19/06/2017

Jour J T28 : L'aigle et le Cobra

sans-titre.pngPlancheA_303591.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur et Coloriste : Fafner

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages

Genre : Historique romancé

Sortie : le 3 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 Menacée par une armée égyptienne menée par Antoine et Cléopâtre, Rome envoie Brutus pour convaincre Jules César d'aller vers les envahisseurs pour négocier. Aujourd'hui aveugle et retiré des affaires du monde, César accepte sans ignorer que Rome reste aux mains de Pompée, son éternel rival, et qu'il devra probablement affronter toutes les traîtrises, y compris celles de ses plus intimes alliés.

Mon avis :

Notons tout d'abord que ce 27ème tome se déroule en parallèle avec le volume 23 "La République des Esclaves", il est donc judicieux de commencer lecture de manière chronologique.

L'action se déroule en 50 AV JC, où nous retrouvons Jules César faisant reparler de lui, malgré sa cécité et le fait qu'il se soit retiré des affaires. Tacticien dans l'âme, il servira de négociateur envers les forces égyptiennes.

Deux protagonistes se démarquent de bout en bout, à savoir César et Cléopâtre.

César grâce à ses talents stratégiques et politiques, son sens irréprochable des affaires, et son humour noir, qui en surprendra plus d'un par certaines répliques qui valent le détour.

La belle Cléopâtre aussi élégante que morbide joue également les troubles fêtes. Posant telle une muse, la Reine est aussi attirante que diabolique.

Les personnages secondaires, quant à eux, ne rayonnent pas au firmament, restant davantage dans l'ombre qu'à la lumière.

La touche graphique de Fafner régale par des paysages de toute beauté. Vues aériennes, profondeur de champ, soin du détail, autant d'éléments qui justifient amplement le talent du dessinateur. La course de chars et les éternels combats valent réellement le détour!

Malheureusement, les visages des héros manquent cruellement de précision, c'est essentiellement le point négatif de l'ouvrage.

Mais de toute évidence, ce 28ème opus est l'un des meilleurs numéros de la série à ce stade.

Deux tomes sortiront prochainement coup sur coup.(le prince des ténèbres et le Dieu vert)

 

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Coq de Combat

05/06/2017

La guerre de Catherine

 La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreLa guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreScénario : Claire Fauvel et Julia Billet
Dessin : Claire Fauvel
Éditeur : Rue de Sèvres
112
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

 

 

Présentation de l'éditeur :

Une interprétation en images, vibrante et pleine d'empathie, du roman de Julia Billet.

 

1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d’avant, à commencer par leurs prénoms. Rachel devient Catherine. Raconte, lui intiment ses professeurs en l’envoyant sur les routes de la zone libre, un appareil photo à la main. C’est ainsi que nous découvrons le quotidien d’une adolescente juive dans la guerre, ses rencontres, ses peurs mais aussi les quelques moments de répit et de grâce que lui offrira son art.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Mon avis :

La guerre. À lui seul, ce mot évoque tellement d'atrocités ! D'autant plus quand celle-ci s'appelle « World War II », la terrible, la sanglante, l'épouvantable seconde guerre mondiale synonyme d'apocalypse pour les juifs. Aucun n'y échappe qu'il s'agisse de vieillards, d'adultes.... ou bien d'enfants. Comme la très célèbre Anne Franck qui n'aura malheureusement pas échappé au camp de concentrations. Et puis aujourd'hui : Rachel renommée Catherine Colin.

 

« La guerre de Catherine » est une fiction, mais qui se base néanmoins sur des faits, des lieux et des gens qui ont réellement existé. Comme Pingouin et Goéland de la Maison de Sèvres, qui ont sauvé beaucoup d'enfants juifs. Mais Catherine, c'est un peu de Tamo Cohen (mère de l'auteure), un peu d'Anne Franck, ... un peu de tous ces enfants et adolescents qui ont dû fuir inlassablement, mettre leurs identités de côté – allant même jusqu'à nier leur foi judaïque – pour échapper aux Nazis et leur envie d'anéantissement totale des juifs sur Terre.

 

C'est ainsi que nous suivons les traces de Catherine, grande amatrice de photos, qui se verra confier la tâche de rendre compte à l'Humanité de la survie des juifs dans cette France en guerre.

 

« Prends des photos, collecte des images, et rapporte-nous tout ça à la fin de la guerre. Va, regarde le monde avec des yeux d'artiste, de citoyenne de la République des Enfants. Ne perds rien. Nous aurons besoin de ces témoignages quand la guerre sera finie. » Goéland à Catherine, page 46.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Avec un dessin simple, Claire Fauvel étant à la base illustratrice de livres pour enfants, le contexte n'en est pas moins fort ! J'ai été subjuguée par les efforts – parfois surhumains pour des petits bouts qui sont forcés de changer de nom entre autres choses – par le courage et par la détermination tant de ces enfants, mais aussi des résistants qui les entourent. Des gens, Français pour la plupart, qui doivent se montrer forts, voire sévères, pour s'assurer de la sécurité de chacun de leur protégé.

 

J'ai donc été marquée par le petit Samuel Levy qui se fait gifler car il n'a pas donné son nom « francisé ». Ou Catherine qui, machinalement, a fait son signe de croix judaïque alors qu'elle est supposée être une étudiante dans un couvent chrétien.

 

Pourtant, l'âge faisant, elle comprend. Catherine, Rachel de son vrai prénom, sait que c'est pour son bien. Si un boche devait arriver à l'improviste, ce simple signe de croix de la main gauche serait un signe évident des origines de la jeune femme. Et non seulement sa vie serait en danger, mais également celle de toutes les personnes vivant sous le même toit.

 

Autant vous dire que si d'ordinaire, je m'arrête sur le dessin (parce que j'ai mes goûts très tranchés dans le domaine), autant là : c'est presque mieux ainsi. Ce dessin simple nous permet de se concentrer sur l'essentiel. La vie de cette adolescente, presque femme, qui doit échapper à la mort. De rencontres en nouveaux départs, Catherine traversera tout le pays en gardant son objectif en tête : montrer la vie au sein de la résistance pour qu'il reste une trace de ce cauchemar.

 

 

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Et ce témoignage, c'est mon coup de cœur ! J'ai été profondément touchée par ces gens qui ont donné leur vie pour une juste cause. LA CAUSE. La vie. La liberté. L'égalité. Des ouvrages comme « la guerre de Catherine », ce sont autant de preuves que la guerre est immorale, abjecte et que ceux qui la souhaitent sont d'une répugnance crasse (je pense aux dégénérés qu'on peut voir chaque jour aux infos... et qui s'attaquent aussi bien aux vieillards, qu'aux adultes... qu'aux enfants).

ShayHlyn.

12/05/2017

Le dernier envol du Papillon

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.Scénario : Kan Takahama
Dessin : Kan Takahama
Éditeur : Glénat
164 pages
Date de sortie :  05/04/2017
Genre :  Seinen, historique, romance, intrigue.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Mémoires d'une geisha


Kicho, la plus belle courtisane de Nagasaki, séduit tous les hommes sans exception. Cependant, du vieux marchand ivrogne au médecin étranger, elle continue à accepter tous les clients, même les plus méprisables. Quel secret cache-t-elle derrière sa douce mélancolie ? Le jeune garçon qui nourrit une haine farouche envers elle détient peut-être les clefs du mystère…
 
Kan Takahama est déjà bien connue en France par les amateurs de romans graphiques pour ses œuvres à mi-chemin entre le manga et la bande dessinée franco-belge : 
L'Eau amère, Sad Girl, Two Expressos ou encore sa collaboration avec Frédéric Boilet sur Mariko Parade
Avec 
Le Dernier Envol du papillon, l'auteur parvient à repousser les limites de son style en nous livrant un beau récit dont la trame scénaristique n'a rien à envier à La Dame aux camélias, tout en gardant la finesse dont elle avait fait preuve dans ses récits intimistes.

 

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

 

Mon avis

Le dernier envol du papillon, c'est tout un poème ! Une ode à l'amour, une ode au progrès, une ode à l'Histoire avec un grand H.

En ouvrant ce manga, je m'attendais à voir des samouraïs, des guerriers repus venant festoyer près des belles courtisanes, dans leurs hôtels de haut standing. Mais sous la plume d'une femme, Kan Takahama, l'atmosphère est différent. La mangaka reconnait avoir voulu apporter un autre point de vue à ce pan de l'histoire du pays du Soleil Levant : découvrir non seulement la fin du Shôguna, mais également l'ouverture à l'Occident, sous le regard d'une courtisane... plus communément nommée Geisha.

Une prostituée qui, telle le papillon, se pare de ses plus beaux atours pour accueillir ses clients. Ce papillon qui est toujours présent dans ce livre, sous une forme ou une autre. Alors quoi de plus logique que de lui attribuer le titre de ce manga un peu atypique.

Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, voici un manga qui change des récits historiques nippons qui mettent les guerriers à l'honneur. Place à la délicatesse de ces filles de joies, aux métaphores entre ce bel insecte et la beauté de ces femmes, mais également en référence au Japon. Oui, le Japon a un rôle de première importance, même s'il ne joue finalement qu'un second rôle. Le Japon sort enfin de sa chrysalide, il s'ouvre au monde, non sans peine.

Grâce aux différentes rencontres de Kicho, l'héroïne, nous découvrons un large panel de la population d'autrefois au Japon. Les marchands devenus riches avec l'ouverture sur le marché occidental, les Néerlandais venus faire affaire et enseigner leurs sciences en échange du savoir oriental, des soldats qui ont lutés contre cette « intrusion » Européenne, les fervents défenseurs de l'Empereur et du Shogunat, ... Kicho ne refuse aucun client tant qu'il a de quoi payer. Aussi belle que mystérieuse, la jeune femme ressemble à un papillon solitaire qui aurait perdu son compagnon de vol.

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

Ne voyons nous pas souvent les papillons batifoler à deux ? Sous ces airs de manga historique finement retranscrit, « Le dernier vol du papillon » est également une histoire d'amour. Le journal intime de cette geisha qui s'offre allègrement aux hommes alors qu'elle pourrait faire la fine bouche. En effet : Kicho est la plus belle femme de la région, et pourtant... même après avoir apuré sa dette, elle est restée dans sa maison close. Alors où est l'amour dans tout ça ? Pourquoi Kicho ne fait-elle pas comme ses consœurs qui se trouvent un fiancé et partent une fois leur dette payée ?

À vous de le découvrir un lisant ce magnifique manga où les cultures se mêlent, au même titre que le style graphique. On ressent les différentes collaborations de Kan Takahama avec la BD franco-belge au travers de chacune de ses planches. Pas vraiment occidentalisée, mais plus tout à fait japonaise non plus. Le dessin est, à l'instar de l'aventure dépeinte, un savant mélange entre l'Orient et l'Occident, là où l'Europe a rencontré le Japon, dans les villes portuaires de ce pays si longtemps resté solitaire. Mais quelle beauté ! J'avoue avoir été un peu déstabilisée par ce style qui emprunte toute la finesse et la magie que les styles tantôt européens, tantôt asiatiques peuvent apporter à cet ouvrage. La colorisation de certaines pages sont d'une pure merveille. Sans oublier la délicatesse dans les étoffes et les coiffures de ces dames.

 

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Voici une belle façon de se perdre dans cette ère nouvelle du Japon qui ouvre enfin ses bras au monde. Quoi de plus envoûtant qu'une geisha mystérieuse et des mystères familiaux pour attiser la curiosité des plus romanesques d'entre nous. Bonne lecture !

 

ShayHlyn.

Jour J T27 : Les ombres de Constantinople

sans-titre.pngPlancheA_296136.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Yana, assisté d'Igor Kordey

Éditeur : Delcourt Série B

56 pages - Historique

Sortie : le 8 mars 2017

 

Avis de l'éditeur :

 1453. Les Turcs assiègent Constantinople, jamais conquise, qui se prépare pour son ultime combat. Cette fois seule une intervention des armées chrétiennes pourrait renverser la situation... Iskander, janissaire déserteur albanais, se lie d'amitié avec Vlad Basarab de la dynastie des Draculea, dit Vlad l Empaleur. Ensemble, ils livrent un combat sans merci pour défendre la Ville. Mais à force de combattre le tigre ne devient on pas tigre soi-même ?

Mon avis :

 Comme énuméré lors des précédentes chroniques de Jour J, il est monnaie courante de se retrouver à moyenne d'une fois sur trois, face à un album de médiocre qualité. Cela se note essentiellement sur la qualité graphique qui pour ce titre détruit littéralement l’œuvre.

Et c'est d'autant dommage de savoir que le récit, quant à lui, tient toutes ses promesses sur un mélange politico-religieux. Vlad 3 (l'empaleur) défend le belle Constantinople des guerriers ottomans, un affrontement de taille entre l'Orient et l'Occident. La lecture est fluide, les dialogues vont de suite à l'essentiel (fort heureusement d'ailleurs, car ces 56 pages se lisent 15 minutes montre en main, dû notamment aux nombreuses planches sans bulles de lectures)

Ce 27ème opus aurait pu être plus que correct, sans ces dessins plus qu'approximatifs, qui déforment les traits des protagonistes. Des visages odieux, ovales, déformés d'une case à l'autre, et que dire du regard des personnages, qui expriment de l'exagération ou de la désinvolture par rapport aux situations.

Notons entre autres les pages 11,13 et 25 qui condamnent cet album. Fort heureusement, soulignons que la seconde partie du récit relève tout de même le niveau graphique; les scènes de guerre parviennent à tenir la cadence, ainsi qu'un final qui laisse planer une suite de meilleur acabit.

 

Loin d'être le meilleur album de la série. Laissons place à une éventuelle surprise quant au 28ème opus.

 

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Coq de Combat

22/04/2017

L'Apache et la Cocotte

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.Tome 2 sur 2 : Cléo

Scénario : Stéphane Betbeder
Dessin : Hervé Duphot
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 22/03/2017
Genre : Romance, historique, tranche de vie.



Présentation de l'éditeur :

Destins croisés dans un Paris violent et agité

1907. Cléo a appris tout ce qu’elle avait à savoir de la Contessa et revient en France. Fréquentant les Folies Bergères, le Moulin Rouge, elle se montre au tout-Paris, gagne en popularité et devient une courtisane incontournable, apte à gagner les faveurs des grands de ce monde. Pour Ange, le visage de la capitale a bien changé. Après un séjour en prison, il réintègre la pègre et découvre que ce ne sont plus les Apaches mais les Brigades du Tigre de Clémenceau qui font désormais la loi. Les deux amants continuent de se voir, mais en secret. Les moments qu’ils passent ensemble sont comme des parenthèses enchantées. Mais ils ne tardent pas à être rattrapés par le destin. Alors que la Première Guerre Mondiale s’annonce, Ange est victime d’un piège et doit fuir le pays. Mais avant de partir, il décide de passer voir Cléo. Ils le savent, cette nuit sera leur dernière ensemble...

Stéphane Betbeder et Hervé Duphot concluent leur grand mélodrame social et romanesque : l’histoire d’un amour impossible au cœur du Paris turbulent de la Belle époque.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Mon avis :

Autant vous dire que j'attendais ce tome afin de me forger une opinion sur l'ensemble du diptyque plutôt que séparément. Quoique... ce second volet – et dernier – marque la surprise. Bien que sachant que la trame principale était « un amour impossible », je n'imaginais pas qu'il serait à ce point là (mais chut, c'est un secret).

Hervé Duphot maintient son style pourtant un peu plus net dans les décors. Hormis la couverture qui reste dans le style Claude Monet comme j'aime à le dire, le reste est plus franc et toujours précis dans les gros plans. Peut-être pas assez de détails par moments, mais ça reste intéressant à regarder. D'autant plus quand nous sommes amenés à découvrir la mode des années passant...

Les tenues, les coiffures : tout est visiblement étudiés, voire peut-être dicté par un scénariste très à cheval sur son histoire. Un film qui se joue dans sa tête et que Duphot a réussit à mettre sur papier : joignant l'image au texte qui se veut respectueux de l'époque et de l'âge des protagonistes.

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Toutefois, le scénario de Betbeder m'a étonnée ! Pas dans la forme, non. Mais dans le fond ! Moi qui craignait encore un mélodrame comme on en voit 100 à la seconde, j'ai apprécié poursuivre la trame principale et m'attrister pour les deux amoureux. C'est là un point non négligeable qui n'était pas prévisible dans le premier tome. Ainsi, nous passons du noir au blanc d'un tome à l'autre, comme ces interludes « musicales » qui prennent un certain sens quand on découvre Cléo aux Folies Bergères.

Qui aurait cru qu'une jeune fille de joie, trémoussant ses charmes sur les trottoirs du vieux Paris puisse monter sur les planches des cabarets au succès grandissant dans les années Folles, après avoir été éduquée de mains de maître (ou devrais-je dire Maîtresse) de haut standing voguant de part le monde ?!

Sans oublier le pan d'histoire qui défile, sans pour autant le remarquer véritablement (si ce n'est grâce aux dessins). Entre les rues de Paris qui changent de mains soit des truands, soit de la police ; la mode qui évolue et ce jargon toujours un peu brut de décoffrage, surtout quand il sort de la bouche d'une jolie demoiselle comme Cléo.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Et puis ce retour aux sources pour notre jolie Cocotte que personne ne semble avoir oubliée, mais dont tout le monde s'étonne de revoir aussi changée. Une évolution marquée par la qualité de ses atours. Un peu comme si elle avait manqué au tout Paris, alors que personne ne la connaissait avant les cabarets... si ce n'est d'autres prostituées et ses anciennes fréquentations.

 

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J'ai donc bien fait d'attendre ce tome 2 qui met en valeur la série complète.

Comme quoi, il ne faut pas se fier aux premières impressions... pas en BD en tout cas !

ShayHlyn.

22/03/2017

Les guerriers de Dieu T.1

Les guerriers de Dieu, 1557 la chasse aux hérétiques, Pierre Wachs, Philippe Richelle, Glénat, Grafica, historique, religions, Renaissance, guerresLes guerriers de Dieu, 1557 la chasse aux hérétiques, Pierre Wachs, Philippe Richelle, Glénat, Grafica, historique, religions, Renaissance, guerres1557, la chasse aux hérétiques

Scénario : Philippe RICHELLE
Dessin : Pierre WACHS
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 08/03/2017
Genre : historique, religions, Renaissance, guerres



Présentation de l'éditeur :

Qu’est-ce qui distingue la foi de l’hérésie ?

1557. Enlisé dans sa guerre contre Philippe II d’Espagne, Henri II, roi de France, mène un autre front : éradiquer l’hérésie qu’il estime gangréner son pays. En effet, par la complicité d’imprimeurs et de libraires hors-la-loi, les ouvrages du pasteur Calvin circulent clandestinement et, bien qu’ils soient traqués sans relâche, les huguenots – les Français protestants – sont de plus en plus nombreux. Une réalité que le chevalier Arnaud de Boissac, désireux de s'informer sur les idées réformistes, va amèrement découvrir lorsqu’il est arrêté pour avoir assisté à une cérémonie protestante secrète...

Dans Les Guerriers de Dieu, passionnante série historique, Philippe Richelle et Pierre Wachs nous font redécouvrir l’émergence du protestantisme et ses implications politiques pendant la Renaissance. Un contexte complexe, turbulent et méconnu qui donna naissance à la plus terrible des guerres civiles en France.

Les guerriers de Dieu, 1557 la chasse aux hérétiques, Pierre Wachs, Philippe Richelle, Glénat, Grafica, historique, religions, Renaissance, guerres

Mon avis :

Ah les religions... que de sang a pu couler pour elles à cause de la folie des Hommes. Ce tome 1 nous plonge directement dans ce qui sera bientôt la plus grande guerre civile de France entre protestants et catholiques.

En suivant le parcours du jeune Arnaud de Boissac, nous découvrons ce qui sépare ces deux croyances pourtant fondées sur le même Dieu. Jeune homme intelligent et curieux, fervent catholique de prime abord, il veut savoir. Il veut comprendre ce qui pousse d'honnêtes gens à se tourner vers la religion réformée, que l'on nomme les huguenots.

Une immersion dans la France de la Renaissance où les guerres font rage, notamment avec l'Espagne. Une France où le peuple suit aveuglément son roi et son Église... si ce n'est quelques-uns qui désirent en savoir plus, mieux comprendre le monde et son fondement. Des croyants qui ne veulent plus seulement écouter les prêches, mais également les comprendre. Ce qui fera d'eux, aux yeux des fidèles catholiques, des hérétiques.

Les guerriers de Dieu, 1557 la chasse aux hérétiques, Pierre Wachs, Philippe Richelle, Glénat, Grafica, historique, religions, Renaissance, guerres

Loin de l'image qu'on se fait de l'hérésie parlant de sorcellerie au Nouveau Monde, loin des croyances païennes qui dérangent : il s'agit ici de chasser des hommes et des femmes qui prient différemment un même Dieu. De torturer d'honnêtes citoyens de la plus vile des façons pour quelques noms, pour quelques têtes à trancher. En somme, une pure folie naissante sous les yeux de notre héros Arnaud, bel homme érudit, perdu entre sa foi et cette réforme mêlant certains de ses amis.

Un ouvrage fort bien détaillé sur le plan historique, s'ouvrant sur une série de portraits représentant les différents protagonistes à venir, qu'ils soient de la royauté, catholiques ou protestants. Des personnages tantôt raffinés, souvent de la noblesse et d'autres grotesques – un peu porcin comme l'un de ces hommes en couverture – démontrant que les petites-gens n'ont pas de sens critique, pas de culture, … seule la parole les différencie de l'animal (et encore : je doute que les animaux s’entre-tuent pour un quelconque Dieu). Ils sont là, à crier « à mort ! À mort ! » sans réaliser que les condamnés sont comme eux, avec juste un peu plus de prétention dans la vie.

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À une époque où la vie dépend de quel côté on naît – soit noble, soit pauvre – il en est qui veulent changer ça : ce qui dérange évidemment les puissants. La religion devient alors d'autant plus une affaire de politique. Le roi est reconnu comme tel par Dieu lui-même, l'Église tient le monde entre ses mains, alors il est hors de question que les quidams puissent comprendre que tout homme naît égaux et donc que chaque vie à son importance. Que tout est possible. Les puissants veulent le rester et c'est souvent eux qui sont à la pourchasse de ces huguenots qui osent vouloir s'élever, ne serait-ce que spirituellement.

Un dessin maîtrisé bien que pas toujours beau. Plutôt caricatural, mais finalement : n'est-ce pas la meilleure façon de dépeindre la folie des Hommes ?!

 

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 ShayHlyn.

21/03/2017

Le couvent des damnées T.2

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religionScénario : Minoru TAKEYOSHI
Dessin : Minoru TAKEYOSHI
Éditeur : Glénat 
192 pages
Date de sortie :  11 mars 2017
Genre : Seinen, historique, intrigues, sorcellerie, religion

 

 

 

Présentation de l'éditeur

XVIe siècle, Saint-Empire romain germanique. Une époque où des sages-femmes innocentes pouvaient être accusées de sorcellerie. Laissée seule au monde par les persécutions de l’Église, la petite Ella est enfermée dans un couvent pour “enfants de sorcières”. Parmi ces jeunes filles endoctrinées par l’ordre du Claustrum pour servir ses ambitions hégémoniques, existe-t-il d’autres prisonnières pour partager l’envie de vengeance d’Ella ?

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Mon avis

Ella n'est plus seule. Ce sont quatre jeunes filles qui s'entraident – parfois à contre-cœur – dans cette mission de survie / évasion du « couvent du partage des eaux », bien que leurs motifs soient différents. C'est ainsi qu'on se décroche un peu du personnage principal, Ella, pour découvrir les autres dont Kaja, jeune et jolie bohémienne qui admire l'intelligence et la détermination de notre héroïne.

Encore une fois, Minoru Takeyoshi nous plonge dans la vie laborieuse des jeunes filles dont les parents ont été accusés de sorcellerie. Travaux manuels interminables, punitions excessives. Sans compter que nos quatre rebelles doivent survivre par leurs propres moyens pour ne pas tomber dans les illusions des régentes du couvent. Le tout agrémenté de la main mise de l'ordre du Claustrum en politique pour s'assurer du soutient des gouvernants du Saint Empire Romain Germanique de ce XVIe siècle.

Ainsi le couvent peut agir en toute impunité sur ces jeunes filles, sous l’œil inquisiteur de la grande Madame Eldegard, ennemie jurée d' Ella.

L'intrigue est toujours aussi palpitante. Chaque semaine rapproche un peu plus Ella de son objectif alors qu'il lui est impossible de conspirer plus qu'elle ne le fait déjà, à cause des tâches laborieuses qui incombent aux premières années. Pourtant elle réfléchit, elle agit en conséquence et ainsi attire l'admiration tant de ses amies que de ses ennemies qui ne se doutent pas de son stratagème.

Quant au dessin, c'est toujours au plus fort des ressentiments qu'ils sont magnifiques. Le regard vengeur d' Ella dégage toute la férocité qui bouillonne en elle. Les détails architecturaux et vestimentaires ne sont pas en reste – preuve d'une grande étude de l'époque et des lieux. Mais c'est sans conteste le scénario qui est la clé du succès de ce manga qui m'intrigue de part toutes ces conspirations, ces besoins de vengeance – pas uniquement pour Ella – de pouvoir, ...

Affaire à suivre donc.

 

 

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 Avec grand intérêt pour ma part !!

ShayHlyn.

23/02/2017

Roma

cov.jpg3.jpgTome 5 – à l’origine du mal

Dessin : Régis Penet

Scénario : Didier Convard, Gilles Chaillet, Eric Adam, Pierre Boisserie

Editions Glénat

Collection Grafica

64 pages – cartonné

Parution : 01 février 2017

Péplum historico-fantastique

 

Présentation :

Une ville immortelle. Une damnation éternelle.

306. Constantin Ier règne sans partage sur un empire s’étendant de la mer du Nord à l’Orient. Samère, Hélène, fervente chrétienne, le pousse à la conversion et à imposer la religion du Dieu unique à tous ses citoyens. Les familles Leo et Aquila sont toujours les gardiennes et les garantes de la stabilité du Palladium, mais elles doivent désormais célébrer leur culte de manière clandestine. L’Empereur vient de fonder une seconde capitale pour l’Empire Romain d’Orient : Constantinople. Sous la pression de sa mère, il impose la religion chrétienne. Pour ce faire, il crée auprès des Romains un épouvantail qui les poussera à embrasser sa foi : il invente le Diable ! Il trouve dans l’antique culte du Palladium un bouc émissaire tout indiqué, et monte une machination pour désigner cette ancienne croyance, ainsi que ses adorateurs, à la vindicte populaire. Mais Ker, la déité prisonnière de la statue, usera de tous ses pouvoirs maléfiques pour briser les plans de l’Empereur...

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Mon avis :

Cet album clôture le premier cycle de la série, celui consacré à la période de l’Antiquité. Régis Penet qui était au dessin du 1er tome vient logiquement achever cette première période historique. Son style réaliste reste parfaitement adapté au propos.

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Du côté du travail des scénaristes, mon point de vue n’a pas varié : le mélange de BD historique avec un récit fantastique passe parfois difficilement. Même si l’époque était très réceptive aux croyances et superstitions, parfois complètement extravagantes, l’association de ces deux genres ne me semble pas vraiment pertinente. C’est sans doute mon intérêt pour la culture antique traditionnelle qui conditionne ma lecture. Par ailleurs, l’éclairage historique du professeur Bertrand Lançon en fin de tome vient contrebalancer ma perception. Une fois de plus, son dossier apporte nuances et précisions sur le contexte, ce qui invite à une relecture plus attentive et plus sensible à la démarche des auteurs. La série est donc intéressante et ouvre des possibilités de questionnement sur l’état de nos connaissances historiques des grandes étapes de l’histoire romaine. Cette stimulation à la réflexion critique agrémente un récit dessiné de manière académique et dont la lecture reste un bon moment de plaisir.

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Skippy

28/01/2017

Le couvent des damnées T1

 

Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.Auteure : Minoru Takeyoshi
Éditeur : Glénat
224
pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Hérétique et incorruptible !

Au XVIe siècle, dans le Saint-Empire romain, l’inquisition condamnait de nombreux innocents au bûcher. Privée de sa famille, Ella se retrouve envoyée dans un couvent qui rééduque “les filles de sorcières”. Tortures et miracles viendront-ils à bout de la flamme de vengeance qui brûle en elle ?
 
Encensé par Hiromu Arakawa (Fullmetal Alchemist) ou Makoto Yukimura (Vinland Saga), cette première œuvre d’une jeune auteure brille par sa fougue. À l’heure où les héros deviennent chétifs et nonchalants, on a indéniablement envie de suivre cette héroïne forte et indépendante qui n’hésite pas à se salir les mains pour défendre ses idéaux et protéger les siens.

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Mon avis :

Époque médiévale, inquisition, sorcières, couvents diaboliques ? Il n'en fallait pas plus pour titiller ma curiosité envers ce manga d'une jeune mangaka déjà encensée par de grands noms tels que l'auteur du célèbre « fullmetal alchemist », Hiromu Arakawa qui déclare être prêt à la suivre jusqu'au bout !

Et je dois dire que... moi aussi !

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Ella n'est pas ce genre d'héroïne qui se renforce avec la multitude d'embûches sur son chemin. Non ! Elle est forte de caractère, c'est inné. Un peu comme les « bonnes copines » dans d'autres mangas qui sont des modèles pour les héroïnes frêles et délicates. Ces seconds rôles qu'on remarque, mais à qui on ne donne pas d'importance à sa juste valeur.

Mais Minoru Takeyoshi l'a fait en mettant en avant Ella, jeune fille vendue par ses parents biologiques car elle leur faisait peur, puis recueillie par une « sage femme » de l'époque qui hélas fut condamnée pour sorcellerie.

Là où d'autres « filles de sorcières » se seraient laissé pendre avec leur mère, Ella pense, réagit, réfléchit à comment rendre justice à cette mère adoptive qui n'avait commis, pour seul crime, que celui de connaître les plantes médicinales.

Avec un dessin très expressif comme j'aime et un décor moyenâgeux, je ne pouvais qu'espérer que « Le couvent des damnées » rencontre mes espérances.

Et il l'a fait ! Ce manga est riche de détails, tant graphiques qu'historiques, une bonne dose de tortures à toutes les sauces et des personnages extrêmement charismatiques, ce qui laisse présager une suite tout aussi haletante entre Ella l'enfant rebelle et le reste du monde dit « bien pensant ».

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Alors, pour reprendre les paroles de l'archéologue du début de manga : qui représente cette vierge de fer (outil de torture : sorte de sarcophage aux traits de la sainte vierge dont l'intérieur est recouvert de pointes acérées pour donner la mort à celle qui y sera enfermée) borgne et loin de ressembler à Sainte Marie ?

J'ai hâte de le découvrir au fil des prochains tomes !

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ShayHlyn

 

16/01/2017

Jour J T26 : La ballade des pendus

61ezi0YO88L__SX373_BO1,204,203,200_.jpgjourJT26-2.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Lajos Farkas

Éditeur : Delcourt

64 pages - Hitorique

Sortie : le 16 novembre 2016

 

Avis de l'éditeur :

1473. L'ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France. Deux prétendants se disputent le titre : Louis XI et Charles de Bourgogne. Dans une France dévastée et exsangue, un groupe de mercenaires va conduire sa délégation à Paris. Leur capitaine est une femme : Jeanne, qu'on dit pucelle, et qui, malgré elle, est plongée au cœur des plus sombres intrigues.

 

Mon avis :

En pleine période de la mort noire (la peste), l'ambassadeur de l'empereur Sandaki 2 débarque à l'aide de ses 200 amazones en Provence. Au même instant, en Lorraine, les fléaux de la guerre et de la peste ravagent hommes et bêtes, piétinés par la rudesse du froid. La misère est peinte par un réalisme constant. Le roi du Mali souhaite que les Valois conservent la couronne de France. Jeanne de la compagnie blanche, et ses hommes, tombent dans une embuscade menée par le grand duc du téméraire. Bien que prisonniers, ils sont relâchés pour venir en aide à l'ambassadeur du Mali, attaqué par des mercenaires.

La gamme de couleurs utilisée par Jean-Paul Fernandez est certes adéquate et homogène, on ressent toutefois un manque de clarté et de tonus sur certaines planches. Un brin de luminosité supplémentaire aurait nettement mis en relief le contexte visuel. Un trait graphique qui de manière constante imprègne avec force, si ce n'est hélas, la protagoniste principale, Jeanne, qui à plus d'une reprise se confond avec un homme. Si les auteurs souhaitaient la masculiniser, pourquoi dans ce cas n'ajustent-ils pas en permanence avec ce mode opératoire?

Une fois, elle est présentée de manière très féminine, le plan suivant, ce n'est plus le cas...

Et pourtant, on ne peut qu'admirer le style graphique de Lajos Farkas. Ses traits apparaissent à l’œil telles des toiles à contempler. Du haut standing! Quelle précision, quelle richesse du détail, les angles de vue sont superbes, les cases surchargées n’empêchent nullement de jouir pleinement du résultat!

Concernant Jeanne, justement, comme le stipulent fort bien les auteurs, la Jeanne d'Arc présentée dans cet ouvrage n'est qu'un reflet, une pale copie imaginée, existant dans un autre univers. Les dates historiques dont celle de sa naissance (1412) n'est que simple hypothèse et ignorée de tous. L'histoire ici présentée est donc retravaillée de l'imagination des auteurs.

Un tome au scénario fort compliqué par ses nombreux rebondissements incessants, mais qui graphiquement tient la distance.

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Coq de Combat