11.08.2011
Bunker T1 à T4

Chronique de la série « Bunker » de Christophe Bec, Stéphane Betbeder et Nicola Genzianella, parue aux éditions Dupuis (quatre tomes, dont un dernier à paraître dans le courant du premier semestre 2012).
Mon résumé :
« Grand comme un cercueil, noir comme la mort ! », c’est à l’origine dans une cachette comme celle-là que la mère biologique de l’ex-soldat russe Aleksi Stassik avait décidé de le faire passer, encore bébé, du territoire Ieretik vers celui du Velikiistok, ennemi juré du premier… Une fuite en avant lui permettant ainsi d’échapper à une mort certaine.
Sa mère disparue, alors considéré comme orphelin, Aleksi fut élevé dans un pensionnat avec d’autres enfants, puis avec amour par une famille de fermiers, pour finalement devenir soldat d’élite ; préférant servir son glorieux pays avec son fusil et ses tripes plutôt qu’avec sa pelle.
Affecté au sortir de sa formation dans la haute montagne, sur une ligne frontalière parsemée de bunkers appelée « Demarkacia », puis aux confins d’un désert de sable où, dégoûté, il perdra la foi, Aleksi désertera pour de bon l’armée.
Une armée parasitée par des chefs soucieux de leurs seuls intérêts et qui bientôt se mettront à sa poursuite… car ils ont reconnu en lui une « nouvelle arme militaire », une arme capable de vaincre l’ennemi de toujours : les ieretiks.
Une arme de destruction massive donc, dont la véritable origine semble remontée à un autre personnage « clé », sorte de rempart ténébreux entre les forces invisibles hantant la montagne et le monde des hommes… Un monde de plus en plus rongé par la haine que se vouent ses habitants divisés et à deux doigts de devenir un enfer pour ces derniers. Un enfer… grand comme un cercueil, noir comme la mort !
Mon avis :
Après Pandémonium, autre série phare scénarisée par Christophe Bec, voici donc « Bunker » qu’il coscénarise cette fois avec Stéphane Betbeder ; Nicola Genzianella le remplaçant au dessin à partir du tome 2…
Se déroulant dans un univers de SF/militariste où plusieurs forces en présence (terrestres ou non) sont en concurrence, le récit - très complexe, il faut s’accrocher - distille son lot de suspense, de rebondissements, d’interrogations et de réflexions avec une habileté rarement égalée.
Certains lecteurs pourront reprocher un parti pris narratif osé (comprenez, nombreux flashbacks et même flashforwards qui peuvent décontenancer), mais à force de relectures (nécessaires), la série gagne en profondeur et en intensité. En ce sens, la construction m’a parfois fait penser au film « 21 grammes », d’Alejandro Gonzalez Inarritu, certaines scènes faisant écho à d’autres, plus loin dans le film. L’ensemble reste néanmoins cohérent et surtout très convaincant. La quête d’Aleksi - de ses origines, de son identité - est même parfois très émouvante, comme lors de ce tome 3 où il revoie sa famille d’adoption, notamment son frère avec qui il était autrefois en froid… Les retrouvailles laissent libre cours à l’expression de sentiments forts et Bec prouve au passage qu’il peut scénariser autre chose que de l’horreur. Une émotion en appelant une autre…
Encore une fois, cet homme excelle dans les ambiances : Bunker est oppressant à souhait ! Et ici il est aidé par son compère Betbeder qui lui cisèle d’excellents dialogues ! Bref, on y croit à 100% et vivement le tome 5, « Le mal des montagnes » ! (coming soon 2012)
Je n’ai pas grand-chose à dire sur le dessin, par contre. Je préférais celui de Bec (tome 1), moins figé, mais Genzianella, surtout à partir du tome 3, arrive très bien à trouver ses marques. Donc, pour moi, il n’y a pas vraiment « rupture » dans le style et c’est heureux. Du bon travail et avec des décors pas trop chargés, qui respecte la ligne de Christophe Bec. Bref, j’aime bien !
Mais heureux plus encore je serais quand ce tome 5 sera là… Hé, Dupuis, t’as intérêt à le publier cette fois !! (rires)
Ma note :
9/10, une très bonne note globale. A revoir peut-être après lecture du dernier album.
Nicolas.

Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (5) | Tags : bunker, carnages, bec, betbeder, genzianella, dupuis, 022010, 910, fiction |
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27.07.2011
Zombies T1 : la divine comédie.

Auteurs : Peru et Cholet.
Editeur : Soleil
Sortie : 06/2010
I will survive.
Dans un futur proche, la quasi-totalité de la population mondiale s’est transformée en zombies. Les rares personnes ayant survécu à la fin du monde civilisé essaient à présent d’échapper aux morts-vivants qui les traquent. Parmi ces individus, Sam Coleman tente de retrouver sa fille Stacy, piégée dans ce qu’il reste de Seattle aux États-Unis.
Les lobotomisés du bocal.
J’avais envie d’une lecture divertissante alors je me suis jeté sur des Zombies. Bin oui j’aime bien quand c’est percutant, violent, croquant, sanglant, mordant, pétrifiant, affolant, hallucinant, dévorant et terrifiant. En plus, j’ai profité d’une dédicace rougeoyante de Cholet pour découvrir cette série chez Soleil. Tout d’abords, je rassure tout le monde comme le tome 1 s’est bien vendu, la suite est assurée .Il y aura même un tome 0 prélude à cette histoire.
Sinon qui dit « Zombies »(Z) dit inévitablement Walking dead(WD) , alors comparons mes amis ces 2 séries de morts vivants..
Où il n’y pas photo, c’est sur le nombre d’albums, un bon 13 à 1 pour WD. Donc pour la consistance, laissons au moins à Z le temps de se développer avec les tomes suivants. L’histoire de Z est très bien amenée, l’introduction fait mouche et caresse tout amateur du genre dans le bon sens du poil. Le héros principal est atypique et donne vite le ton …. Le mec, il n’est pas là pour amuser la galerie, c’est sans fioriture avec lui. L’aspect psychologique est un peu moins poussé que dans WD mais c’est quand même bien pensé avec un narratif de qualité .Le plus vient pour Z certainement du dessin et de la couleur …. une très belle réussite, l’atmosphère post apocalyptique est admirablement bien rendue. Un album bien plaisant à lire avec un petit sentiment de prévisible, de déjà vu, dans cet univers spécifique, fatalement WD est passé par là un peu avant.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (8) | Tags : zombies, la divine comédie, peru, cholet, soleil, 062010, 810, fiction, apocalypse |
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28.06.2011
Alter Ego: Fouad.

Auteurs : Renders,Lapière,Reynes et Benéteau.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 04/2011
Entourloupe.
Fouad, infirmier belge, travaille comme bénévole en mission humanitaire au fin fond de la Colombie, lorsqu'il est témoin d'un enlèvement. Cet événement suspect suscite en lui les pires craintes: si la « WW2A », (la « World war to aids »), la richissime fondation humanitaire qui l'emploie, cachait derrière sa campagne d'éradication du Sida un projet bien moins avouable : utiliser à leur insu des populations du tiers monde comme cobayes pour des expérimentations pharmaceutiques...? Fouad pourrait faire celui qui n'a rien vu. Il y aurait sans doute intérêt. Mais, ce n'est pas son genre... d'autant qu'il ressent une profonde sympathie pour Zélie, la jeune femme enlevée...
Notre peuple vaincra
L’air de rien, plus j’avance dans cette série événement, plus je l’apprécie. Je dois dire que pour cet album « Fouad », comme on dit habituellement « j’étais dedans ».J’ai bien aimé son coté fonceur et déterminé à mon compatriote Fouad. Il a une force de conviction peu commune et franchement son personnage est crédible. Par contre, les déductions que la génie en informatique arrive à déduire de presque rien est un petit peu « too much » et surtout très pratique. Bon, la thèse de départ est déjà de haute volée donc beaucoup de choses sont permises pour cette fiction. Par contre, je suis assez admiratif sur la cohérence et la structure de l’histoire, on sent réellement un grand travail de mise en place de toutes les ficelles qui composent cette intrigue. Bref, j’étais un peu septique au départ sur cette série concept mais maintenant j’ai hâte de lire la suite .Le paris est donc gagné.
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23.06.2011
Alter Ego: Darius.

Auteurs : Renders , Lapière , Efa et Erbetta.
Editeur : Dupuis.
Sortie : 06/2011
Il y a de l’électricité dans l’air.
Après Fouad et Camille, c'est au tour de Darius d'entrer en scène. Électricien de son état, brave homme sans histoires résidant à Los Angeles, Darius s'évertue à protéger Bram, son voisin de palier. Jeune homme à la dérive, naviguant entre usage de stupéfiants et fréquentations douteuses, ce dernier n'a rien d'un enfant de chœur. Pourtant, Darius veille sur lui. Il n'est ni son père, ni son tuteur, mais une obligation secrète l'oblige à garder les yeux rivés sur Bram. Reste à comprendre pourquoi. L'Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.
P’tit con !
Comme le marketing de cette série nous dit clairement qu’on peut lire tous les albums individuellement les uns des autres, je n’ai pas trop regardé l’ordre des tomes. J’ai donc lu Darius …un bon choix car c’est le complément essentiel à Camille (mon seul tome lu jusque là).On commence avec de l’action, une bonne scène de course poursuite. Ensuite on fait connaissance avec l’attachant Darius. Un personnage avec une bonne gueule qu’on aime tout de suite pour son coté bienveillant .Par contre pour le Bram, on lui foutrait volontiers deux bonnes baffes à la figure pour sa désinvolture et sa connerie. Bref, cet album est bien rythmé et l’approche psychologique sans être trop pesante est bien rendue. On remarque aussi l’énorme travail des auteurs pour rendre le tout cohérent et surtout bien structuré. Pour le dessin de l’auteur espagnol Efa épaulé pour les décors d’Erbetta, rien à y redire, c’est jeune, dynamique et vivant comme trait.
Une série qui joue la carte du grand public, elle devrait normalement le trouver car on sent beaucoup de sérieux pour l’événement de l’année chez Dupuis.
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04.08.2009
La memoire dans les poches, 2 ème partie.

Auteurs : Le Roux et Brunschwig.
Editeur :Futuropolis.
Souvenirs.
Voilà plus de trois ans maintenant que Sidoine Letignal a disparu, emportant avec lui l’enfant abandonné par Malika, la jeune sans papier.
Malika, que la police française a expulsée, a dû repartir en Algérie.
Pourquoi Sidoine a-t-il agit ainsi ?
Pourquoi a t-il abandonné sa femme et son fils ?
Où est-il donc allé avec le nourrisson?
Autant de questions restées sans réponse durant toutes ces années.
De son côté, Laurent est retourné vivre chez sa mère, Rosalie. Celle-ci a sombré dans la dépression. Le jeune homme timide est devenu un jeune romancier en vue. Son dernier polar est salué par la critique. Il a même droit à sa première émission littéraire à la télévision. C’est pour lui une occasion inespérée de lancer un appel à d’éventuels témoins, afin de découvrir ce qu’est devenu son père.
Débute alors un voyage qui va conduire Laurent sur les traces du disparu et qui va lever le voile sur bien des mensonges et des oublis faits au sein de sa famille.
Mes notes.
Cet album a été élu meilleure BD du mois de juin sur ce blog, ça devait suffire à vous convaincre non ? Vous vous attendez que Samba aie à contre courant comme d’habitude? Et bien, c’est raté, j’ai comme souvent avec les albums de Brunschwig apprécié la justesse des émotions qui jaillissent de cette BD.C’est terriblement humain, touchant par moment, sans oublier la touche social qui amplifie encore les propos. Dans le premier tome, on suivait Sidoine, on sortait des clichés des cités à problèmes avec une touche d’espoir. Pour le tome 2, on est maintenant dans les pas de Laurent, notre anti héros, plus mature et pragmatique. Pour le dernier tome, on suivra peut être la quête de Rosalie ? On verra, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouvera les flashbacks qui sont la marque de fabrique de Brunschwig.
J’ai aussi apprécié la grande fluidité du récit aussi bien du point vue de la narration que pour la mise en page. De ce coté, Le Roux nous livre un dessin en harmonie avec l’histoire, tout en nuance et en subtilité. J’ai aussi apprécié de voir des personnages réels avec de vrais gueules. Et oui, le monde n’est pas peuplé que de bimbos blondes à fortes poitrines mes amis !
J’ai néanmoins noté une inflation incroyable en trois ans, le tome un 15.9 Euro pour 88 pages et ce tome deux, 16 Euro pour 71 pages. Par les temps actuels, ce n’est pas un détail.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (5) | Tags : futuropolis, social, le roux, brunschwig, fiction, humain, 9 10, memoire dans la poche, les memoires dans les poches, deuxieme partie |
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29.04.2009
MISTER HOLLYWOOD – Boulevard des illusions

Dessin : Lenaerts - Scénario : Gihef
Editions Dupuis. Collection : Repérages
Résumé (de l’éditeur) : La réussite est parfois pire que l'échec...Des rêves plein la tête, le jeune Orson Wells (avec deux "L" mais un seul "E", rien à voir donc avec le célèbre réalisateur, Orson Welles) a quitté son New Jersey natal pour Los Angeles, bien décidé à conquérir Hollywood.
Ses armes : un ordinateur portable, un peu de talent et suffisamment de naïveté pour se croire le scénariste que la Mecque du cinéma attend depuis toujours.
Mais si Hollywood est une machine à rêves, elle fabrique aussi son lot de cauchemars...
Mon avis : C’est une nouvelle série qui débute chez Dupuis dans la collection Repérages.
C’est l’histoire d’un jeune scénariste qui débarque à Hollywood. On remarque bien vite qu’il s’agit en réalité d’un oiseau pour le chat plongé dans la jungle du cinéma. Le scénario nous parle d’un sujet déjà traité dans le cinéma mais peu dans la bande dessinée. Sans être génial et complètement innovateur, cette histoire a pour qualité d’aller à l’essentiel mais aussi a dépeindre de façon détaillée le milieu des scénaristes à Hollywood. L’histoire est truffée de détails révélateurs et croustillants. Mais ce sont surtout les dialogues et les situations qui sont percutantes…On y voit également les pratiques pas toujours reluisantes du « système ».
Le dessin est très ligne claire et me rappelle beaucoup des dessinateurs tels que Ted Benoit ou encore Jacques Martin avec qui Lenaerts a collaboré.
En conclusion, un album qui se lit très facilement et une histoire qui tient la route. On aurait peut-être pu s’attendre à plus de développements au niveau des débuts du personnage principal à Hollywood mais le scénario a pris d’autres options rapidement. A découvrir…
Capitol.

Écrit par Samba dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, dupuis, gihef, fiction, reperages, illusions, 7 10, boulevard, mister hollywood, lenaerts |
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30.03.2009
Reality Show , Total Audimat.

Auteurs :Porcel et Morvan.
Editeur : Dargaud.
A la télé ce soir.
De retour à Grenade, Oshii cherche à délivrer la fille du maire musulman enlevée par des catholiques intégristes, tandis que les islamistes vont tenter de profiter de l’occasion pour faire leur entrée dans les instances dirigeantes de la ville… Et le tout, évidemment, en direct sur les écrans de télévision ! Pure routine ? Pas tout à fait. Car cette fois, le machiavélique et génial Gullick, patron de la chaîne de télé Médiacop, a fait très fort : il a inventé une technologie permettant aux téléspectateurs d’éprouver les émotions des personnages…
Rupture de la diffusion.
Aussi incroyable que ça puisse être, il y a parfois des albums qui me laissent sans voix, enfin sans mot, qui ne m’inspire que le vide. C’est vraiment le cas de cet ultime (?) tome de Reality Show. Il faut avouer que ce tome 5 n’apporte rien de bien nouveau. On y a toujours la même critique sur les média mais avec un cynisme encore plus poussé. De leur coté, les personnages ne sont plus que de véritablement marionnettes. Morvan essaye bien de leur implanter un cœur mais le greffon ne prend plus .C’est vraiment sans aucun regret que j’ai fermé ce tome. Il nous reste à regarder la jolie frimousse d’Oshii mais pour cela, j’aurais mieux fait de relire le 1er cycle.
Bref encore un album moyen qui se laisse lire mais qu’on oublie aussi vite.

11.03.2009
Tatanka,Cobayes.

Auteurs :Callède,Séjourné et Verney.
Editeurs : Delcourt.
La mutation.
Les membres du groupe "Tatanka" ont été placés en quarantaine. Peu après, des tests confirment la rémission totale de l'un d'entre eux. À partir des données collectées sur ce "miraculé de Tatanka", l'armée travaille les potentialités infinies qui s'offrent désormais à la recherche scientifique. Encore faut-il avancer pas à pas, avec humilité, face à une réalité qui les dépasse !
Mon parasitage.
J’apprécie toujours quand on arrive à boucler une histoire avec une fin cohérente. Et avec cet ultime tome 5, on constate que Callède a bien métrisé son scénario jusqu’au bout. Lire du Callède devient une référence, on est sûr de ne pas être déçu. Pour en revenir à cet album, il est assez différent des ses prédécesseurs. Un tome plus axé sur le dénouement via le fil conducteur « Brian » au dépend des personnages de l’association Tatanka. Donc fatalement c’est plus explicatif et on dirait même du « Brunschwig » vu l’utilisation de nombreux flashbacks pour arriver à la conclusion finale. Les fines bouches trouveront peut être quelques broderies scénaristiques un peu surprenantes (cfr le forum).
Sinon le dessin de Gaël Séjourné reste toujours aussi percutant et réaliste. Du bel ouvrage.
On peut dire que l’association de ces deux auteurs est une belle symbiose.
J’invite donc les lecteurs à découvrir cette série haletante, même les pique-assiettes et les importuns.
L’album 
La série 
On en parle sur le forum ICI.

21.11.2008
Le Jardin des glaces.

Auteur : Servais.
Editeur : Dupuis.
Le résumé.
Sous les frondaisons de son jardin modèle, un vieil homme cultive l'art de vivre au rythme des saisons. Avec sa barbe argentée, son chapeau de paille et ses mains calleuses, il a tout du misanthrope rural. Un homme sans histoires. Mais l'intrusion d'une jeune étudiante trop curieuse ravive le passé récent du jardinier. Car le bonhomme n'est pas banal. Il s'agit du fameux Arnold Francart, ce grand explorateur dont les expéditions sur la banquise ont fait la une des médias. Mais pourquoi Francart a-t-il abandonné soudainement sa prestigieuse carrière scientifique ? Cette décision est-elle liée à la disparition tragique de son assistant dans le Grand Nord canadien ? Ce sont les réponses à ces questions que la jeune Barbara est venue chercher à l'ombre des arbres en fleurs...
Mon avis.
Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par ce jardin des glaces. Je me demandais comment Servais allait incorporer le dérèglement climatique sans nous assommer. Et bien par un scénario tout en douceur, on se laisse bercer par le calme trompeur du récit jusqu’au final qui en surprendra plus d’un je pense. Moi, en tout cas, j’ai rien vu venir .Et comme le dessin de Servais est en« pole » position pour nous réchauffer le cœur, on savoure d’autant plus les senteurs de ce jardin. Ce qui est sûr, c’est que je n’ai émis aucun mauvais sentiment en lisant cette BD.
Son blog ICI.

Écrit par Samba dans André vient de me passer | Commentaires (1) | Tags : dupuis, servais, fiction, 7 10, aire libre, le jardin des glaces |
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14.11.2008
Lulu,femme nue.

Auteur : Etienne Davodeau.
Le résumé.
Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés.
L’un d’eux, Xavier, a retrouvé sa trace. En une nuit, il entreprend de raconter aux autres ce qu’a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu a quitté sa vie normale en sortant d’un énième entretien d’embauche. Elle n’avait rien prémédité. Ça s’est passé très simplement. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien, et s’est octroyé quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite. Presque surprise par sa propre audace, Lulu rencontre de drôles de gens, qui sont, d’une façon ou d’une autre, eux aussi au bord du monde. Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme.
Mon avis.
S’offrir un moment de liberté, casser la routine, couper les amarres, fuir la vie quotidienne, ouvrir une parenthèse dans sa vie, qui n’a jamais eu envie ne fusse qu’une seconde de faire comme Lulu ? En ouvrant cette « femme nue », vous serez loin des canons et des standards habituels, bienvenue dans le monde réel. Si vous connaissez Davodeau , vous connaissez son aisance à raconter des histoires simples de la vie quotidienne sans super héros. J’avoue avec eu du mal avec le personnage de Lulu, je n’ai pas accroché à son monde de fonctionnement .Abandonner ses enfants, j’ai du mal à le cautionner même si le scénario est suffisamment intelligent pour nous dire qu’il s’agit d’une parenthèse, mais visiblement ce ne sera pas sans séquelle. Par contre, je me suis pris de sympathie pour le raconteur, Xavier. A partir de là, je dois dire que la lecture fut captivante voir émouvante. Mais je pense que vous aborderez cette BD avec votre propre approche en fonction de votre vécu car au fond on touche ici à la vie, à votre vie.
Pour le coté graphique, on notera les couleurs (Ocre et Bleu) assez chaudes qui portent le dessin léger reconnaissable d’Etienne Davodeau .
20.000 exemplaires de cette fiction sociale sont prévus pour le tome 1 de ce diptyque, j’en réserve un pour vous ?
On en parle sur ce blog. ICI.
Et on en parle aussi sur le forum. ICI.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : futuropolis, social, davodeau, fiction, 7 10, lulu femme nue |
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