14.05.2012
NOUS, ANASTASIA R. - Tome 1/3: Villa Ipatiev.

Dessin : Nathalie Berr – Scénario : Patrice Ordas & Patrick Cothias
Editions Bamboo
Collection « Grand angle »
Sortie : 25/04/2012
48 pages
Prix conseillé : 13,90 €
ISBN : 9782818909119
Histoire, Drame, Uchronie
Résumé (de l’éditeur) : Au cours de la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans une cave sordide, les serviteurs et la famille de Nicolas II, dernier Tsar de Russie, tombent sous les balles et les coups de baïonnettes. Tous succombent, enfin presque… Un jeune officier loyaliste, Félix Volodine réussit à extirper et cacher le corps meurtri mais encore vivant de la jeune duchesse Anastasia. Fou amoureux d'elle, il va risquer sa vie jusqu'à lui inventer un double légendaire afin de la protéger des nombreux prétendants qui revendiquent le titre de survivant…
Mon avis : Si les énigmes de l’histoire vous intéressent, cet album va vous combler…Et quelle énigme! Celle de la fin des Romanov, du Tsar Nicolas II et de sa famille, lors de la révolution russe en 1918.La fille du Tsar, la jeune duchesse Anastasia, a fait fantasmer tous les historiens. Suite à l’exécution des membres de la famille Romanov, il y a eu un moment de flottement. Les préposés qui devaient faire disparaître les corps ont eu un problème. Le compte n’y était pas…Il manque un corps (certains diront même deux). D’où cette hypothèse qu’il s’agit de celui d’Anastasia qui a échappé au massacre. Par la suite, plusieurs personnes vont revendiquer être Anastasia dont une qui lui ressemblait étrangement…Ce n’est qu’il y a quelques années avec les avancées technologiques concernant l’ADN que le voile va être définitivement levé sur ce mystère qui a perduré pendant presque un siècle…
Les auteurs se sont donc emparés de cette énigme pour imaginer la suite de l’histoire en prenant pour véridique le fait qu’Anastasia aurait survécu à l’exécution collective.
Au niveau du scénario, il n’y a pas grand-chose à redire. Mis à part l’hypothèse de départ, tous les détails de l’affaire sont globalement précis et exacts. Ce scénario a demandé une recherche historique fouillée et c’est d’ailleurs ce qui donne à cette histoire une base très crédible. Ordas et Cothias sont deux scénaristes rompus à l’exercice et plus particulièrement à des sujets historiques.
Le dessin de Nathalie Berr (qui a dessiné la série « Borderline », « la maison dieu »,…) sert magnifiquement le récit. Les personnages sont ressemblants et bien campés. Le dessin est agréable et les expressions des visages bien rendues. Ce côté graphique bien maîtrisé est un atout important pour rendre passionnante la lecture de cet album qui reste malgré tout très noir. Les couleurs sont dans les gammes sombres et ce n’est que très normal car les auteurs nous racontent une tragédie, une exécution, une boucherie, par le détail. Sans être « trash », cet album raconte une histoire forte et tragique, d’où ne sort pas grandi la condition humaine. Ce n’est donc pas un album à mettre dans toutes les mains mais plutôt pour un public adulte.
Sombre, très sombre mais c’est une très bel album à connotation historique.
Graphisme : 7,5/10
Scénario : 8,5/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, nous anastasia r., berr, ordas, cothias, grand angle, bamboo, 810, histoire, drame, uchronie, 042012 |
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04.05.2012
Ella Mahé : T4 –La couleur des dieux.

Auteurs : Charles² et Simon.
Editeur : Glénat.
Sortie : 04/2012
Malédiction.
Ella Mahé, jeune restauratrice de manuscrits anciens, un peu rêveuse, un peu gaffeuse, pérégrine dans le désert en compagnie de Thomas Reilly, à la recherche de la couleur des dieux. Notre belle héroïne n'est pas insensible au charme du jeune homme, mais elle réalise que celui qu'elle prenait pour un égyptologue érudit s'est servi d'elle, et pire, qu'il lui a menti. Thomas Reilly n'est pas celui qu'il prétend être !
Une longue agonie…
Et paf, encore une nouvelle BD qui atteint les 15 euro. Je viens de lire que depuis 2006, le prix moyen d’une BD a augmenté de 20 % .Vu que le marché est en train de se casser la gueule, il est certain que les éditeurs vont encore monter leur prix pour compenser leur perte. Le 9e art ne sera bientôt plus un art populaire à ce rythme là. Au début, je me suis souvent demandé de quel droit je m’amusais à critiquer une œuvre mais vu le prix actuel d’une BD, il est plus que judicieux de bien faire son choix.
Je vous invite d’ailleurs à faire attention au nom du chroniqueur qui réalise un avis. A vous de voir si vous avez des affinités ou pas avec sa chronique et de faire des choix en fonction.
Alors pour en revenir à Ella Mahé. On arrive à la fin du 1er cycle avec ce tome 4 (j’ai bien peur qu’on dilue encore la sauce par après). Le rythme de sortie a donc été respecté avec 4 albums en un an. Les amoureux de l’Egypte ont certainement trouvé leur compte dans ces 4 histoires .Il n’empêche que j’ai trouvé cette fin assez conventionnelle voir « gentille ». Comme on dit pour ne pas vexer, c’est sympa. Pour le dessin, celui de JF Charles est hyper connu maintenant. Attention quand même à ne pas tomber dans le syndrome « Delitte » en nous servant tout le temps les mêmes têtes. Pour Simon, impossible de ne pas voir la touche de Jacques Martin dans son trait. Vous avez dit rigide et statique comme des fresques égyptiennes…indéniablement.
Voilà, personnellement, je vous conseillerais plutôt de suivre les « dreams » des époux Charles que j’ai trouvés nettement plus percutants.
Scénario : 6/10
Dessins : 8/10 et 6/10
Global.
Samba.
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28.04.2012
LES BOUCLIERS DE MARS - Tome 2: Sacrilèges.

Dessin : Christian Gine - Scénario : Gilles Chaillet
Editions Glénat
Collection Grafica
Sortie : 21/03/2012
56 pages
Prix conseillé : 13,90 €
ISBN : 9782723480444
Histoire, antiquité, Rome
Résumé (de l’éditeur) : Rome, Ier siècle. L'empire de la louve est à son apogée et Trajan, son empereur, déclare ne désirer que la paix pour son peuple. Pourtant Varham, gouverneur du peuple voisin des Parthes, attaque le fort Zeugma à la frontière, créant la surprise. Lucius Vintidius Charax était le préfet chargé de protéger ce fort. Mis au ban de l'armée après son échec, il s'interroge sur l'empressement suspect de Vahram, homme que l'on disait dévoué à Rome… Souhaitant préserver la paix, Charax réalise petit à petit que des hommes de l'ombre agissent pour que la guerre contre l'Empire parthe ait lieu...
Mon avis : Après un premier tome de mise en place, ce deuxième album est nettement plus intéressant car le lecteur voit se développer un véritable complot. Qui le commandite ? Qui tire les ficelles ? Quels sont les enjeux et les dessous des cartes ? Dans une ambiance qui rend très bien la société romaine de l’époque, le lecteur essaye de comprendre ce qui se trame…
Le dessin de Gine me semble plus affirmé que dans le premier tome alors que le scénario de Gilles Chaillet prend toute son ampleur dans la description par le menu des relations entre les différents protagonistes de l’histoire. Le récit semble se focaliser sur la guerre avec les Parthes, mais n’est-ce pas plutôt un complot pour ébranler Rome de l’intérieur? Les développements sont multiples, les pistes se croisent et le récit reste captivant jusqu’à la fin de ce tome.
J’étais un peu sur la réserve à la fin du premier tome. Le deuxième tome est bien plus convainquant. J’attends maintenant le troisième tome avec impatience…Avé Trajan !...
Graphisme : 7,5/10
Scénario : 8,5/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, les boucliers de mars, gine, chaillet, glenat, 810, histoire, rome, antiquité, 032012 |
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13.04.2012
MALOUINES - Tome 1: Skyhawk

Dessin : Walther Taborda- Scénario : Nestor Barron
Editions Paquet
Collection Cockpit
Sortie : 22/09/2010
48 pages
Prix conseillé : 13,50 €
ISBN : 978-2-88890-473-4
Aviation, guerre, histoire.
Résumé (de l’éditeur) : Mai 1982. L'Argentine et le Royaume Uni se disputent la souveraineté des Iles Malouines dans une guerre sans pitié.
Dans cet enfer glacé, à 1000 kilomètres de leurs côtes, les Faucons - surnom des pilotes argentins - découvrent, pour la première fois de leur histoire, la guerre aérienne. A bord d'appareils obsolètes, manquant cruellement d'expérience et d'équipements, ils vont mener la vie dure à la flotte britannique, signant ainsi une des pages les plus héroïques de l'histoire de l'aviation.
Mon avis : Retour en arrière pour un album sorti fin de l’année 2010 dans la fameuse collection « cockpit ». Malouines retrace la guerre des Malouines entre la Grande-Bretagne et l’Argentine pour quelques îles perdues au fin fond du sud de l’océan atlantique. L’angle d’attaque du sujet est celui de l’aviation argentine. Cette histoire a été inspirée des récits des pilotes argentins qui ont survécu à cette guerre inégale tant au niveau des forces en présence que du matériel. Le matériel argentin est obsolète et les pilotes vont au casse-pipe assuré…
Il s’agit donc d’une histoire romancée mais qui se base sur de nombreux faits réels. Dès ce premier tome, le lecteur est rapidement au cœur de l’action. Non seulement les scènes de combat sont déjà au menu mais en plus le scénariste laisse une place aux sentiments humains, à l’aspect psychologique des personnages. Cet album permet aussi d’avoir une autre version de cette guerre atypique et méconnue. A l’époque, nous avons eu surtout la vision britannique du conflit avec le bon droit international de Madame Thatcher contre une junte militaire pas très démocratique. On parlait surtout de la guerre des Falklands, le nom anglais des Malouines. Mais l’album a le mérite de ne pas éviter les aspects du conflit qui fâchent et le rôle de la junte militaire qui a joué sur la fibre patriotique dans le déclenchement du conflit…
Aux commandes de cet album, un duo argentin. Le dessin de Taborda est excellent et le scénario de Barron est du même niveau. Les amateurs d’aviation et d’Histoire vont se régaler !
Si vous ne connaissez pas encore cette série, c’est peut-être le moment de se remettre à niveau car le tome 2 est annoncé pour ce 18 Avril 2012…
Graphisme : 8,5/10
Scénario : 7,5/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
11.04.2012
C'ETAIT LA NATIONALE 7 -La route bleue - La Nationale 6.
Dessin et texte : Thierry Dubois
Editions Paquet
Collection Calandre
Sortie : 21/03/2012
208 pages
Prix conseillé : 30,00 €
ISBN : 978-2-88890-485-4
Automobile, Histoire, Beau-livres.
Résumé (de l’éditeur) : La route Paris-Côte d’Azur, cela vous dit quelque chose? Mais si, voyons! La Nationale 7, vous connaissez assurément.
Pour un bon nombre de Français, et les Parisiens ne sont pas les moins nombreux, cette belle route de près de 1000 kilomètres rejoignant la Capitale à la Méditerranée symbolise le temps des vacances, de l’insouciance, du soleil assuré et du bleu azuréen. C’était aussi les embouteillages dantesques, les poids lourds coincés dans les rues étroites des villages, les bouchons surchauffés...
L’itinéraire Paris-Côte d’Azur, c’est aussi la Nationale 6, route souvent confondue à son illustre soeur, et c’est enfin la Route Bleue, échappée bucolique qui quittait la N7 avant Lyon pour la rattraper à Valence. La Nationale 7 c’est la mère des routes françaises où la grande Histoire est souvent dépassée par l’anecdote quotidienne.
Mon avis : Attention ! Cet album n’est pas vraiment une bande dessinée même si elle a une place particulière dans la collection « Calandre ». A travers 208 pages richement illustrées ( dessins, photos, brochures publicitaires, cartes routières d’époque), Thierry Dubois (scénariste de Jacques Gipar) nous raconte le voyage entre Paris et la Côte d’Azur cher à l’imagerie populaire d’avant l’autoroute. Il retrace, étape par étape, les grandes heures de la route des vacances entre l’entre-deux-guerres et les années ’60, chantée par Charles Trenet.
De toutes les routes de France d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi
Nationale Sept
Il faut la prendre qu'on aille à Rome à Sète
Que l'on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C'est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et la Provence
Qui fait d'Paris un p'tit faubourg d'Valence
Et la banlieue d'Saint-Paul de Vence
Le ciel d'été
Remplit nos coeur de sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l'malheur des grandes cités
Tout excitées
On chante, on fête
Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
L'amour joyeux est là qui fait risette
On est heureux Nationale 7.
Trenet s’est un peu trompé en situant la Bourgogne sur la Nationale 7 alors qu’il s’agit plutôt de la Nationale 6 qui lui est parallèle…Thierry Dubois nous explique tout cela dans le détail. C’est un travail remarquable d’historien, d’archéologue de la route qu’a réalisé l’auteur. Cette brique de 208 pages a été publiée initialement aux Editions Driver en 2010 et a reçu le 1er prix de l’APHAT en 2011 (Association Professionnelle des Historiens de l’Automobile et des Transports). Paquet a décidé de vulgariser l’ouvrage en le publiant dans sa collection Calandre. Thierry Dubois recherche toujours des témoignages et des documents concernant cette route mythique pour améliorer voire corriger l’album pour sa prochaine édition. Comme quoi, on n’en restera probablement pas à la première édition chez Paquet !
J’ai apprécié la recherche fouillée et minutieuse de Thierry Dubois qui nous fait découvrir la grande et les petites histoire de ces routes qui vont vers le Sud…Le travail est remarquable et se laisse lire sans soucis, mais je propose par dose homéopathique car vous risqueriez l’indigestion en voulant le lire d’une traite, tellement c’est précis et fourni.
J’ai surtout apprécié les dessins de l’auteur qui nous prouve ainsi qu’il a beaucoup de talents et pas seulement celui de scénariste…Les véhicules d’époque sont redessinés dans les décors de l’époque…Quel programme! Il ne s’agit donc pas d’une BD mais d’un remarquable ouvrage, hommage à l’automobile et au début du tourisme populaire en automobile. Un album de référence pour les mordus du genre! Seuls inconvénients, le prix et l’épaisseur de l’album risque d’en décourager certains...Mais quand on aime, on ne compte pas…
Nationale 7, un album qui va faire recette !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, c'était la nationale 7, dubois, paquet, 810, automobile, histoire, beau-livres, calandre, 032012 |
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24.03.2012
LES TUNIQUES BLEUES - Tome 55: Indien, mon frère.

Dessin : Willy Lambil - Scénario : Raoul Cauvin
Editions Dupuis
Sortie : 07/10/2011
48 pages
Prix conseillé : 11,60 €
ISBN : 9782800150987
Aventure, Western, Histoire
Résumé (de l’éditeur) : La cavalerie nordiste n'a pas fière allure : le cheval du colonel Stark a de l'emphysème, et celui de Chesterfield est parkinsonien... Impossible dès lors de charger correctement l'ennemi. Une nouvelle fois, l'avenir des unionistes est entre les mains de Blutch et Chesterfield. Les voilà désignés volontaires pour aller, déguisés en colons, chercher chez les tribus Comanches du Texas les chevaux nécessaires à la poursuite de la guerre. L'occasion de retrouver en route de vieilles connaissances, comme Plume d'argent, ou le colonel Appeltown et sa fille Amélie. Mais aussi de faire des rencontres beaucoup plus inattendues, notamment pour Blutch qui va se découvrir... un frère jumeau chez les Comanches !
Mon avis : Que faire pour renouveler une série qui en est à son 55e tome ? Posez la question à Raoul Cauvin…Il va piquer un petit somme sur son divan et hop-là ! La réponse va arriver de ce petit moment réparateur ! (Véridique !) Cauvin va nous trouver pour ce 55e tome un frère jumeau de Blutch chez les Comanches du Texas…Et nous voilà reparti pour un tour…Willy Lambil s’applique toujours pour nous livrer un travail très professionnel dans le plus pur style de chez Dupuis. Raoul Cauvin lui continue sur son rythme de sénateur. C’est un diesel. Lentement mais sûrement. Il parvient toujours à nous sortir un lapin de son chapeau. La série ronronne bien…Parfois c’est un peu loupé, parfois cela se réveille quelque peu…ici, cela reste dans la bonne moyenne mais rien d’exceptionnel.
Je suis persuadé que cette série bénéficie toujours d’une flux de sympathie chez les jeunes lecteurs et qu’elle assure son lot de bonnes ventes…C’est le genre de BD qui rassemble les générations, le père et le fils les lisent ensemble…Mais ne vous attendez pas à plus…Gentil mais pas extraordinaire…
Graphisme : 7,0/10
Scénario : 6,0/10
Moyenne : 6,5/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, les tuniques bleues, lambil, cauvin, dupuis, 6510, aventures, western, histoire, humour, 102011 |
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16.03.2012
QUELQUES PAS VERS LA LUMIERE -Tome 4: La mémoire oubliée.

Dessin et scénario : Bruno Marchand
Editions Quadrants
Collection Astrolabe
Sortie : 22/02/2012
48 pages
Prix conseillé : 14,30 €
ISBN : 978-2-302-01999-7
Aventure, Histoire
Résumé (de l’éditeur) : 1939 : l'archéologue Stuart Flint, découvre de magnifiques cristaux dans les profondeurs glacées des cavernes du Groenland. Il les confie à un bâtiment qui vogue vers l'Angleterre, adressés à plusieurs confrères, dont Simon Bell, le père de Marianne, pour en étudier les singulières propriétés. Mais à la veille de l'entrée en guerre du Royaume Unis avec l'Allemagne, tous les hommes sont immédiatement mobilisés. Flint, affecté à la Royal Navy, sombre peu après avec son bâtiment éventré par une torpille, alors qu'il tentait de sauver d'autres cristaux cachés dans sa cabine.
Mon avis : On croyait que cette série s’achevait après 3 tomes…Petit vernis que vous êtes ! Voici venir un deuxième cycle de deux nouveaux tomes ! On allonge la sauce, mais quelle sauce ! J’ai déjà dit dans d’autres chroniques (sur SambaBD) tout le bien que je pense de cette série…Le tome 4 ne déroge pas à ce flux positif que m’inspire la série.
On y retrouve les éléments qui ont fait son charme. Un dessin « ligne claire » de très bonne facture, une colorisation qui donne envie, une façon exceptionnelle de décrire des paysages, des villes, des moyens de locomotion en peu de traits mais de façon détaillée. Un scénario renouvelé et toujours aussi passionnant avec une nouvelle histoire qui débute. Mais si vous êtes néophyte de la série, je vous conseille de lire d’abord le premier cycle pour connaître les petits détails qui faciliteront votre lecture.
Bruno Marchand débute l’histoire en 1939-1940 et en profite pour nous faire vivre un épisode de la guerre maritime que se livrent l’Allemagne d’Hitler et la Grande-Bretagne en Atlantique Nord. On y découvre deux personnages, deux scientifiques archéologues, qui sont un clin d’œil appuyé à Blake et Mortimer (by jove, old chap !).Ils ont découvert un type spécial de cristaux qui vont nous valoir pas mal de rebondissements, de voyages et de dépaysements. Il faudra cependant attendre le 5e tome de la série pour connaître le fin de l’histoire…Refrain connu et rabattu…J’ai bien aimé et je connais des inconditionnels de la série qui vont se ruer sur ce sympathique album…En route pour de nouvelles aventures. Excellent !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, quelques pas vers la lumière, bruno marchand, quadrants, astrolabe, aventure, histoire |
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15.03.2012
Africa dreams T2 :Dix volontaires sont arrivés enchainés.

Auteurs : Maryse et JF Charles et Bihel.
Editeur : Casterman.
Sortie :02/2012.
Pour du caoutchouc…
1897. Dans le port d’Anvers, on charge et on décharge les vapeurs qui « font le Congo ». Cargaisons d’ivoire et de caoutchouc d’un côté, d’armes et de chaines de l’autre… Car en dépit du nom officiel de cette lointaine possession africaine – E.I.C., pour Etat Indépendant du Congo –, c’est bien le Roi Léopold qui en est l’unique propriétaire légal. Et sa consigne est claire : rentabiliser au mieux et au plus vite cette immense colonie, quitte à y faire régner l’arbitraire le plus absolu. Loin des regards, un quasi esclavage est imposé aux populations locales, comme l’a constaté depuis sa récente arrivée au Kivu le jeune missionnaire Paul Delisle. En dépit des discours « civilisateurs », éducation et évangélisation ne sont décidément pas les priorités du tyran de Bruxelles.
Cannibalisme littéraire.
Ah nondjidiûuuu , je suis présentement autorisé à vous le dire, les relations privilégiées entre le Congo et la Belgique , c’est terminé . Terminé l’esclavagisme, terminées les chaines, terminées les brimades, terminées les mutilations, terminés les morts pour votre roi hypocrite .Car moi messieurs de la race supérieure, j’ai lu avec intérêt Africa Dreams qui devrait être une lecture obligatoire à toute votre nation Belgique .Un devoir pour bien prendre conscience de votre aveuglement pour sauver l’image d’un roi sans scrupule .Merci au journaliste anglais Morel d’avoir mis à jour cette ignominie. Merci aux époux Charles de nous ouvrir les yeux, merci à Bihel de dessiner si bien notre beau pays. Et attention, je bouffe tout cru le premier qui critique cette BD car arriver à une si belle osmose entre le récit et le graphisme, c’est aussi magnifique que le diamant du Katanga. Je le classe d’ailleurs dans mes coups de cœur.
Désiré Samba.
Scénario :9/10
Dessin :9/10
Global.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (6) | Tags : africa dreams, congo, maryse et jean-françois charles, charles, bihel, casterman, 022012, 910, histoire |
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10.03.2012
LES DERNIERS JOURS DE STEFAN ZWEIG

Dessin: Guillaume Sorel - Scénario : Laurent Seksik
Editions Casterman
Sortie : 22/02/2012
88 pages
Prix conseillé : 16 €
ISBN : 2203041765
Biographie, Histoire, Roman graphique, Drame
Résumé (de l’éditeur) : Conjuguant réel et fiction, cette Bd revisite les six derniers mois de la vie du couple Zweig, entre nostalgie des fastes de Vienne et appel des ténèbres. Passés successivement par l’Angleterre et les États-Unis après avoir fui l’Autriche, Stefan et Lotte avaient cru fouler au Brésil une terre porteuse d’avenir. Mais c’était sans compter avec l’épouvante de la guerre.
Mon avis : J’attendais avec impatience cette bande dessinée basée sur le roman de Laurent Seksik qui porte le même titre et paru en 2010. Il s’agit donc d’expliquer la fin de la vie d’un des plus grands écrivains du 20e siècle. Le problème de cet album, c’est qu’il faut le remettre dans le contexte. Il faut connaître un peu quelle fut la vie de Stefan Zweig pour comprendre ses états d’âme, son cheminement et pourquoi sa vie s’est terminée par ce drame.
Né à Vienne en 1881, il est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien. On connaît de lui de nombreux romans à succès dont « Amok » paru en 1922 qui sera un best-seller mondial ou « le joueur d’échecs » publié à la fin de sa vie. Il fut l’ami de Verlaine, Emile Verhaeren ou Romain Rolland. C’est un juif non pratiquant mais qui va bien vite prendre conscience de son statut dans la société. Dès la guerre de 1914-1918, il va être mis dans un service de propagande. Il va aussi connaître la réalité de la guerre sur le front de Pologne où il va découvrir les juifs confinés dans des ghettos insalubres et désespérants. Après la guerre, dans les années 20, il va devenir le grand écrivain que l’on connaît. Il va traduire Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine. Mais la peste brune arrive. Il a pris conscience du problème « juif » et du danger du pouvoir Nazi. En 1933, un autodafé de ses œuvres a lieu à Berlin. Ses œuvres sont brûlées en place publique. Il décide alors de partir en exil à Londres, New York puis au Brésil. Il se sent persécuté, dans une insécurité constante. De plus, il n’est pas facile d’être un autrichien, même si on est opposant au régime…Il se suicidera au Véronal (barbiturique) avec son épouse en 1942 au Brésil alors qu’il a appris la défaite des anglais à Singapour...
Pour en revenir à l’album en lui-même, le dessin de Guillaume Sorel est de type classique, sobre mais efficace dans le plus pur style du dessin réaliste. Ce qui attire l’œil, c’est la colorisation directe mais qui reste dans des tons proches du sépia, pas de couleurs éclatantes, mais aussi une large place au blanc. Un dessin et des couleurs tout en retenue…
Le scénario de Laurent Seksik mêle l’histoire vraie et l’histoire romancée. Comme je le dis plus haut, il part de connaissances pré requises. Je pense qu’il aurait été préférable de commencer l’album par une note biographique sur Stefan Zweig. Beaucoup ne le connaissent pas, même si ces dernières années il a été un peu remis au goût du jour et c’est totalement mérité. Ceci étant dit, j’ai beaucoup aimé la façon délicate d’aborder ce sujet qui reste un drame humain mais aussi la conclusion d’un parcours de vie extraordinaire tant dans le sublime que dans le désespoir. Alors à partir de là, reste à voir si votre sensibilité accroche ou n’accroche pas à ce type d’histoire. C’est une histoire focalisée sur un drame et ce n’est pas toujours évident de rentrer dedans. Pour ma part, j’ai trouvé la narration littéraire et graphique bouleversante. Cet album possède une certaine poésie mais est également très dur. Les sentiments divers et contraires se mélangent et j’estime que je ne suis pas sorti indemne de ce magnifique album. Un coup de cœur !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 9,0/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, les derniers jours de stefan zweig, guillaume sorel, laurent seksik, casterman, biographie, histoire, drame |
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16.02.2012
ATAR GULL ou le destin d'un esclave modèle.

Dessin : Brüno - Scénario: Nury
Editions Dargaud
Sortie : 07/10/2011
86 pages
Collection Long Courrier
Prix conseillé : 16,95 €
Histoire, esclavage, drame
Résumé (de l’éditeur) : 1830, Afrique noire. Atar Gull, un superbe esclave, est chargé sur le bateau du capitaine Benoît pour être vendu aux Antilles. Son prix est élevé : c'est le fils d'un roi, un athlète, un guerrier... Son histoire nous entraînera des soutes d'un négrier jusqu'à la Jamaïque, des marchés aux esclaves au coeur des plantations ; son destin sera tragique...
Mon avis : C’est souvent le cas pour certains albums, je me pose la question suivante : Pourquoi ne l’ai-je pas lu directement à sa sortie ? Est-ce la couverture qui n’est pas très attirante ? Elle résume pourtant bien différents éléments de l’histoire. Est-ce le graphisme « enfantin » de Brüno qui a fait que le déclic n’a pas eu lieux ? Peut-être…Le graphisme sans être extraordinaire n’en est pas moins efficace au niveau de l’impact sur la lecture. Le découpage en est un des moteurs principaux. Cela me fait un peu penser à la série « miss pas touche » des Kerascoët ou à leur one-shot « Jolies ténèbres ». Un dessin pas très évolué mais malgré tout un style qui sort de l’ordinaire et reconnaissable au premier coup d’oeil, une force graphique qui doit s’apprivoiser…La liberté de ton, allant jusqu’à des scènes d’horreur, passe mieux avec un dessin plus stylisé qu’avec un dessin réaliste, c’est certain ! Je ne vous donnerai qu’un seul conseil : passez la barrière du graphisme, laissez-vous porter par le scénario…Vous ne le regretterez pas !
Car si le graphisme peut sembler à première vue rébarbatif à certains, le scénario est un bijou! Vous n’en sortirez pas indemne tant il est direct, original, et d’une violence des sentiments incroyable. Comment est-ce possible d’avoir une telle dualité dans le même personnage? Pourquoi une telle violence se déclenche-t-elle de façon aussi soudaine ? Le lecteur est partagé entre la bienveillance et la rage. Fabien Nury (scénariste de la série à succès « Il était une fois en France », par petites touches, parvient a bien « retenir les chevaux » et à nous donner une finale extraordinaire, qui laisse malgré tout à réfléchir…
Plusieurs interprétations sont possibles et pourtant l’album se suffit à lui-même. Nury pourrait écrire une suite mais il peut se permettre de laisser ce magnifique one-shot en l’état. Il n’y a rien à ajouter, rien à retirer. A chaque lecteur de se faire sa morale de l’histoire. La dernière planche de l’album nous montre bien toute la force graphique et scénaristique de cet album hors norme. Coup de cœur ! Si vous ne l’avez pas encore lu, allez sans délai chez votre libraire et réclamez-lui ce chef d’œuvre du 9e Art !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 10,0/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (7) | Tags : capitol, brüno, fabien nury, atar gull, long courrier, dargaud, histoire, esclavage, drame |
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