15/11/2017

Jean de Florette

cov.jpg2.jpgL'eau des collines Tome 1/2

D’après l’oeuvre de Marcel Pagnol
Scénario : Serge Scotto et eric Stoffel
Dessin : Alexandre Tefenkgi
Editeur :
Bamboo
Collection : Grand Angle
Sortie : 04 octobre 2017
Drame

 « Un paysan peut devenir bossu, mais un bossu ne devient pas paysan »

Pour se lancer dans la culture des œillets, le Papet et son neveu Ugolin ont besoin d’espace et surtout d’une source : un vrai trésor dans la chaude Provence. Dans l’espoir d’acquérir à bas prix le terrain de leur voisin Pique-Bouffigue, Ugolin et le Papet profitent de la mort du vieux pour boucher la source et dévaloriser le lieu. La ferme semble disponible, mais l’héritier de la propriété arrive un jour avec sa femme et sa fille Manon. Il s’appelle Jean de Florette, il est bossu, vient « de la ville » et semble décidé à faire prospérer sa terre. Mais le Papet et ugolin sont prêts à tout pour faire échouer son projet. 

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Jean de Florette est la première partie de L’eau des collines, le diptyque romanesque de Marcel Pagnol, surtout connu pour son adaptation au cinéma par Claude Berri en 1986 avec un extraordinaire trio d’acteurs (Gérard Depardieu, Daniel Auteuil et Yves Montand). Le défi scénaristique était de taille, il fallait restituer fidèlement l’ambiance et les péripéties de ce long roman tout en respectant le style de l’auteur. On peut dire que le duo Scotto/Stoffel a réalisé ici un excellent travail : de nombreuses scènes et détails qui n'apparaissaient pas dans les films sont mises en cases et en planches, ce qui fait que cette version est beaucoup plus respectueuse du texte original de Pagnol. Le dessin de Tefenkgi, simple, plus brut et anguleux, manque de détails dans les décors. C’est du moins l’impression que j’ai éprouvée en comparant celle-ci aux autres adaptations publiées dans la même collection. Quoi qu’il en soit, le plaisir de la lecture est toujours au rendez-vous et donne envie de retourner au texte ou à l’œuvre filmée originale.

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Skippy

11/11/2017

L’île aux remords

l'ile aux remords.jpgile aux remords.jpgDessinateur : Didier Quella-Guyot.
Scénariste : Sébastien Morice.
Éditeur : Grand angle.
Sortie : 4 octobre 2017.
Genre : saga familiale.

 

 

Le résumé.
Un fils revient au pays après 25 ans sans avoir donné la moindre nouvelle à ses parents qu’il a quittés brutalement pour entrer dans l’armée. « Viré » d’Indochine par le Vietminh, il a fini par s’installer près de « chez lui », sans pour autant renouer vraiment avec son père, veuf, qui vit encore dans ses collines des Cévennes. C’est à la faveur des terribles inondations de 1958 qu’ils vont se reparler, remonter le temps, refaire l’histoire, leur histoire.


« Le bagne, c’était la belle vie tu sais…sauf pour les prisonniers, évidemment !».

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Mon avis.
Tous les signaux étaient au vert quand j’ai aperçu cet album dans le flot des sorties. Une couverture attrayante et des noms qui inspirent confiance. Ce sont en effet les mêmes auteurs du très bon « facteur pour femmes » et l’adaptation très juste d’une nouvelle de Maupassant « le Café des colonies ». A noter qu’il existe un tirage spécial de cet ouvrage avec une autre couverture et un dos toilé.

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On est accueilli par une douche froide en rentrant dans cet album par une crue cévenole. Elle est surtout le prétexte aux retrouvailles entre un vieil homme et son « fils ». On assiste alors à un chapelet de souvenirs et de secrets entre ces deux personnages aux opinions très divergentes. Je me rends vite compte que j’ai du mal à accrocher à ces histoires de familles car elles sont trop nombreuses et pas assez développées. Charge aux lecteurs de ramasser tous ces morceaux de souvenirs pour comprendre cette saga familiale tourmentée. Je force réellement ma lecture et un espoir apparaît lorsqu’on se retrouve dans un bagne peu connu, celui de Poulo Condor. Malheureusement là aussi on survole cette pépite par un souvenir trop rapide de l’endroit. Là clairement, je tique sur le format de cette histoire, pourquoi avoir condensé autant ce récit ? Un beau potentiel d’une série au long cours était possible non ? En plus, certains passages m’ont donné l’impression qu’on parlait en écho d’un autre album (l’histoire avec Aida et son fils).
Voilà, assez déçu au final car le dessin de Sébastien Morice et sa douce colorisation sont un réel plaisir à contempler. Le scénario n’est pas mauvais non plus, il aurait simplement mérité un plus grand espace pour s’épanouir.

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Samba.

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12/09/2017

A coucher dehors T2

à coucher dehors.jpga coucher dehors t2.jpgDessin : AnLor
Scénario : Aurélien Ducoudray.
Éditeur : Grand angle.
Sortie : 30 aout 2017.
48 pages.
Genre : chronique sociale.

 

 

Le résumé.
Nicolas a disparu ! Amédée essaie tant bien que mal de le trouver au milieu des visiteurs du Parc de l’Espace. À la maison, Prie-Dieu a accroché sur le toit de la baraque les signes des trois religions monothéistes, provoquant un afflux des adeptes de tout poil. Ce qui n’est pas du goût d’Amédée, surtout que la priorité serait plutôt de retrouver l’apprenti cosmonaute ! Car huissiers et gendarmes attendent, montre au poignet. Si Nicolas n’est pas là rapidement, Amédée ne sera plus son tuteur et ce sera l’expulsion pour les trois clochards !

« Ah bon pourquoi ? On n’a pas le droit d’être cosmonaute, chez vous ? Pourtant, j’ai vu deux Charlemagne et un Pépin le Bref »

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Mon avis.
Suite et fin de cette comédie joyeuse dont le sujet aborde la déficience ou plutôt la différence mentale avec comme anti-héros des SDF. On remarque tout de suite le soin qu’a apporté Aurélien Ducoudray aux textes. On serait tenté de les rapprocher au cinéma de Lautner ou Audiard mais de l’aveu même du scénariste, c’est vers le cinéma italien avec le film d’Ettore Scola « Affreux, sales et méchants (1976) » qu’on peut trouver un véritable lien. Le langage est souvent très fleuri mais on y aborde aussi des sujets plus profonds comme la condition sociale et le handicap.
On aurait pu croire qu’Anne Laure Bizot était demandeuse de cet univers par rapport aux 21192829_10213846067485834_4402167724061427208_n.jpgambiances plus sombres de ses derniers albums (Amère Russie). Mais non, il s’agissait presque d’un défi pour elle de dessiner cet environnement urbain plus cloisonné en y ajoutant cette dose de poésie si caractéristique à son trait. Elle a donc dû jouer avec des couleurs chaudes pour créer des cocons au milieu de cette jungle urbaine. En tout cas, son graphisme reste un plaisir pour les yeux avec comme qualité première une belle expressivité et une vivacité dans les attitudes très marquée.
Personnellement, je ne serais pas surpris de voir « à coucher dehors » repris au cinéma ou au théâtre vu le caractère très  vaudevillesque de cette œuvre.
De la sensibilité, de l’humour, des situations loufoques, des dialogues à tomber par terre, voilà donc la recette réussie de cette BD.
On retrouvera prochainement une nouvelle histoire de ce duo d’auteurs dont l’osmose n’est plus à démontrer.

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Samba.
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03/08/2017

Jack cool 1966- quelques jours avant Jésus-gris

jack cool 1966, manini, mangin, bamboo, grand angle, musique, hippies, drogues, LSD, road trip, merry pranksters, satanisme, polar, 06/2017, 7/10jack cool 1966, manini, mangin, bamboo, grand angle, musique, hippies, drogues, LSD, road trip, merry pranksters, satanisme, polar, 06/2017, 7/10Scénario : Jack Manini
Dessin : Olivier Mangin
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : aventure, road trip psychédélique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Californie 1966. Il est apparu tel un fantôme dans la communauté des « Merry Pranksters ». Comme il était sale et maigre, ils l’ont surnommé Jésus Gris. Il va les entrainer sur la route au volant d’un bus psychédélique.
Jayne Mansfield, actrice et grande prêtresse de l’église de Satan, charge le détective Jack Cool de retrouver sa fille. L’enquête le mène jusqu’au fameux bus …

 

"On va s'injecter une bonne dose de présent... tous synchros avec la grande harmonique de l'univers..."

 

Mon avis

Grisaille, neige, bureau austère dans l'usine Cadillac à Detroit ... les premières pages sont à l'opposé de la couverture chatoyante aux effluves psychédéliques. On voit un homme seul, l'air triste et perdu, au téléphone avec sa femme Lucille. Cet homme qui vient de mentir à sa femme fait annuler tous ses rendez-vous et quitte son bureau pour ne plus jamais y revenir. Entre alors en scène le détective Jack Cool qui est chargé par Lucille de retrouver son mari. Il retrouvera vite la trace du disparu, affublé du nom de Jésus-Gris, au sein d'un mouvement hippie, les Merry Pranksters. L'enquête de Jack Cool le mènera également dans les milieux satanistes et sur les pas de Jayne Mansfield dont la fille a disparue.

Jack Manini nous propose avec ce polar à double enquête une immersion totale dans les milieux hippies des années 60 sous forme de road-trip sur-alimenté au LSD. En ce milieu des sixties cette substance chimique n'est pas encore illégale et est largement consommée par les adeptes de la liberté totale, du rejet de toute forme d'autorité et surtout de la société de surconsommation. Flirtant entre thriller et chronique sociale, Jack Manini mélange subtilement le vrai et le faux et nous fait découvrir l'univers très coloré de la beat generation, notamment les Merry Pranksters de Ken Kesey qui ont vraiment existé et traversé les Etats-Unis à bord d'un bus aux couleurs psychédéliques, tout en vantant les bienfaits du LSD.

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Le rythme n'est pas des plus endiablé mais l'intrigue naissante dans ce premier volume reste intrigante. On ne sait que peu de choses de Jésus-Gris si ce n'est qu'il a traversé la guerre du Vietnam et en est revenu avec un traumatisme qu'on espère connaitre dans le second tome. Idem concernant l'enquête dans les milieux satanistes, des jalons sont posés et l'on peut supposer que la suite sera beaucoup moins colorée.

Empreint d'une sobriété de bon aloi, le dessin d'Olivier Mangin est parfait dans toutes les situations et toutes les ambiances. Il ne cède pas à la facilité du décorum psychédélique trop bariolé et se permet juste quelques ondulations de cases lorsque les personnages sont sous l'emprise des acides. C'est clair, crédible et agréable à l’œil.

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On est habitué dans la collection Grand Angle aux petits suppléments en fin de volume. Aussi avons-nous droit ici à quelques compléments d'information sur les Merry Pranksters et l'histoire du LSD. Instructif. Il manque juste quelques buvards de démo :-)

Suite et fin de cet étonnant voyage dans le tome 2.

 

Loubrun

 

 

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Un peu de musique pour accompagner cette belle lecture

02/08/2017

Les soeurs Fox. Tome 1/2

Esprits, êtes vous là ?

Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.Scénario : Philippe Charlot
Dessin : Grégory Charlet
Éditeur : Grand Angle
48 pages
Date de sortie : 31/05/2017
Genre : biopic, historique, ésotérisme

 

 

Présentation de l'éditeur

Un jour, deux sœurs ont fait tourner les tables… 

 

Une nuit de 1848, dans une petite ferme réputée hantée de Hydesville, Margaret et Kate, les filles du pasteur Fox, établissent un contact avec un supposé « esprit ». Vite colportés, les « évènements de Hydesville » donnent naissance à un véritable phénomène de société. L’engouement pour le surnaturel atteint son comble aux États-Unis : d’innombrables médiums, trois millions d’adeptes, parmi lesquels Victor Hugo, James Fennimore, Cooper et Arthur Conan Doyle, ainsi que de nombreux savants et intellectuels.

Le spiritisme moderne est né.

Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.

Mon avis

Pour les adeptes d'ésotérisme, le nom de Maggie et Kate Fox ne doit pas être inconnu. Ces deux soeurs américaines ont créé le spiritisme moderne en intriguant le monde entier. Supercherie ? Réalité ? Et si c'était un peu des deux ?

 

Cet ouvrage joue habillement sur les incertitudes qui règnent autour des dons conférés aux demoiselles. Ayant pourtant avoué avoir dupé le monde, certains éléments troublants laissent à penser que tout n'était pas qu'un jeu pour elles.

Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.

C'est dans cette optique que « les soeurs Fox – Esprits êtes vous là ? » que nous suivons le début de cette aventure mystique dans une maison réputée hantée. Les Fox viennent de s'y installer. Les murs grincent, craquent... ce qui rend la mère de famille nerveuse. Tant et si bien que la plus jeune soeur, Kate,  ne peut s'empêcher de lui jouer des tours, prétextant qu'un esprit en est la cause. De fil en aiguille, les faits deviennent célèbres et des gens viennent de toutes les régions pour converser avec l'au-delà pour le plus grand bonheur de la famille Fox, le plaisir de Kate et certaines inquiétudes de Maggie.

 

Une bande dessinée aux couleurs assez ternes et glauques, avec un manque de détails... ne fusse que dans les décors quasi inexistant. Les traits sont simples et pourtant suffisamment éloquents. Ce qui rend finalement le graphisme agréable à regarder, mettant davantage en avant les textes et l'histoire en elle-même. Des personnages dont les mises en scènes brèves suffisent à comprendre leur personnalité, parfois même leurs pensées. Notamment Maggie dont l'expression du visage et les postures expliquent, sans le moindre mot, combien cette histoire la dépasse.

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Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.

 

Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.

 

Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.

En bonne amatrice d'histoire, de biopic et d'ésotérisme : je suis curieuse de lire le second, et dernier volet de ce diptyque afin de voir jusqu'où le respect du mystère persiste. Jusqu'où la foi en un au-delà peut aller, de même que le scepticisme.

Les soeurs Fox, esprits êtes vous là, Charlot, Charlet, Grand angle, Histoire, biopic, ésotérisme.

ShayHlyn.

06/07/2017

Le Schpountz

Le Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIXLe Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIXScénario : Serge Scotto, Eric Stoffel (et un peu... beaucoup Marcel Pagnol)
Dessin : EFIX
Éditeur : Grand Angle
96 pages
Date de sortie : 31 mai 2017
Genre : Humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

le schpountz,grand angle,marcel pagnol,serge scotto,eric stoffel,efixIrénée, brave garçon un peu naïf, rêve de faire du cinéma. La chance lui sourit enfin quand une équipe de cinéma fait des repérages dans la région. Il leur propose de leur faire découvrir le pays. Tout se déroule comme dans un rêve : les techniciens semblent l’avoir adopté. On lui propose même un contrat mirifique pour aller tourner un film à Paris. Ivre de joie et de vanité, celui qui se voit déjà en haut de l’affiche n’est en réalité qu’un schpountz, c’est-à-dire le dindon d’une farce pas très fine. Pourtant il a plus de ressources qu’on semble le croire, peut-être même un certain génie… comique.

 

Mon avis

Je crois que j’ai fait une bêtise… Sachant que j’allais chroniquer Le Schpountz, je me suis dit que ce serait bien d’avoir au moins vu l’original. Non, non, la bêtise n’est pas là mais juste après. Oui, en effet, car juste après avoir terminé le visionnage du film je me suis embarqué dans la lecture de la BD. Résultat : impossible de lire les répliques d’Irénée sans entendre la virevoltante voix de Fernandel chanter son accent marseillais du fond de sa gorge rauque, du moins sur une bonne moitié du bouquin. En outre, ayant encore le film dans les yeux et les oreilles, ce fut difficile de se concentrer sur ce qui fait l’intérêt de cette BD.

Voici malgré tout ma conclusion : elle en a ! Quoi ? eh bien, de l’intérêt peuchère !

Le Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIX

Le Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIXD’abord, niveau scénario, les auteurs ont bien fait quelques petites coupes ET quelques rajouts (ils sont partis du script du film et non du film lui-même) par rapport au film, mais tout ce qu’on lit est de Pagnol. Sa plume et sa verve font mouche, dans les dialogues plus que tout. Un esprit chagrin autre que le mien pourrait relever, voire regretter, des différences de plus en plus marquées entre la BD et le film au fil de la lecture. Comme si les auteurs avaient eu dans l'idée de coller au film au début du projet pour ensuite s'apercevoir que ce n'était peut-être pas si nécessaire que cela. Mais bon, rien de bien méchant non plus...

Mais c’est surtout au niveau du dessin que cette BD m’a séduit. Efix commence par remercier Gotlib « pour… tout ». Le ton est donné. S’il possède bien son propre style, l’influence de Monsieur Fluide est omniprésente, et c’est plutôt un avantage quand on s’attaque à une œuvre cinématographique. Les cadrages, certains détails, les regards, les mouvements… On est clairement dans un univers gotlibien. D’ailleurs, ce dernier est également appelé à la rescousse quand il s’agit de traiter la fameuse scène où Fernandel déclame sur le ton d’émotions aussi diverses que variées l’article du Code Civil indiquant (on est en 1937…) que « Tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Efix s’en sort ainsi par une double page que n’aurait pas reniée le père de Gai Luron. Une autre double page abordant un dialogue essentiel du film (sur les bienfait du "comique") utilise les montagnes russes, toujours à la sauce Gotlib.

Le Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIX

Deux derniers détails concernant le dessin. D’abord, la BD est en couleur quand le film est en noir et blanc. Je ne suis pas fan du traitement chromatique mais le travail est soigné et il fait parfois intervenir un noir et blanc opportun, notamment en couverture. Enfin, l’accent de Marseille. Je ne sais pas qui a eu l’idée, le dessinateur ou l’un des scénaristes, mais le fait d’utiliser du gras sur la police de caractère dans les phylactères pour faire ressortir l’accent du Sud et une solution très efficace.

Pour finir, je n’ai pas encore eu l’occasion de lire d’autres adaptations de Pagnol (ils adaptent TOUT Pagnol) chez Grand Angle, mais je trouve celle-ci plutôt réussie.

 

 

 

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Le Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIX

 

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Le Schpountz, Grand angle, Marcel PAgnol, Serge Scotto, Eric Stoffel, EFIX

 

Odradek

 

Et, tout de même, voici la scène culte du film : Tout condamné à mort aura la tête tranchée.


23/06/2017

Le train des orphelins - tome 8 - Adieux

train des orphelins T8.jpgtrain des orphelins T8_pl.jpgScénario : Philippe Charlot
Dessin : Xavier Fourquemin
Éditeur : Bamboo
48 pages
Date de sortie :  10 mai 2017
Genre : western, Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les femmes du train prennent le pouvoir.

Lisa a été élue maire de Cowpoke Canyon par acclamation. Elle désigne la veuve Goswell comme shérif. Au grand désespoir du petit Joey, Lisa se laisse courtiser par le beau Lee, venu construire la maison des orphelins. Mais Lee imagine déjà Lisa en épouse soumise. C’est bien mal la connaître !

Soixante-dix ans plus tard, le vieux Joey a pris la route du Connemara, à la rencontre de la petite Louisa. Il est accompagné par la lumineuse Aileen, dont il continue à douter de l’existence réelle. Devant la situation préoccupante de Louisa, Joey voit un signe envoyé par Lisa et un sens à donner à son histoire.

 

 

"La maison des orphelins qu'elle appelle ça ! C'est bien une idée de femmede gaspiller de l'argent la dedans!"

 

 

Mon avis

Terminus pour ce train qui nous a fait voyager un peu dans le temps et croiser des personnages vraiment attachants. Comme je le disais dans ma chronique du tome 7, le ton de ce dernier cycle est moins enlevé et moins enjoué qu'au début de la série. C'est normal, et surtout très cohérent sur le plan du scénario puisque sur ces huit albums, les personnages ont évolué, grandi et vieilli. Le récit est toujours divisé en deux : d'un côté le petit Joey facétieux et plein d'entrain évoluant aux côtés de la généreuse Lisa et de l'impétueuse Mme Goswel, et d'un autre côté le vieux Joey, seul avec sa mélancolie et ses souvenirs. Ces passages Irlandais contrastent à tout point de vue avec la jeunesse de Joey dans la poussière et la chaleur de Cowpoke Canyon. Le temps ne semble pas se dérouler à la même vitesse, mais qu'importe, puisque Joey a trouvé dans ce pays pluvieux et verdoyant de quoi lui redonner le sourire et la joie de vivre. Comme quand il était petit.

Très belle fin pour cette série d'aventure dont les auteurs ont su maintenir une qualité égale durant huit albums. Qualité que l'on doit à cette belle galerie de personnages attachants et hauts en couleur, aux dialogues enlevés et percutants, à ce savant équilibre entre humour et émotion, à ce dessin semi-réaliste efficace tant dans les mises en scène que dans l'expression des personnages, et à ce sens de la narration qui fait que chaque album nous offre de vrais moment d'évasion.

A l'issu de cet ultime tome, souhaitons un bon repos à Joey, ainsi qu'a ses auteurs. Mais pas trop longtemps hein, parce que si vous avez en tête d'autres belles histoires comme ça, ne trainez pas trop pour nous les faire lire :-)

Loubrun

 

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 Les autres tomes de la série

le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710

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16/06/2017

Bleu pétrole

bleu pétrole, Morizur, Montgermont, bamboo, grand angle, histoire, mer, amoco cadiz, pétrolier, naufrage, marée noire, famille, 8/10, 04/2017bleu pétrole, Morizur, Montgermont, bamboo, grand angle, histoire, mer, amoco cadiz, pétrolier, naufrage, marée noire, famille, 8/10, 04/2017Scénario : Gwenola Morizur
Dessin : Fanny Montgermont
Éditeur : Bamboo
87 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : drame, histoire, société

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le combat d’un homme pour que les pollueurs soient les payeurs.

16 mars 1978 : le pétrolier Amoco Cadiz s’échoue sur les rochers de Portsall, dans le Finistère. 220 000 tonnes de pétrole brut sont déversées sur près de 400 kilomètres de côtes bretonnes, provoquant l’une des plus grandes marées noires du siècle. Léon, le maire de la petite commune, décide de poursuivre les responsables et engage la lutte contre la firme propriétaire du chargement de l’Amoco, jusqu’aux procès aux États-Unis qui durera quatorze ans. À ses côtés, sa fille Bleu vit de plein fouet la catastrophe et s’en fait le témoin. Elle nous livre ses souvenirs : leur vie de famille et les liens qui les unissent. L’espoir. La persévérance. Bleu Pétrole est leur histoire.

 

"Juste cette immense carcasse flottante et ses plaintes de métal, lancinantes ..."

 

 

Mon avis

Le naufrage de l'Amoco Cadiz et la marée noire qui en a découlé est aujourd'hui encore considéré comme l'une des pires marées noires de l'histoire. C'est aussi la catastrophe qui aura fait "bouger les choses". Après le drame, les sémaphores de l'Aber Wrach et Molène furent modernisés et notamment équipés de radars, le système de prise en charge des navires en détresse fut entièrement repensé et amélioré, la lutte contre les pavillons de complaisance fut plus active, tout comme la chasse aux navires en mauvais état. Ce naufrage aura également fait bougé les choses au plan juridique, grâce à l'obstination du maire de la petite commune de Ploudalmézeau sur les rochers de laquelle le pétrolier s'est fracassé en ce sombre 16 mars 1978. Ce petit paysan Breton du Finistère qui aura mené un combat 14 ans durant contre les gigantesques compagnies pétrolières en mettant en place des structures et en fédérant les élus, a posé les fondations du principe du "pollueur / payeur" et permis l'existence d'organismes tels que Vigipol, qui, à défaut de pouvoir empêcher les catastrophes de se produire, offre les moyens d'y faire face et de mener des actions en justice efficaces contre les pollueurs.

 

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J'avais 10 ans à l'époque de la catastrophe et je me souviens parfaitement de l'émotion qu'avait suscité alors ce drame. Mon monde a changé de couleur ce jour là, quand j'ai vu pour la première fois des images d'oiseaux figés dans des postures affreuses, et quand j'ai compris que ce pétrole qui servait à nous emmener tous les étés sur les côtes bretonnes, pouvait aussi tuer. Pendant des années après, et loin du lieu du drame sur les plages des côtes d'Armor et d'île et Vilaine, on tombait souvent en creusant des trous dans le sable sur des boulettes de "goudron", comme on disait à l'époque. Comme nous le rappelle en préambule Gwénola Morizur, la scénariste et petite fille d'Alphonse Arzel, le maire du village, "n'importe quel Breton peut vous dire où il se trouvait et ce qu'il faisait le jour du naufrage de l'Amoco Cadiz".

Gwénola Morizur ne nous raconte pas l'histoire de ce naufrage, mais l'histoire de sa famille qui a vécu de près le drame et qui est devenu l'acteur principal de la gestion de cette catastrophe. Pour son récit elle change les noms et se permet quelques toutes petites libertés sur son histoire familiale faisant là une fiction basée sur une solide documentation. Elle nous raconte avec simplicité et sensibilité l'ascension politique de son grand-père, le soutien indéfectible de sa famille dans sa lutte difficile contre l'ogre pétrolier, et c'est avec beaucoup d'admiration mêlé de respect que l'on suit l'intimité de cette famille solide et unie.

Cet album est une magnifique chronique sociale, ode à la famille, ode à la lutte pour la justice, ode à la défense de l'environnement, ode à l’opiniâtreté et allégorie de David contre Goliath.

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Le dessin de Fanny Montgermont, aux teintes aquarelles douces, renforce le réalisme du récit et rend parfaitement les atmosphères et les ambiances. Je suis tombé en arrêt devant la double page effroyablement envoûtante du naufrage, ou l'on voit le tanker brisé en deux, le château arrière arc-bouté contre les déferlantes tandis que la partie avant se laisse caresser par les vagues s'échouant sur le pont, laissant l'eau filer tranquillement d'un bord à l'autre. Et pendant que le blanc des écumes attire l’œil, le noir visqueux se répand inéluctablement des entrailles du monstre de fer et mange peu à peu le vert émeraude de la mer. Une double page à la beauté terrifiante où l'on a l'impression d'assister, impuissant, à la fin d'un monde et qui finit par vous faire monter les larmes aux yeux.

Bleu pétrole est à lire pour se souvenir, pour voir le chemin parcouru depuis ce drame, et pour honorer la mémoire d'Alphonse Arzel.

 

Loubrun

 

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17 mars 1978

14/06/2017

L’adoption T2 : La Garua.

Couv_305285.jpgPlancheA_305285.jpgDessin : Arno Monin
Scénario : Zidrou.
Éditeur : Grand angle.
Sortie : 31 mai 2017.
72 pages.
Genre : chronique sociale.

 

 

Le résumé.
Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Perou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement.

« Ruminer, ça aide à mieux digérer »

Revenons à l’essentiel !

On s’attendait à un dénouement en happy end et fatalement émouvant de la part du scénariste de Lydie, la boule à Zéro, Protecto etc. Eh bien, il nous prend à rebrousse-poil pour nous amener où on ne s'y attend pas, vers une sorte de chemin de traverse avec une histoire plus introspective que le primo album. Bref, un 2e tome très différent du premier tome plus tourné vers la tendresse et l’amour. La vie est décidément bien tortueuse pour notre « vieux bourru » mais il faut l’avouer, la fin imaginée par les auteurs s’avère être nettement plus réaliste que le happy end classique hollywoodien.
On finit cet album avec une drôle d’impression, avec une sorte de mélancolie mais aussi une réflexion sur la relation qu’on a avec nos proches.
Question dessin, on ne peut que saluer le talent d’Arno Monin. Un trait léger, poétique et très lumineux illumine les pages de cet album. Assurément une réussite pour le jeune auteur de l’envolée sauvage et de l’enfant maudit.
Sinon, une petite remarque sur le décalage horaire, de Lima vers Paris, on avance les heures et pas le contraire.

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Samba Lima Charlie.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : l'adoption, monin, zidrou, grand angle, 052017 |  Facebook | |

09/06/2017

Monument Amour Tome ½ - Chiens de guerre

cov.jpg1.jpgScénario : Didier Quella-Guyot

Dessin : Arnaud Floc’h

Editeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

48 pages – cartonné

Parution : 10 mai 2017

Guerre -réalisme – drame - aventure

 

Présentation de l’éditeur :

Au fond de sa tranchée. Camille vit plutôt bien la situation. Le conflit lui a permis d'échapper aux graves ennuis qu'il avait avant-guerre, lorsqu'il était sculpteur. Au moment où il achève de graver un corps de femme sur une douille, un obus l'ensevelit. Extirpé de la terre par un chien, il est hospitalisé, mais il se mure dans le silence, ne parlant qu'à Bounty, son sauveur qui ne le quitte plus. Envoyé en convalescence dans un centre de dressage de chiens de tranchée, il se révèle doué pour cette discipline. Lorsque sonne l'armistice, hommes et chiens sont démobilisés. Camille angoisse. Accompagné de quelques bêtes, il part vers Nantes retrouver son atelier d'artiste, mais aussi son passé qui le hante et que d'autres n'ont pas oublié...

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Mon avis :

Vous allez me dire : « encore une histoire qui se déroule pendant la guerre de 14-18 ! » Eh bien oui, encore une. Et une excellente d’ailleurs ! Le scénariste, Didier Quella-Guyot, a déjà fait ses preuves et remet le couvert avec brio. Son histoire se lit d’une traite. Il faut dire que les ingrédients de son récit (les chiens de tranchées, l’art de la sculpture, une haine mystérieuse, un amour désespéré) se combinent avec beaucoup d’habileté pour nous livrer une intrigue dont la tension psychologique n’a d’égale que la violence des tranchées. A la fois prenant et original, ce premier tome d’un diptyque surprend par son côté maîtrisé dans la montée lente et puissante vers le secret de cet homme taciturne, blessé et terriblement humain. On sent le drame en train de se construire à chaque case.

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Ce bel hommage au travail artistique et à la créativité méritait un dessin adapté à son projet. Et là aussi, on peut dire que c’est réussi ! Le trait épais mais académique d’Arnaud Floc’h colle non seulement parfaitement au personnage mais également au climat du contexte de l’après-guerre et aux valeurs esthétiques abordées. De la toute bonne BD classique !

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