17/08/2015

Kamarades Tome 1. La fin des Romanov

kamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historiquekamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historiqueScénario : Benoit Abtey, Jean-Baptiste Dusséaux
Dessin / couleurs: Mayalen Goust,
Dépot légal : 05/2015
Editeur : Rue de Sèvres
Planches : 58

 

En Février 1917, Petrograd alias Saint-Pétersbourg n’est pas encore Leningrad. Mais l’agitation révolutionnaire secoue la ville. Au milieu de ce maelström historique, Ania et Volodia sont amoureux. Mais tous les sépare. L’amour sera-t-il toujours la plus grande force de l’univers ?

 

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La révolution Russe est un creuset sans fond d’inspiration de fictions. Comme à chaque moment charnière de l’histoire de l’humanité tout est possible, de la vérité historique au fantasme de la destinée des figures emblématiques du moment. B Abtey et JB Dusséaux saisissent ce coup de chiffon (rouge) pour monter une fiction romanesque entre la fille du Tsar (rien de moins) et un simple soldat de l’armée russe. En dehors de cette intrigue éculée (la princesse énamourée d’un gueux), les héros croisent de hautes figures historique, notamment Lénine et Joseph Vissarionovitch Djougachvili, alias Staline. Cette juxtaposition de protagonistes est déroutante. Le lecteur, ne sait plus s’il est en présence d’une fiction romanesque ou d’un roman historique. Faut-il suivre les amoureux ? Notamment la princesse Romanov alimentant l’imaginaire collectif sur la destinée de la famille du Tsar. Ou faut-il suivre les faits historiques forts avec les nombreux soubresauts de cette période troublée ? Je n’ai pas la réponse… et cela laisse perplexe. Sans doute aurons-nous plus de précisions dans la suite de la série, prévue en trois tomes.

 

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L’incertitude est renforcée par un travail du dessin tout à fait particulier. Malayen Goust, dont c’est la première incursion dans le monde de la BD, nous gratifie d’un dessin épuré. Il pourrait même être qualifié de diaphane. Le trait est léger avec des aplats de couleurs presque transparents. Cela contraste grandement avec la période historique choisie …

 

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Entre amour, drames et manigances politiques, ce trio d’auteurs peine difficilement à prendre contact avec le lecteur. C’est toute la difficulté de choisir une époque forte en sensations et riche en enseignement. Camper une histoire d’amour dans ce décor est une gageure. Pas sûr que cela soit du gout de la majorité. Attendons la suite pour se donner une vision d’ensemble et un avis …

Scénario a04-3e788e4.gif
Dessin a05-3e788c9.gif
Global  a05-3e788c9.gif

 Tigrevolant

13/12/2012

LE CHEVALIER MECANIQUE - TOME 1 & 2.

Couv_154223.jpgCouv_173191.jpgPlancheA_154223.jpgTome 1 : La table d’émeraude

Tome 2 : Ombres et démons

Dessin : Mor - Scénario: Cédric Mainil

Editions Sandawé

Sortie T2 : 24/10/2012

56 pages

Prix conseillé : 12,99 €

Aventure, Fantastique, fiction historique.

 

 

Résumé (de l’éditeur): Décapité sur ordre de Louis XIV, Ulysse de Vaucanson n’a survécu que grâce au génie de son père, brillant inventeur, qui a greffé sa tête sur un corps d’automate. Première machine humaine, invulnérable, devenu chevalier mécanique par ordre du Roy, il est désormais à son service. Mais, des démons intérieurs le hantent. Est-il aussi invincible qu’on le pense ? 

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Mon avis : L’éditeur Sandawé sort le tome 2 du « chevalier mécanique ». Rappelons que les albums Sandawé sont financés par les lecteurs (appelés édinautes) sur base de projets. Le Chevalier mécanique fait donc la passe de deux alors que le troisième et dernier tome est déjà sur les rails…Le rythme est soutenu puisque les deux premiers tomes ont été publiés en 2012.Cette chronique est donc valable pour les deux premiers tomes. Vous trouverez certainement les deux tomes chez votre libraire préféré.

Alors, que faut-il en penser ? Vu la rapidité du financement, il est indéniable qu’il y a une demande pour ce genre d’aventure à caractère historique (fin du 17e siècle), avec une pointe de fantastique. Le projet a su séduire vite et bien. Le récit a de quoi accrocher et attirer l’attention. C’est d’ailleurs ce qui m’a séduit le plus dans ces deux albums. Il y a un fond et une recherche historique de départ puis l’élément fantastique qui va mener l’histoire jusqu’à son dénouement. C’est bien raconté, avec de l’action, des rebondissements. La narration est très linéaire, ce qui favorise la compréhension et en tant que lecteur, on se prend au jeu. Plus l’histoire avance, plus on a envie de connaître la suite. C’est le point fort de la série.

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Au niveau graphique, le découpage et la construction des planches  sont classiques mais bien pensés. Cela peut paraître un peu rigide par moment. Il manque à ce niveau là un peu de folie, Il faudrait avoir l’audace de casser le conformisme des cases. On voit certes une progression graphique d’un album à l’autre. Le deuxième m’a paru plus mature, mieux en place. Le dessin en lui-même est maîtrisé au niveau des attitudes, des mouvements, des décors. J’ai un seul reproche à faire mais il est d’importance, c’est au niveau des visages des personnages. Ils sont très statiques et manquent d’expression. Le dessin gagnerait à ce niveau à se simplifier. Il faudrait enlever toute une série de traits qui sont inutiles  et superflus. Il y a matière à travailler sur ce plan ce qui bonifierait la série .C’est le seul bémol qui m’a un peu gâché ma lecture.

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En conclusion, il s’agit ici d’une série atypique pour les amateurs de capes et d’épées.

Site internet de Sandawé : http://www.sandawe.com/fr

 

Graphisme :   6,0/10

Scénario :     8,0/10

Moyenne :     7,0/10

 

Capitol.

Lien vers la page internet de l'éditeur Sandawé: ICI.

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