18.05.2012

Ténèbres T3 Citadelle

Ténèbres (Soleil)3.jpgtenebres.jpgAuteurs : Iko et Bec.
Editeur : Soleil.
Sortie : 04/2012
Le pompier.
Les origines de Ioen nous sont enfin dévoilées. Sauvé in extremis par ses parents de la destruction de leur vaisseau spatial, alors qu’il n’était qu’un bébé, il fut recueilli par Enora et Killian.
Devenu un homme, il doit à présent affronter le feu des Créatures et restaurer la paix en ces terres de chaos… Sera-t-il l’élu dont parle la légende ?
Vive la mariée.
Certes, cette série n’a rien de révolutionnaire mais il faut avouer aussi que c’est vachement bien torché comme BD d’héroîc-fantasy. Christophe Bec a réussi à bien mélanger plusieurs ingrédients pour nous servir un plat principal des plus délicieux. Tout d’abords, la petite touche de science-fiction bien à propos pour nous expliquer les pouvoir de Ioen le sauveur .Ensuite la sobriété du monde médiéval confère à cet univers le sérieux indispensable à ce genre de récit .De nombreuses scènes épiques qui donnent l’occasion à Iko de nous montrer tout son talent avec des fresques époustouflantes. Une intrigue manichéenne pour la dose de mystère et le tour est joué, on est captivé  par cette grande épopée. Franchement, je suis partant d’office pour l’intégrale ou un coffret de ces ténèbres. Ce qui m’a frappé aussi, c’est la belle osmose entre le dessin flamboyant d’Iko et le récit de Bec, on sent tout de suite que Christophe Bec a mis son scénario au service du décorum d’Iko …..Une bien belle réussite.



Scénario : 8/10
Dessin : 9.5/10
8.5/10 Global.

SAMBA.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : tenebres, citadelle, bec, iko, 042012, 8.510, hf, heroic fantasy, soleil | | |

01.05.2012

Les rois forgerons T1:le sceau de Karzac Um Rork.

Rois forgerons (Les)1.jpgRois forgerons (Les)1p.jpgAuteurs : Jarry et Tregis.
Editeur : Soleil.
Sortie : 08/2011.
Nain porte quoi.
Venu des étendues glacées du Couchant, le clan Orc des Peaux-Grises, serviteur du Dieu Borgne, a uni les innombrables clans des plaines...Après avoir écrasé les royaumes humains, la Horde arrive jusqu’aux portes de Nua Drim domaine ancestral des plus farouches guerriers du monde connu : les Nains. Dans l’ombre, d’anciennes créatures aussi puissantes que malfaisantes œuvrent, cherchant par tous les moyens à s’emparer d’un secret préservé depuis des millénaires au cœur de la plus grande citadelle de l’empire Nain.
On comprend nain.
La couverture l’annonce, l’éditeur le confirme et le titre  le signe, il s’agit d’héroïc-fantasy les amis. Mais je parie que vous l’aviez deviné non ?
Les orcs attaquent, les nains se défendent, les hum’s discutent et une elfe débarque .Voilà plus au moins le programme classique que nous propose les auteurs. Rien de bien surprenant donc mais c’est agréable à lire surtout qu’on aborde cet univers via le peuple « nain »habituellement  voué au second rôle. On est néanmoins vite pris par l’urgence des combats et de la situation de détresse de ce monde. L’air de rien, on a vraiment envie de connaitre la suite du trio « infernal » qui vient de se former à la fin de ce tome 1(pourvu qu’un tome 2 suive, on est chez Soleil, ne l’oubliez pas). Bref, une BD que les amateurs du genre devraient adopter surtout que le dessin de Tergis est remarquable pour une première BD (détails soignés, colorisation judicieuse, personnages avec une bonne bouille) .Son trait pourrait être labélisé Soleil mais je lui trouve aussi une touche de Lereculey .
Voilà, amis des anneaux, que votre quête commence.

Scénario : 5/10
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.




Samba.

Rois forgerons (Les)1pj.jpg


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30.04.2012

Cixi de Troy.3e partie.

Cixi de Troy3.jpgCixi de Troy3p.jpgAuteurs : Arlecton, Vatine et Floch
Editeur : Soleil.
Sortie : 12/2011.

En cloque.
Eckmül ploie sous le joug impitoyable de Thanos. Il a décidé d’éliminer tous les sages et de faire disparaître la magie à son seul profit. La cité vit les heures les plus sombres de son histoire. Pourtant, un dernier espoir plane au dessus des toits. Une ombre ténébreuse lutte contre la tyrannie. Cixi, maîtresse de Thanos et justicière nocturne est soumise au plus terrible des choix, puisqu’elle porte désormais l’enfant du monstre.

En panne sèche.
Franchement, je tire mon chapeau à Arleston car presser à ce point un fruit jusqu’à la dernière goutte, il faut le vouloir. Vous suivez tous ces dérivés du monde de Troy ? Et bien vous en avez du courage car pour ma part il y a longtemps que j’ai décroché. Ici, c’est de nouveau une dédicace qui me pousse à des excès financiers. Mais bon, je ne résiste pas à l’appel d’Adrien Floch qui est pour moi un des meilleurs dessinateurs d’héroïc fantasy. Je trouve qu’il arrive à donner une âme à ses personnages dans un univers très  bien détaillé. Pour ce tome 3 de Cixi de Troy, on ne va certainement pas lui jeter la pierre car il a du aussi respecter une certaine unité graphique de son prédécesseur Vatine.
Vous me direz que ces séries se vendent bien mais attention à ne pas trop tirer sur la corde, le lecteur « collectionneur » ou « occasionnel » va finir à un moment ou un autre   par se demander de l’utilité d’albums si dispensables. Car  pour ma part, j’avais à peine terminé cet album, que je l’avais aussitôt oublié. Il faut dire qu’à part une ou deux bonnes idées (La grossesse et le robin des bois), Troy ne me fait vraiment plus rire .C’est aussi devenu d’un sérieux qui tranche avec les débuts de l’univers  Lanfeust. Bref, une lecture toujours plaisante mais aussi sans surprise et sans passion.
N’y aurait-il rien de mieux ailleurs ?
Scénario : 4/10
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.5.gif Global.




On en parle sur le forum.
SAMBA

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : cixi de troy, floch, arleston, soleil, hf, heroic fantasy, 510, 122011 | | |

27.04.2012

Ralph Azham T3 - Noires sont les étoiles

ralph 3.jpgRALPH-03-F-01.jpgScénario et dessin : Trondheim, Lewis

  • Couleurs : Findakly, Brigitte
  • Dépôt légal : 04/2012 (Parution le 06/04/2012)
  • Editeur : Dupuis
  • ISBN : 978-2-8001-5099-4
  • Planches : 52

 

 

 

Le tome 1 m’avait enthousiasmé, le tome 2 déçu, qu’en est-il de ce tome 3 ?



RALPH-03-F-03.jpgAyant été fortement déçu par le tome précédent, j’espérai ne pas revivre la même déconvenue avec ce nouvel album.



Lewis Trondheim reprend l’aventure là où il l’avait laissé avec le tome 2. La transition est beaucoup moins surprenante qu’entre le tome 1 et le tome 2. Il m’a été plus facile de me replonger dans l’univers de Ralph Azham.



L’histoire continue d’évoluer et d’apporter des réponses et aussi d’en poser d’autres. Le scénario est mieux ficelé et il y a plus de continuité. C’est moins perturbant qu’entre les deux albums précédents. Lewis Trondheim n’a finalement pas épuisé toutes ses bonnes idées dans le tome 1.



Ralph est toujours accompagné de Yassou et maître Migach. Il a toujours pour but de RALPH-03-F-02.jpgrendre la mémoire à sa sœur et il est toujours pourchassé mais par de plus en plus de monde. Il est toujours aussi décalé, égoïste et peu conventionnel, ce qui lui permet de se sortir de situations très embarrassantes. Rien ne semble lui faire peur, il dézingue les « méchants » plus vite que Lucky Luke ne dégaine son pistolet. Finalement, il est très attachant ce p’tit Ralph.



Je ne crierai pas au génie, ce nouvel opus étant loin d’avoir la même saveur que le premier. Mais après la déception du tome 2, je me suis bien régalé à sa lecture. Je serai donc présent pour le tome 4. Je veux savoir comment Raplh, sa sœur Rosie et ses amis vont pouvoir se débarrasser du super-méchant. Super méchant qui n’est pas sans rappeler, Thanos, dans Lanfeust de Troy. D’ailleurs je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes entre ces deux séries. Ce qui n’est pas pour me déplaire !!



Vous l’aurez compris, Noires sont les étoiles redresse la barre et cela me réjouit. Si comme moi, vous avez été déçu par La mort au début du chemin et bien continuez quand même la lecture de cette série qui au demeurant est sympathique.

 

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Revedefer


Ma note globale 7/10

Dessins 7/10

Scénario/ambiance 7/10

Écrit par Revedefer dans Revede BD | Commentaires (0) | Tags : ralph azham, trondheim, findakly, dupuis, humour, heroic fantasy, magie, 042012, 710 | | |

25.04.2012

Ralph Azham T2 La mort au début du chemin

ralph 2.jpgScénario et Dessin : Trondheim, Lewis

  • Couleurs : Findakly, Brigitte
  • Dépôt légal : 08/2011 (Parution le 26/08/2011)
  • Editeur : Dupuis
  • ISBN : 978-2-8001-5026-0
  • Planches : 46

 

Le tome 1 de cette série était un vrai coup de cœur, voir ma chronique sur ce blog, j’attendais avec beaucoup d’impatience la suite et ben …..


Je suis déçu, frustré par la suite des aventures de Ralph Azham et par la tournure donnée par Lewis Trondheim à ce deuxième tome. 


Il ne reste rien ou presque du souffle de douce « folie », de se mélange d’humour, d’héroïc- fantasy et d’un petit plus qui m’avait  terriblement enthousiasmé à la lecture du premier opus.  


 

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A la lecture de ce tome 2, j’ai eu l’impression que des mois voire des années c’était passé entre  les deux et que je n’étais plus dans la même histoire.  Je me suis même demandé si c’était toujours Lewis Trondheim qui tenait le manche du scénario ?? Par exemple quid de la relation entre Claire et Ralph qui dans le tome 1 était très prometteuse ??? De nombreux personnages qui pouvaient paraitre importants ont disparus comme cela vite fait. Bref le soufflé qui était si beau, c’est dégonflé et m’a laissé un goût amer dans la bouche.


Ce tome 2 m’a laissé une impression d’inachevé voir de précipitation. Il y a peu de temps entre la sortie des deux premiers opus.


 

RALPH-02-F-03.jpg



Ralph et toujours aussi antipathique, égoïste et anti-héros. Après avoir vaincu l’avant-garde de Von Syrus, il est en route vers Astolia. Chemin faisant il va rencontrer d’autres « élus » comme lui, retrouver sa sœur et même sa mère. Bref, l’histoire continue elle se déroule mais elle ne m’accroche plus comme lors de la lecture du premier volume.


Ralph Azham est passé du statut de coup de cœur à série moyenne sans plus.  Je continuerai quand même l’aventure en espérant que Lewis Trondheim se ressaisisse avec le tome 3 et surtout qu’il n’ait pas tout donné dans le tome 1.   Qui lira verra.


Revedefer

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Ma note 6.5/10

Dessins 7/10

Scénario/ambiance  6/10



Écrit par Revedefer dans Revede BD | Commentaires (7) | Tags : ralph azham, trondheim, findakly, dupuis, humour, heroic fantasy, magie, 042012, 6510 | | |

17.04.2012

ORCS. Forgés pour le guerre

orcs-211x300.jpgStan-2BNicholls-2B-26-2BJoe-2BFlood-2B-2BOrcs-2BForged-2Bfor-2BWar.pngORCS Forgés pour la guerre

Dessin / Couleurs : Joe Flood

Scénario : Stan Nicholls

DL : Mars 2012

202 pages Editions Gallimard Collection Bayou

 

Les Unis plaçaient leur foi en un dieu unique et tout puissant, les Multis adoraient tout un panthéon de dieux et d’esprits de la nature. Ils se livraient une lutte sans fin pour prendre le contrôle de leur pays d’adoption. Dans leurs rangs, on trouvait des êtres qui n’étaient pas humains. Une race différente de toutes les autres : les Orcs ! Stryke est le capitaine d’une compagnie d’Orcs : bagarreurs, belliqueux résistants mais fidèles à leurs paroles. Hardi, compagnons Orcs, debout les maudits de la terre. Sus !

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Tiens, tiens… voila un pitch peu commun…Tiré du best-seller (tout au moins outre manche !) éponyme de Stan Nicholls, Orcs est un comics vu, vécu et raconté du coté des Orcs. Tout vient d’un « what if… » du scénariste, « et si, les Orcs étaient des héros plutôt que les méchants ? ». Ce principe jouissif, à l’origine de l’uchronie, est appliqué ici pour la plus grande joie des amateurs du genre : pourquoi a-t-on toujours droit à  la version des vainqueurs ? Stan Nicholls disgresse allégrement sur la personnalité des Orcs. Il tente ainsi de créer un monde d’héroic-fantaisy avec un bestiaire à la Tolkien. Gobelins, dragons et autres parsèment l’aventure des héros Orcs. Pourquoi tente ? Malgré une très bonne idée de « what if » et 202 pages, le scénario ne décolle pas. Le lecteur est accroché uniquement par le volet vision au travers du prisme Orcs. En dehors de cela, c’est d’une cruelle banalité (surtout pour les fans d’Heroic-fantasy) : mission secrète, embuscades, rixes.… Rien ou très peu sur la vie des Orcs, leurs mœurs. C’est sans doute un choix scénaristique de s’appesantir sur l’action, mais cela ne fait pas une histoire ! Cela manque de punch et de profondeur, même si on ne s’ennuie pas.

 

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Par ailleurs, ce comics n’est pas vraiment aidé par le dessin de Joe Flood. Si les cases sont riches d’actions, elles manquent de fluidité. Le dessin ligne clair n’accompagne pas le lecteur dans le mouvement. On a du mal à être pris dans les combats et finalement cela tombe à plat. L’absence d’expression des visages y est peut-être pour beaucoup ! Finalement on glisse sur l’image sans s’attarder. A sa décharge, dessiner un monde fantastique à partir d’un roman est une gageure que peu de dessinateurs peuvent se gargariser d’avoir réussie.

 

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Bref, un comics qui se laisse lire car original pour son idée initiale mais desservi par le dessin et le scénario. Je n’ai pas lu le livre de Stan Nicholls et sans doute est-il plus riche que cette transposition peu flatteuse. Dommage ….

Dessin : 7/10

Scénario :7/10

Tigrevolant

Écrit par Tigrevolant dans Le retour des tigrevolants. | Commentaires (2) | Tags : orcs, 710, flood, nicholls, heroic fantasy | | |

29.03.2012

Arms Peddler (The) - Tome 1

Couv_154597.jpgarms planche serie.jpg

  • Scénario : Nanatsuki, Kyoichi
  • Dessin : Night Owl
  • Dépot légal : 02/2012
  • Editeur : Ki-oon
  • Collection : Seinen
  • ISBN : 978-2-355-92353-1
  • Planches : 200 

 

 

Présentation :

Le monde est devenu une zone de non-droit, une terre désolée où grouillent démons et criminels de tout poil. Au bord d'une route, la famille de Sona Yuki est assassinée par des bandits. Marqué au fer rouge, le jeune garçon agonise dans un désert aride quand surgit Garami, une marchande d'armes qui lui propose un choix cruel : céder à la facilité en s'abandonnant à la mort ou bien choisir la survie dans un monde hostile et sans merci. Lorsqu'il accepte cette main tendue, Sona découvre que l'inconnue n'a pas menti : jusqu'à ce qu'il ait remboursé sa dette, il restera l'esclave de la jeune femme. Son destin est désormais lié à celui de Garami...et plus d'une fois au cours de leur périple, il regrettera de ne pas avoir préféré la mort...

 

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100 pièces d’or pour une vie :

N’étant pas à la base fan de Manga, je n’aurai surement pas fait attention à la sortie de ce premier tome, si BDGest n’avait organisé un concours afin de le gagner. A chaque fois que j’allais surfer sur ce site, un bandeau annonçant ce concours s’affichait et l’agréable jeune femme qui se trouve sur la couverture avait retenu toute mon attention.

J’accompagne mon fiston dans un magasin spécialisé Manga et là en plein à côté de la caisse une PLV et un grand présentoir au couleur de The Arms Peddler. Je prends le Manga histoire de feuilleter et juste regarder sans plus. Là, le vendeur engage la conversation avec moi et commence à me faire l’article. Finalement j’ai craqué et je suis reparti avec, je sais, je suis faible (lol).

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Bien m’en a pris !!! J’ai vraiment adoré au point de relire ce tome une deuxième fois, alors que j’ai des tonnes de trucs en retard de lecture ;-)))

L’univers de The Armns Peddler m’a fait penser à la rencontre d’un westerm avec de l’héroïc fantasy. Cinématographiquement cela ressemble au croisement de Mad Max 2 pour le côté fin du monde et à Conan le barbare, celui avec Arnold Schwarzenegger, pour le côté héroïc fantasy. Le monde de The Arms Peddler est peuplé d’humains qui ne sont pas très tendres avec leurs semblables, de nécromanciens qui ressuscitent les morts, de créatures étranges et effrayantes, bref ce n’est pas le coin idéal pour partir en vacances.

 

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Les dessins du collectif Night Owl sont fluides et dynamiques, les détails sont très travaillés, le tout dans un style conventionnel. Les scènes d’actions, nombreuses dans ce premier tome, sont particulièrement réussies.

arms Garami nue.jpgLe scénario est bien ficelé et sait nous réserver quelques surprises et quelques débuts de pistes pour la suite de cette aventure. Ce premier tome se terminant sur un cliffhanger qui laisse présager de l’action pour le tome 2. Le duo Garami, Sona fonctionne à merveille, la froideur et le cynisme de l’une contrastant avec la gentillesse et la naïveté de l’autre. Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme, non pas de la belle Garami, mais de ce Manga et je serai présent pour la suite de cette série.

 

 

 

 

 

Ma note 8/10

Dessins 8/10

Scénario 8/10


Revedefer


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Écrit par Revedefer dans Revede BD | Commentaires (4) | Tags : arms peddler the, ki-oon, heroic fantasy, western, 810, nanatsuki, night owl, 032012 | | |

23.03.2012

Interview Thierry Lamy et Frédéric Vervisch.

Nous avions rendez-vous à Bruxelles, au centre belge de la bande dessinée, plus exactement dans la brasserie-restaurant Horta. Un cadre fantastique pour deux auteurs et un album qui le sont tout autant. Thierry Lamy est le scénariste et Frédéric Vervisch le dessinateur de Hell West, tome 1, frontier force chez Sandawe. Ils sont également, respectivement, bibliothécaire et story-border. Des types tellement passionnés qu’ils en deviennent passionnants. Une rencontre où il est question, en permanence, de s’éclater et de se faire plaisir. Nous le soupçonnions déjà à la lecture de l’album mais maintenant le doute n’est plus permis.


 

  

Comment est née votre rencontre ? 


 Frédéric Vervisch: On a un ami commun qui est Christophe Cazenove. On a commencé à échanger des mails. Il m’a proposé son projet que j’ai trouvé riche, c’était tout un univers créé à partir des codes du western mais ça partait dans le fantastique et dans l’ésotérique, il y avait de tout. Moi, je me suis dit : «  Allez, on y va, on s’éclate, on fait un truc. ». Je sortais d’une série jeunesse en couleur, alors que j’aime bien les côtés sombres. On aime tous les deux le noir et blanc, les trucs sombres, le fantastique.


Thierry Lamy: On aime tous les deux la série B, les trucs de divertissements, Indiana Jones, … on avait envie de faire quelque chose qui ne se prend pas la tête et qui rend hommage au western, à l’aventure, à l’humour.

 

 

 

Vous aviez tous les deux des envies de western.


 Thierry Lamy: Oui, voilà.


Frédéric Vervisch: On a voulu faire du Sergio Leone, en BD, à la française, tout en ne faisant pas la même chose. On aurait pu le faire. À une époque, un type a fait du western spaghetti en BD et c’était vachement bien. C’était Adios Palomita. Mais là on est parti dans autre chose, il n’y a pas le soleil écrasant, il y a de la neige, des créatures, des super meufs danseuses de saloon. J’avais dit : « Surtout, il faudra des nanas dans le saloon. » (rires).

 

 

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Thierry Lamy et Frédéric Vervisch au centre belge de la bande dessinée

 

Quels sont vos références BD et cinéma ?


Frédéric Vervisch: En BD, j’ai comme références Frank Miller, Hugo Pratt, Comès,…


Thierry Lamy: On aime aussi tout ce qui est bons dialogues, je suis un amoureux du dialogue. J’aime Audiard. Les dialogues d’Hugo Pratt sont super soignés, Frank Miller c’est pareil. Nos références sont les westerns spaghettis, tous les westerns en général, Little big man, les westerns des années 50 et 60, les westerns mythologiques,…


Frédéric Vervisch: L’homme aux colts d’or, j’adore celui-là. (à Thierry) Tu connais L’homme aux colts d’or avec Henry Fonda ?


Thierry Lamy: Oui bien sûr. Mais je l’ai vu il y a longtemps. (Il reprend) La mythologie du western…


Frédéric Vervisch: Et Dead man ?


Thierry Lamy: (sursaut) Ah ouiii, Dead man! C’est géant ! Et c’est aussi du noir et blanc mais quelque chose qui se déroule lentement. C’est du western sans être du western. Un peu comme l’héroïc fantasy est du moyen âge sans être du moyen âge. Hell West est un western fantasy en fait.

 

 

 

Dans votre album vous utilisez une sorte de réalité bis comme dans Watchmen, c’est aussi une référence ?


Thierry Lamy: C’est exactement ça, je suis très fan d’Alan Moore. Et cette façon de raconter en suivant des personnages, on les mélange, on suit leurs destins, ils se croisent. On ne raconte rien de neuf mais on est très inspirés par nos sources.

 

 

 

Une question pour Thierry Lamy, comment se passe le travail de documentation sur une histoire comme celle-ci qui reprend des personnages historiques ?


Thierry Lamy: Je travaille dans une bibliothèque et je suis historien de formation. J’adore l’histoire et je ne conçois pas un  scénario sans me documenter vraiment à fond sur la période choisie. Même si l’univers est complètement fantaisiste, je me suis beaucoup documenté et il y a des personnages qui sont vrais, même ceux qu’on ne soupçonne pas. Wanekia, par exemple, a réellement existé. Je transforme, je transpose mais je ne raconte pas n’importe quoi.

 

 

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Comment composez-vous entre le style de l’album et la justesse historique ?


Thierry Lamy: En général, il y a une seule chose qui va primer ; c’est la dramaturgie. Donc on peut tordre le coup à l’histoire. Pour sortir un peu de Hell West, je suis sur un projet  avec des chemineaux en 1940, ça s’appuie sur une chronologie très précise mais il y des trous. Et, à un moment donné, la dramaturgie s’empare de ces trous, je comble. C’est la dramaturgie qui prime. Pour Hell West, c’est beaucoup plus facile parce que c’est imaginaire. L’histoire a une base historique  mais on part dans notre délire et c’est ce qui compte.

 

 

 

Ces personnages historiques sont en fait des « guest stars » ?


Thierry Lamy: Oui mais pas des « guest stars » pour des « guest stars ». Ce sont des « guest stars » qui nous ont touché, Custer c’est le Custer de Little big man. Wild Bill Hickock, Buffalo Bill, …


Frédéric Vervisch: Beaucoup de scénaristes font ça mais c’est pour donner un truc genre clin d’œil. Avec Thierry, chaque personnage historique joue vraiment un rôle. Il a permis de conserver ce qu’on sait de chacun.

 

 

 

Ce sont de vrais personnages, pas des figurants.


Frédéric Vervisch: Ce sont de vrais personnages avec un rôle réel à jouer, d’ailleurs Custer a un rôle déterminant dans l’histoire.  


Thierry Lamy: Et certains s’invitent en cours de route.


Frédéric Vervisch: Et il y en a d’autres qui vont arriver et qui sont géniaux. Le but, c’est de s’éclater. Je prends mon pied quand je vois un Tarantino ou quand je lis un Frank Miller, je veux retraduire ça.


Thierry Lamy: On veut que les émotions soient les mêmes.


Frédéric Vervisch: On est des gamins qui jouent aux cow-boys sur un tas de terres « Pan, t’es mort ! », « Non, c’est toi ! », « eurghh !!! » (rires). Mais c’est vrai qu’on a passé les quarante balais, donc on a structuré nos histoires de gamins. On joue au Playmobiles. Régression !

 

 

 

Maintenant une question pour Frédéric Vervisch, votre dessin noir et blanc donne un sentiment de travail sur papier, à l’encre… et pourtant vous travaillez sur palette graphique, comment êtes-vous arrivé à cette technique ?


Frédéric Vervisch: Au début, je faisais des dessins traditionnels, à l’encre. J’avais une technique très traditionnelle mais, quand je scannais mes planches pour les envoyer par mails à l’éditeur,  j’ai commencé à faire des petites retouches à la palette graphique. Et puis, au bout d’un moment : « Tiens, ce personnage-là, il faudrait qu’il soit plus en colère que rigolo ». Comme je n’ai pas le temps de rescanner, je redessine sur palette. Petit à petit, j’ai fait beaucoup d’illustrations sur palette et, au bout d’un moment, je suis parti sans papier. Je me dis : « J’y vais ! ». Je trace mon format et... ça c’est plus pour les dessinateurs… je fais beaucoup de sélections au lasso (photoshop), je fais des silhouettes. Quand on a une silhouette en noir, après on y va à la gomme, c’est un dessin fait à l’envers. Je pars aussi de la technique de la carte à gratter, tu as une carte noire, tu grattes et ça donne un trait blanc.

 

 

 

Vous travaillez la lumière plutôt que l’ombre.


Frédéric Vervisch: Oui, voilà. Tu peux faire l’essai, si tu prends un fond noir et que tu fais juste une accroche de lumière d’un visage de profil, tout de suite c’est magique. Alors que si tu fais l’inverse, sur un fond blanc tu fais une silhouette de profil en noir, …ben si t’es pas Giraud, ça marche pas tout de suite. Giraud quant il faisait un Blueberry de profil … j’adorais ces profils. Moi, je vais plutôt chercher un peu de lumière dans le noir.

 

 

 

Dans cet album vous utilisez un style plus personnel ?


Frédéric Vervisch: J’ai pu m’exprimer avec un scénariste avec qui ça se passait vraiment bien. On avait envie de défendre le même univers, donc j’ai été libre. Il m’a dit « Vas-y, éclate toi. ». J’ai fait une série qui s’appelle Chinn  et j’avais un scénariste qui était aussi dessinateur et il me disait : « Là, sois plus réaliste. ». Et il m’orientait vers ce qu’il aurait aimé dessiner. Quand le scénariste essaie de prendre ta main en disant : « Moi, je veux que tu dessines ça comme ça. », tu le fais mais tu n’as pas d’espace pour te lâcher. Alors qu’ici, Thierry,  il n’essaie pas d’être mon cerveau, il me dit : « Je te propose ça, qu’est-ce que tu me réponds ? ».


Thierry Lamy: C’est comme ça aussi que je conçois le scénario. Si je veux imposer un visuel au dessinateur, autant que je fasse le dessinateur. Quand j’étais petit, je voulais faire dessinateur mais les copains m’ont vite dit « Tu dessines bien mais il faut que tu tiennes tout un album. Par contre, fais du scénario ! ». J’ai suivi leur conseil et maintenant je m’éclate plus en scénario. Et quand je vois que, sur quelques indications, on donne vie à tes personnages, à une scène que tu n’imaginais pas du tout comme ça  et que tu as une excellente surprise, je préfère ça. Ça ne m’intéresse pas d’avoir un robot, je veux quelqu’un qui me donne des surprises. Je veux retrouver cette émotion de quand je lisais des BD, je regarde le dessin et « Waouw ! ». Ici, c’est la même chose sauf que c’est moi qui écris l’histoire. Et puis après, on se répond l’un l’autre, c’est un jeu.


Frédéric Vervisch: C’est très dur de trouver un binôme qui fonctionne bien. Parfois, il y a une attente qui n’est pas la bonne. Et parfois, c’est l’éditeur qui peut ne pas comprendre et t’emmener dans un terrain qui n’est pas le tien. J’ai proposé à Bamboo un western chinois, un truc sur des moines shaolin, un peu sombre. Ils me répondent : « Ouais c’est bien mais on a un autre truc à te proposer. Gullia. C’est un truc pour les gamins ». Souvent, l’éditeur s’en fout un peu de ce qu’on a envie de faire et te projette dans autre chose. Souvent, je dis « ok » mais ici on nous a demandé : « Qu’est ce que vous avez dans le bide les gars ? ». Alors on s’est exprimé.


Thierry Lamy: On y allait à fond.


Frédéric Vervisch: Il n’y avait personne pour nous arrêter.


Thierry Lamy: Quand on discutait au téléphone, on était même dépassé par ça. Les dialogues, les scènes qui venaient toutes seules, je les envoyais à Fred. Il trouvait ça génial, il m’envoyait un story-board avec une mise en scène hors paire et ça ne s’arrêtait plus. C’était magique.

 

 

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Sadawe propose une expérience unique grâce au financement de l’album par des internautes (édinautes), comment se passe votre travail en parallèle de l’évolution de ce financement ? On imagine que vous ne démarrez pas le travail dès les premiers pourcents de financement ?


Thierry Lamy: Non, il faut être clair. On ne prendra pas le risque de travailler pour rien. C’est un vrai travail qui prend du temps.

 

 

 

Il existe un stress à suivre l’évolution du financement ?


Frédéric Vervisch: C’est vrai que, comme parfois il y en a qui retirent …

 

 

 

On peut retirer son financement ?


Frédéric Vervisch: Oui, on arrivait à 25.000…, 25.340…, 25.380 … et, d’un coup, t’es à …22.000 parce que t’en à un qui s’est barré. Et ça, ça fout les boules (rires).

 

 

 

Avez-vous des contacts avec vos édinautes ?


Thierry Lamy: Oui, notamment sur facebook. C’est assez étonnant.

 

 

 

Sur le site Sandawe on peut voir les montants investis, ça va de 8000 euros à 10 euros. C’est surprenant.


Frédéric Vervisch: On a pris parti de ne pas s’intéresser à ça sinon on commence à faire de plus belles dédicaces au mec qui a mis 500 euros. Il y en a qui ont mis 10 euros mais qui ont fait beaucoup de promo de l’album, qui avaient une vraie passion mais qui n’avaient que 10 euros. Mais il est vrai qu’un mec qui veut investir réellement dans la BD avec 8000 euros, pour nous c’est génial. Ça nous a permis de vraiment boucler le financement. Du coup, ça a boosté le financement et il y a eu une dernière ligne droite. On était tous sur facebook … « 97% !!!»... « 98% !!! »... On était comme des fous.

 

 

 

Qu’en est-il de Hell West 2 et 3 ?


Thierry Lamy: Le synopsis est bouclé mais pas le découpage. Je sais où va le récit. On commencera le travail quand on bouclera le financement.

 

 

 


vervisch,lamy,hell west,sandawe,western,fantastique,héroic fantasy,interviewVous avez d’autres projets ensembles ?


Frédéric Vervisch: On aimerait bien faire un polar.


Thierry Lamy: Notre problème, c’est qu’on n’a pas le temps mais l’envie est là. On a envie de travailler avec plein de gens mais ça reste une question de temps. Quand je vois les dessins de Fred, ça m’inspire. Quand il fait une femme fatale avec un flingue et de la fumée, il y a quelque chose qui se met en marche dans ma conscience. J’ai envie de mettre en scène  ce qui lui est arrivé, de savoir qui elle a tué. L’envie est bien là…surtout avec ce zigoto.


Frédéric Vervisch: Je suis surtout content d’avoir trouvé un scénariste avec qui je m’entends. Ça n’a pas toujours été le cas. Je ne suis pas quelqu’un de difficile mais j’attends qu’on me laisse respirer.


Thierry Lamy: Dans ma méthode de travail, j’écris et je fais mes propres dessins mais je ne les montre pas. J’essaie juste de voir s’il y a une solution et si ça va fonctionner, la densité des dialogues, le rythme, etc. Et ça me permet aussi de visualiser. Si c’est une scène de dialogues, je l’écris normalement. Si c’est une scène d’action, jela dessine. A la fin, je repasse à un découpage normal, je lui confie le truc…et il se démerde.

 

 

 

L’avenir de la BD passe t-il par internet, la BD numérique ?


Thierry Lamy: Personnellement, je pense qu’on va y venir automatiquement, je ne sais pas quand. On va vers une dématérialisation des supports.


Frédéric Vervisch: Je pense qu’il y a des pistes encore inexplorées, qu’on va découvrir dans les années qui arrivent des choses qu’on ne soupçonnait pas dansla BD, l’animation, les palettes, les I-pad. Ça va donner des trucs surprenants.


Thierry Lamy: Ça commence déjà d’ailleurs. Les problèmes dela BD numérique sont les mêmes que pour la musique et le cinéma. Quel modèle économique ? Est qu’on va vouloir un modèle gratuit ? Le téléchargement illégal, etc. Comment vont vivre les auteurs ?

 

 

 

On vit une période charnière ?


Thierry Lamy: Voilà, ça nous pend au nez. Sur les droits d’auteurs, on a environ 10% sur un bouquin. On peut dire que ça va. Sur une BD numérique qu’on vend 3 ou 4 euros… que veux-tu faire avec ça ? Il faut trouver un système qui rémunère les auteurs à leur juste valeur. C’est une grande question à se poser. Le problème, ce n’est pas tellement le numérique mais le modèle économique à suivre pour que tout le monde y trouve son compte, lecteur, éditeur et auteur.

 

 

 

Pour finir, une question plus légère. Clint Eastwood ou John Wayne ?


Frédéric Vervisch: Clint Easwood (rire).


Thierry Lamy: Clint Eastwood. Mais j’ai une tendresse pour John Wayne … un peu comme on aurait une tendresse pour un grand-père.


 Frédéric Vervisch: Dans Hell West, on est plus Clint Eastwood.

 

 

 

 

William

Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (2) | Tags : vervisch, lamy, hell west, sandawe, western, fantastique, héroic fantasy, interview | | |

Hell West, tome 1, Frontier Force

couverture.jpgboard_243_orig.jpg1875, à l’ouest du Mississippi se trouvent des terres hostiles truffées de créatures fantastiques, d’esprits  et d’indiens shamans appelées le Hell West.

 

A l’est, les White States of America, qui rassemblent les blancs dans une sorte d’Amérique bis, veulent envahir l’ouest. Outburst, qui appartient aux Frontier Forces, en mission pour le Président Jefferson Davis, est chargé de retrouver un objet volé qui alimente les tensions entre les deux camps.


 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la maison d’édition Sandawe tire dans tous les sens/ genres. Hell West sort des sentiers battus.

 

Hell West est un roman graphique qui ne ressemble à rien de connu. L’album se singularise par son scénario qui mélange les genres avec un talent rare. Il faut dire que l’histoire nous a montré que le western se fragilise rapidement dès qu’on le mêle à d’autres styles. Le scénariste, Thierry Lamy, réussit pourtant cette prouesse de l’association du western et du fantastique alors que de grands noms de la BD et du cinéma (le western reste avant tout un genre cinématographique) s’y sont cassé les dents (dernier en date : Cowboys et envahisseurs).  Alors, comment Thierry Lamy fait-il la différence ?   Hell West ne se limite pas à greffer du fantastique sur du western, le scénario fait également preuve d’humour et de second degré très habilement distillés tout au long des 112 pages de ce premier tome. Les dialogues, vifs et rafraîchissants, méritent à eux seuls le détour.

 

Hell West rassemble des personnages secondaires improbables. Buffalo Bill, Custer, Wild Bill Hickock et d’autres sont, en quelque sorte, les guest-stars de cet album.

 

Outre la claque scénaristique, il y a l’impact visuel ; le dessin de Frédéric Vervisch est un véritable électrochoc. Cette œuvre en noir et blanc utilise un clair/obscure tranchant, sans concession. Le trait fait, quant à lui, preuve de flexibilité ; il sait se montrer souple dans les moments plus légers et plus raide dans les instants tendus. Les qualités graphiques de Hell West sont indiscutables. Dessin et scénario sont au service l’un de l’autre dans une parfaite harmonie.

 

Sandawe est un éditeur 100% belge qui fonctionne par investissements participatifs. Les internautes deviennent éditeurs, ce sont des édinautes. Le projet Hell West a été financé à hauteur de 40190 euros (en parts de 10 euros).

 

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Le+ : Un projet fou, une claque scénaristique, un choc visuel… l’album que l’on n’attendait pas forcément. Des surprises comme celle-là, on en veut bien plus souvent.

 

Le- : Un tel album méritait un tirage avec de plus belles finitions et surtout un plus beau papier.


Infos en vrac

Série, tome 1/3

Parution : mars 2012

Prix : 13,50 euros

Dessin : Frédéric Vervisch

Scénario : Thierry Lamy

Editions : Sandawe

 


Marc, l'un des 260 édinautes de Hell West a accepté de répondre à trois questions.


Qu’est ce qui vous a poussé à investir dans le projet Hell West ?

J'étais séduit par le concept mais j'avais loupé le premier projet financé Il Pennelo. J'avais envie de voir de l'intérieur comment cela se passe, quels seront les résultats des ventes et des frais, etc. J'ai investi 20 euros sur ce projet car ce montant permet de recevoir un exemplaire de l'album. Je pense que ce n'est pas cher payé pour soutenir un projet. Compte tenu du prix de vente de l'album en librairie (13,50€), un investissement financier à plus long terme de 6.50€ n'est pas excessif, loin de là, pour participer à cette aventure. Par contre, je ne suis pas aussi sûr que des édinautes qui ont investi beaucoup plus revoient la totalité de leur investissement. Je me réjouis de voir dans 6 mois les premiers comptes financiers. Je me suis rabattu alors sur le projet Hell West qui était un des plus avancés et dont le graphisme me plaisait bien.


Que pensez-vous de l’album, maintenant que vous l’avez lu ?


Je l'ai lu!...J'ai d'abord été surpris par la dimension et le type d'album. Je voyais l'album plus grand et cartonné. Je n'ai pas du lire tous les renseignements techniques sur le livre. Je me rappelle aussi que
Sandawe avait abaissé le prix du projet en revoyant le budget à la baisse. Le produit a peut-être évolué. Il faudrait poser la question sur la genèse, le développement et le financement du projet à Sandawe. Mais après réflexion, je trouve l'album sympa et d'un prix abordable compte tenu du nombre de pages. Au niveau du graphisme, c'est à la hauteur de ce qui avait été proposé. Je ne suis pas déçu. Par contre pour le scénario, j'ai eu plus de mal. Le pitch de l'histoire laissait entrevoir quelque chose de déjanté, novateur et sortant de l'ordinaire. A la lecture, j'ai trouvé que cela partait dans tous les sens et à plusieurs niveaux de l'histoire. Par moment, j'ai du sérieusement m'accrocher. Mais je dois bien avouer que ce type de littérature n'est pas spécialement ma tasse de thé. Je m’attendais à une histoire un peu plus soft, moins débridée! Mais j'assume ce choix. Ici, il s'agit de soutenir un projet artistique. Je pense qu'il y a un public, plus jeune que moi, plus ouvert à ce genre de BD. Il faut toujours se souvenir que la présentation d'un projet est toujours réductrice et qu'on ne voit vraiment le résultat définitif qu'à la lecture, lorsque vous avez le livre en main. Un investissement a une part de risque, surtout quand il s'agit d'un projet culturel. Vous comprendrez aussi que la lecture numérique ne m'intéresse pas, je reste un adepte du livre physique.


Y a-t-il d’autres projets Sandawe qui vous attirent ?

A l'heure actuelle, j'ai investi 20 € sur le tome 2 de Maudit mardi de Nicolas Vadot. J'ai beaucoup aimé le tome 1 et c'était beaucoup plus facile pour moi d'investir en ayant lu ce premier tome. Je vais voir de temps en temps sur le site Sandawe pour y jeter un œil. J'espère que Hell West tome 2 sera vite financé car ce serait bête de laisser l'aventure pendante après le 1er tome...C'est probablement mon futur investissement.

 

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William 

 


Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (9) | Tags : vervisch, lamy, sandawe, hell west, western, fantastique, héroic fantasy | | |

07.03.2012

Weëna T8:Affrontement.

WEENA-08-TMP2.jpgWeëna8p.jpgAuteurs: Picard et Corbeyran.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 02/2012

Le combat final.
C'est dans un bain de sang que le jour se lève sur Nym-Bruyn, frappée par la tragédie. Massacrés par une terrible créature sanguinaire, les souverains laissent derrière eux un trône vacant. Les prétendants se ruent pour le revendiquer, prêts à défier le prince héritier. La bataille pour la succession peut ainsi commencer et elle sera sans pitié. Mais le danger viendra aussi de l'intérieur...
Les raccourcis faciles.
Cette série jouit indéniablement d’un grand capital sympathie .Il est vrai que le dessin d’Alice Picard est enchanteur à souhait, je lui décernerais sans soucis l’Oscar des meilleurs costumes. En plus, Weëna rayonne littéralement dans ce dernier album. Enfin presque puisqu’un nouveau cycle de 2 tomes est annoncé. Pour ma part, j’arrête là les frais car je n’adhère plus du tout aux scénarios d’Eric Corbeyran. Je trouve qu’il se laisse couler de plus en plus dans la facilité. Le coup de l’esprit envoutant Weëna lui conférant des pouvoirs à la Lanfeust , j’ai trouvé particulièrement ridicule tout comme les raisons du suicide de Morckoor. Sans parler de la mort d’Haggral dont on se lave les mains en une case. Par contre, on s’éponge avec des états d’âmes typiquement contemporains et bien mielleux …là aussi on aurait pu faire nettement plus original. Bref, cette série me fait penser à une très belle voiture dans laquelle on a mis un moteur de scooter. Une belle déception donc mais venant de Corbeyran, ça ne m’étonne plus.
Dessin : 9/10
Scénario : 3/10
surprises.smileysmiley.com.5.gif Global



On en parle sur le forum.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (4) | Tags : weena, picard, corbeyran, affrontement, 510, 022012, heroic fantasy, hf | | |