15/12/2015

Jacques Gipar - tome 6 - la station du clair de lune

jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015Scénario : Thierry Dubois

Dessin : Jean-Luc Delvaux

Éditeur : Paquet

48 pages

date de sortie : août 2015

genre : aventure

 

 

 

Résumé de l’éditeur :
La guerre des blondes fait rage dans le sud . Jacques Gipar enquête sur le trafic et observe depuis la station du clair de lune, une station service idéalement placée.

1954, Marseille. Qui a vraiment récupéré la cargaison de cigarettes que transportait le cargo Sirius, attaqué deux ans plus tôt ? Et que font tous ces camions qui s’arrêtent en face de la station du Clair de Lune, à la sortie de Marseille ? Jacques Gipar aura du mal à découvrir la vérité et fera même les frais de la guerre des gangs qui fait rage entre clans Corses et Arménien... 

 

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Mon avis
L’éditeur Paquet sort chaque mois son lot de nouveautés via des collections ciblées maintenant bien connues. La collection Calandre qui a pour thème «la voiture» a comme figure de proue Jacques Gipar. Une série qui se développe depuis 6 tomes pour le bonheur des amateurs de voitures anciennes. L’histoire se déroule dans les années 50 dans le sud de la France. Il s’agit d’une enquête policière et journalistique qui est en réalité la suite du tome 5 même si l’éditeur estime qu’il peut être lu indépendamment. Je ne vous cache pas que pour ma part, je préfère lire ce tome 6 avec l’album précédent qui forme pour moi une seule et même histoire.
Jean-Luc Delvaux, le dessinateur liégeois de talent, s’en donne à cœur-joie pour nous montrer en action ces belles et anciennes carrosseries rutilantes. Les planches sont clairement dans la veine classique avec des personnages dessinés dans un canevas simple et dépouillé.

 

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Le scénario est toujours de Thierry Dubois, dessinateur autodidacte, spécialisé également dans les automobiles. Il est devenu également un grand spécialiste de la nationale 7 (un album sur le sujet est d’ailleurs paru en 2012). Il s’est appliqué à construire cette enquête avec une mise sous les projecteurs des automobiles de l’époque sous le soleil de la côte d’Azur. Nous avons une histoire équilibrée avec des dialogues clairs et judicieux qui ne polluent pas la narration mais la soutienne de façon judicieuse.
A noter en fin d’album que le lecteur retrouve la carte régionale et la fiche technique documentaire concernant les stations service d’antan.

Au final, on retrouve une aventure agréable et passionnante de Jacques Gipar que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire.

 


Dessin

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Scénario

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Général

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Capitol

21/04/2014

LES AVENTURES DE JACQUES GIPAR - Tome 5: Trafic sur la grande bleue.

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013Dessin : Jean-Luc Delvaux - Scénario : Thierry Dubois

Editions Paquet

Collection : Calandre

Sortie : 23/04/2014

48 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782888906216

Aventure, polar, automobile.

 

Résumé (de l’éditeur) : 1952. Un cargo faisant du cabotage en Méditerranée, quitte le port de Tanger avec une cargaison de cigarette. En pleine mer, il est abordé par des pirates et dérouté...
1954. Jacques Gipar et Petit Breton se rendent à Marseille pour enquêter sur les récents meurtres qui secouent le milieu local. En chemin, ce sont de drôles d’auto-stoppeurs qui vont s’inviter dans leur voiture et nos héros vont se retrouver en pleine guerre des blondes ! Sous le ciel de la Côte d’Azur, il n’y a pas que le soleil qui chauffe les esprits.

 

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

 


Mon avis : C’est le retour de Jacques Gipar ! Nouveauté : une histoire en deux tomes ! C’est un indice que la série a trouvé ses amateurs et qu’elle prend de l’ampleur. Je ne vous cache pas que j’ai été un fan de la première heure de cette série qui lie l’automobile au polar. L’interview que j’ai faite de Jean-Luc Delvaux en marc 2013 sur Samba BD (lien ICI !) nous donnait déjà la problématique de cette histoire en deux tomes.

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

J’ai donc reçu de chez Paquet en avant-première ce fameux album (intitulé « Trafic sur la grande bleue). Bien calé dans mon fauteuil, j’ai attaqué la lecture de l’album. Immersion complète, pas de téléphone, personne pour me déranger…

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

Jean-Luc Delvaux assure au dessin comme à son habitude. C’est une bande dessinée des plus classiques, tant dans le découpage que le dessin, dans le plus pur style année ’50. On pense directement à Tillieux et Gil Jourdan. Les personnages restent simples, pas de fioriture mais les proportions et les attitudes sont bien respectées. Par contre, quand on arrive dans la « bagnole », le dessin éclate et se fait virtuose. Le scénario en plus s’y prête de façon extraordinaire. Les poursuites, dépassements limites, et les coups fourrés en voiture se multiplient. Là, c’est vraiment « le » truc à Jean-Luc Delvaux et c’est très agréable à regarder, à lire. Vous découvrirez aussi au fil des cases des clins d’œil, je vous laisse chercher…

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

Le scénario de Thierry Dubois, c’est de la fine mécanique. Le polar, il connaît. La géographie des lieux où il se fait dérouler l’action aussi (l’album Nationale 7, c’est lui !). Il s’est inspiré d’un fait réel pour en faire la base de son récit. C’est classique mais bien mené et il y a ce brin d’humour de bon aloi. Il sait ne pas en dire de trop pour garder l’énigme entière, pour garder le suspens jusqu’au bout. Je ne vous cache pas qu’à la fin de ce tome, je sais que Jacques Gipar s’est mis dans un guêpier. Mais, je suis incapable de vous dire quelle sera la fin de l’histoire. Jean-Luc Delvaux m’avait dit que le but était malgré tout de faire des albums indépendants l’un de l’autre. Je confirme que le premier tome se laisse lire avec facilité mais les auteurs nous laissent au milieu du gué avec une grosse envie de connaître la suite. Le tome 5 et le tome 6 ne pourront donc pas se passer l’un de l’autre. Le tome 6 relancera donc à n’en pas douter la vente du tome 5 et de toute la série. Bien vu Monsieur Paquet qui se permet à notre époque de lancer des séries alors que d’autres préfèrent frileusement de sortir des intégrales de vieilles séries bien endormies…

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

Le tome 6 (intitulé : Station au clair de lune) est prévu pour janvier 2015. Jean-Luc Delvaux n’a donc pas le droit de « trainasser » sur sa planche à dessin. Les vacances d’été cette année seront courtes. Allons, courage Jean-Luc. Au turbin !

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

A noter également qu’une édition limitée à 999 exemplaires avec des planches en noir et blanc et des crayonnés est sortie en même temps que ce tome 5 de très bonne qualité. Reste à voir si Jacques Gipar va encore agrandir son lectorat. Je n’en doute pas…

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :           8,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Liens vers le site de l’éditeur Paquet : ICI.

Liens vers l’interview de Jean-Luc Delvaux (mars 2013) : ICI.

Liens vers le site de Jean-Luc Delvaux : ICI.

 

Capitol

 

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

 

08/03/2013

INTERVIEW DE JEAN-LUC DELVAUX, dessinateur de Jacques Gipar.

delvaux.pngNous sommes dans la campagne proche de Liège, pas loin de l’autoroute Liège –Bruxelles et de l’aéroport de Liège. J’ai rendez-vous avec Jean-Luc Delvaux, le dessinateur de Jacques Gipar, la série qui monte dans la collection « Calandre » de chez Paquet.

Une maison mitoyenne dans une rue calme et tranquille, dans un village dortoir avec vue sur la campagne bucolique.

Je sonne. Jean-Luc Delvaux vient m’ouvrir avec un large sourire. Bienvenue ! Sa toison grisonnante et ses lunettes complètent le personnage. Dès le départ, le ton est mis. C’est la décontraction et la simplicité qui sont de rigueur. La maison est agréable et lumineuse. Nous nous installons dans le salon et commençons directement l’interview :

SambaBD : Qu’est ce qui vous a amené au graphisme, à la Bande Dessinée ?

Jean-Luc Delvaux : Je dessine depuis que je suis tout petit et je crois que j’aimais déjà les voitures. J’aimais dessiner les voitures .J’ai toujours aimé cela, je ne sais pas pourquoi ! De fil en aiguille, j’ai rajouté des personnages. Comme mon père lisait Spirou, Tintin, j’étais un peu baigné là-dedans. Vers l’âge de 11,12 ans, je me suis dit que je pourrais peut-être me diriger vers la bande dessinée et j’avais l’intention déjà à ce moment là d’en faire mon métier…

Vous êtes allé à Saint Luc ?

Oui, à Saint-Luc à Liège.

Votre père était-il dans le monde de l’automobile ?

capitol,jean-luc delvaux,thierry dubois,jacques gipar,calandre,paquet,automobilePas du tout. Pas passionné, plus qu’autre chose. Mon père est menuisier. Comme beaucoup de gens de sa génération, il achetait le Tintin ou le Spirou chaque semaine mais, à part cela, même au niveau dessin, il n’y avait personne dans la famille de particulièrement impliqué.

Vous avez commencé dans la bande dessinée par la série « Le Marquis », vous avez fait deux tomes avant de vous lancer sur « Jacques Gipar » Avez-vous une activité complémentaire à la bande dessinée ? Faites-vous uniquement Jacques Gipar ?

Actuellement, je ne fais que de la BD. Mais tout un moment, j’avais une activité complémentaire. Je travaillais la nuit dans le milieu du courrier pour avoir quelque chose en plus. Puis, la série commençant à fonctionner, je me suis dit que, pour une question de délais et pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions, « je me lance, allons-y ! ». Je ne fais pas que Jacques Gipar, je fais aussi une série pour le magazine « Gazoline » qui s’appelle « Gaz à fond ».C’est une planche de gag tous les mois. Et puis je fais des commandes annexes de personnes qui me demandent des illustrations de leur voiture, de leur maison,…

Comment est né Jacques Gipar?

dubois.pngJe connais mon scénariste, Thierry Dubois, depuis 15 ans. On avait toujours dit qu’on ferait peut-être bien quelque chose ensemble. Il faisait un fascicule pour une collection « Altaya », « la route bleue ». Il s’occupait de toute la conception et il avait demandé à Altaya si ce ne serait pas bien de mettre à la fin une BD. Il a fait une première BD. Arrivé à la quinzième planche, il m’a demandé : « Est-ce que tu peux t’occuper de faire les couleurs ? » J’ai repris les couleurs. Puis arrivé à la fin de l’album, il m’a dit : « Je n’ai vraiment plus le temps de m’en occuper. Est-ce que tu peux reprendre le dessin et les couleurs. Moi, je ferai le scénario». C’était parfait. On a créé Jacques Gipar à ce moment là. Un journaliste pour pouvoir le balader un peu partout et dans les années ’50 parce qu’on aimait cela tous les deux. Arrivé à la fin de l’album, comme il était libre de droits, on l’a proposé aux maisons d’édition et on a fait le tour des maisons et c’est avec Paquet qu’on s’est entendu.

C’est donc vous qui avez pris contact avec Paquet…

calandre.pngOui, j’ai d’ailleurs une anecdote à ce propos là. J’avais lu la série d’Olivier Marin,  le mystère de la traction 22. Je me suis dit bon ils ont déjà quelque chose chez Paquet, je ne vais pas envoyer là-bas. Les refus arrivant des autres éditeurs, je me suis dit et puis tant pis, je vais  tenter le coup quand même et deux jours après ils me sonnaient  pour me dire c’est génial. On fait une collection « Calandre » et c’est parfait. Voilà un album tout fait. Ils étaient contents.

Comment avez-vous connu Thierry Dubois ?

Thierry Dubois, c’est grâce à un article dans l’auto-journal, dans les années ’90. Je vois l’article, je le lis un peu et je me dis c’est bizarre, avec ce type, on aime les mêmes choses, on a les mêmes goûts et on a un style de dessin relativement proche. J’étais bluffé. Je lui ai écrit. Il avait de la famille en Belgique et il devait venir quinze jours plus tard pour un mariage. Il est passé par la maison. On a toujours gardé le contact et voilà donc…

Etes-vous un collectionneur de voiture ancienne ?

Collectionneur…Amateur ! Oui, j’ai la chance d’avoir une 203 Peugeot, une aronde qui est un peu dans son jus et pendant mon adolescence, j’avais rêvé d’avoir une dauphine ou une 4CV. Finalement je me suis offert une dauphine pour mes vingt ans avec toutes mes « dringuelles ». Je l’ai toujours mais depuis quatre ans elle est en pièces détachées et mon frère n’a pas encore eu le temps de la remonter. D’un autre côté, il faut la place pour stocker tous ces engins (éclats de rire).

Gipar#4_interieurs_hires-3.jpgJacques Gipar est une série qui prend de l’ampleur. Quels sont les tirages ?

Le premier album est à 12.000 exemplaires. Tous les albums cumulés, on est à 35.000-36.000 exemplaires avant la sortie du 4e tome. Apparemment la mise en place est écoulée, il y a le réassort. Ca ne fait qu’un mois que l’album est sorti.

J’ai lu dans le C-Magazine des éditions Paquet que vous préparez  une histoire en deux tomes…

En deux tomes mais on aimerait que chaque tome puisse être lu  séparément sans devoir acheter l’autre. C’est souvent ce que les gens reprochent ou alors il faut attendre le second. Chaque histoire sera indépendante. On a d’ailleurs déjà les titres. La première histoire s’appellera « Trafic sur la grande bleue » et la seconde « la station du clair de lune ». En gros, le pitch c’est qu’il existe un trafic de cigarettes de contrebande qui se faisait  entre la zone franche de Tanger et Marseille. Le bateau va être attaqué entre les deux et malheureusement surviendra un orage. Ils vont devoir amarrer avec les cigarettes de contrebande. Elles vont être réparties un peu partout. Cela va déclencher une affaire … Cela s’est passé réellement en 1952 avec un bateau appelé le « Combinatie ». Jacques Gipar est mis au courant de l’histoire. Il y a eu trois morts et va aller voir ce qui se passe là-bas. Il va mettre son nez dans ce qu’il ne faut pas évidemment.

Comment collaborez-vous avec Thierry Dubois ? Il a une très bonne base au niveau du dessin, ici il est scénariste. Vous envoie-t-il uniquement le scénario, fait-il déjà un pré-découpage ? Comment fonctionnez-vous ?

J’ai cette chance qu’il m’envoie le synopsis et le découpage séquence par séquence. C’est dactylographié. Puis ensuite le découpage planche par planche, dessiné alors. Avec une idée des angles de vue. Il est très ouvert, je peux dessiner ce que je veux mais cela m’évite l’angoisse de la page blanche. Il travaille toujours avec les deux planches qui se regardent dans l’album pour essayer d’équilibrer les cases, etc…

Au niveau du dessin par rapport au « Marquis » et à Jacques Gipar, avez-vous évolué au niveau du dessin ? La structure des cases a-t-elle évolué aussi ?

J’espère que oui ! (rires). On évolue toujours. C’est vrai que je n’aime plus trop voir mes tout premiers albums  et puis dès que j’ai terminé un album, je vois ce qu’il faut améliorer. Par rapport au Marquis, j’ai pas mal évolué dans les personnages. C’est là où le bas blessait dans le Marquis. Je prends beaucoup plus de plaisirs à dessiner maintenant tout ce qui est personnages. Avec les voitures, j’ai toujours eu une certaine facilité mais maintenant je prends plus de plaisir à dessiner. On évolue toujours et j’espère encore m’améliorer.

Votre série se déroule dans les années ’50 et quand on lit Jacques Gipar, on a l’impression d’une certaine nostalgie. On fait plutôt références à des gens comme Tillieux, etc … Aussi au cinéma français des années ’50 avec Lino Ventura, Gabin, … Est –ce voulu ?

Gipar#4_interieurs_hires-4.jpgAu début de mon adolescence, je me rappelais que dès qu’il y avait un film de l’époque qui passait, j’épluchais toujours les programmes télé. Je m’empressais de regarder. Au fil des années, j’ai amassé de la documentation. J’ai toujours aimé les années ’50-’60 que ce soit au niveau cinéma. Au niveau bande dessinée, depuis que je suis tout petit, j’ai toujours aimé la bande dessinée franco-belge et j’ai de l’admiration pour Tillieux, pour Franquin, pour Will. J’ai commencé à dessiner en copiant au début et j’en suis maintenant à dessiner naturellement comme ça. J’ai de la difficulté à dessiner différemment de ce style là. C’est vrai que je suis nostalgique d’une période que je n’ai pas connue. On retient toujours le bon côté des choses.

Comment faites-vous au niveau de la documentation ? Thierry Dubois a réalisé un album sur la Nationale 7 (chez Paquet) qui est une somme. Vous fournit-il la documentation ? Faites-vous vos propres recherches ?

Il me donne toujours de la documentation avec le scénario. J’en ai aussi pas mal ici aussi en ce qui concerne les véhicules. Pour les lieux, il me fournit pas mal de photos d’époque ou de photos qu’il a refaites en son temps car c’est vraiment un passionné par l’histoire en général, par l’histoire de la N7. Tous les jours, il est sur Ebay à collecter des photos d’époque…

Il suffit de voir en fin de l’album une planche sur la Simca Aronde, une planche sur la topographie de l’endroit où se déroule l’histoire. C’est le genre de truc que l’on ne voit pas en général dans une bande dessinée…

Pour le premier album, il avait eu l’idée de faire la carte et puis une petite chronique. On s’est dit qu’on allait refaire la même chose pour le second. C’est quelque chose de caractéristique de la série. On aime bien de faire la carte. Je trouve que cela donne un petit côté authentique à l’histoire d’autant plus que les numéros des nationales correspondent à ce qu’il y avait à l’époque.

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L’interview est terminée mais pas la visite !

-« Vous prendrez bien quelque chose à boire ? » Café pour moi. Nous allons directement à la cuisine. A la bonne franquette, le père de Jacques Gipar fait le service.

-"Vous voulez voir mon atelier ?" Ah oui, je veux bien…

« -J’ai aménagé un vieux pigeonnier qui se trouve à l’arrière de la maison". Nous passons de la cuisine au pigeonnier. Nous montons à l’étage par un escalier en colimaçon. A l’étage, je découvre un espace confortable et chaleureux, pas très grand mais pas petit non plus. L’espace est en réalité divisé en deux parties. A droite, c’est l’espace de Madame, illustratrice pour enfants. A gauche, l’espace de Jean-Luc qui est à l’image de l’occupant. Beaucoup de dessins aux murs, des armoires vitrées avec des voitures en réduction, des affiches de cinéma  , une table à dessin négligemment rangée, des piles de magazines spécialisés « auto » par terre.

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On fait quelques photos. Jean-Luc me montre les synopsis et les premiers découpages de Thierry Dubois. Il me montre également quelques planches et la couverture du dernier Jacques Gipar. La discussion continue. C’est un endroit convivial où il doit être agréable de travailler.

« Vous voulez que je vous fasse une dédicace ? » Je ne veux pas abuser…Pas de problème ! J’ai laissé mon album au salon. Nous retournons à la table du salon. Jean-Luc Delvaux commence sa dédicace…-"Que voulez-vous ?" Une voiture bien sûr…Le crayon part comme pour le départ d’un cent mètres. La voiture, c’est son truc. D’abord la calandre puis rapidement le reste de la voiture. Il y a du mouvement dans ce dessin ! Vient ensuite la tête de Jacques Gipar et la publicité Caltex de l’époque. Un vrai virtuose de la bagnole !

 

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Sur ce nous nous quittons. Jean-Luc Delvaux m’a consacré plus d’une heure avec gentillesse et disponibilité. Il m’a ouvert les portes de sa maison et de son atelier comme on le fait avec un ami. Qu’il en soit remercié ! Cerise sur le gâteau, il connaît SambaBD et avait lu la dernière chronique sur Jacques Gipar. Je ne vous cache pas que cette visite restera dans ma mémoire comme un moment rare et privilégié.

Je remercie également les éditions Paquet et Nicolas Anspach pour avoir organisé cette sympathique rencontre. Longue vie à Jacques Gipar !

 

Capitol.

 

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21/01/2013

UNE AVENTURE DE JACQUES GIPAR - Tome 4: La femme du notaire.

Couv_175155.jpgPlancheA_175155.jpgDessin : Jean-Luc Delvaux - Scénario: Thierry Dubois

Editions Paquet

Collection Calandre

Sortie : 23/01/2013

48 pages

Prix conseillé : 13.50 €

ISBN : 9782888905295

Automobile, polar

 

Résumé (de l’éditeur): Etrange, ce meurtre d’un simple représentant de commerce, abattu près de sa voiture. On murmure qu’il connaissait bien la femme du notaire. Lequel notaire ne va pas tarder à le suivre dans la tombe ! La police a bien arrêté un gitan, mais cela semble trop simple pour Jacques Gipar, envoyé spécialement dans la Somme pour tenter de démêler les certitudes policières des incohérences de l’enquête … D’autant que les crimes continuent ! Mais, au fait, qui est vraiment la femme du Notaire ?

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Mon avis : Voilà une série qui, sans en faire des tonnes, se fait petit à petit sa place et devient même un des piliers de la collection « Calandre » chez Paquet. Le dessin, sans être exceptionnel, est cependant très efficace. Les personnages sont bien croqués et on ne les confond pas comme dans certaines autres séries…Les voitures et les lieux décrits sont le point fort de la série. Les véhicules des années ’50 (voitures, motos, camions,…) sont reproduits d’une façon extraordinaire de précision. Une planche en fin d’album nous donne la carte de la région d’Amiens et situe exactement les lieux des événements qui jalonnent l’histoire, avec des photos d’époque à l’appui. Quand on connaît le travail de Thierry Dubois, cela n’a rien d’étonnant (voir l’album de référence sur la Nationale 7 paru chez Paquet également). Une deuxième planche nous en dit plus sur la Simca Aronde qui est la star de ce tome, la voiture conduite par Jacques Gipar, journaliste à « France enquêtes ».

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Reste l’enquête. Un polar rondement mené avec des morts à la pelle et un Jacques Gipar mis sous pression par la gendarmerie locale. Des rebondissements et une histoire bien menée et passionnante. A ce train là, je vais bientôt fonder un fan club « Jacques Gipar ». Pour l’anecdote, le livre était resté négligemment sur mon bureau et certains de mes visiteurs me demandaient si c’était chouette à lire. La couverture, très efficace, attire l’œil, c’est certain. Un ami, plus au courant de la série, s’est même jeté dessus en me disant : « Tu l’as déjà ? ». Eh oui, c’est le privilège de l’avoir reçu en direct de chez l’éditeur avant sa parution officielle prévue pour le 23 janvier 2013…

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Une excellente lecture qui mêle le polar, les années ’50 et les automobiles.

 « Monsieur le libraire, avez-vous reçu le dernier Jacques Gipar ? »

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Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

Lien vers le site internet de l'éditeur Paquet: ICI

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08/01/2013

Trailer - La femme du notaire

 

 

Étrange, ce meurtre d'un simple représentant de commerce, abattu près de sa voiture. On murmure qu'il connaissait bien la femme du notaire. Lequel notaire ne va pas tarder à le suivre dans la tombe ! La police a bien arrêté un gitan, mais cela semble trop simple pour Jacques Gipar, envoyé spécialement dans la Somme pour tenter de démêler les certitudes policières des incohérences de l'enquête... D'autant que les crimes continuent ! Mais, au fait, qui est vraiment la femme du Notaire ?

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09/04/2012

Le blog de Jacques Gipar

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Jacques Gipar

Journaliste et chroniqueur judiciaire

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Le blog de Jean-Luc Delvaux, dessinateur de Jacques Gipar.

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Jean-Luc Delvaux

Illustrateur, dessinateur de bandes dessinées,

 passionné d'automobiles, des années '50 et '60.

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LES AVENTURES DE JACQUES GIPAR - T3: Une 2CV pour Luciano.

capitol, les aventures de jacques gipar,  delvaux, dubois, Paquet, 7510, automobile, aventures, polar, calandre, 032012 capitol, les aventures de jacques gipar,  delvaux, dubois, Paquet, 7510, automobile, aventures, polar, calandre, 032012 Dessin : Jean-Luc Delvaux - Scénario : Thierry Dubois

Editions Paquet

Collection Calandre

Sortie : 21/03/2012

48 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 978-2-88890-407-6

Automobile, aventures, polar.

 

Résumé (de l’éditeur: Comment Jacques Gipar et Petit-Breton se sont-ils rencontrés ? Vous le découvrirez en lisant Du Rififi à Pouilly, premières des quatre histoires de ce recueil. On y découvrira aussi les amours de Petit-Breton, qui mettent nos deux héros aux prises avec la mafia italienne de la Côte d'Azur dans Dernière Séance sur la Durance. Quel est le mystère de L'Hispano Disparue ? Jacques Gipar enquête sur fond de projets autoroutiers. Enfin, Une 2CV pour Luciano leur permettra-t-elle d'échapper aux gangsters à leurs trousses ?

Entre N7 et route Napoléon, Seine-et-Marne et Luberon, un album ou nos héros en verront de toutes les couleurs… tout au long des routes de France !

 

capitol, les aventures de jacques gipar,  delvaux, dubois, Paquet, 7510, automobile, aventures, polar, calandre, 032012

Mon avis : J’ai déjà chroniqué sur SambaBD les deux premiers tomes des aventures de Jacques Gipar et j’en ai déjà dit tout le bien que j’en pense. Les éditions Paquet ont eu le nez fin en lançant cette collection « calandre », le pendant automobile de la collection « cockpit » dédiée à l’aviation. Depuis lors, d’autres maisons d’éditions ont embrayé ou ont des projets dans leurs cartons. Glenat a lancé la collection « Plein gaz », on parle du retour de Michel Vaillant chez Dupuis,…Cependant, le lecteur sent directement que chez Paquet il a affaire à des passionnés et que ce n’est pas uniquement un coup marketing.

capitol, les aventures de jacques gipar,  delvaux, dubois, Paquet, 7510, automobile, aventures, polar, calandre, 032012

La présente série en est l’illustration. Les auteurs, le liégeois Jean-Luc Delvaux et le parisien Thierry Dubois, sont des passionnés d’automobiles anciennes et sont tous les deux, à l’origine, dessinateurs et illustrateurs. Thierry Dubois est un autodidacte qui s’est spécialisé dans le scénario mais il possède donc de solides bases graphiques. La série est partie pour durer puisque plusieurs albums sont déjà programmés. Ce tome 3 est en réalité composé de 4 histoires courtes qui éclairent les relations entre Jacques Gipar, le journaliste, et Petit-Breton, son informateur et petit voyou aux plans foireux. A chaque fois, les auteurs en profitent pour se focaliser sur des voitures de l’époque. Thierry Dubois insère entre les histoires une planche qui rappelle le contexte historique de l’épisode. Cela nous vaut surtout quelques enquêtes rondement menées avec des poursuites en voitures et de la carrosserie froissée à gogo. Le dessin de Jean-Luc Delvaux, qui rappelle l’école de Marcinelle, est précis et agréable à lire.

capitol, les aventures de jacques gipar,  delvaux, dubois, Paquet, 7510, automobile, aventures, polar, calandre, 032012

Il s’agit en réalité plus d’un album de transition qui a pour mérite de préciser les personnages et le décor historique dont les amateurs du genre se délecteront.

Contact ! Moteur !...

 

Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

 

capitol, les aventures de jacques gipar,  delvaux, dubois, Paquet, 7510, automobile, aventures, polar, calandre, 032012

12/10/2011

UNE AVENTURE DE JACQUES GIPAR - Tome 2: Le retour des Capucins.

Couv_122535.jpgPlancheA_122535.jpgDessin : Jean-Luc Delvaux - Scénario : Thierry Dubois

Collection : Calandre

Editions Paquets

Sortie : 06/07/2011

48 pages.

Prix conseillé : 13,00 € 

Genre : Aventure

 

Résumé (de l’éditeur: Automne 1953. Henri Polinet, dit « Caracas », s’est évadé juste avant son procès. Jacques Gipar est sur le coup mais la piste de l’ancien bagnard va le mener sur les traces des Capucins, une bande de malfrats tout droit sortis de l’Histoire… L’attitude des gendarmes est étonnante : connaîtraient-ils la véritable identité des Capucins ?

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Mon avis : La collection calandre de chez Paquet, spécialisée en automobiles, nous propose la deuxième aventure de Jacques Gipar, le journaliste du journal « France-enquêtes ».En fin d’album, Thierry Dubois nous présente sur une page la route Nationale 6 , souvent confondue avec la célèbre Nationale 7 de Charles Trenet. Cette route relie Paris à Lyon (470 Kms) et traverse la Bourgogne par Auxerre et Chalon-sur-Saône. Avant la construction de l’autoroute, il s’agissait d’une des voies principales en direction du Sud de la France. Cette Nationale 6 est le fil conducteur de cette histoire qui se déroule dans les années 1950.Les auteurs ne se font pas prier pour dessiner tous les modèles d’automobiles de l’époque ! Jacques Gipar va mener son enquête parallèlement à la gendarmerie et découvrir le secret des Capucins avec son lot de surprises et de rebondissements…

Gipar-Dubois.jpgC’est de la bande dessinée très classique tant par le scénario que par le dessin. Sans atteindre les sommets, l’album rempli amplement son objectif : divertir tout en décrivant la RN6 des années 1950. Si vous avez aimé « Le gang des pinardiers », vous aimerez également cet album du même tonneau ! RN6, une nationale qui fait recette !

 

 

Graphisme :   7,0/10

Scénario :     7,0/10

Moyenne :     7,0/10

 

Capitol.

 

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