12/10/2017

Shadow Banking T4 : Hedge Fund Blues

61Xn7RlavIL__SY346_.jpgPlancheA_310922.jpgScénaristes : Eric Corbeyran & Sylvain Lacaze

Dessinateur : Eric Chabbert

Éditeur : Glénat

Genre : Finances - Politiques

Sortie le 13 septembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Après leurs mésaventures en Grèce, Maureen et Mathieu sont plus que jamais décidés à faire éclater le scandale au grand jour : le monde doit savoir qu’une crise financière globalisée et organisée s’annonce. Mais à quel prix ? Cette vérité a déjà coûté la vie de leur ami grec Alecos et de la sœur de Skull, le hacker qui les a aidés à décrypter la clé USB contenant ces informations. À la fois traqués par la police et les tueurs à gage de leurs adversaires, Maureen et Mathieu pourraient bien être les prochains sur la liste.

Mon avis :

Ce quatrième opus de la série démarre avec le personnage de Skull (Mr Honstam), poursuivi par deux hommes de main de l'organisation de l'ombre qui cherche à le neutraliser. Sa pauvre sœur s'est faite assassinée, guise de représailles de s'être mêlé à une affaire qu'il aurait été préférable d'éviter. Suite au suicide du président d'ECB, des informations secrètes ont été révélées, tandis que D'Orval toujours dans la nature est recherché par plusieurs organisations dont notamment les polices internationales.

Skull qui a décrypté une clé contenant des informations terrifiantes pour la finance et l'économie mondiale se rend à la brigade financière de Francfort, déclinant la culpabilité de son ami D'Orval, pion d'une mise en scène, d'après ses dires.

Malgré une trame qui tente d'être fluide et efficace, le résultat de cet album est bien maigre en qualité. Certes, la première page de l'ouvrage mentionne trois termes que l'on espère voir développer durant le récit ( Hedge Fund, Banque centrale chinoise et Renminbi (devise chinoise), ce n'est que durant les quelques dernières pages que l'on sent ces informations éclore. Les différents protagonistes voyagent d'un bout à l'autre de la planète, et rencontrent de manière trop évidente leurs contacts, les effets de surprise sont téléphonés.

 

Côté dessin, même constat : classique de bout en bout. Pas spécialement décevant, mais on ne décolle pas réellement non plus. Notons que Chabbert parvient néanmoins a voir juste côté regards des protagonistes, ceux-ci sont nets et perçants.

La fin du tome lance une phrase qui espérons-le dise vrai pour la suite : "La menace actuellement invisible ne le sera pas longtemps et écrasera tout sur son passage"... Car pour le moment, on ne voit pas vraiment ces faits s'accomplir!

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

shadow banking,corbeyran,lacaze,glénat,510,finances,092017

 

shadow banking,corbeyran,lacaze,glénat,510,finances,092017

 

shadow banking,corbeyran,lacaze,glénat,510,finances,092017

Coq de Combat

 

 

18/11/2014

Hedge fund - 2/3 - actifs toxiques

hedge fund, actifs toxiques,hénaff,roulot,sabbah, le lombard, troisième vague, finances, thriller, subprimes,banques,7/10,102014hedge fund, actifs toxiques,hénaff,roulot,sabbah, le lombard, troisième vague, finances, thriller, subprimes,banques,7/10,102014Scénario : Tristan Roulot et Philippe Sabbah

Dessin : Patrick Hénaff

Éditeur : Le lombard (Troisième vague)

56 pages

date de sortie : octobre 2014

genre : thriller financier

 

 

 

Il faut prendre l'argent là ou il se trouve, c'est à dire chez les pauvres. Ils n'en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ...

 

Après avoir fait ses premiers pas dans la haute finance à Hong Kong, Franck Carvale, l'ancien courtier en assurances, se voit propulsé à New York par son mentor, l'énigmatique Ergyu Bilkaer.

Son ascension est fulgurante. Le voilà aujourd'hui à la tête du fond d'investissement le plus performant de Wall Street. Il est célèbre, affreusement riche, convoité et sollicité par tous les médias et les plus grosses fortunes que compte le monde.

Sur les conseils de Bilkaer, il lance un nouveau produit financier qui lui promet d'incroyables retours sur investissement : les subprimes.

 

hedge fund, actifs toxiques,hénaff,roulot,sabbah, le lombard, troisième vague, finances, thriller, subprimes,banques,7/10,102014

 

 

Ce deuxième tome de ce thriller financier nous plonge en plein coeur de l'affaire des subprimes qui déclencha la crise financière que l'on connait.

Les rouages des mécanismes financiers sont excellemment mis en scène et inspirent au fil des pages un profond dégout pour cet univers totalement dépourvu d'humanité. A ce titre, le personnage de Franck Carvale est vraiment bien rendu. Si on pouvait avoir un brin d'empathie pour lui dans le premier tome, il est ici absolument infect et antipatique à souhait. Orgueilleux, égocentrique, arrogant, il n'a d'yeux plus que pour la finance et perd totalement le sens des réalités. La chute n'en sera que plus dure et brutale, et on envie de dire "bien fait pour lui".

 

hedge fund, actifs toxiques,hénaff,roulot,sabbah, le lombard, troisième vague, finances, thriller, subprimes,banques,7/10,102014

Tout en restant distrayant et dans un rythme haletant, l'album est cependant très - voire trop - didactique nuisant au caractère thriller de la série. L'intrigue est un peu étouffée par ce cours d'économie, au demeurant passionnant pour qui s'intéresse un tant soit peu à l'actualité.

 

Pour ma part, j'ai été totalement absorbé par ces explications qui permettent aux non initiés de comprendre cette crise financière sans trop se prendre la tête.

La partie fiction du scénario reste crédible même si l'on y retrouve les ressorts assez classiques d'un bon thriller qui devrait reprendre le dessus sur le troisième et dernier tome.

 

a07-3e78901.gif

 

 

Ma note : 7/10

Loubrun

 

 

hedge fund, actifs toxiques,hénaff,roulot,sabbah, le lombard, troisième vague, finances, thriller, subprimes,banques,7/10,102014

 

01/07/2014

LA BANQUE -Première génération-Tome 1: 1815-1848.

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.Dessin : Julien Maffre  - Scénario : Pierre Boisserie & Philippe Guillaume

Editions Dargaud

Sortie 25/04/2014

56 pages

Prix conseillé : 13,99 €

ISBN : 9782205070286

Aventure, Histoire,  Finances, Banque.

 

Résumé (de l’éditeur) : Londres, 1815. Charlotte et Christian de Saint-Hubert, enfants d'aristocrates français ayant fui la Révolution, survivent dans la capitale. Alors que Charlotte joue les courtisanes, Christian travaille pour les Rothschild. Lorsqu'ils découvrent que le banquier reçoit des informations sur la bataille de Waterloo dont il va se servir pour faire un coup de Bourse, ils tuent un riche client de Charlotte et investissent son argent. Mais cela tourne mal : Christian est arrêté et Charlotte doit fuir...

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.

 

Mon avis : Un autocollant de couleur trône sur la couverture : « La grande saga financière- préface Jean Dufaux ». Ah oui ! S’il y a une préface de Jean Dufaux, ce que le Maître a bien voulu se pencher sur le berceau de cette nouvelle saga prometteuse. C’est que cet album doit avoir un minimum de qualités graphiques et scénaristiques, me suis-je dit…Et pourtant, j’ai hésité avant d’acheter le livre chez mon libraire. Encore une saga, encore de la finance, le dessin est bien mais les couleurs un peu pâlottes. Je laisse ou je prends ? J’en avais eu des échos favorables…Allons-y !

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.

 

Dès que la lecture débute, je me rends compte que le scénario n’est pas vraiment focalisé sur la technique financière pure mais plutôt sur l’envers du décor, sur le côté « anecdote » de l’histoire qui en fait, dans la réalité, est loin d’être le cas. C’est sur ce genre d’anecdote que se fondent des grandes richesses colossales. C’est en réalité une partie de l’histoire de la famille de Rothschild dont il est question dans ce livre. Les scénaristes (Boisserie et Guillaume qui ont écrit la série « Dantès »)  nous font découvrir une famille de nobles désargentés par la « Révolution Française » qui vont avoir vent de l’histoire et qui vont essayer d’en profiter, de se mettre dans le sillage, pour se refaire une santé financière. Mais tout n’est pas très beau et rose dans la finance.

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.

 

Les Rothschild ont compris l’importance et le prix de la bonne information de première main. Le dénouement de la bataille de Waterloo, ils vont être les premiers à en être informés grâce à un service de pigeons voyageurs qu’ils vont mettre en place entre la Belgique et l’Angleterre. Ils vont être avertis les premiers de la défaite de Napoléon. Profitant déjà de leur renommée sur la place de Londres, ils vont faire mine d’être au courant d’une victoire de Napoléon, vont vendre les premiers leurs actions en Bourse de Londres à bon prix. La Bourse s’effondre car les autres investisseurs suivent et vendent également mais à bas prix pour ne pas tout perdre. C’est à ce moment que Rothschild rachète les actions à vil prix. La victoire des anglais est ensuite annoncée et les cours remontent en flèche. En une journée, Rothschild a multiplié par 20 ses capitaux de départ… Un coup de maître ! Cette histoire est connue par tous les gens qui s’intéressent à l’histoire de la finance et de l’Angleterre. Les scénaristes la romancent en y intégrant leur personnages et leur famille qu’ils vont suivre tout au long de la saga.

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.

 

Le scénario est habile et se base sur des faits réels autour duquel ils vont broder une histoire faite sur mesure, cousue main. Du beau travail…Le dessin de Maffre est bien maitrisé et est le juste complément du scénario, la pièce maîtresse de l’album. J’ai moins bien aimé la colorisation mais cela relève plutôt du détail.

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.

 

Cette nouvelle série cartonne déjà dans les librairies et c’est mérité car le récit est bien monté et très intéressant. Il s’agit d’une très bonne mise en route. Reste à voir ce que cela donnera sur la durée. Wait and see…

 

Dessin :             7,5/10

Scénario :          8,5/10

Moyenne :          8,0/10

 

Capitol

 

La banque, Boisserie, Guillaume, Maffre, Dargaud, 04/2014.

 

07/11/2012

LARGO WINCH -Tome 18: Colère rouge.

Couv_165936.jpgPlancheA_165936.jpgDessin : Philippe Francq - Scénario: Jean Van Hamme

Editions Dupuis

Sortie : 19/10/2012

48 pages

Prix conseillé : 12,95 €

ISBN : 9782800153605

Aventure, finance

 

Résumé (de l’éditeur): Impliqué malgré lui dans une affaire de trafic d'armes et de terrorisme international, Largo Winch n'a pas eu d'autre choix que de fausser compagnie aux agents du FBI lancés à ses trousses. Ce qui l'attend, dans les eaux troubles de la mer Noire, offre un visage inattendu : celui d'une femme déterminée à se venger. Et au prix fort, de préférence.

 

1211011609580001.JPG

Mon avis : L’arrivée dans les librairie du dernier Largo Winch, c’est la mise en route d’une machine marketing, une machine bien huilée qui distille depuis déjà bien longtemps, ça et là, quelques informations pour allécher les fidèles lecteurs et les autres…C’est imparable…Parfois, il y a des dérives et pas spécialement au goût de tous. On vous sort l’édition spéciale grand format à 19€ (O.K.) puis l’édition de luxe à 150 € (oups!) et enfin l’action marketing avec la recherche de fonds via « My major company » à 200€ le ticket d’entrée pour un cocktail avec les auteurs et un album « dédicacé ». C’est l’escalade! Où va-t-on ? Certains ont parlé d’arnaque sur les sites sociaux. Bien évidemment, chacun fait ce qu’il veut de son argent et on peut se dire qu’il y a un public pour ce genre de produits et de prix. Mais il y a de quoi se poser des questions…Ceci étant dit, s’il n’y avait pas d’amateurs (ou de gogos ?) pour ce genre de produits et de pratiques, ils seraient bien vite morts et enterrés! On dit que le marché de la bande dessinée est mort mais il y a encore des gens qui s’occupent bien de son cadavre ! A quand un Largo Winch sur les turpitudes des empires de presse, des éditeurs ?

1211011611080001.JPG

Mais trêve de palabres, focalisons-nous sur ce 18e tome de Largo Winch. On ne vend pas impunément 250.000 exemplaires du tome 17 : « mer noire ».Le tome 18 forme un diptyque avec le tome 17, donc il faudra s’attendre à un tel tirage, ce qui est énorme. Cela reste un événement majeur pour les librairies.

1211011613440001.JPG

Au niveau du dessin, Philippe Francq s’améliore d’album en album. Le dessin est fabuleux. Certaines planches valent le détour et coup d’oeil. En plus de cela, vient se superposer le travail de mise au net et de colorisation. La colorisation est une marque de fabrique de la série avec des couleurs saturées et éclatantes…J’adore.

1211011614320001.JPG

1211011612010001.JPGAu niveau du scénario, Jean Van Hamme fait avancer le schmilblick en nous parlant du passé de Nério Winch, le père adoptif de Largo et le fondateur de l’empire Winch, de la possibilité d’une paternité cachée avec toutes les conséquences qui pourraient en découler…Vous emballez le tout dans un environnement fait de trafic d’armes et de terrorisme international. A partir de là, le scénariste belge nous sert la totale au niveau de l’action, des rebondissements, du matériel détruit. C’est à ce moment qu’on se rend compte que faire vivre un personnage de papier coûte beaucoup moins cher que d’en faire un film. Seul Hollywood, et encore, pourrait se permettre de réaliser ce genre de film à très gros budget. Ajoutez-y enfin une bonne dose d’humour décalé et vous avez le résultat: une bande dessinée bien torchée et qui ravira le grand public.

 

1211011617000001.JPG

 

Pour ma part, j’ai bien aimé quoique j’aie été un peu déçu par le traitement de l’environnement maritime. Je m’attendais à une autre trajectoire plus tordue, plus ciblée sur la marine et les arnaques de certains transporteurs, sur les Lloyds de Londres qui assurent pour une grande part ce milieu très spécial. Rien de tout cela. Juste un bateau qui sert de décor à l’histoire, et ainsi un peu d’exotisme pour la majorité des terriens, des marins d’eau douce qui liront l’album. Le scénario est resté dans l’action basique et très loin des potentialités scénaristiques du contexte. J’ai eu l’impression qu’on a bien tiré sur les ficelles sans chercher plus loin à étonner le lecteur critique que je suis…Fait pas la fine bouche Capitol, t’a quand même bien aimé la lecture de cette foutue BD…

 

Graphisme :   9,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     8,5/10

 

Capitol.

 

1211011617500001.JPG