23/05/2017

La cité sans nom T.1/3

 

La cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureLa cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureTome 1 : Menace sur l'empire Dao

Scénario : Faith Erin Hicks
Dessin : Faith Erin Hicks
Éditeur : Rue de Sèvres
240
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : jeunesse, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Cité aux mille noms... et cité sans nom.

Chaque nation qui s’empare de la Cité la renomme. Siècle après siècle, des envahisseurs arrivent, s’installent et la Cité change de nom. Mais ses habitants ne se laissent pas prendre dans ces luttes incessantes : leur ville est la Cité sans nom, et toute personne qui cherche à la renommer est étrangère.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple à avoir pris le contrôle de la région. Rat, elle, est originaire de la Cité sans nom, et déteste Dao pour tout ce qu’il représente. La passion de Dao pour sa nouvelle ville, où il fait ses classes de soldat de la Citadelle, est la seule chose qui pourra peut-être les rapprocher. Espérons-le, car tandis que des complots se montent, le sort de la Cité sans nom repose entre leurs mains.

La cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureLa cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventure

 

Mon avis :

À l'instar de « Avatar, le dernier maître de l'air », « La cité sans nom » s'ouvre sur un univers largement inspiré de l'Asie, tout en insufflant un peu de fraîcheur du nouveau monde (sachant que l'auteure est originaire du Canada). Il suffit de voir les portraits du grand maître de la cité qui ressemble à s'y m'éprendre à un empereur nippon. Ou encore la cité en elle-même qui s'inspire largement de la cité interdite de Chine. Ou encore les Dao qui sont l'incarnation de l'armée impériale, ... mais lorsqu'on rencontre Rate, jeune fille des rues de le cité, elle a un « je ne sais quoi » d'amérindien ou Inca peut-être.

 

Cette dualité entre cette jeune fille espiègle et agile et son nouvel ami Kaidu (très typé asiatique) renforce l'affrontement entre le peuple qui a toujours vécu entre ces murs, subissant siècles après siècles toutes sortes d'invasions, et les Dao, derniers envahisseurs en date. Les uns détestent les nouveaux maîtres de la cité tandis que les autres méprisent ces gens qui se laissent envahir sans broncher. Quelle base pour lier une amitié, n'est-ce pas ?

Quoiqu'il en soit, c'est intéressant de voir comment une amitié à première vue impossible va s'instaurer entre ces deux jeunes gens. Une rivalité bon enfant qui va pourtant mener leurs pas vers des problèmes bien plus grands qu'eux. Il en va de la sauvegarde de la cité et de la paix qui y règne.

 

En lisant ces pages, j'ai eu comme l'impression de lire un remake de plusieurs aventures célèbres imbriquées les unes entre les autres. Allez savoir pourquoi. Une jeune Rate qui pourrait interpréter le rôle de Mulan dans cette copie de cité Interdite chinoise, Kaidu qui a tout de l'apprenti soldat qui n'aime pas se battre (ça vous rappelle quelqu'un?) le tout avec une petite intrigue digne de la grande révolution française au cœur de l'Orient.

 

Donc bien que le dessin soit accrocheur et l'idée somme toute assez intéressante, ça reste gentillet et « banal ». Mais, car il y a un MAIS... ce premier tome est clairement un tremplin à tout et n'importe quoi. Tout peut encore arriver ! Ce premier tome a juste servi à mettre chaque élément clé de l'histoire en place. Le rôle de ces deux enfants que tout oppose, la vie au sein de la cité et entre les murs du palais et de sa caserne, la politique en place, les états d'esprits. Donc avec ça en main, je le répète : tout peut encore se jouer et nous pourrions être surpris de la suite des événements... 

 

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à suivre dans le prochain tome bientôt à paraître !

ShayHlyn

19/05/2017

Sa Majesté le chat (histoire complète)

 

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.Scénario : KIMURA Akihiro
Dessin :  KIMURA Akihiro
Éditeur : Doki Doki
144
pages couleurs
Date de sortie : 5 avril 2017
Genre : jeunesse, biopic, animaux, chat

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

À la maison... le roi, c'est le chat ! 

Chez Akihiro Kimura, auteur de manga, on comprend vite qui commande : ce sont ses chats ! Depuis ce jour où il a ramené chez lui un premier petit chaton tout mignon, les félins règnent sur son foyer ! Ils l'empêchent de travailler, n'en font qu'à leur tête, se battent pour un rien…  Ce sont eux les maîtres, et lui ne semble être là que pour les servir ! Découvrez le quotidien de cinq maîtres chats et de leurs dévoués serviteurs humains… Une vie avec ses joies et ses peines, et surtout pleine d’amour, de gaffes et de ronrons qui feront vibrer le cœur des amoureux des chats.

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Mon avis :

Les mangas qui ont pour héros des chats sont légions.

Je suis d'ailleurs sûre qu'à la simple évocation du mot « chat » vous pensez inévitablement à Chi qui sans conteste la plus célèbre minette au pays du soleil levant. Dès lors, j'applaudis l'initiative de Akihiro Kimura de se contenter d'un one shot. Pourquoi ? Parce que sinon, ça finirait inévitablement par se ressembler alors qu'il s'agit d'une biopic « véridique ». Et petit bonus non négligeable pour un manga : c'est en couleur ! Ce n'est certes pas le seul, Chi précédemment citée l'est également, mais ça rend encore l'histoire plus attachante.

J'en ai presque eu envie d'aller dans un bar à chats pour faire plein de papouilles à tous les chats... mais perso, je dois faire 100 bornes pour accéder au bar à chats le plus proche.

Comme le témoignage d'un humain qui parle de ses maîtres les chats. Comme je pourrais vous faire un roman sur mes furets ou d'autres qui pourraient vous parler du matin au soir de leurs chiens. Dès lors : c'est mignon ! D'autant que Akihiro Kimura a joué la carte du « chibi » soit la version enfantine des personnages, même des chats. Parce que 18 ans les matous ! (Je veux le secret de longévité de ce mangaka ! Quasi tous ses chats ont approché la vingtaine!)

C'est ainsi que nous découvrons, avec amusement, la vie de ce couple et de ces chats trouvés le plus souvent dans la rue. Comment on peut vite devenir « esclave » consentant de ces petites boules de poils et que, malgré les bêtises : on les aime et on ferait tout pour leur bien être !

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.

Je ne peux donc QUE recommander ce manga à tous les amoureux des animaux qui, comme Akihiro et sa compagne, sont prêts à tout pour leurs animaux. Même à braver les interdits (à savoir sauver un animal et le garder chez soi alors que c'est interdit dans l'immeuble) ou finir recroquevillé dans son lit car Sasuke, Kurumi, Kohaku, Arashi ou encore Sango – les chats de la maisonnée – ont décidé que le lit leur appartenait ! De même pour un peu tout le mobilier d'ailleurs... je suis sûre que tout ça parle à beaucoup de monde.

 

 

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Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.

Allez : bonne lecture et surtout bon amusement.

ShayHlyn

08/05/2017

ROMANTIC MEMORIES T.1/4

 

romanticMemoriesT1.jpgVerso_303563.jpgScénario : Yukimo Hoshimori
Dessin :  Yukimo Hoshimori
Éditeur : Soleil Manga
192
pages
Date de sortie : 05/04/2017
Genre : shôjo, jeunesse, romance

 

 

Présentation de l'éditeur :

Il n’y a pas d’âge pour être nostalgique ! D’ailleurs, Sora et ses amis sont heureux de pouvoir se remémorer leurs souvenirs du passé… même les plus romantiques !

Sora est une jeune fille qui croque la vie à pleines dents. Elle aime passer ses journées avec son groupe d’amis qu’elle fréquente depuis le collège. Pour elle, l’amitié compte plus que tout, même plus que l’école et l’amour ! Cependant, elle n’est pas complètement insensible à Hacchi, son meilleur ami toujours perdu dans ses pensées. Il se serait même passé quelque chose entre eux… La nostalgie des bons moments passés avec lui la fera-t-elle craquer à nouveau ?

 

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Mon avis :

 

Qui dit Shôjo dit lycée, premiers amours, premiers ébats... Or, pour changer un peu : il s'avère que notre héroïne a déjà eu un petit ami au collège. Nulle autre que l'un de ses meilleurs amis : Hacchi. Grâce à une petite coccinelle dans ses cheveux, elle s'était rapproché du jeune homme qu'elle connaissait à peine et en moins de temps qu'il faut pour le dire : il formait un petit couple de colégiens tout mignon. Sauf que rien n'était naturel, tout était dicté par les « codes d'usage » en la matière tels que pouvoir s'embrasser, se tenir la main, se consacrer à l'autre. Rien d'étonnant alors pour que Sora, surnommée Ten, décide de mettre un terme à cette amourette... jusqu'à cette rentrée scolaire au lycée ! Et si Hacchi était malgré tout fait pour elle ?

 

Ce n'est pas un style de shôjo que je lis tous les jours. J'ai été surprise. Agréablement. J'ai presque envie de dire que ce manga brise un tantinet les codes du shôjo habituel, du moins dans l'histoire. Car le dessin, ça reste un peu du pareil au même à chaque fois... mais j'aime toujours autant !

 

Dans Romantic Memories, les quatre personnages principaux sont assez typés sans pour autant entrer dans les clichés. Sora, dit Ten, est une jeune fille coquette, aux cheveux courts qui est assez franche dans sa façon d'être et de parler ; sa meilleure amie est tout ce qu'il y a de plus féminine ; un de leurs meilleurs amis est fashion et en quête de première petite amie et enfin Hacchi est beau et mystérieux : de quoi remplir le champ de vision de plein de paillettes, de bulles de savon et de parfum de fleurs.

 

Cela aurait donc été trop simple de remettre les deux amoureux face à face et décider qu'ils allaient recommencer leur histoire d'amour là où ils l'avaient laissé – heureusement d'ailleurs, que ça ne s'est pas passé ainsi, sinon je mourrais. C'est donc face au refus d' Hacchi que Ten va apprendre à mûrir et réfléchir à ses actes. De même que Hacchi va découvrir des faiblesses qu'il lui faudra surmonter s'il veut, comme Ten, aller de l'avant.

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Résultat : je suis mitigée sur ce manga ! C'est mignon – j'aime beaucoup le petit fil conducteur qui revient régulièrement en l'incarnation d'une coccinelle – et bien que le dessin soit plus enfantin que d'autres, me faisant penser un peu à « Peach Girl » de U-Jin, mais vraiment dans les grandes lignes (si ça se trouve, je serais la seule à voir une quelconque ressemblance, même de loin) comme si Yukimo Hoshimori, notre mangaka, s'en était vaguement inspiré pour faire le visage de ses personnages : j'ai un petit goût de « trop simple » en bouche. Mais je peux me tromper car le tome deux semble préparer des petits rebondissements... Comme si l'amour n'était pas déjà assez compliqué en général ! Affaire à suivre...

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ShayHlyn.

 

26/04/2017

Sacha et Tomcrouz T.1 : Les Vikings

sachaEtTomcrouzT1.jpgsachaEtTomcrouzT1-2.jpgDessin : Bastien Quignon.
Scénario : Anaïs Halard.
Éditeur : Soleil.
88 pages.
Sortie : 22 mars 2017.
Genre : Fantastique, jeunesse.

 


Résumé :

Sacha Bazarec vit dans une maison remplie d'objets chinés. Pour ses dix ans, elle rêvait d'un rat méga intelligent mais elle a reçu un chihuahua. C'est un chien et, pourtant, il n'obéit à rien du tout ! Elle l'a appelé Tomcrouz, comme l'idole de sa maman. Elle a eu beau lui demander de ne pas mettre le boxon, elle l'a retrouvé, un matin, couvert de gelée incandescente. Depuis, il se produit un phénomène étrange et ils se retrouvent transportés dans des endroits bizarres à travers le temps.


Mon avis :

Mes impressions sont positives. Cette Bédé est originale et fait partie de ces albums qui plaisent à toutes sortes de personnes. Comme quoi, on peut réaliser une bande dessiné qui vise un public de gosses sans que ce ne soit ringard. Normalement, dans ce genre d'histoire, on nous montre un galopin déconnecté, méprisé à l'école par ses camarades, ses professeurs et donc, avec un quotidien qui ne fait pas rêver mais là, on casse VRAIMENT bien les codes. Le niston est plutôt très populaire, au point même de rendre jaloux un des personnage. Le hic, c'est que les choses s'inverseront lors de son premier voyage temporel.

Pour proroger, dommage que le dessin ne suive pas. Je ne le trouve pas affriandant, sans vouloir mettre en cause le travail de celui à qui on doit les dessins de Sixteen Kennedy Express, El Paso et Sweet Rosetta. Néanmoins, un deuxième volet ne serait pas de refus. J'espère que l'auteure nous fera toujours autant voyager en re-servant un tranche de ludisme et de pédagogie. Si vous êtes un amateur ou une amatrice de BD et, surtout, si vous voulez initier vos enfants à ça, ce titre pourrait faire l'affaire, pourrait être une bien bonne idée de cadeau. Une grande première pour Anaïs Halard qui n'a pas fait honte au neuvième art !

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Mister Med.

 

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05/04/2017

Le merveilleux voyage de Nils Holgersson

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Scénario : Nori Ichikawa d'après l'oeuvre originale de Selma Lagerlöf
Dessin : Nori Ichikawa
Éditeur : Nobi Nobi !
160 pages
Date de sortie :  04/01/2017
Genre : jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

 

 

Présentation de l'éditeur

Nils est un vilain garnement qui préfère jouer des tours et embêter les animaux plutôt que d'étudier sagement. Un jour qu'il s'en prend à un minuscule lutin vivant chez lui, le voilà réduit à la même taille que celui-ci ! Il ne peut alors pas empêcher Martin, le jars de la ferme, de s'envoler avec les oies sauvages... Le jeune garçon va donc l'accompagner malgré lui pour un fabuleux voyage à travers la Suède, à la découverte de la nature et de nouveaux amis. Mais Nils pourra-t-il rentrer chez lui pour que tout redevienne comme avant ? 

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Mon avis

 

Du jaune chatoyant, des personnages souriant en couverture et cet aspect de « vieux livre » sans en être un. Pas de doute, c'est un conte de fée qui va se jouer sous mes yeux. J'écarte donc la languette marque-page toute dorée pour entamer ma lecture de ce manga prometteur s'il suit correctement la trame du roman dont il est inspiré.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Sachez-le, le merveilleux voyage de Nils Holgersson n'est pas un simple conte à lire chaque soir aux enfants pour s'endormir. L'oeuvre originale a été spécialement demandée par l' Association Nationale (suédoise) des enseignants à Selma Lagerlöf qui s'exécuta en 1906. L'objectif de ce roman en deux tomes était d'apprendre à nos chères têtes blondes des rudiments de géographie, mais aussi des notions de faune et de flore scandinave de façon plus ludique.

Autant vous dire que le manga suit la même logique en s'ouvrant sur une présentation des personnages et une carte de la Suède (ses villes principales, celles où Nils va aller ainsi que les pays limitrophes). Un dessin simple, des textes abordables et un découpage des chapitres qui donne vraiment envie d'en lire un chaque soir aux enfants avant d'aller se coucher.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Moi, pour ma part : j'ai tout lu d'une traite ! Indéniablement pour enfants, ce manga possède néanmoins ce côté charmant qui berce les plus âgés de souvenirs et de nostalgie. Au cœur même du folklore scandinave, on se laisse guider par les oies sauvages qui ont accepté l'espiègle garçon devenu « Tom pouce » dans leur périple vers la Laponie.

 

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Un ouvrage que je conseille donc aux parents en manque d'inspiration pour la lecture du soir.

ShayHlyn.

03/04/2017

Verte

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Scénario : Marie Desplechin
Dessin : Magali Le Huche
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.



 

Présentation de l'éditeur :

Des héroïnes irrésistibles pour des aventures hilarantes et... ensorcelantes !

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Mon avis :

Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi ! Je ne sais pas quoi écrire sur cet ouvrage que je viens de lire... Déjà, parce que je n'ai pas lu le roman original de Marie Desplechin (qui n'a rien de moins qu'été sélectionné par le ministère de l'Éducation Nationale. Française je présume) et ensuite parce que, ne tournons pas autour du pot : je n'ai franchement pas aimé.

Baf, ça y est, c'est l'embardée... mais comment voulez-vous qu'une adepte du superbe graphique manga (dans la majeure partie du temps) puisse apprécier... ça ! J'ai l'impression de me retrouver à 11 ans, moi aussi, à mon premier cours de dessin au collègue, sans avoir jamais fait autre chose que de ne pas dépasser des lignes en usant de mes crayons dans un livre à coloriage.

Ce dessin est... je vous avoue ne pas trouver les mots. Ce dessin est trop « enfantin », trop « basique », trop « j'en passe et des meilleures ». Du coup, je me suis dit que le texte en vaudrait la chandelle et BAM à nouveau ! Une bonne claque dans la figure, malheureusement pas dans le bon sens du terme. Je sais qu'une sorcière, dans l'esprit du commun des mortels, doit être laide, avec des furoncles, le nez crochu et parler en psalmodiant des incantations saugrenues.. mais autant vous dire que j'aurai préféré.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ma vision dessinée d'une apprentie sorcière, pour moi, c'est... non pas Sabrina ... « Amandine Malabul, sorcière maladroite » ! C'était du noir et blanc, c'était tout ce qu'il faut de détails et ma foi : ça rendait bien. Même si ce n'est pas un récit de cette époque – contrairement à Verte qui est bien contemporaine – au moins, j'appréciais chaque page. Ici, hormis trouver une certaine sympathie pour Verte et sa grand-mère... c'est à peu près tout ce que je peux en dire de bien.

Les personnages sont très « typés » à la limite de la caricature, mais j'ai franchement du mal avec ce type de dessin. De même que tout le texte en manuscrit : Allo ?! Je sais que c'est narré par une gamine de 11 ans, mais quand même...

Puis j'ai tenté de relativiser.

Si le roman d'origine a été sélectionné par le ministère de l'Éducation, c'est que ce livre est destiné à des jeunes. Certes. Donc le texte ne doit pas être trop farfelu, même quand on parle de sorcellerie. Du coup, ça peut se tenir. Les jeunes de nos jours savent un minimum ce qu'est de la mandragore grâce à Harry Potter et c'est à peu près tout ce qu'on site de « surnaturel ».

Toujours en me disant : c'est pour des jeunes de l'âge de l'héroïne, j'ai pu concevoir le style d'écriture. Nous sommes face à une gamine qui écrit sa vie avec de temps en temps des phylactères pour les dialogues à la façon dialogue théâtral comme le mentionne Magali Le Huche dans une interview. Donc : admettons. Mais ce dessin ?! C'est Verte aussi qui a dessiné ?

En reconnaissant que les expressions du visage sont bien rendues, le reste c'est... du crayonnage d'enfants un tantinet doué pour son âge, si on suppose ce que dit un enfant à 8 ans.

Ça peut paraître réaliste, certes. On peut imaginer dans quelle rue ça se passe, la déco des maisons, la cour de récré... mais je dis non. Non, NON et NON ! Autant vous dire que je relègue ce type de dessin à du Bob l'éponge, du Gunball et Adventure time à la sauce française.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ça aurait pu... AURAIT PU... être une chouette BD pour enfant s'il y avait eu plus de matière à lire et plus de charme graphique à regarder. Je m'en retourne donc à mes mangas – avec une petite envie quand même de lire le roman original pour me faire une meilleure idée des aventures de Verte – pour oublier ce fiasco pour lequel j'ai quand même écrit plus que je ne l'aurais cru.

 

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Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 ShayHlyn.

15/03/2017

Les amies de papier

Les amies de papier, Christophe CAZENOVE, Ingrid CHABBERT, Cécile, Bamboo, Jeunesse, amitié, correspondance, tranches de vieLes amies de papier, Christophe CAZENOVE, Ingrid CHABBERT, Cécile, Bamboo, Jeunesse, amitié, correspondance, tranches de vieScénario : Christophe CAZENOVE & Ingrid CHABBERT
Dessin : CÉCILE
Éditeur : Bamboo
80
pages
Date de sortie : 1er mars 2017

Genre : Jeunesse, amitié, correspondance, tranches de vie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Une belle relation épistolaire à l’heure du portable et des réseaux sociaux.

Pour son anniversaire en ce début d’été, Mei, 11 ans, se voit offrir un bête papier à lettres. Le même papier à lettres que reçoit de son côté Charlotte pour sa fête, 11 ans elle aussi. Ce point commun provoque la rencontre des deux jeunes filles qui vont passer une magnifique journée ensemble, la seule avant la fin des vacances à la plage pour Charlotte. Une amitié naît de cette brève rencontre, et pour la poursuivre quel meilleur moyen que de s’écrire sur ce papier à lettres ?

Car si le papier est fragile, ce n’est pas le cas de ce que l’on écrit dessus …

Les amies de papier, Christophe CAZENOVE, Ingrid CHABBERT, Cécile, Bamboo, Jeunesse, amitié, correspondance, tranches de vie

Mon avis

À l'heure des réseaux sociaux – et pour ce que j'en sais des pré-ados de cet âge qui ont accès à l'Internet : le site MovieStarPlanet – il est difficile d'imaginer des jeunes se lancer dans une correspondance écrite sur du papier à lettres. Car non les enfants : les timbres ne servent pas uniquement pour les courriers des adultes quand ils font une commande pour tel ou tel vêtements, ni pour rendre leurs feuilles d'imposition !

 

Par cette BD, pleine de charme et d'innocence, Cazenove et Chabbert démontrent que les adolescents peuvent encore trouver de l'intérêt à écrire avec un stylo s'ils s'en donnent la peine. Par chance, ici, ces deux demoiselles ont eu l'heureuse coïncidence de se faire offrir le même papier à lettres (super beau soi-dit en passant : j'ai reçu le même !). Le déclic. La machine fut lancée et en avant pour plusieurs pans de leurs vies respectives, souvent résumés ou achevés par une page manuscrite de la main des deux héroïnes qui découvrent la vie.

L'une qui a quitté la ville pour la campagne, l'autre qui affronte des déboires tant à l'école qu'à la maison. La découverte de tout ce qu'on peut écrire à une amie qu'on a pourtant rencontrée qu'une fois, le plaisir de découvrir que parmi les factures des parents, les publicités en tous genres, ... il y a une lettre pour soi – jeune collégienne.

 

En toute simplicité : les auteurs, accompagnés des dessins réalistes et pleins de fraîcheur de Cécile, rendent justice à la correspondance épistolaire qui est encore appréciée par les moins jeunes – moi la première – notamment pour découvrir une autre culture, des gens de par le globe par le biais de lettres, de cartes postales, de colis entre « amis du monde entier ».

Les amies de papier, Christophe CAZENOVE, Ingrid CHABBERT, Cécile, Bamboo, Jeunesse, amitié, correspondance, tranches de vie

Je ne saurais que recommander ce bel ouvrage aux parents qui veulent ramener un peu de simplicité et de poésie dans la tête de leurs enfants, et pourquoi pas l'envie d'entamer une correspondance avec un autre enfant de leur âge. Grâce à l'Internet (il n'est pas si inutile : la preuve, vous lisez cette chronique), il est possible de trouver des sites qui proposent des échanges de courriers. Ça peut même être un projet scolaire, pourquoi pas !

 

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 Alors : à vos stylos les jeunes !

ShayHlyn.

11/02/2017

Tintin au pays des Soviets

001.jpg2.jpgDessin et scénario : Hergé

Editeur : Casterman

144 pages - cartonné

Parution : 11 janvier 2017

Mythologie de la bande dessinée

 

 

 « Je vous assure que je ne comprendrai jamais le succès de Tintin. »

Cette déclaration d’Hergé faite à Numa Sadoul reste plus que jamais d’actualité. Plus de 30 ans après sa mort et 40 ans après le dernier album achevé, malgré les controverses autour de la gestion de son héritage, Hergé reste un artiste consacré par la critique, le public et les investisseurs. Même les plus réfractaires à son œuvre ont bien dû lire au moins quelques albums. La notoriété de Tintin est autant incontestable que rarissime. Ce mois de janvier aura connu une controverse de plus : fallait-il coloriser ce vieil album ? N’était-ce pas trahir les volontés de son créateur ? Les deux camps (Hugues Dayez/Etienne Pollet) se sont affrontés, arguments et documents à l’appui. Résultat de ce match passionnant et érudit : avantage à Pollet et à l’éditeur Casterman.

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Personnellement, je trouve le résultat de cette mise en couleurs très pertinent et très réussi.

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Au-delà de la thématique naïve de ce premier des trois albums-reportages, cette œuvre de jeunesse affiche bien sûr un style encore non-maîtrisé. Les décors réduits au minimum, la représentation simpliste des costumes et des uniformes, le manque d’exotisme, l’indigence du scénario (Tintin court d’une aventure à une autre sans répit) et le peu de réalisme en ont fait un cas à part. Là est pourtant tout le charme de la nostalgie. On y sent l’œuvre en gestation et certaines cases sont déjà des petits bijoux du sens du mouvement dont Hergé fera sa marque de fabrique. La limpidité du style, la précision du détail et le souci documentaire viendront par la suite.

Les couleurs apportent ici un surcroît de lisibilité à cette première aventure en renforçant la netteté du graphisme. En 1930, son jeune auteur de 21 ans ne se doutait pas qu’il venait de créer un nouveau mythe universel. Cet album rend hommage à un génie, certes controversé, du 9ème art.

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Franquin, idees noires, humour noir, noir et blanc, fluide glacial

Skippy

08/12/2016

In Love with my teacher

InLovewithMyTeacher.jpgIn Love with my teacher

Récit complet

Mangaka : Saki Aikawa

Éditions : Soleil Manga

Collection : Shôjo

192 pages

Genre : jeunesse, romance

Parution le 9 novembre 2016

 

 

Avis de l'éditeur :

Retrouvez une compilation d'histoires d'amours inédites de Saki Aikawa, l'auteure de shôjo préférée des lectrices !

Nozomi a menti sur son âge pour décrocher un petit job, mais très vite, son professeur principal Monsieur Sawamura, découvre la vérité. Contre toute attente, il gardera le secret de la jeune fille pour lui. Une relation particulière se met alors en place entre le professeur et son élève. Quand ils sont ensemble, le cœur de Nozomi se serre. Serait-ce de l'amour ? Pourquoi est-il si gentil avec elle, est-ce uniquement parce qu'elle est son élève ?

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Mon avis :

Voici un manga léger, très léger, qui pourrait faire palpiter le cœur des jeunes filles qui commencent à ressentir les effets de l'amour sur leur corps. On y parle d'un amour entre une élève et son professeur, entre deux adolescents qui vont passer leur premier Noël en amoureux (chose importante au Japon), deux amis d'enfances, ... et autres petites amourettes que nous pourrions sans mal retrouver dans une célèbre revue pour ménagères dont je tairais le nom, mais qui est entièrement composé de romans photos à l'eau de rose.

Ainsi, je trouve que ce manga a un goût de trop peu, de trop vite. Les mini histoires recueillies dans cet ouvrage sont certes toutes mignonnes, mais pour les fans de shôjo : il faut au moins deux, voire trois tomes pour s'émerveiller de ce qui s'y passe et non pas quelques pages. C'est donc enchantée par les dessins, mais déçue par la brièveté des histoires que j'ai parcouru « in love with my teacher ».

J'ai bien compris l'idée de regrouper des petites histoires qui n'auraient jamais l'étoffe d'une saga, mais l'une d'entre elle – de l'aveu même de la mangaka – était prévue pour plusieurs tomes et cela se ressent, ce qui accentue l'impression de « trop peu ». C'est pourquoi je pense que « In love with my teacher » trouvera lectrices, mais pas des foules. Des fans de l'artiste à qui il faut reconnaître que son titre de « auteure préférée des lectrices » est totalement justifié car ses dessins sont lumineux et ses textes sincères et rafraîchissants.

Dommage qu'il s'agissait donc de petites nouvelles.

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ShayHlyn

 

28/11/2016

Chi une vie de chat

 

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Auteur : Konami Kanata

Éditions : Glénat

Collection : Jeunesse

Genre : jeunesse, chat, tranche de vie.

80 pages

à paraître le 16 novembre 2016

 

Avis de l'éditeur :

Les aventures du chat le plus célèbre du manga, et en grand format !

On est dans une nouvelle maison, avec des tas d'animaux étranzes. Il y a même une nouvelle copine qui vient me voir. Elle est belle et elle brille de partout avec son collier en cœur. Il faut zuste qu'on trouve à quoi on va zouer... Miaaa !

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Mon avis :

Qui ne connaît pas Chi ? Cette petite boule de poils tigrées gris et blanc qui découvre la vie au jour le jour dans sa famille composée d'humains, avec papa, maman et Yohei le petit garçon. Dans ce tome 9, Chi a bien pris ses marques avec sa nouvelle famille, reste maintenant à s'habituer à sa nouvelle maison et surtout : le voisinage !

Déjà fan des petits animés trépidants de ce chaton rigolo, c'est amusée que j'ai parcouru les pages où Chi fait connaissance avec un autre chat, essaie de trouver un langage commun avec le chien du voisin et ô surprise : la plaine de jeux qui n'est définitivement pas dédiée uniquement aux enfants ! Notre friponne à quatre pattes y va à cœur joie comme dans toutes les bêtises reprises dans cet ouvrage qui se lit très rapidement quand on a passé trente ans, mais qui ravira sans aucun doute les plus jeunes.

Le traits de Konami Kanata est simple, la colorisation pastel et les personnages attachants. Sans oublier que Chi est très, mais alors vraiment très expressive ! Ce qui permet de nous rappeler constamment que c'est bien elle la vedette du bouquin. Donc chères mamans, chers papas : vous n'avez plus d'excuse pour la lecture du soir. Chi est tout à fait ce qu'il vous faut pour intéresser vos enfants et ceux-ci apprendront sans mal comment bien s'occuper d'un petit chat...

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...sait-on jamais, c'est bientôt Noël ?!

ShayHlyn