13/02/2018

Infinity 8 - tome 6 - connaissance ultime

infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10Scénario : Lewis Trondheim, Emmanuel Guibert
Dessin : Franck Biancarelli
Éditeur : Rue de Sèvres
88 pages
Date de sortie :  janvier 2018
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

L’agent Leïla Sherad a rendez-vous avec un mystérieux vaisseau au cœur du mausolée : elle sait où et quand il sortira de distorsion, apportant avec lui les réponses qu’elle est chargée de communiquer au Capitaine. Guidée dans ce labyrinthe archéologique par un alien érudit, elle découvre que rien n’est laissé au hasard dans l’apparent chaos de la nécropole. Mais l’agent et son compagnon ne sont pas les premiers à comprendre enfin ce qui relie les tombes entre elles : évoluant pendant des millénaires à l’écart de toute autre forme de vie, un organisme végétal à l’appétit dévorant est prêt à s’étendre comme un cancer sur la nécropole et bien au-delà. Une plante qui pense, des morts qui parlent, et des révélations décisives : une sixième mission qui sonne l’heure des premières réponses ! 

 

"Nous ne sommes pas face à une civilisation avec une culture, mais face à un organisme végétal unique"

 

 

Mon avis

Ouverture de la sixième trame temporelle à bord de l'infinity 8, avec une nouvelle mission pour une nouvelle agent membre de la brigade des douanes section art et antiquités. Voilà qui promet son lot de révélations quant à ce gigantesque amas de mausolées qui bloque le vaisseau spatial dans sa course.

Lewis Trondheim est toujours aux commandes et s'adjoint au scénario les services d'Emmanuel Guibert qui est étrangement crédité des "discussions". Les dialogues quoi. Bizarre de mettre ce point en avant pour des dialogues très corrects, mais sans non plus casser la baraque. Passons.

Côté révélations, on reste clairement sur notre faim malgré l'entrée en scène de cette nouvelle forme de vie qui n'apporte pas véritablement de réponses à cette énigme spatiale. Les réponses, on nous les promets dans le tome 7. On va donc patienter encore un peu alors.

Le dessin est assuré par Franck Biancarelli. Dans une veine semi-réaliste, il est beaucoup plus sage que ces prédécesseurs et offre un dessin plus conventionnel, s'éloignant un peu du style pulp et déjanté des autres volumes de la série. Il n'en demeure pas moins très agréable à l’œil avec des scènes spatiales d'une grande virtuosité donnant cette sympathique ambiance de spcae opéra.

Au final, ce sixième opus est beaucoup plus posé et sage que tous les autres et offre par conséquent une lecture un poil moins exaltante.

Espérons que l'accroche du septième reboot tienne ses promesses !

 

Loubrun

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infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10

 

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infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10

 

Les autres tomes de la série

infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10

 

 

 

 

 

 

 

22/09/2017

Infinity 8 - tome 5 - le jour de l'apocalypse

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Davy Mourier
Dessin : Lorenzo de Felici
Éditeur : Rue de Sèvres
96 pages
Date de sortie :  13 septembre 2017
Genre : science-fiction, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

" - Tu es amphibie, toi ?

- Non, non, pas du tout. Je m'appelle Mason.

- Euh ... Tu fais de l'humour ?

- Non ... du karaté et des arts martiaux. "

 

 

Mon avis

Vous vous souvenez de ce film avec Bill Muray, Un Jour sans fin, où chaque jour se déroule exactement comme la veille. Infinity 8 pourrait être le pendant BD version space opéra de ce film devenu mythique. Sauf que, si chaque reboot d'Infinity 8 nous ramène au postulat de départ, rien ne se passe ensuite de la même façon et ce pour notre plus grande joie. Nous avons à chaque fois droit à une nouvelle héroïne et une nouvelle situation plus ou moins loufoque, absurde, débile, et dans tous les cas à l'humour potache et pulp totalement assumé, fond de commerce de cette série unique en son genre.

Donc, dans ce 5ème redémarrage, la nécropole gigantesque est toujours là et personne n'a encore réussi à débloquer le vaisseau de cet amas inextricable de tombes et mausolées. On ne doute pas qu'Ann Ninurta y parvienne. Quoique, vu le titre de l'album et le concept de la série, si, finalement on doute ! Après avoir eu affaire à des groupes de psychopathes nécrophages, de néo-nazis, de secte politico-religieuse voilà que nos naufragés de l'espace sont confrontés à une horde de zombies ... le vaisseau est plus que jamais en danger.

Ce cinquième opus, réalisé par Davy Mourier et Lorenzo de Felici, est encore plus déjanté que les autres. Curieusement, le scénario et le niveau de lecture est beaucoup plus binaire que dans les tomes précédents. On a un brin d'explication dans les bonus : ce tome est le premier de la série à avoir été scénarisé. On sent bien que les auteurs se sont défoulés sans retenue et qu'ils ont tiré jusqu'au bout sur la ficelle du concept reboot. C'est du on/off, il y a les méchants zombies, la gentille agente et sa mignonne petite fille et les bras cassés débiles de l'équipe de sécurité. Pas de messages sous-jacent, ça dézingue à tout va dans un rythme effréné de la première à la dernière page. Et franchement, ça a beau être hyper simpliste, on prend un vrai plaisir à lire cette histoire absurde.

Bien entendu, la mission va échouer et une réinitialisation sera nécessaire. Sauf que, quand même, on à droit à un début de semblant d'explication sur le pourquoi du comment de ce que fout cette nécropole en plein milieu de nulle part.

De quoi nous allécher pour le sixième reboot ...

 

Loubrun

 

 

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infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

 

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

 

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

 

les autres tomes de la série

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

29/06/2017

Infinity 8 - tome 4 - Guérilla symbolique

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10Scénario : Lewis Trondheim ; Kris
Dessin : Martin Trystram
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Cinq ans d’infiltration fichus en l’air d’un seul coup de fil ! Quand le Capitaine de l’Infinity convoque Patty Stardust au risque de griller sa couverture, l’agente est furieuse : sa mission au sein d’un groupuscule politique chéri des réseaux était sur le point d’aboutir ! Tout ça pour explorer une mystérieuse nécropole géante dont trois reboots successifs n’ont pas suffi à déterminer les origines… Et si c’était l’occasion pour le gourou d’offrir aux médias leurs audiences les plus folles ? Mais à quoi mène la course à l’audimat quand le nombre de followers compte plus qu’une vie ?

 

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

 

Mon avis

Nouvelle enquête sur la mystérieuse nécropole qui bloque l'infinty 8 dans son voyage interstellaire. C'est la délicieuse Patty Zimmer/Stardust qui, à son grand dam, est chargée d'investiguer au milieu des débris spatiaux. Elle est furieuse la Patty, parce que depuis 5 ans elle est en mission d'infiltration d'un groupuscule politico sectaire dirigé par une espèce de gourou hippie, roi du happening et financée par un milliardaire magnat des médias.

Les médias, les réseaux sociaux, le buzz, les sectes, la révolution artistique, sont au cœur de ce quatrième reboot de l'Infinity 8, dans une explosion d'imagerie pulp, kitsh et rock'n roll. Les références aux années sex, drugs & rock'n roll sont légions, allant du nom propre de l'héroïne et sa coupe affro faisant penser aux Jakson 5, jusqu'aux guests stars du club des 27 (les artistes morts à 27 ans comme Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain, Janis Joplin ...).

Lewis Trondheim s'adjoint les services de Kris qui apporte sa petite touche personnelle en nous balançant une bonne petite révolution psychédélique servant de base à une réflexion sur les dérives de surpuissants médias et réseaux sociaux dont le but principal n'est plus d'informer mais de faire du profit ou de satisfaire les égos de pseudos stars.

On ne sait toujours pas le pourquoi du comment de cette nécropole géante, mais qu'importe ! Nous n'en sommes qu'a la moitié de la série et Lewis Trondheim réserve sans doute cette information pour la fin.

C'est Martin Trystram qui assure le dessin. Il répond parfaitement au cahier des charges et apporte le ton kitsch et coloré propre à la série tout en proposant un style différent de ce que l'on voit dans les tomes précédents.

A mi-chemin de cette série concept, on peut dire que le pari est réussi. Le fil rouge tient le coup et tous les auteurs qui ont participé à l'aventure ont su y mettre leur touche personnelle avec habileté.

Une série à suivre si vous aimez les récits décalés et un brin déjantés capables aussi d'apporter un fond de réflexion.

 

Loubrun

 

 infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

 

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infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

 

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infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

 

Les autres tomes

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

08/05/2017

Infinity 8 - tome 3 - l'évangile selon Emma

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Fabien Vehlmann
Dessin : Olivier Balez
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mars 2017
Genre : science-fiction, space-opéra

 

 

Cette série suit un fil conducteur unique et chaque album est une ramification émanant de ce fil conducteur. Les histoires de chaque tome n'ont pas de lien direct entre elles et peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Toutefois, vous trouverez à la fin de cette chronique les résumés des tomes 1 et 2.

 

Présentation de l'éditeur

Reboot à bord de l’Infinity 8 ! Détournées de leur mission pour sauver le vaisseau au bord de la destruction, Yoko Keren et Stella Moonkicker ont malgré tout rapporté de leur exploration des informations cruciales : Kornaliens nécrophages et aspirants nazis sont désormais neutralisés ; le champ est libre pour activer une nouvelle trame temporelle et un nouvel agent.
Ce sera le Marshall Emma O’Mara : pacifiste, pieuse, respectueuse de la hiérarchie et des traditions, cette véritable légende des forces de l’ordre puise sa détermination et sa redoutable efficacité dans sa foi. Mais les convictions les plus sincères sont parfois les plus dangereuses…

Sous sa couverture d’agent irréprochable, Emma attend son heure : à la 3e boucle, elle le sait, le Capitaine la choisira pour la procédure 8. Alors elle fera ce qu’elle doit pour empêcher le prochain reboot. Car cette trame temporelle doit rester la dernière : quelque part parmi les sépultures se trouve le dernier évangile de Tholman, le fragment manquant d’écriture sacrée qui unira enfin les adeptes du prophète et mettra fin à la Guerre Sainte.
Mais la nécropole regorge de trésors, et les pilleurs de tombes auxquels Emma s’est associée pour financer son expédition ont leurs propres motivations…

 

 

 "- Vous faites quoi Marshall ? C'est la trappe aquatique pour que le capitaine regagne ses quartiers.

- Je la scelle."

 

Mon avis

Série concept par excellence dans la forme et dans le fond, Infinity 8 est une série SF conçue par Lewis Trondheim côté scénario et Olivier Vatine pour la direction artistique. Sans chercher à renouveler le genre, ils ont voulu a travers ce projet insuffler un air de fraicheur et de légèreté au genre SF en donnant à ce space-opéra un air résolument pulp et kitsh. L'esprit pulp de ces récits, c'est de privilégier le fun et l'action et de ne pas se prendre trop au sérieux. Dans la forme, le côté pulp est marqué par la publication des deux premiers tomes en fascicules de 32 pages distribués en librairie sous forme de feuilleton à la façon des comics américains. La série comptera 8 albums, avec 8 dessinateurs différents à chaque fois et parfois l'adjonction de quelques scénaristes.

 

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

Le concept du récit est très simple et suit un fil conducteur unique : l'Infinity 8 est un vaisseau spatial qui voyage en direction de la galaxie d'Andromède. Ce voyage est brutalement interrompu par un amas d'artefacts de la taille d'un système solaire, constitué de nécropoles en tout genre et de toutes époques. Le capitaine doit alors envoyer des agents hors du vaisseau pour examiner la situation. Ce capitaine à une particularité, et c'est là tout l'intérêt du récit : il a la capacité d'ouvrir une fenêtre temporelle et d'y explorer pendant 8 heures ce qu'elle recèle. A l'issu du délai, deux options s'offrent à lui. Soit il fait un reboot général le ramenant à la configuration de départ, soit il continue l'exploration de la trame temporelle. Il peut répéter ce processus jusqu'à huit fois.

Reboot, ou restauration système, les informaticiens connaissent bien le principe et en apprécient les avantages quand après avoir testé un scénario qui ne fonctionne pas, ils s'aperçoivent qu'il vaut mieux revenir à la version précédente et repartir de zéro.

 

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Nous en sommes ici au deuxième reboot ouvrant la troisième trame temporelle, scénarisé par Fabien Vehlman aux côtés de Trondheim, et mis en image par Olivier Balez. Ce troisième volume marque déjà une rupture par rapport aux deux précédents qui sont là pour mettre en place le concept et bien faire comprendre le processus (à chaque reboot sa nouvelle mission, sa nouvelle héroïne, ses nouveaux enjeux). Là, la routine est perturbée par l'agent Emma O’Mara qui semble obéir à d'autres intérêts que ceux du capitaine. Elle n'apparait pas si pieuse et pacifiste qu'elle n'en a lair, et fera tout pour que cette boucle temporelle soit la dernière.

Tout en gardant l'esprit pulp et déjanté du récit, Fabien Vehlmann apporte un peu de fond à l'histoire en introduisant la religion et les dérives extrémistes qui y sont liées. Il aborde quelques thèmes qui font écho à l'actualité comme les manipulations de masse, le fanatisme religieux, le complot, et même l'intelligence artificielle à travers le personnage d'un robot amené à prendre des décisions en fonction exclusivement de critères statistiques qu'il doit analyser. Tout cela dans un rythme endiablé, sans une seconde de temps mort, ponctué de multiples rebondissements et retournement de situations.

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De côté du dessin, après Domique Bertail pour le tome 1 et Olivier Vatine pour le tome 2, c'est olivier Balez qui s'y colle. Comme ses prédécesseurs, mais dans un autre registre graphique, il donne au récit son identité visuelle kitsh et pulp saupoudrée de quelques notes psychédéliques, en employant un trait épais, des couleurs franches, des décors simples, des costumes originaux (et il y en a des costumes !) et des personnages aux traits facilement reconnaissables. Il se fend même d'un petit clin d’œil aux deux agents spatio-temporels les plus célèbres de la BD. Visuellement, le tout m'a fait penser à une certaine SF des années 60 et 70 comme la Barbarella de Jean-Claude Forest.

Il semble que la SF ait à nouveau le vent en poupe ces temps-ci. Cette nouvelle série est assurément à suivre par les adeptes du genre. Pour l'instant, les trois tomes parus sont d'un niveau égal, avec un petit plus pour ce troisième opus qui offre un scénario un peu plus riche.

Loubrun

 

 

 

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infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

 

les autres tomes parus

le tome 1

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scannant sans vergogne les mâles de toutes espèces à la recherche du géniteur qui lui offrira descendance de compétition et retraite anticipée, Yoko Keren prend son travail d’agent un peu par-dessus la jambe. C’est pourtant sur elle que tombe l’honneur de se voir confier par le Capitaine de l’Infinity une mission qui initiera la mythique procédure 8 : un amas d’artefacts de type inconnu bloque l’avancée du vaisseau ; l’agent Keren dispose de 8 heures pour en découvrir la source. À l’extérieur, sarcophages éventrés, mausolées géants, morceaux de planètes mortes… une véritable décharge pour Yoko, mais un extraordinaire garde-manger pour la seule espèce nécrophage de l’Infinity ! Surexcités par les milliers de cadavres flottants qui entourent le vaisseau, un groupe de Kornaliens échappe à tout contrôle et s’élance dans l’espace, condamnant derrière eux tous les sas de sortie…

 

le tome 2

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

Premier reboot à bord de l’Infinity 8 ! Les informations cruciales transmises par Yoko Keren (T1) au QG ont décidé le Capitaine à lancer une nouvelle trame temporelle et activer un second agent : l’impulsive Stella Moonkicker, qui ne disposera à son tour que de 8 heures pour réunir un maximum de renseignements. Flanquée de Bobbie, son assommant robot de probation, elle est assignée à la sécurité d’un groupe de nostalgiques du nazisme, dont ils ne comprennent pas les dangers. Mais quand ils retrouvent dans le mystérieux mausolée la tête cryogénisée d’Hitler et réussissent à la réactiver, la menace d’un IVe Reich imposé à l’Infinity 8 se fait très sérieuse. Stella et Bobby vont affronter le Führer, car si le Capitaine est tué, aucun reboot ne pourra avoir lieu, et l’avènement du IVe Reich deviendra la seule trame temporelle à avoir jamais existé…