18/02/2018

Chroniques courtes #161 : Centaures T.2, Gai-Luron T.2

ryo sumiyoshi,glénat,seinen,aventure,fantastique,centaures-mangaryo sumiyoshi,glénat,seinen,aventure,fantastique,centaures-mangaScénario : Ryo Sumiyoshi
Dessin : Ryo Sumiyoshi
Éditeur : Glénat
180
 pages
Date de sortie : 07/02/2018
Genre : Seinen, aventure, fantastique, mythologie.

 

 

Qu'est-ce c’est que ça ? J’ai vraiment espéré un mieux avec ce tome 2, maiiiiiiiiis non, que dalle, nada, bernique. « Centaures 2 » est encore plus pourri que son prédécesseur. Non seulement les dessins semblent tout droit sortis du carnet de croquis de l'auteur – ce serait-il trompé en rendant ses copies à l'éditeur ? Monsieur Sumiyoshi, vous n'avez pas donné les planches finales !! – mais le scénario en prend un sacré coup aussi… Tout va trop vite, dans tous les sens, en oubliant de mettre de l’émotion, du tragique là où il en faudrait et bien trop où on ne comprend pas pourquoi… tant et si bien que je ne peux même pas vous faire un pitch précis. C’est nulle et puis c'est tout. Dommage car j'aime vraiment ces créatures mythologiques et l’auteur pourrait être talentueux s’il s'en donnait la peine…d'où mon petit cœur. Allez, on se rattrape et on fait mieux la prochaine fois, okay ?! Espérons en tout cas.... 

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Votre dévouée ShayHlyn, totalement dépitée par ce manga.

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Les nouvelles aventures de GAI-LURON

TOME 2: Gai-Luron passe à l'attaque

ryo sumiyoshi,glénat,seinen,aventure,fantastique,centaures-manga,chroniques courtes,#161Scénario : Frédéric Felder
Dessin : Pixel Vengeur
Éditeur : Fluide Glacial
44 pages
Date de sortie :  10 janvier 2018
Genre : Humour

 

 

Un petit album bien dessiné et scénarisé qui rend un hommage plus que correct au personnage de Gai-Luron, crée par le talentueux Marcel Gotlib, en 1964 dans Vaillant.

Les deux artistes ont su reprendre tout l'absurde de l'impassible mais pourtant inquiet Gai-Luron, qui ne l'est pas souvent, lui (gai s'entend). Cependant les histoires courtes de l'album sont les meilleures et l'on se surprend à bailler devant les longueurs des pages consacrées au séjour de notre héros dans l'armée (ou alors c'est parce que les militaires, moi...). Par contre les amours contrariés de Gai-Luron et de la gourde Belle-Lurette, encouragés par le copain Jujube, sont hilarants !

Un petit livre amusant qui peut faire connaître cet émule de Droopy aux nouveaux jeunes boutonneux !

JR

 

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10/02/2018

Dark Blood T.1

Dark Blood, Amélie Sarn, Marc Moreno, Delcourt, fantastique, aventure, thrillerDark Blood, Amélie Sarn, Marc Moreno, Delcourt, fantastique, aventure, thrillerICARE

Scénario : Amélie Sarn
Dessin : Marc Moreno
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 10/01/2018
Genre : fantastique, aventure, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Laissez-vous séduire par ce récit fantastique à la fois noir et romantique. Il nous entraîne à travers les âges, aux temps des premiers vampires, et révèle l’étonnante origine de cette malédiction…

Paris, 2010. Quand Icare se réveille dans la rue, il ne se rappelle que de son nom. Des bribes de souvenirs provenant d’époques trop lointaines lui reviennent en mémoire de façon imprévisible. Il sait qu’il doit tuer pour survivre et cette idée lui fait horreur. Mais il ignore qui est Lucia Néra, vampire aussi belle que cruelle, et les raisons qui la poussent à le poursuivre depuis des siècles…

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Mon avis

Qui est Icare ? Personne ne le sait, pas même lui... Dans les rues de Paris, de nos jours, il passe pour un sans-abri amnésique, incapable de dire d’où il vient et où il va. Seuls quelques flashs resurgissent de temps en temps : une étoile sur une casquette lui rappelle l’écusson de l'armée rouge durant la grande Révolution russe ; une soirée mondaine dans les années folles en se souvenant d'un visage, … Apparemment, il n'y a qu'un groupe de vampires à être au courant de sa vie. Et pourtant Icare les fuit. Se sachant pourtant vampire lui-même, il semble néanmoins vouloir s'en éloigner, mettre autant de distance que possible entre lui et eux. Mais pourquoi ? Icare ne s’en souvient plus...

 

Le décor est ainsi planté. Plutôt anecdotique dans son genre quand on est habitué aux vampires presque omnipotents, qui n'ont que le soleil et l’ail comme points faibles. Alors un vampire amnésique, ça change de notre cher Louis (entretien avec un vampire) qui a pu nous retracer sa bien trop longue existence (à son goût). Et ce n'est pas la seule différence avec nos idées préconçues des vampires.

 

Contrairement aux jolis crocs que Dracula, Lestat et consort ont l'habitude de planter dans le cou de leurs victimes, les personnages de Amélie Sarn et Marc Moreno sont un mélange de lézard à la langue bifide, de requin aux multiples rangées de dents acérées et du poisson vipère de Sloane (je ne vous dirais jamais assez combien Google et Wikipédia sont nos amis). Autant dire que je préférerai rencontrer ce triste Sir d’Edouard Cullen qui n'a de vampire que le nom plutôt que ce monstre là… qui finalement, n’a pas grand-chose de vampirique au sens que nous l'entendons, si ce n’est le goût du sang qui lui est vital.

 

Toutefois, ce style nouveau ne gène pas outre mesure. Tant que personne ne nous apportera un vampire prêt à être anatomiquement et biologiquement étudié : une théorie en vaut bien une autre (même si vous l'aurez compris, je préfère le classique). Là où le bas blesse, c’est que malgré toutes ces différences marquées, la trame reste dans le domaine du déjà vu. Souvenez-vous de Selene dans Undeworld qui ignore la vérité concernant la fin tragique de sa famille humaine, Blade interprété pour Wesley Snipes qui cherche à comprendre son corps et la biochimie pour créer d'autres vampires diurnes, ... et j’en passe et des meilleurs.

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Les vampires qui se pourchassent entre eux aussi sont légion. Blade encore une fois, Twilight, Lestat qui poursuit Louis dans « entretien avec un vampire » et même dans « Lincoln chasseur de vampires ». Pas facile donc de faire innovent.  Ce qui n’empêche pas le scénario d'être intriguant. Icare ? Comme l’homme qui s'envola trop près du Soleil ? Dans les mythes et légendes, je connais l’histoire des vampires, enfants de Judas ; celle où ils seraient les descendants de Lilith, première épouse d’Adam, qui fut bannie du Jardin d’Eden et transformée en démon – plus exactement, en vampire. Mais Icare ? ce prénom m'intrigue. Et autant vous dire qu'il fallait bien ça car le dessin, bien que prometteur, n’a rien de transcendant.

 

Autant le dire d'emblée, Moreno a perdu de sa superbe ! Hier encore, le chroniqueur Coq de Combat, CdC pour les intimes, me faisait remarquer la décadence du dessin au fil des tomes du « Régulateur » qui était pourtant somptueux au début et, osons le dire : passable vers la fin, avec quelques soubresauts de talent par-ci, par- là, l’espace d'une page ou d'une case...

 

C’est donc triste à dire, mais DARK BLOOD Commence graphiquement comme le Régulateur a fini. Des jets de sang toujours rougeoyant, de sorte qu'on pourrait l'imaginer dégouliner du livre, des mouvements vifs, des scènes de violence intenses, quelques portraits en pied relevant le niveau du reste qui est fade et sans constance. Résultat : ces quelques détails, qui pourraient vous sembler nombreux, sans oublier l'indéniable talent de Moreno pour les décors (là, je dis chapeau  Monsieur !) sont les seules raisons pour lesquelles je n'ai pas un zéro pointé au dessin.

 

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Allez Monsieur Moreno , reprenez-vous ! Et vous, Miss Sarn : surprenez-moi.

ShayHlyn

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30/01/2018

Centaures T.1

Centaures, Ryo Sumiyoshi, Glénat, Seinen, aventure, fantastique, mythologie.Centaures, Ryo Sumiyoshi, Glénat, Seinen, aventure, fantastique, mythologie.Scénario : Ryo Sumiyoshi
Dessin : Ryo Sumiyoshi
Éditeur : Glénat
180
pages
Date de sortie : 17/01/2018
Genre : Seinen, aventure, fantastique, mythologie.

 

 

Présentation de l'éditeur

Des créatures mythiques traitées avec le plus grand réalisme

Plus téméraire qu'un cheval, plus fier qu'un homme, le centaure est un être divin, côtoyant les hommes depuis la nuit des temps. Mais en ces périodes de trouble, les humains les ont réduits à l'esclavage, afin de les utiliser comme “armes de guerre”. Pour sauver son fils, le fier et sauvage centaure Matsukaze se laisse capturer par les humains. Il y fait la rencontre de Kohibari, un jeune mâle de son espèce, apprivoisé par les hommes. Ensemble, ils tenteront une folle évasion pour reconquérir la liberté de leur peuple…


Illustratrice, mangaka, designer pour les jeux vidéo (notamment sur Monster Hunter), Ryo Sumiyoshi est une artiste multi-médium qui a développé un style très personnel, soutenu par de solides bases en dessin. Le réalisme de la morphologie de ses centaures saura vous en convaincre ! Conçu en cinq tomes, cette série vous propose un premier arc de deux tomes, constituant une histoire complète. Parcourez les plaines et les montagnes en compagnie de ces créatures mythiques !

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Mon avis

Autant il existe des œuvres que j’attends avec impatience et qui répondent à mes espérances, autant d'autres font un flop monstrueux dans mon estime... Et, hélas, « Centaures » est de ceux là, avec une promotion alléchante qui finit par donner un goût amer à notre lecture.

 

Bien que l'idée soit intéressante de mettre en avant les centaures - créatures mythologiques mi-humaines, mi-équines – trop souvent relégués au rang de figurants dans les grandes épopées fantastiques, il est dommage de constater que le dessin et les dialogues ne suivent pas... mais alors pas du tout !

 

Certes, la morphologie de ces êtres majestueux est respectée jusque dans la moindre courbe, par contre les visages. Mon dieu comment vous décrire cette catastrophe ? Hormis quelques plans où la superbe des centaures est mise en valeur, attestant que la dessinatrice n'est pas dénuée de talent : le reste, les expressions faciales principalement, est un florilège de grimaces stupides au point de rendre Kohibari pathétique au possible. Je peux concevoir qu’il découvre la liberté après une vie d'esclavage, mais regardez « Raiponce » de Disney (qui rencontre les mêmes découvertes du monde extérieur) et vous verrez où le bas blesse…

 

Il y avait pourtant de l'idée en voulant nous faire (re)découvrir les centaures dans une aventure mêlant la mythologie à l’état brut et la dite civilisation humaine. Le contexte de guerres entre les hommes avides de conquêtes, certes classique mais efficace ; la coexistence avec des êtres quasi divins que sont les centaures ; des familles déchirées ; la recherche des disparus ; l'envie d’asservir la Nature et ses créatures ; … Oui, les bases pour un bon manga étaient là. Le fond. La forme par contre, houlà non !

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Rien que de penser à ce centaure, Kohibari, qui a vu son village être mis à feu et à sang alors qu'il n'était encore qu'un enfant ; songer à son calvaire en tant qu’esclave, souffrir de sa double ablation des bras, imaginer la force de caractère, l’abnégation dont il a du faire preuve toutes ces années dans l'espoir, l'attente de rencontrer celui avec qui il pourrait enfin s'évader pour finalement l'affliger d'expressions niaises et sans la moindre valeur artistique… je dis non, non et non.

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Centaures, Ryo Sumiyoshi, Glénat, Seinen, aventure, fantastique, mythologie.

 

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Mais comme l'espoir fait vivre, espérons que le tome 2 rattrape le coup.

ShayHlyn

29/01/2018

Bad Ass : Jack goes to Hell

sans-titre.pngPlancheA_318712.jpgScénariste : Herick Hanna

Dessinateur : Redec

Éditeur : Delcourt Comics

96 pages

Sortie : le 3 janvier 2018

Genre : Fantastique

 

Avis de l'éditeur :

 Jack Parks est mort, abattu dans une ruelle de San Francisco. En guise de lumière au bout du tunnel, ce sont des mains décharnées qui viennent le chercher et l’entraînent jusqu’aux tréfonds de l’enfer. Là, dans la salle d’attente des services administratifs infernaux, il attend son châtiment. Mais après avoir été informé des festivités à venir, Jack décide de ne pas traîner dans le coin et s’échappe dans l’immensité du désert infernal

 

Mon avis :

Jack vautré dans son canapé s'emmerde royalement, à zapper chaîne après chaîne, qui présente des émissions bidons et des publicités caricaturales. On passe par la boisson rafraîchissante qui d'après la pub renforce le taux de sexualité, ou le dernier blockbuster entre un requin géant contre un anaconda titanesque. Sur le point de partir en mission, suite à un appel téléphonique de son agent, Jack salue la mignonne avec qui il a passé la nuit en se rendant compte, que la belle se transforme inopinément en une créature abominable...C'est la faucheuse qui ne lui veut pas que du bien!

Tentant de se sortir de ce mauvais pas, il accumule malheureusement poisse sur poisse et se retrouve percé de part en part, telle une passoire, se vidant de son sang, gisant par terre.  En se réveillant,  son âme voyage dans une salle d'attente où il tente de sortir de ce mauvais pas.

 

La chance a tourné pour Jack Parks, surnommé Dead End, car jusqu'à présent, il était à l’épreuve des balles. Voguant aux enfers, il tente de gravir les échelons (là aussi il y en a!) et récupérer son existence de mortel. Ce récit complet reste dans la conjoncture des albums de la saga Bad Ass. Vous y retrouvez donc l'humour grinçant, des personnages loufoques et des scènes d'action tout à fait comparables aux blockbusters américains. Bon, certes, ce n'est pas ce que l'on trouve de mieux en matière de Comics actuellement, déjà par sa lecture ultra expéditive, son manque de détail visuel, et ses séquences téléphonées, mais le lecteur se prendra aisément au jeu, et que dire de ses couleurs qui envoutent...littéralement. Que c'est beau ces effets lumineux, malgré une overdose d'orange et un manque cruel de bleu.

 

Finalement, l'enfer de Jack est plutôt sympathique, fort loin d'un enfer de Dante, soyons d'accord!

 

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Coq de Combat

 

 

23/01/2018

L'ange de l'ombre T3 (final)

L'ange de l'ombre, Yusuke Ochiai, Tetsuya Honda, Komikku, Seinen, thriller, fantastique, policier.L'ange de l'ombre, Yusuke Ochiai, Tetsuya Honda, Komikku, Seinen, thriller, fantastique, policier.Scénario : Tetsuya Honda
Dessin : Yusuke Ochiai
Éditeur : Komikku
Date de sortie : 11/01/2018
Genre : Seinen, thriller, fantastique, policier

 

 

 

Présentation sur Amazon.fr

Un thriller sombre et machiavélique par l'auteur de L'île infernale et Anguilles démoniaques !

Bienvenue dans les ténèbres de Tokyo... 

Un petit escroc prénommé Yoshiki manque de se faire tuer pour avoir fricoté avec la femme d'un Yakuza. Il ne doit son salut qu'à l'intervention d'une mystérieuse femme aussi belle que dangereuse. 
Au même moment, la police découvre un corps au visage figé d'effroi et avec une blessure béante au cou. Il semble avoir été vidé de son sang... 

L'ange de l'ombre, Yusuke Ochiai, Tetsuya Honda, Komikku, Seinen, thriller, fantastique, policier.

Mon avis

Le dénouement approche. À la fin de ce tome, les dés seront jetés. Mais quelle intrigue. Mêlant à la fois le fantastique, la mythologie et la criminalité de ce monde moderne : « L'ange de l'ombre » est un régal de bout en bout, du premier au troisième et dernier tome que voici.

 

Rien n'est laissé au hasard et la seule question qui persistera, jusqu'à la fin, sera : pourquoi les Yagamis existent-ils ?

 

Les Yagamis, dans la culture asiatique, sont assez semblables à nos vampires occidentaux. Ils vivent la nuit, se nourrissent de sang et sont immortels. La différence réside seulement dans ces cornes qui leurs poussent sur la tête quand ils sont au summum de la colère ou de la faim.

 

Mais revenons-en à notre histoire. Un clan de Yakusa, de même que la police, recherche une jeune femme que tout le monde connaît sous le nom de Maria ? Pourquoi ? Parce qu'elle est la seule à pouvoir leur expliquer ce qui leur arrive. En effet, Fujita et ses sbires sont devenus Yagamis sans trop comprendre comment et surtout : sans vraiment réussir à en créer d'autres – rêvant, vous pouvez bien l'imaginer, de créer une armée de criminels immortels et hyper puissants.

 

C'est un peu la chasse du chat après la souris. Sauf que la souris est non seulement superbe, mais en plus dotée d'une expérience de plus de 400 ans. La proie devenant de ce fait le chasseur, prête à tuer tous ces nouveaux yagamis et par la même occasion sauver son nouvel amour, bien humain et mortel lui, Yoshiki.

 

Un univers sombre, un dessin précis, détaillé, expressif sans oublier la police qui doit faire face aux morts découverts ça et là tout en tentant de donner une explication à l'inexplicable. Comment pouvoir annoncer dans son rapport qu'il s'agirait vraisemblablement d'une attaque de vampires ? Non pas de ces hurluberlus qui s'imaginent descendre de Dracula le père, mais bien de démons nocturnes aux visages humains et pourtant bel et bien fantastiques.

 

Un thriller haletant, avec des héros attachants et pourtant, un goût de trop peu. Parce que le mystère reste entier : pourquoi les Yagamis existent-ils ? Peut-on espérer un spin-off de cette trilogie, pour enfin répondre à cette énigmatique question ?

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L'ange de l'ombre, Yusuke Ochiai, Tetsuya Honda, Komikku, Seinen, thriller, fantastique, policier.

 

L'ange de l'ombre, Yusuke Ochiai, Tetsuya Honda, Komikku, Seinen, thriller, fantastique, policier.

 

L'ange de l'ombre, Yusuke Ochiai, Tetsuya Honda, Komikku, Seinen, thriller, fantastique, policier.

Quoiqu'il en soit, cette histoire n'a rien à envier aux plus grands récits de vampires contemporains !

ShayHlyn.

Déjà parus :

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08/01/2018

La naissance des dieux

La naissance des dieux, la sagesse des mythes, Luc Ferry, Clotilde Bruneau, Dim. D, Federico Santagat, Glénat, mythologie, histoire, fantastique, adaptation.iLa naissance des dieux, la sagesse des mythes, Luc Ferry, Clotilde Bruneau, Dim. D, Federico Santagat, Glénat, mythologie, histoire, fantastique, adaptation.iScénario : Clotilde Bruneau
Dessin : Dim. D & Federico Santagati
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 08/11/2017
Genre : Mythologie, histoire, fantastique, adaptation.

 

 

Présentation de l'éditeur

Au commencement, il n’y avait que Chaos.

Issus du néant primordial, Gaïa, la terre, et Ouranos, le ciel, donnèrent naissance aux premiers êtres de la création. Des monstres d’une violence sans borne qui se soulevèrent contre leurs parents poussés par leur cadet, le plus dangereux des titans : Cronos. C’est pour éviter sa fureur que son fils Zeus fut élevé en secret de ce père capable de dévorer ses propres enfants. C’est pour établir la paix et l’harmonie dans l’univers qu’il se mit en guerre contre lui et permit le règne des Olympiens...

Comment Zeus et les autres dieux de l’Olympe sont-ils nés et ont-ils pris le contrôle du monde ? C’est ce que ce nouvel album de la collection « La Sagesse des mythes » raconte en revenant aux origines de la création selon la mythologie grecque.

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Mon avis

Comme vous le savez, avec la collection « La sagesse des mythes » de Luc Ferry, c'est souvent « je t’aime moi non plus. ». C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai ouvert « La naissance des dieux » dont la couverture promet du grandiose.

 

De fait, les premières pages sont époustouflantes ! Des images qu’on pourrait aisément imaginer dans un musée sans avoir à rougir de côtoyer de grands Noms. La lumière, les contrastes, les ombres et les créatures sortant de cette lave en fusion mêlée à la Terre mère... Difficile après ça de « revenir » à de la bande dessinée classique. Et pourtant, Federico Santagati s'en sort plutôt bien après les 10 pages magnifiques de Dim.D.

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Bien, mais aurait peut-être pu mieux faire en dessinant l'incroyable destinée de Zeus, fils cadet de Chronos et Rhéa. Le dernier né qui, pour épargner le monde de la tyrannie de son père et sauver ses frères et sœurs du ventre de ce dernier, va user de stratagèmes et de complicités avec ses « oncles et tantes » les titans pour anéantir Chronos et ainsi devenir le plus grand des dieux de l'Olympe.

 

Pour dessiner tout ça, il fallait bien donner un visage jeune au plus connu des dieux. Un challenge remporté haut la main par le dessinateur, qui a su faire de Zeus un sérieux beau gosse ! Brun, cheveux bouclés en bataille, mal rasé, des yeux bleus enivrant,... que demander de plus ? De la constance dans les traits peut-être... car, hélas, Zeus et tous les personnages de cet album subissent le même manque de précision. Parfois, le beau dieu finit par ressembler à un hérisson ou, si vous connaissez, à des personnages de la série Tv « Grimm ».

 

Mais à côté de cela, le scenario de Clotilde Bruneau tient la route comme dans quasi chacun des tomes de cette saga, avec toujours cette enrichissante partie philosophique signée Luc Ferry pour clore l’ouvrage. Et puis finalement dans l’ensemble, c'est un album sympathique, au rythme soutenu et un dessin vivant et malgré tout attractif qui s'offre à nous.

 

 

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Bonne lecture à tous et RDV pour le prochain tome qui sait….

ShayHlyn

29/12/2017

Game of Crowns T.1

Game of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastiqueGame of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastiqueWINTER IS COLD

Scénario : Lapuss'
Dessin : Baba
Éditeur : Casterman
48
pages
Date de sortie : 15/11/2017
Genre : parodie, humour, adaptation, fantastique



Présentation de l'éditeur

Winter is (aussi) rigolo !

Une guerre impitoyable fait rage entre les 7 clans qui règnent sur les 7 royaumes. Leur but ultime : s'emparer des 7 couronnes afin de régner sur tout le territoire !

John Sneeze, Ptyrion, Grodo et la princesse Dénarines comptent sur leurs armées de dragons, de chevaliers ou de zombies pour accomplir leur hobby préféré : fendre le crâne à autrui.

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Mon avis

C'était à prévoir que « Game of thrones » aurait un jour sa parodie en bande dessinée. Et tant qu'à faire, autant la publier en début d'hiver car « Winter is coming »... oups, non : ici, l'hiver est (aussi) rigolo. Voire même, « winter is cold » (froid, pour les non anglophones) et même un peu « con-con » selon moi, mais là est tout le charme de la caricature, n'est-il pas ?

 

C'est ainsi que nous retrouvons nos héros favoris, sous des noms plus ou moins équivalents – mais totalement délirants – vivant à peu de chose près les mêmes péripéties que dans la saga romanesque/télévisuelle. Et autant vous dire que plus on les aime, plus ils prennent cher. Très cher. Houlà oui, ils en prennent plein leur grade. Que ce soit John Snow (on n'est pas encore à la scène où on voit son popotin dans le tome 1, mais on peut espérer que ce passage soit aussi revu et signé Baba à l'avenir), Kal Drogo (oh le pauvre..), Ned Stark et toute sa famille, sa belle-famille et les autres : c'en est tellement ridiculisé que c'en est drôle.

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Je vous passe tout les « oh le *choisissez le nom d'oiseau qui vous plaira le plus* » que j'ai pu dire au fil des pages. Mais si les parodies débilissimes sont votre dada (parlant de chevaux, j'adore comment ceux de cet ouvrage sont dessinés... y a au moins ça que j'aime dans la caricature), alors Game of Crowns (la guerre des couronnes, en français) est fait pour vous !

 

Puis honnêtement, c'est une façon sympa de se remémorer toute la série en attendant la venue de l'ultime saison à la télévision. Ouh que j'ai hâte moi !

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Donc en attendant de revoir mes héros préférés, tous beaux et biens filmés :

une petite parodie, aux dessins laissant chaque personnage reconnaissable,

ça fait plaisir à lire.

 

ShayHlyn

26/12/2017

Jolies ténèbres

Jolies ténèbres, Fabien Vehlmann, Sébastien et Marie Kerascoët, Dupuis, conte, fantastique, ésotérique.Jolies ténèbres, Fabien Vehlmann, Sébastien et Marie Kerascoët, Dupuis, conte, fantastique, ésotérique.Scénario : Fabien Vehlmann
Dessin : Marie et Sébastien Kerascoët
Éditeur : Dupuis
112
pages
Date de sortie : 17/11/2017
Genre : Fantastique, ésotérique, conte

 

 

Présentation de l'éditeur

Un conte cruel et saisissant


Dans le palais imaginaire de la presque princesse Aurore, le plafond se met soudain à dégouliner, les murs s'effondrent d'eux-mêmes et tous les invités s'en échappent pour ne pas finir engloutis sous des marées nauséabondes. Parce que la demeure d'Aurore n'est rien d'autre qu'une enfant gisant abandonnée dans les sous-bois, sans que quiconque sache ni comment ni pourquoi elle s'est retrouvée là. Au fil des saisons, la minuscule souveraine se démènera pour faire de son monde un conte de fées comme elle en a toujours rêvé, en compagnie de créatures telles que l'Orgueilleuse, ou l'Aventurière, et bien entendu le Prince m'as-tu-vu.

Or, dans cette fable-là, les princesses ne deviennent guère des reines. Et Aurore l'apprendra à ses dépens, lorsqu'il lui faudra prendre de cruelles décisions...


C'est une "Alice au pays des merveilles" de David Lynch, mélange de la poésie de Miyazaki et de l'insolite de Tim Burton, que ce conte noir brodé par Fabien Vehlmann et les Kerascoët.

Envoûtantes autant que morbides, ces "Jolies ténèbres" parues pour la première fois en 2009 font désormais leur entrée chez "Aire Libre" : une réédition à la hauteur de l'ouvrage, qui se voit ainsi couronné par le prestigieux label et prend place à son tour aux côtés des grands noms de la bande dessinée romanesque.

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Mon avis

Voilà bien un ouvrage pour lequel je ne savais pas par où commencer... j'en suis restée sans voix. Souvent, au fil des pages, je n'ai pu m'empêcher de détourner la tête de dégoût. Et oui... Dupuis n'a jamais si bien dit en introduisant cet album de « conte cruel et saisissant ». Alors que la petite Aurore, pas plus grande que Poucelina, tente de rendre son monde magique et beau, son entourage n'est que vilenie, méchanceté et cruauté sans nom. Quiconque ne suit pas les ordres de la prétentieuse Zélie, se voit puni de la pire des façons.

 

En lisant les « jolies ténèbres », je me suis demandée à quoi pouvait ressembler les histoires originelles de Perrault ou des frères Grimm, qui ne sont pas aussi complaisants que Disney veut bien nous laisser croire (il faut vraiment que je me rappelle d'acheter ces livres pour assouvir ma curiosité, car honte à moi : je ne les ai pas encore lu). Mais auraient-ils eu l'idée de faire naître tout un petit peuple du cadavre d'une enfant ? Car il est indéniable que, contrairement à Alice au pays des merveilles, l'héroïne ne sort pas d'un rêve juvénile, mais bien d'un corps en putréfaction, se décomposant au gré des saisons. Une fillette dont nous n'apprendrons rien. Le seul mystère de cette histoire, au final. Une gamine qui ne se réveillera qu'en rêve, quand un des petits personnages imaginera son existence s'éteindre au réveil de l'enfant. Mais ceci n'est qu'un cauchemar...

Jolies ténèbres, Fabien Vehlmann, Sébastien et Marie Kerascoët, Dupuis, conte, fantastique, ésotérique.

Autour du corps, des mouches, des asticots, des crayons et des cahiers sortis du cartable de la petite blonde. Et cette nouvelle vie pour des êtres minuscules. Un conte de fées sans paillette, sans fard. Juste la cruauté de la vie envers les plus petits. L'égoïsme naissant dans la misère. La douleur de voir chaque jour des êtres chers qui disparaissent sous les coups d'autrui...

 

Une poésie macabre sous de jolis minois dessinés par le couple Kerascoët. Simples. Ni laids, ni beaux. Enfantins presque, si ce n'est cette petite fille morte dont les traits, avant la décomposition, sont magnifiques – preuves du talent indéniable des dessinateurs. Un contraste flagrant avec la simplicité du trait pour les autres personnages. Sans fioriture si ce n'est pour l'effroyable Zélie qui arbore des tenues magnifiques bien qu'issues de la barbaries des uns envers la Nature qui les accueille : des ailes de papillons, de libellules, ... arrachées sans gêne, laissant les insectes agoniser.

 

Bref, ne lisez pas cette histoire à vos enfants, à moins qu'ils aient plus de 15 ans en tout cas. Car un innocent bambin serait bien malheureux de découvrir les atrocités subies par la petite Aurore, ou encore ce qu'elle est amenée à faire pour survivre...

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Jolies ténèbres, Fabien Vehlmann, Sébastien et Marie Kerascoët, Dupuis, conte, fantastique, ésotérique.

 

Jolies ténèbres, Fabien Vehlmann, Sébastien et Marie Kerascoët, Dupuis, conte, fantastique, ésotérique.

 

Jolies ténèbres, Fabien Vehlmann, Sébastien et Marie Kerascoët, Dupuis, conte, fantastique, ésotérique.

 

Âme tendre et sensible s'abstenir,

ShayHlyn.

22/12/2017

« L'art de Zombillénium » et « Zombillénium T.1 »

L'art de zombillénium, Zombillénium, Gretchen, Arthur de Pins,Marion Tornicelli & Gérard Viry-Babel, Dupuis, humour, fantastique, documentaires, graphique L'art de Zombillénium 

Auteurs : Marion Tornicelli & Gérard Viry-Babel
Éditeur : DUPUIS
120
pages
Date de sortie : 06/10/2017
Genre : Humour, documentaire, graphique.

 

 

Présentation de l'éditeur :

À l'automne 2017, préparez-vous à frissonner au cinéma : Zombillénium, la série diablement drôle d'Arthur de Pins, sort dans les salles obscures ! Pour l'occasion, cet album propose une véritable plongée dans les coulisses de l'adaptation cinématographique à travers des interviews inédites de l'auteur et d'Alexis Ducord, son coréalisateur, des images exclusives et une foule d'anecdotes et d'infos sur les processus de création. Pour ceux qui meurent d'envie de découvrir le film, et tous les autres !

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Scénario : Arthur de Pins
Dessin :
Arthur de Pins
Éditeur :
Dupuis
48 pages
Date de sortie : 27/08/2010
Genre : Humour, fantastique, graphique.

 

Présentation de l'éditeur :

Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d'attractions Zombillénium. On n'embauche pas n'importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n'ont qu'à passer leur chemin, ici on ne travaille qu'avec d'authentiques loups-garous, vampires et momies. C'est ce que va découvrir Aurélien, un homme au bout du rouleau, trompé par sa femme ; et qui va se retrouver embauché malgré lui dans cette étrange entreprise. Gretchen, sorcière stagiaire, va l'aider à faire ses premiers pas...


Après avoir débuté dans les pages du magazine Spirou, Arthur de Pins a multiplié les collaborations dans l'animation, l'édition et la publicité. Sa série à succès Péchés mignons, chez Fluide glacial, revisite avec humour les classiques de la BD coquine. Avec Zombillénium, il aborde un autre registre, celui de la comédie fantastique des plus loufoques, truffée de clins d'oeil, de références décalées et de répliques déjà cultes.

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Mon avis général :

Autant vous dire d'emblée que ce film d'animation a été longuement attendu, souhaité, dorloté, choyé, préparé, emballé... de sorte que même dans le tome 1 des aventures de Zombillénium, plusieurs pages d'introduction en parlent. C'est pourquoi j'ai décidé de faire d'une pierre, deux coups et donc d'une chronique, deux ouvrages.

 

Bien que le tome 1 soit intitulé Gretchen, la sorcière en couverture, ce volume sert de présentation générale du parc à thème, Zombillénium, et de ses employés. Tous, créatures fantastiques, qui vivent dans et pour ce lieu de divertissement.

 

Gretchen, à l'instar du héros (bien malgré lui) de cette aventure, est un maillon central de l'équipe bien qu'elle ne soit que stagiaire. Elle est à l'image de beaucoup de héros dans divers récits, un peu rebelle mais finalement avec un grand cœur. C'est elle qui va épauler le petit nouveau, Aurélien, qui se retrouve plongé dans cet univers sans vraiment y comprendre quoi que ce soit et de surcroît un peu empoté (choc post traumatique certainement) quand il ne se transforme pas de façon fulgurante, voire effrayante.

 

Chouette entrée en matière, avec des dessins comme on aime : ceux d'Arthur de Pins. On sent clairement son professionnalisme, mais aussi et surtout la passion qu'il a mit dans cet ouvrage. Si nous en doutions encore, il suffit de lire sa préface ou mieux encore, de lire « l'art de Zombillénium », recueil d'interviews et d'explications sur la naissance de tout ce petit monde, tant sur papier que sur grand écran.

 

C'est d'ailleurs très enrichissant de lire le point de vue de chaque intervenant, de comprendre les rouages d'un tel montage et puis le temps, l'énergie, la passion mis aux services de l'art cinémato... Graphique !

Parce qu'on n'a pas idée, quand on est sagement assis dans le fauteuil de velours bleu ou bordeaux du cinéma, mangeant à grand coups de scromch scromch scromch nos pop-corn, que les 78 minutes d'images en action sous nos yeux ont pris 7 ans pour naître de l'esprit inventif d' Arthur de Pins et finir sur la toile où se projette le film. Sept ans de travail minutieux, sur papier d'abord, puis la recherche de fonds (car c'est pas gratuit un film...), une équipe, des gens motivés, passionnés... et le résultat est là (même si je n'ai pas encore vu le film... honte à moi).

 

Alors, sur ce : le cinéma m'attend je crois. À moins que le blueray existe déjà ? Qui sait... je vais vérifier ça.

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À plus les amis,

ShayHlyn.

19/12/2017

L'esprit de Lewis - acte 1

l'esprit de lewis, santini, richerand, hubert, soleil, métamorphose, fantastique, fantasmagorique, fantôme, revenant, 10/2017,08/10l'esprit de lewis, santini, richerand, hubert, soleil, métamorphose, fantastique, fantasmagorique, fantôme, revenant, 10/2017,08/10Scénario : Bertrand Santini
Dessin : Lionel Richerand
Éditeur : Soleil - Métamorphose
72 pages
Date de sortie :  octobre 2017
Genre : fantastique, fantasmagorie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Lewis Pharamond est un jeune écrivain en plein deuil. Bouleversé par la mort récente de sa mère, il traverse l’Angleterre pour s’installer à Childwickbury, le

 manoir de son enfance où il espère pouvoir écrire son premier roman d’inspiration gothique.
Mais hanté par le chagrin, il n’arrive pas à écrire une ligne...

Bientôt, des phénomènes étranges se produisent... et une nuit, la responsable de ces événements apparaît. Elle se nomme Sarah, fantôme d’une Française à la beauté remarquable. Au fil des jours, Lewis et Sarah apprennent à se connaître, et en échange d’une promesse d’amour éternel, le fantôme offre au jeune homme le don de l’écriture.

Un acte qui ne sera pas sans conséquences pour Lewis...

 

 "Tous les beaux souvenirs qui hantent cette maison... ne vont-ils pas aggraver votre peine ?"

 

Mon avis

Quand les thèmes de l'inspiration littéraire et de la muse rencontrent celui du spiritisme dans une Angleterre Victorienne, cela donne une œuvre forte et chargée d'émotions, aux relents à la fois gothiques et romantiques très marqués. Le décorum est planté d'entrée avec un de ces manoirs Britanniques digne des plus belles histoires de fantômes et qui se pose en personnage à part entière. Un manoir sombre, immense, isolé du monde, pas totalement abandonné mais presque, rempli d'animaux empaillés et de vieux livres à reliures de cuir, aux murs recouverts de tableaux de portraits de famille.... Tout ceci associé à la solitude, c'est pile poil l'ambiance que recherche le jeune Lewis pour trouver l'inspiration. Il la trouvera finalement en la présence du fantôme d'une belle jeune femme dont il sera vite épris. S'ensuit alors une drôle de relation où l'écrivain en herbe tente d'identifier la nature de ce fantôme. Est-ce un revenant, un ectoplasme, une apparition, une âme en peine ou un poltergeist ?

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Bien que le décorum soit froid et peu avenant, on suit cette enquête avec amusement et un attachement grandissant aux personnages pourtant empreints d'un romantisme bien morbide. Mais cette légèreté va tourner court dans le dernier tiers du livre. Le ton change, et l'on voit brusquement basculer l'histoire dans le drame. Les nombreuses questions soulevées dans ce premier acte trouveront alors leur réponse dans une deuxième partie à venir où l'intensité dramatique, voire horrifique, s'annonce d'ores et déjà des plus captivante.

Le scénario très fluide animé par des dialogues exquis est parfaitement servi par un dessin flamboyant et une mise en couleur très subtile. Lionel Richerand voit son trait magnifié par la mise en couleur d'Hubert. Ils réussissent à eux deux à créer les ambiances parfaites entre froideur du décorum et impression de chaleur dans la relation entre les personnages.

Voilà une belle surprise pour cette fin d'année, qui vient enrichir la très belle collection Métamorphose des éditions Soleil.

 

Loubrun

 

 

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Du même dessinateur

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