23.04.2012
Les otages.

Auteurs : Arnaud Floc’h,Christiane Germain d’après une histoire de Claude K.Dubois.
Editeur :Futuropolis.
Première parution : 13/04/2012
195 x 265 mm
88 pages
Prix de vente : 18 €
Code Sodis : 790182
ISBN : 9782754806725
Rêve
Sophie suit les cours de Djembé auprès de Pete, un professeur d'origine Togolaise. Un soir, il annonce à ses élèves qu'il organise un voyage dans son pays. Pas un circuit touristique classique, mais quelque chose de beaucoup plus authentique. Malgré le caractère bien trempé de Pete et ses propos parfois orduriers, Sophie réussit à convaincre son mari Antoine de participer à ce voyage. Curieusement, Pete refuse de donner avant leur arrivée les contacts sur place au jeune couple.
Autre étrangeté, à l'arrivée à l'aéroport, Pete le rasta s'est transformé en homme d'affaires en costume et au crâne rasé et semble les ignorer. La surprise est encore plus grande quand, une fois arrivé dans un petit village du Togo, Pete s'avère être en fait le grand prêtre de l'église locale. Quant à l'accueil réservé à Sophie et Antoine, il est plus que rudimentaire : saleté, eau croupie, insectes grouillants... Le jeune couple a le sentiment d'être séquestré par Pete et ses fidèles. Pris en otages, ils doivent dorénavant tout négocier contre argent sonnant et trébuchant. Arriveront-ils à fuir de ce lieu ?
Cauchemar.
Brrr, que cette histoire fait froid dans le dos. Tout commence gentiment avec quelques percussions africaines et une belle invitation à un voyage authentique en terre Togolaise. Malgré quelques feux bien oranges, notre couple d’aventuriers décide de partir un peu comme l’émission TV voyage en terre inconnue avec un bandeau sur les yeux. Et là, les feux passent carrément au rouge .On a mal pour eux notamment quand ils doivent suivre les préceptes de l’église du
christianisme céleste (tout un programme).On voudrait leur dire « mais foutez le camp saint milliard » .Facile à dire quand on vous coupe toutes les possibilités de retraite. Bref, le rêve se transforme vite en cauchemar. Pendant votre lecture, vous sentirez cette oppression, cette manipulation vous envahir. En plus, on n’a pas donné la charge du dessin à n’importe qui. Arnaud Floc’h peut être catalogué comme un « local » de l’Afrique noire puisqu’il y a vécu sa jeunesse au Cameroun et au Niger et retourne fréquemment au Mali .Question authenticité, c’est difficile de faire mieux. Son dessin très vivant et sa colorisation qui sent bon l’Afrique m’ont fait penser un peu à ceux d’Emmanuel Lepage.
Une BD riche en émotion dont vous n’en sortirez pas indemne. Une mésaventure authentique avec un gros lézard manipulateur et sectaire .En parlant de lézard, attention à celui qui quitte la page 44, il pourrait venir vous taquiner, on n’est jamais assez méfiant et prudent.
PS : Figurez vous qu’aujourd’hui, j’ai croisé un grand black en costume très classe .Je l’ai regardé d’un drôle d’air, allez savoir pourquoi !
Scénario : 8/10
Dessin : 7/10
Global.
Samba.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : les oatges, togo, floc'h, germain, k dubois, futuropolis, voyage, afrique, 810, 042012 |
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02.01.2012
Ô DINGOS, Ô CHÂTEAUX!

Dessin : Tardi - Scénario: adaptation de Tardi
D’après le roman de Jean-Patrick Manchette
Editions Futuropolis
Sortie : 04/11/2011
96 pages
Prix conseillé : 19,00 €
Genre : Polar
Résumé (de l’éditeur) : Michel Hartog, milliardaire et architecte, choisit une ex-aliénée, Julie, pour s’occuper de son neveu dont les parents sont morts. La jeune femme et l’enfant, Peter, sont rapidement enlevés par un couple de truands aux ordres d’un tueur à gage nommé Thompson qui lui même est aux ordres d’un commanditaire mystérieux. Julie découvre que derrière un kidnapping crapuleux pour lequel on veut lui faire porter le chapeau, se cache plus simplement une tentative de meurtre organisé. Elle parvient à s’enfuir avec l'enfant et traverse la France avec le tueur aux trousses. Son objectif : retrouver Hartog, qu’elle suppose retiré dans une “ folie ” d’architecte, la Tour Maure, isolée dans le Vercors où l'attendent, croit-elle, la délivrance et le repos...
Mon avis : Tardi nous revient en cette fin d’année 2011 avec une nouvelle adaptation d’un roman de Jean-Patrick Manchette. Il s’agit au départ d’une œuvre de jeunesse de Manchette (1972) avec ses faiblesses et ses maladresses. Mais Tardi s’en est emparé pour en faire un polar 100% noir de noir ! Cette Bd de 96 pages en noir et blanc (et non pas de couleurs !) se laisse lire avec facilité mais autant le dire de suite, il faut aimer le genre ! Tardi nous livre la folle cavale de tueurs à la recherche d’une femme et d’un enfant sur lesquels a été mis un contrat. A partir de là, l’auteur nous fait une galerie de personnages atypiques, déjantés, où la normalité n’a pas beaucoup de place. Une galerie de pauvres types, mal dans leurs bottes et dans leur tête…Ce qui devait être une exécution « propre » et rapide va se transformer en un immense gâchis, sans plus aucune règle, sans limite. Certaines scènes de poursuite font même penser quelque part à la tuerie de Liège…
Ca cartonne à tout va, sans sentiments et tant pis pour les victimes collatérales, de paisibles passants…Ecrit en 1972, ce polar prend une autre dimension encore à la lecture de l’actualité récente, près de 40 ans plus tard ! A lire donc avec le recul ad hoc… Heureusement, ici dans cette BD, nous ne sommes pas dans la réalité mais dans un polar de papier. Comme à son habitude, Tardi nous livre donc un album abouti et travaillé, qui se termine en apothéose, à la dernière case de la dernière planche. Tout au long de cet album, de par son découpage au couteau, Tardi nous livre un album rythmé et dessiné avec ses tripes… Ah, polar quand tu nous tiens !…
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8.0/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : capitol, tardi, jean-patrick manchette, futuropolis, Ô dingos, ô chateaux, polar |
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20.12.2011
Notre mère la guerre.Troisième complainte.

Auteurs : Kris et Maël.
Editeur : Futuropolis
Sortie : 11/2011.
Au front
Nous sommes en mai 1917, vingt-sept mois plus tard. Le lieutenant Vialatte est versé dans les chars, en première ligne. Gravement blessé, il sera soigné à l’hôpital militaire du camp de Marly-le-Roi. À sa surprise, le désormais commandant Janvier vient lui rendre visite. « Vous vouliez rendre justice à ces malheureuses femmes et à ces gamins perdus ? Je vous en redonne le pouvoir », lui dit-il en substance. Vialatte, tout juste remis de ses blessures, reprend donc son enquête à zéro…
En permission.
J’avais déjà trouvé les deux premières complaintes de bonne facture mais avec ce tome 3, on passe clairement à un niveau supérieur. L’introduction est déjà apocalyptique avec la charge des premiers blindés. L’action est magistralement mise en scène, on entendrait presque les obus exploser au delà des cases. Après un bref moment de douceur (merci Louise) l’enquête reprend et comme les révélations sont nombreuses dans cet avant-dernier album (et oui on a rajouté un opus), le puzzle commence à bien prendre forme. Mais le plus vient indéniablement des lignes-arrière, des rencontres sur une voie ferrée ou de la vie dans un Paname incroyablement mis en valeur par Maël. C’est grand, c’est émouvant, c’est folie grâce à la compassion, à l’abomination, à la fraternité, à la bêtise et à l’amour qui traversent les pages de cet album d’exception. Franchement, j’en suis resté sur le cul tellement il y a de la force émotionnelle dans ce tome. En plus, on sent un très grand travail d’authenticité des auteurs pour bien retranscrire l’ambiance et les mentalités de l’époque. Bref, chapeau bas messieurs.
Dessin : 8.5/10
Scénario : 10/10
Global.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : notre mere la guerre, kris, mael, futuropolis, guerre, 910, 112011 |
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13.12.2011
LA POSITION DU TIREUR COUCHE
D’après le roman de Jean-Patrick Manchette
Editions Futuropolis
Sortie : 09/11/2010
Prix conseillé : 19 €
Genre : Polar-Aventure
Résumé (de l’éditeur) : À 20 ans, Martin Terrier était pauvre, esseulé, inculte et crétin. Mais pour changer tout cela, il avait un plan de vie beau comme une ligne droite.
À 30 ans, Christian Terrier, tueur à gages, sa dernière mission accomplie, impeccablement ou presque, il décide de se retirer, de congédier sa régulière en cinq minutes, lui faisant cadeau de son chat Soudan, de récupérer son fric bien placé, et de rentrer au pays pour couler des jours tranquilles avec sa promise, en tout cas celle qui lui avait promis de l’attendre…
Mon avis : J’avais loupé la sortie de cette adaptation du roman de Jean-Patrick Manchette par Tardi fin de l’année 2010. Voilà que je me rattrape. Manchette inspire de plus en plus la BD et Tardi n’en est pas à son coup d’essai avec cet auteur, hélas décédé.
C’est l’histoire d’un tueur à gage qui veut abandonner son métier, fortune faite, pour réaliser son rêve, son plan de carrière. Il veut vivre sur les lieux de son enfance, montrer à tous sa réussite financière, reprendre sa revanche sur un début de parcours de vie pas trop brillant. Mais beaucoup de vieux fantômes vont ressurgir. De plus, on ne quitte pas cette profession à risque comme cela, sur un claquement de doigts. Il faut solder les ardoises… Pour couronner le tout, il tombe dans un coup monté, un complot, où il deviendra le lampiste tout désigné.
Comme c’est souvent son habitude chez Tardi, C’est en noir et blanc. C’est du polar, donc c’est très, très noir. Martin Terrier est un cas social qui va essayer de s’en sortir quel qu’en soit les moyens. Cela flingue à tout va, ça saigne. Pas de sentiments ou si peu…Mais l’histoire accroche et on se passionne pour la trajectoire de ce crétin magnifique. Tardi n’en est pas à sa première adaptation d’un roman et s’en sort très bien. Pour le dessin, avec son style reconnaissable entre tous, il assure et sert très bien le scénario.
Au final, encore un Tardi que j’ai beaucoup apprécié. Les amateurs de polar l’auront certainement déjà lu. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, vous pouvez vos y plonger sans retenue, avec délectation.
Graphisme : 7,0/10
Scénario : 9,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, tardi, manchette, la position du tireur couché, polar, aventure, futuropolis |
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08.12.2011
UN ENCHANTEMENT

Dessin et scénario : Christian Durieux
Collection Louvre éditions
Editions Futuropolis
Sortie : 25/08/2011
Prix conseillé : 17 €
Genre : Documentaire - Roman graphique
Résumé (de l’éditeur) : Exceptionnellement fermé au public ce soir-là, le musée du Louvre accueille une réception mondaine, donnée en l’honneur d’un homme politique qui quitte ses fonctions. Ressentant cela comme un enterrement, celui-ci quitte discrètement la soirée, et s’éloigne, une bouteille dans chaque main, dans les salles voisines. Dans l’aile Sully, au salon Carré, il trouve une jeune femme assise sur un banc, face à La Vierge en majesté de Duccio, les mains devant les yeux… Que fait-elle là ? Pourquoi se cache-t-elle le visage ?
Mon avis : Futuropolis sort un nouvel ouvrage dans le cadre de sa collaboration avec les éditions du Louvre. J’avais bien aimé en son temps « Le ciel au dessus du Louvre » de Jean-Claude Carrière et Bernar Yslaire. C’était un livre qui nous parlait du Louvre et de la vie des artistes au temps de la révolution française, de la terreur. C’était très bien raconté et très bien documenté (voir critique sur SambaBD).
Un bandeau rouge autour de l’album nous avertit : « une nuit magique au Louvre… ». Ah, la belle affaire… Plongeons dans cet univers magique ! L’action se passe à notre époque. Le Louvre est réservé à une soirée sur invitation à l’occasion du départ à la retraite d’un haut fonctionnaire, ancien ministre. Celui-ci s’éclipse de la réception qu’il assimile à un enterrement de 1ere classe en grande pompe. Il va se promener dans le Louvre désert et va rencontrer une jolie inconnue en admiration devant des chefs d’œuvre. S’en suit une nuit particulière…
C’est le topo de cette histoire… Durieux essaye de nous décrire une atmosphère spéciale, le rapport entre les œuvres et les lieux, entre deux personnages qui ne se connaissent pas au départ et qui pourtant vont se découvrir. L’idée du scénario est excellente à la base. L’auteur essaye de faire passer ces sentiments mais hélas, je n’ai pas vraiment accroché. J’ai trouvé que cela manquait de rythme, traînait en longueur par moment. L’album nous vaut également de très belles planches sur le Louvre mais aussi des passages plus centrés sur les personnages et du coup beaucoup plus dépouillés. Au final, du point de vue graphique, j’ai aussi eu cette impression d’un dessin inégal au fil de l’histoire, allant du sublime au quelconque…
Pour conclure, j’ai un avis mitigé pour un album qui a pourtant eu de très belles critiques par ailleurs… Je pense qu’il s’agit surtout d’une question de sensibilité personnelle et ce livre ne m’a pas vraiment touché… Désolé, ce n’est pas faute d’être intéressé. A vous de vous faire votre propre avis à la lecture…
Graphisme : 7,0/10
Scénario : 7,0/10
Moyenne : 7,0/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, un enchantement, christian durieux, futuropolis, edition du louvre, documentaire, roman graphique |
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21.11.2011
LES IGNORANTS - Récit d'une initiation croisée

Dessin et Scénario : Etienne Davodeau
Editions Futuropolis
Sortie : 06/10/2011
Prix conseillé : 24,50 €
Genre : Société - récits
Résumé (de l’éditeur) : Par un beau temps d'hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L'un a le geste et la parole assurés. L'autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne », et s'étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées.
Pendant un an, Étienne Davodeau a goûté aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s'est interrogé sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, a lu des bandes dessinées choisies par Étienne, a rencontré des auteurs, s'est rendu dans des festivals, est allé chez un imprimeur, s'est penché sur la planche à dessin d'Étienne...
Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun ; et ils sont plus nombreux qu'on ne pourrait l'envisager de prime abord...
Mon avis : Un magnifique bandeau rouge entoure la couverture du nouvel album de Davodeau : « un cru exceptionnel 2011 ! ». L’expression est lâchée et à la lecture de l’ouvrage se justifie totalement. L’expression fait mouche! Il s’agit d’un album de 272 pages en noir et blanc. D’une densité et d’une vérité criante, il met en face à face deux professions radicalement différentes à première vue. Et pourtant, au final, les deux protagonistes se trouvent beaucoup de similitudes tant dans l’approche de la profession que de sa pratique de tous les jours. Etienne Davodeau va suivre son ami vigneron Richard Leroy. Il va d’abord le dessiner, prendre des croquis, des notes dans son environnement, dans « sa » vigne, quelque soit le temps, dans ses caves, en dégustation,…Il va suivre toutes les étapes de la confection d’un vin tout en donnant également de lui-même en s’impliquant et en s’initiant au travail de la vigne, le travail manuel, les mains dans la terre, en se confrontant à un travail ardu et très physique. C’est tout à fait différent du travail de dessinateur-scénariste, plus calme, plus posé mais pas pour autant moins exigeant. Le vigneron va également passer du statut de lecteur de base à celui d’un lecteur plus pointu et plus au fait de la profession. Davodeau va l’emmener chez l’imprimeur, chez l’éditeur, chez des collègues auteurs, en dédicace dans des salons BD. Au fil du livre, on voit deux copains qui vont de plus en plus s’apprécier, se découvrir et au contact l’un de l’autre se bonifier à la spécialité de l’autre, comme le bon vin. Davodeau va apprendre à mieux apprécier les vins qu’il déguste alors que Richard Leroy va découvrir des univers différents en BD et se faire sa petite idée de la BD, affiner ses préférences…Toutes ces scènes de la vie de deux professionnels sont racontées avec talent tant au niveau du scénario que du dessin pour un Davodeau au mieux de son Art. Cela nous donne des tranches de vie et des rencontres extraordinaires. Dès le début du livre, on est plongé dans le rythme des vies professionnelles avec la visite à Tournai en Belgique chez l’imprimeur. Davodeau y signe les bons à tirer après avoir vérifié les épreuves avant impression. Il veut que son travail soit bien respecté par l’imprimeur, y compris les couleurs. Ils rectifient les réglages…Le moindre détail compte pour l’auteur…
Un autre chapitre (page 41) nous raconte la visite des deux amis chez Gibrat, « le maître ».C’est un des chapitres clés de l’album. Richard Leroy s’étonne de voir un lit dans l’atelier. »C’est pour écrire, j’écris couché ! ». Sa première question : » Tu n’en a jamais marre de dessiner ? » « C’est un plaisir renouvelé. » « Pour moi le dessin, c’est un métier. On progresse sur toute une vie. » C’est quoi tes défauts dans ton dessin ? » Gibrat donne une réponse qui m’a bien fait rire : « Mon trait. Je le trouve…Bâtard. » Et je vous passe la suite…Que de perles extraordinaires dans cette rencontre…Et tout est du même acabit au fil des chapitres…Que ce soit pour le domaine de la BD ou de la vigne, cet album est un trésor de pépites verbales, de situations cocasses ou criantes de vérités. Un hymne au travail, au travail bien fait. Je ne vais pas tout vous détailler, plongez-vous dans cet album hors norme. En fin de compte, c’est une aussi très belle histoire d’amitié que nous raconte Davodeau.
En tant que grand amateur de BD et « petit » buveur de vin, cet album est pour moi un des meilleurs albums de l’année. Un véritable coup de cœur, un grand cru 2011 à déguster sans délai et sans modération ! Je lève mon verre à la santé d’une p… de bonne BD !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 10/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (5) | Tags : capitol, les ignorants, etienne davodeau, richard leroy, futuropolis, récit, oenologie, vie quotidienne |
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26.09.2011
Urban Tome 1 : Les règles du jeu.

Auteurs : Brunschwig et Ricci.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : 09/2011
Rien que pour votre plaisir.
20 décembre 2058, Zachary Buzz quitte la ferme où il a passé tant d’années. Direction Montplaisir, gigantesque parc d’attraction, cité des plaisirs, dernier havre de bonheur entouré de taudis envahis par les eaux, dans un monde ravagé. Zach vient d’y être accepté à l’académie de police, dans l’espoir de devenir, après sa formation, un Urban interceptor…
Highway to heaven.
Il y aurait beaucoup à dire sur le projet « maudit » de Luc Brunschwig mais retenez ceci : allez vite vous le procurer. Insistez auprès de votre libraire si vous ne le trouvez pas, commandez le via un site en ligne (BDfugues par exemple), allez voir le roi en claquant des portes, demandez à l’ONU de l’inscrire à son ordre du jour car si vous êtes un fan de SF(les autres aussi d’ailleurs), vous DEVEZ avoir cet album urban dans votre bibliothèque. Il s’emballe notre Samba me direz vous ….allez un petit peu mais c’est vrai, pour une fois qu’on vous propose une histoire intelligente sans amnésique de service, sans ésotérisme à la noix, sans héros de pacotille au pouvoir démesuré ou un xième spin off n’important rien de plus que des tunes aux éditeurs, il serait stupide de passer à coté de cet univers très riche rempli de bonnes idées. Vous pourrez y trouver une foule de références au cinéma SF des années 80-90 (Blade Runner ou running man par exemple) avec aussi une bonne petite critique sur notre société et de nos médias plus précisément. En plus, le dessin de Roberto Ricci est hyper détaillé, c’est un plaisir de prendre son temps pour décortiquer tout ce qui s’y trouve. Là aussi c’est un tour de force car c’est vachement bien foutu comme graphisme, découpe et colorisation.
Et comme d’habitude, vous retrouverez aussi la touche Brunschwig pour rendre l’héros principal très attachant, un brin naïf avec ses forces et ses faiblesses ……un vrai humain en somme.
Bon, je vous invite donc fortement à prendre cet ascenseur vers Montplaisir .Je peux vous dire que vous ne serez pas déçu …moi j’y retourne de ce pas car on y fait des rencontres remarquables.
Scénario 9/10
Dessin 9/10
Global
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (7) | Tags : urban, brunschwig, ricci, futuropolis, 092011, 910, sf, science fiction, ascenceur |
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13.08.2011
LA GUERRE DES SAMBRE - Cycle 2- Tome 1: Werner & Charlotte :Automne 1768

Dessin : Marc-Antoine Boidin - Scénario : Bernar Yslaire
Editions Futuropolis
Sortie en 13/10/2010
Prix conseillé : 13.00 €
Genre : Histoire /Drame
Résumé (de l’éditeur) : L’action commence à Vienne en 1768, peu avant le mariage de Marie-Antoinette avec le futur Louis XVI. C’est là que se sont exilées Jeanne-Sophie de Sambre et sa fille Charlotte. Dans l’atmosphère sulfureuse des salons de la cour impériale, elles font la connaissance d’un farouche orphelin aux yeux rouges, nommé Werner von Gotha. Malgré toutes les manoeuvres de sa mère, qui souhaite pour elle meilleur parti, Charlotte en tombe amoureuse. Inéluctablement.
Mon avis : Les Sambre ont aussi succombé aux « spin-offs ». Yslaire devient de plus en plus un scénariste et s’est trouvé un dessinateur doué et assez proche du style de la série pour que le lecteur n’y voit que du feu s’il n’est pas très attentif aux références des auteurs repris sur l’album. Il s’agit ici du Cycle 2. Yslaire remonte aux origines de la tragédie des Sambre en remontant aux racines de l’arbre généalogique de cette famille maudite. Le cycle devrait durer 3 tomes annuels et donner un nouvel éclairage à la saga…
C’est vrai que ce cycle peut se lire indépendamment des autres cycles. J’ai eu le même plaisir de lecture que pour la série mère même si à la fin de ce même tome, rien de bouleversant n’a été dévoilé par Yslaire…Toujours le même débat…Réellement un plus ou juste une déclinaison en plus de la série ? A vous de décider…
7/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, bernar yslaire, boidin marc-antoine, la guerre des sambre, futuropolis, histoire, drame |
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08.08.2011
LA COLLINE AUX MILLE CROIX

Dessin : Christian Perrissin - Scénario : Christian Perrissin et Deborah Renault
Editions Futuropolis
Sortie en 11/06/2009
Prix conseillé : 15.00 €
Genre : Histoire /Drame
Résumé (de l’éditeur) : En 1460, dans l’austère province du Rouergue, Luce est la jeune veuve du seigneur de Mirail. Pourtant elle décide, telle Antigone, de pleurer la mort de son frère, tué dans le duel qui l’opposait à son défunt époux.
L’affront est terrible pour les de Mirail. Mais, Luce est prête à défier toutes les conventions, toutes les traditions, jusqu’à s’opposer au tout puissant seigneur de Rocmirail. Son châtiment sera à la hauteur de sa détermination.
En ces temps troublés, elle devient, alors, objet de vénération pour les catholiques et d’exécration pour les protestants.
Mon avis : Toujours dans le cadre de mes achats de seconde main, je viens de lire le premier ouvrage en tant que dessinateur de Christian Perrissin. Au départ, il s’occupait uniquement de scénario. C’est en découvrant une nouvelle technique dessin, le crayon gras plutôt que l’encre, qu’il se rencontre qu’il n’est pas si nul que ça. Je dirais même plus, le résultat est impressionnant, très noir, mais aussi très expressif mais si cela reste parfois dans l’esquisse.
Pour rappel, Christian Perrissin a été primé à Angoulème en tant que scénariste pour l’album intitulé « Martha Jane Cannary » qui raconte l’histoire de « Calamity Jane ».
Le scénario nous plonge dans la guerre de religion entre catholiques et Protestants dans le sud de la France. C’est aussi l’histoire de deux familles qui s’entredéchirent au nom de la religion.
Tout est mis en place pour nous faire croire qu’il s’agit d’une histoire vraie mais il n’en est rien, il s’agit du fruit de la pure invention des deux scénaristes.. Et pourtant, cet album est très original tant au niveau graphique qu’au niveau du scénario. Si vous ne l’avez pas lu, que vous aimez l’Histoire, c’est la période du rattrapage…
Très bon.
8/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, la colline aux mille croix, deborah renault, christian perrissin, futuropolis, histoire, drame. |
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04.07.2011
SVODOBA ! LIBERTE !
SVOBODA ! Tome 1, de Prague à Tcheliabinsk
Dessins : Jean Denis Pendanx
Scénario : Kris
Couleurs : Isabelle Merlet
Prague, automne 1938. Josef Cerny dit « Pepa » professeur d'arts plastiques, apprend les accords de Munich. Il se sent trahi par la France, et imagine sans peine la suite : la mort de la Tchécoslovaquie, son pays et cette république qu'il a contribué à faire passer du rêve à la réalité, vingt ans auparavant. Alors, il ressort ses vieux carnets de croquis et les écrits de son compagnon, l'écrivain Jaroslav Chveïk, et se souvient... Tcheliabinsk, mai 1918, c'est là que tout a vraiment commencé. Parti de Samara, le régiment de Jaroslav rejoint enfin les éléments avancés de la 1re division tchèque, coincée en gare depuis trois semaines. Parmi eux, se trouve son ami Pepa. La joie de leurs retrouvailles est brève, des événements dramatiques surviennent...
Tout est dit dans le titre et les sous-titres : « carnet de guerre imaginaire d’un combattant de la légion Tchèque ». Si la narration et l’approche est tout à fait classique (flash back à partir d’un fait), le sujet n’en ai pas moins passionnant. L’histoire méconnu (peut etre pas pour les férus d’histoire !) de ces soldats de l’ex empire austro hongrois mais de nationalité Tchèque ballotés, manipulés et finalement rendu à leur nation fraichement crée. En fait d’histoire c’est plutôt une épopée au travers de la période post révolution bolchévique que vont vivre cette légion avec son lot d’alliance, de trahison avec les Russes Blancs de l’amiral Kolchak, la prise à Kazan d’un train contenant l’ancien trésor Imperial…. Les auteurs ont bien sur choisi comme fils conducteur le Transsibérien, chemin de fer vital pour la Sibérie et le long duquel tous les actes de cette pièce de théâtre historique se jouent. Ce premier tome s’arrête à la gare de Tcheliabinsk, la ou l’histoire bascule. Au fil de la lecture ont est emporté par le tourbillon de l’aventure et c’est avec regret que l’on arrive à la fin des 44 pages.
Vous l’avez compris autour de personnage tout est historique jusqu’aux dessins documentées et la référence ouvertement assumé au célèbre roman « Le brave soldat Chvéïk » de l'écrivain tchèque Jaroslav Hašek.
Le dessin de JD Pendanx est assez différent de ces anciennes productions (les corruptibles, labyrinthes ou Abdalli) c’est plus anguleux, plus clair. Peut etre es ce du à l’excellent travail de couleur d’Isabelle Merlet. Les tons ocre et lumineux accrochent bien le regard et finalement on ne voit pas un autre tandem pour tracer l’histoire de Kris.
Encore une très bonne production des éditions Futuropolis ! A lire mais pas seulement : c’est le moment de marcher sur les traces de l’histoire du chaos de la Russie post-impériale !
Un grand 8.5/10
Écrit par Tigrevolant dans Le retour des tigrevolants. | Commentaires (3) | Tags : svoboda, tome 1, futuropolis, pendanx, kris, merlet, 8.510 |
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