Cela le rend dingue, violent, méchant et même sournois. C'est donc un homme bougon qui se présente dans une petite auberge, dans l'espoir d'y poursuivre ses recherches sur "comment  redevenir visible" Une étape dans les mésaventures de cet anti- héros, qui vous l'aurez compris, survient bien après le début original de l'histoire.

 H.G.Wells dépeignait, en effet, la transformation du visible vers la transparence.

Comment ce professeur un peu fou avait d'abord rendu son chat invisible pour ensuite tenter l'expérience sur lui-même.

Un petit bémol dans ce volume que j'aurais préféré voir débuter avec le commencement des expériences. Pour le contenu, toutefois : c'est plutôt cohérent.On perçoit cette folie grandissante, le côté malsain du personnage qui joue de son statut pour commettre divers larcins, passant du voyeurisme au vol...souvent avec violence (ce qui prouve encore davantage la folie qui le gagne à rester dans cet état)

Quand au dessin : rien à redire. Il colle avec l'époque ainsi qu'avec le style. Les traits des personnages sont excessivement détaillés - un peu trop même parfois - au point de se demander si Regnault Christophe n'a pas oublié une ride quelque part en chemin.

 

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Coq de Combat

 

 

03/05/2017

Strange Fruit

cov.jpg1.jpgScénario : Mark Waid et J.G. Jones

Dessin : J.G. Jones

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 avril 2017

Aventures - fantastique

 

Présentation :

Dans la petite ville de Chatterlee, située dans le Mississipi, la Grande Crue de 1927 fut bien plus que la pire inondation survenue au cours de l’histoire de Etats-Unis. Ce fut en réalité l’époque d’un grand changement. Tandis que la rivière montait et que les digues cédaient, ravageant les terres, les villes et les plantations aux alentours, des tensions raciales et sociales éclataient. Si bien que lorsqu’un être littéralement descendu du ciel remit en question tout ce qui pouvait diviser les gens de cette région, cela changea les choses … pour toujours. Car cet être venu d’ailleurs était … noir !

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Mon avis :

Récit engagé en faveur de la cause noire, fondamentalement anti-raciste, Strange Fruit doit son titre à une vieille chanson de Billie Holiday. C’est l’histoire d’une sorte de Superman noir qui fait irruption dans le Sud profond pour intervenir lors d’événements dramatiques. L’idée est en soi très intéressante et le traitement graphique frôle la perfection esthétique. Ce qui fait d’ailleurs tout l’intérêt de l’album. En effet, les couleurs aquarelles directes et le dessin réaliste donnent à chaque case une intensité remarquable. S’il n’y a rien à redire sur la documentation et la reconstitution du contexte historique, l’histoire laisse de nombreuses questions ou hypothèses de lecture sans réponses. Ce qui génère une sensation de trop peu. On a envie d’en savoir plus sur le personnage principal, on voudrait connaître son passé et les circonstances qui l’ont amené à ce moment et à cet endroit. On reste sur sa faim et sur cette fin … ouverte.

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Skippy