16/01/2018

Jour J T31 Le prince des ténèbres 3/3

Couv_312741.jpgPlancheA_312741.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Igor Kordey

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages - Historique

Sortie : le 22 novembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

À la suite de la déposition de Saddam Hussein par les Irakiens, le pays est devenu une démocratie, déclenchant avant l'heure le printemps arabe. Affaiblis, Ben Laden et Al-Qaïda restent actifs. Bob, l'agent rebelle de la CIA, le sait, mais les USA font la sourde oreille de peur de mettre en péril leurs intérêts pétroliers. Bob et ONeill, devenu entre-temps directeur du FBI, vont alors devoir encore une fois forcer le destin.

Mon avis :

Voici donc venu ce troisième tome du Prince des Ténèbres qui clôt cette trilogie tant espérée. Mis en avant de manière de main de maître par le duo de scénaristes Fred Duval & Jean-Pierre Pécau, on s'attendait à du lourd, voire du très lourd, après ce qu'ils nous ont offerts pour les deux premiers opus.

La fin du second tome montrait l'attentat du 11 septembre 2001 évité de justesse. Ce troisième et dernier volume démarre en 2006 où notre agent fou, Bob de la CIA, de son vrai nom Robert Baer se fait incarcérer suite au meurtre de deux agents policiers du nouvel état démocratique d'Irak.

Bref, on saisit de suite que Baer s'est fichu dans une mouise colossale, évitant la peine de mort, cette dernière abolie, mais risque au minimum une peine de 30 piges, dans des prisons ô combien accueillantes et familiales, particulièrement pour des ricains, qui plus est, si c'est un agent de la CIA.

Il suffit d'un appel téléphonique pour qu'Oneill prenne les devants, bien que la suite risque d'en laisser plus d'un sur place. Certes, Jour J modifie à sa guise l'histoire, parfois de manière subtile, parfois de manière radicale. Mais la manière et l'aisance avec laquelle Baer est délivré des troupes irakiennes est on ne peut plus téléphonée. Tout le monde connait forcément les forces de frappes américaines, et leur démonstration de force dans le domaine, mais on aurait espéré pour le fil de ce scénario, un peu plus de répondant de la part des irakiens. Étrange en effet que les auteurs ne se soient pas pris davantage au jeu. Car une fois Baer délivré, on repart sur un "melting pot" général d'informations sur le printemps arabe pour enfin terminer avec Ben Laden. L'intrigue est réelle, mais il faut pouvoir tenir la cadence avec les événements authentiques et racontés.

Au final, plus d'un lecteur se sentira doublé à un moment donné, bien que ne sachant pas mettre le doigt avec exactitude sur ce détail. Les deux précédents tomes étaient tout de même d'un cran au dessus, à moins bien sûr, qu'il ne faille d'une traite relire la trilogie pour s'en faire une idée plus globale. Qu'à cela ne tienne, vous tenez toutefois entre vos mains, la meilleure époque de Jour J à ce jour.

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Coq de Combat

14/11/2017

Jour J : La Révolution Russe - Edition Spéciale

sans-titre.pngPlancheA_309664.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Florent Calvez

Éditeur : Delcourt Série B

Genre : Historique

Sortie : le 13 septembre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Le commissaire Blondin est chargé d’escorter Jules Bonnot, lanarchiste, pour assassiner le tsar Nicolas II. Lorsquils arrivent en Russie, Lénine rassemble ses troupes. Mais ils commencent à avoir des doutes : et si les Bolcheviks, une fois au pouvoir, remplaçaient un autocrate par un autre ? Les deux Français se lancent alors dans un pari fou dont le résultat ne sera pas celui attendu par Clemenceau

Mon avis :

Ce récit complet démarre de suite à grande enjambées, en 1917, avec le "Tsar Nicolas" qui négocie avec le "Kaiser". "Georges Clémanceau" panique car il entrevoit déjà les allemands qui pourront ainsi débarquer à Alger et Bône. Puisque les russes négocient, Clémanceau à Alger souhaite renverser le Tsar. Un homme est désigné par le "Tigre" pour cette mission d'envergure : "Blondin" (3 ans au combat + spécialiste de la Brigade du Tigre)

Mais le véritable bonhomme sélectionné par le "Tigre" pour cette aventure périlleuse est un dénommé "Jules Bonnot", un homme au passé nébuleux, laissé pour mort. Seul recours pour sauver la République. Cependant, ce dernier est prisonnier au Château d'If (précédemment à la Roquette où il fût incarcéré) Afin de délivrer ce type, Blondin est secondé par un slave spécialiste et manieur de couteaux, un certain "Josip Broz Tito".

Une fois délivré, notre homme en mission par le Tigre, assiste Blondin, en direction pour la Suisse où ils sont censés rejoindre la Confédération.

Outre le suspense omniprésent, on découvre tant d'éléments : géographiques, historiques ( à ne plus savoir qu'en faire, tellement l'amas d'informations percute à tout-va!) ainsi que sur des avions - voitures de l'époque ( à bord de l'aéroplane Lioré Olivier Leo H-13, puis au volant d'une Delaunay)

Une autre maîtrise de style repose sur les nombreux flashbacks : au tiers de l'album, Bonnot et Blondin se racontent un cours d'histoire :

- Septembre Rouge en 1914, dans la Marne : Tout démarre avec l'assassinat de l'archiduc François Ferdinant. Des alliances se créent ensuite et l'Allemagne lance le plan Schlieffen pour envahir France puis Russie. A la Marne, les français tentent de bloquer les forces allemandes. Au début de 1915, l'Armistice est signée. Et dans le Var, Clémenceau est patron d'une maison d'édition du journal et utilise son réseau de contacts. Du coup, le tigre est rejoint par une partie de la flotte française. La Résistance s'organise.

La seconde partie du récit se déroule à Petrograd en octobre 1917 avec les figures emblématiques Vladimir Ilitch Oubianov ("Lénine") Joseph Vissarionovitch ("Koba") Le Duo Blondin - Bonnot s’associe avec Koba grâce à l'argent dérobé. Trotski - Lénine et les français se retrouvent à coopérer contre les forces secrètes tsaristes. Les règlements de compte défilent, notamment au travers de successions de fusillades sur des places publiques, provoquant bien entendu des dommages collatéraux. 

Certaines répliques sont tout bonnement géniales :

- Bonnot : Ni Dieu, ni Maitre, ni Roi!

- Clémenceau : L'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois!

D'un point de vue graphique, Florent Calvez a un trait percutant! Spectaculaire dans le graphisme -  les vallées en Suisse au col de Forclaz sont magnifiques. Clin d’œil également page 46, où l'on retrouve parmi des personnages secondaires celui de "Tintin" ainsi que des grooms "Spirou".

Certainement l'un des titres de la série les plus concluant.  Une belle opportunité de le (re)lire, puisque étant une réédition des tomes 3 et 4 de la série, repris en un seul volume (avec notamment des bonus historiques)

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 Coq de Combat

 

Jour J : La Révolution Russe - Edition Spéciale

sans-titre.pngPlancheA_309664.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Florent Calvez

Éditeur : Delcourt Série B

Genre : Historique

Sortie : le 13 septembre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Le commissaire Blondin est chargé d’escorter Jules Bonnot, lanarchiste, pour assassiner le tsar Nicolas II. Lorsquils arrivent en Russie, Lénine rassemble ses troupes. Mais ils commencent à avoir des doutes : et si les Bolcheviks, une fois au pouvoir, remplaçaient un autocrate par un autre ? Les deux Français se lancent alors dans un pari fou dont le résultat ne sera pas celui attendu par Clemenceau

Mon avis :

Ce récit complet démarre de suite à grande enjambées, en 1917, avec le "Tsar Nicolas" qui négocie avec le "Kaiser". "Georges Clémanceau" panique car il entrevoit déjà les allemands qui pourront ainsi débarquer à Alger et Bône. Puisque les russes négocient, Clémanceau à Alger souhaite renverser le Tsar. Un homme est désigné par le "Tigre" pour cette mission d'envergure : "Blondin" (3 ans au combat + spécialiste de la Brigade du Tigre)

Mais le véritable bonhomme sélectionné par le "Tigre" pour cette aventure périlleuse est un dénommé "Jules Bonnot", un homme au passé nébuleux, laissé pour mort. Seul recours pour sauver la République. Cependant, ce dernier est prisonnier au Château d'If (précédemment à la Roquette où il fût incarcéré) Afin de délivrer ce type, Blondin est secondé par un slave spécialiste et manieur de couteaux, un certain "Josip Broz Tito".

Une fois délivré, notre homme en mission par le Tigre, assiste Blondin, en direction pour la Suisse où ils sont censés rejoindre la Confédération.

Outre le suspense omniprésent, on découvre tant d'éléments : géographiques, historiques ( à ne plus savoir qu'en faire, tellement l'amas d'informations percute à tout-va!) ainsi que sur des avions - voitures de l'époque ( à bord de l'aéroplane Lioré Olivier Leo H-13, puis au volant d'une Delaunay)

Une autre maîtrise de style repose sur les nombreux flashbacks : au tiers de l'album, Bonnot et Blondin se racontent un cours d'histoire :

- Septembre Rouge en 1914, dans la Marne : Tout démarre avec l'assassinat de l'archiduc François Ferdinant. Des alliances se créent ensuite et l'Allemagne lance le plan Schlieffen pour envahir France puis Russie. A la Marne, les français tentent de bloquer les forces allemandes. Au début de 1915, l'Armistice est signée. Et dans le Var, Clémenceau est patron d'une maison d'édition du journal et utilise son réseau de contacts. Du coup, le tigre est rejoint par une partie de la flotte française. La Résistance s'organise.

La seconde partie du récit se déroule à Petrograd en octobre 1917 avec les figures emblématiques Vladimir Ilitch Oubianov ("Lénine") Joseph Vissarionovitch ("Koba") Le Duo Blondin - Bonnot s’associe avec Koba grâce à l'argent dérobé. Trotski - Lénine et les français se retrouvent à coopérer contre les forces secrètes tsaristes. Les règlements de compte défilent, notamment au travers de successions de fusillades sur des places publiques, provoquant bien entendu des dommages collatéraux. 

Certaines répliques sont tout bonnement géniales :

- Bonnot : Ni Dieu, ni Maitre, ni Roi!

- Clémenceau : L'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois!

D'un point de vue graphique, Florent Calvez a un trait percutant! Spectaculaire dans le graphisme -  les vallées en Suisse au col de Forclaz sont magnifiques. Clin d’œil également page 46, où l'on retrouve parmi des personnages secondaires celui de "Tintin" ainsi que des grooms "Spirou".

Certainement l'un des titres de la série les plus concluant.  Une belle opportunité de le (re)lire, puisque étant une réédition des tomes 3 et 4 de la série, repris en un seul volume (avec notamment des bonus historiques)

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 Coq de Combat

 

21/09/2017

Jour J T29 et T30 Le prince des ténèbres

sans-titre.pngsans-titre.pngPlancheA_308002.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Kordey

Éditeur : Delcourt, Série B

Genre : Historique , Uchronie

Sortie : le 16 août 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

L’histoire suit l’enquête d'un personnage ayant existé, John O'Neill, alias le ""Prince des ténèbres"", un agent du FBI ayant eu l'intuition que Ben Laden préparait une attaque d'envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s'il avait eu l'occasion de traquer Ben Laden et s'il avait pu empêcher l'attaque du 11 septembre 2001 ?

 

Mon avis :

Voici certainement l'un des titres les plus réussis de la série Jour J, grâce à cette belle trilogie reprenant à la fois faits réels et tournures hypothétiques si le désastre du 11 septembre 2001 ne s'était pas produit.

On suit le parcours et l'enquête menés par l'Agent O'Neil, appelé le prince des ténèbres car il bosse comme un demeuré et s’habille toujours en noir, de la marque "Gucci". Suite à un attentat en Arabie Saoudite,  faisant 20 victimes américaines de l'Air Force, lui et son équipe, notons Sam Sullivan et sa coéquipière l'Agent Carter, raclent l'entièreté du territoire, tentant d'obtenir de minces indices.

Sur place, ils découvrent que Ben Laden a créé un véritable Royaume, des autoroutes, d'immense palais..., qu'il s'agit d'un entrepreneur du Yemen. Ils découvrent également qu'en 1988, il prête au trésor royal - sans intérêts ; que sa route le mènera de la Mecque à Taif, et que l'Iran utilise du matériel Russe contre le Royaume.

Les agents qualifiés analysent le terrain malgré les prérogatives des saoudiens donnant lieu à un rapport du G2 (Services secrets de l'armée) en provenance d'Allemagne qui démontre que l'attentat de Khobar provient d'Al Quaida. Al Fadl a trahi les siens tandis que les différents organismes (FBI NSA CIA) ont leur idée sur le sujet. L'analyse des experts concernant les bombes utilisées est relativement instructive ( Sentex - TNT...)

Notre équipe menée par l'agent O'Neill se retrouve à Gloucester Building Tyson Corner en Virginie, et découvrent avec stupéfaction qu'ils possèdent des dossiers sur Ben Laden depuis 1993.

La partie historique et remaniée est captivante de bout en bout.

- New York en 1993 : 6 morts et 1000 blessés

- Ethiopie en 1996 : le président égyptien est la cible d'un assassinat

Les attentats de Ben Laden se déroulent sur plusieurs continents avec des moyens de logistique surprenants. Pourtant, à ce stade, seuls l'Agent Oneil et son équipe semblent convaincus de la véritable puissance de l'organisation d'Al Quaida.

Les second tome démarre tout en force avec Obama (sénateur) qui tente de convaincre le Président sur la qualité d'O'Neill et ses arguments, bien que le prince des ténèbres soit entaché par traitrise et indiscipline.

La tournure scénaristique atteint son apogée lorsqu'il se retrouve à l'aide de l'un de ses contacts en Israël, afin de débusquer leur ennemi. 

Un scénario quasi parfait qui malheureusement est accompagné par un dessin de piètre qualité, voir maladroit dans le trait. Une qualité graphique qui frôle la décadence sauf si la volonté de caricaturer chaque personnage à l’extrême est volontaire. Franchement, même les plans rapprochés montrent le manque de netteté. Les protagonistes sont laids, quel dommage avec une trame qui excelle. Quant aux présidents et sénateurs, jugez par vous-mêmes...Fort heureusement, les couleurs nettes recadrent quelque peu la qualité graphique. On aurait pu obtenir un chef-d’œuvre, on récolte un bon album.

L'une des forces du récit se note également par la construction efficace de répliques appropriées :

" Qui veut dîner avec le Diable, doit se munir d'une longue cuillère..."

On se laisse prendre au jeu et au rythme de l'intrigue. Un bon moment de lecture avant l'attente de la fin de cette trilogie !

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Coq de Combat

 

 

 

19/06/2017

Jour J T28 : L'aigle et le Cobra

sans-titre.pngPlancheA_303591.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur et Coloriste : Fafner

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages

Genre : Historique romancé

Sortie : le 3 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 Menacée par une armée égyptienne menée par Antoine et Cléopâtre, Rome envoie Brutus pour convaincre Jules César d'aller vers les envahisseurs pour négocier. Aujourd'hui aveugle et retiré des affaires du monde, César accepte sans ignorer que Rome reste aux mains de Pompée, son éternel rival, et qu'il devra probablement affronter toutes les traîtrises, y compris celles de ses plus intimes alliés.

Mon avis :

Notons tout d'abord que ce 27ème tome se déroule en parallèle avec le volume 23 "La République des Esclaves", il est donc judicieux de commencer lecture de manière chronologique.

L'action se déroule en 50 AV JC, où nous retrouvons Jules César faisant reparler de lui, malgré sa cécité et le fait qu'il se soit retiré des affaires. Tacticien dans l'âme, il servira de négociateur envers les forces égyptiennes.

Deux protagonistes se démarquent de bout en bout, à savoir César et Cléopâtre.

César grâce à ses talents stratégiques et politiques, son sens irréprochable des affaires, et son humour noir, qui en surprendra plus d'un par certaines répliques qui valent le détour.

La belle Cléopâtre aussi élégante que morbide joue également les troubles fêtes. Posant telle une muse, la Reine est aussi attirante que diabolique.

Les personnages secondaires, quant à eux, ne rayonnent pas au firmament, restant davantage dans l'ombre qu'à la lumière.

La touche graphique de Fafner régale par des paysages de toute beauté. Vues aériennes, profondeur de champ, soin du détail, autant d'éléments qui justifient amplement le talent du dessinateur. La course de chars et les éternels combats valent réellement le détour!

Malheureusement, les visages des héros manquent cruellement de précision, c'est essentiellement le point négatif de l'ouvrage.

Mais de toute évidence, ce 28ème opus est l'un des meilleurs numéros de la série à ce stade.

Deux tomes sortiront prochainement coup sur coup.(le prince des ténèbres et le Dieu vert)

 

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Coq de Combat

12/05/2017

Jour J T27 : Les ombres de Constantinople

sans-titre.pngPlancheA_296136.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Yana, assisté d'Igor Kordey

Éditeur : Delcourt Série B

56 pages - Historique

Sortie : le 8 mars 2017

 

Avis de l'éditeur :

 1453. Les Turcs assiègent Constantinople, jamais conquise, qui se prépare pour son ultime combat. Cette fois seule une intervention des armées chrétiennes pourrait renverser la situation... Iskander, janissaire déserteur albanais, se lie d'amitié avec Vlad Basarab de la dynastie des Draculea, dit Vlad l Empaleur. Ensemble, ils livrent un combat sans merci pour défendre la Ville. Mais à force de combattre le tigre ne devient on pas tigre soi-même ?

Mon avis :

 Comme énuméré lors des précédentes chroniques de Jour J, il est monnaie courante de se retrouver à moyenne d'une fois sur trois, face à un album de médiocre qualité. Cela se note essentiellement sur la qualité graphique qui pour ce titre détruit littéralement l’œuvre.

Et c'est d'autant dommage de savoir que le récit, quant à lui, tient toutes ses promesses sur un mélange politico-religieux. Vlad 3 (l'empaleur) défend le belle Constantinople des guerriers ottomans, un affrontement de taille entre l'Orient et l'Occident. La lecture est fluide, les dialogues vont de suite à l'essentiel (fort heureusement d'ailleurs, car ces 56 pages se lisent 15 minutes montre en main, dû notamment aux nombreuses planches sans bulles de lectures)

Ce 27ème opus aurait pu être plus que correct, sans ces dessins plus qu'approximatifs, qui déforment les traits des protagonistes. Des visages odieux, ovales, déformés d'une case à l'autre, et que dire du regard des personnages, qui expriment de l'exagération ou de la désinvolture par rapport aux situations.

Notons entre autres les pages 11,13 et 25 qui condamnent cet album. Fort heureusement, soulignons que la seconde partie du récit relève tout de même le niveau graphique; les scènes de guerre parviennent à tenir la cadence, ainsi qu'un final qui laisse planer une suite de meilleur acabit.

 

Loin d'être le meilleur album de la série. Laissons place à une éventuelle surprise quant au 28ème opus.

 

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Coq de Combat

16/01/2017

Jour J T26 : La ballade des pendus

61ezi0YO88L__SX373_BO1,204,203,200_.jpgjourJT26-2.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Lajos Farkas

Éditeur : Delcourt

64 pages - Hitorique

Sortie : le 16 novembre 2016

 

Avis de l'éditeur :

1473. L'ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France. Deux prétendants se disputent le titre : Louis XI et Charles de Bourgogne. Dans une France dévastée et exsangue, un groupe de mercenaires va conduire sa délégation à Paris. Leur capitaine est une femme : Jeanne, qu'on dit pucelle, et qui, malgré elle, est plongée au cœur des plus sombres intrigues.

 

Mon avis :

En pleine période de la mort noire (la peste), l'ambassadeur de l'empereur Sandaki 2 débarque à l'aide de ses 200 amazones en Provence. Au même instant, en Lorraine, les fléaux de la guerre et de la peste ravagent hommes et bêtes, piétinés par la rudesse du froid. La misère est peinte par un réalisme constant. Le roi du Mali souhaite que les Valois conservent la couronne de France. Jeanne de la compagnie blanche, et ses hommes, tombent dans une embuscade menée par le grand duc du téméraire. Bien que prisonniers, ils sont relâchés pour venir en aide à l'ambassadeur du Mali, attaqué par des mercenaires.

La gamme de couleurs utilisée par Jean-Paul Fernandez est certes adéquate et homogène, on ressent toutefois un manque de clarté et de tonus sur certaines planches. Un brin de luminosité supplémentaire aurait nettement mis en relief le contexte visuel. Un trait graphique qui de manière constante imprègne avec force, si ce n'est hélas, la protagoniste principale, Jeanne, qui à plus d'une reprise se confond avec un homme. Si les auteurs souhaitaient la masculiniser, pourquoi dans ce cas n'ajustent-ils pas en permanence avec ce mode opératoire?

Une fois, elle est présentée de manière très féminine, le plan suivant, ce n'est plus le cas...

Et pourtant, on ne peut qu'admirer le style graphique de Lajos Farkas. Ses traits apparaissent à l’œil telles des toiles à contempler. Du haut standing! Quelle précision, quelle richesse du détail, les angles de vue sont superbes, les cases surchargées n’empêchent nullement de jouir pleinement du résultat!

Concernant Jeanne, justement, comme le stipulent fort bien les auteurs, la Jeanne d'Arc présentée dans cet ouvrage n'est qu'un reflet, une pale copie imaginée, existant dans un autre univers. Les dates historiques dont celle de sa naissance (1412) n'est que simple hypothèse et ignorée de tous. L'histoire ici présentée est donc retravaillée de l'imagination des auteurs.

Un tome au scénario fort compliqué par ses nombreux rebondissements incessants, mais qui graphiquement tient la distance.

jour j,lajos farkas,fred duval,jean-pierre pécau,delcourt,710,historique,122016

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Coq de Combat

12/10/2016

Jour J T25 : Notre-Dame de Londres

61C8DaL6l-L__SX373_BO1,204,203,200_.jpgjour-j-25-notre-dame-de-londres_3.jpgScénariste   : Jean-Pierre Pécau & Fred Duval

Dessinateur : Léo Pilipovic

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages

Genre : Historique

Sortie le 24 août 2016

 

Avis de l'éditeur :

1220, Londres, capitale du royaume franco-anglais de Louis VIII. Amaury de Chatillon, ancien templier, est blessé durant une joute pour célébrer l'édification de la cathédrale Notre-Dame de Londres. Sa vie défile devant ses yeux et il remonte 16 ans en arrière, en 1204, lors du sac de Constantinople durant lequel il sauva la vie d'une belle hérétique, Ariana Ange...

Mon avis :

Soulignons le fait que ce 25ème tome commence par la fin du récit. Le script démarre en 1220 à Londres, où Amaury, un ancien templier affronte en combat singulier le compte Eudes lors d'une joute. Malheureusement, son adversaire lui administre un violent coup au visage. Voyant ses derniers instants surplomber sa pauvre carcasse, il se remémore son passé et se retrouve en 1204, la période cruciale de son existence, où il rencontra Ariana Ange, une femme, qui resta ancré dans ses entrailles.

Les albums de la série Jour J paraissent à vive allure. Certains corrects, d'autres sans grand intérêt, et quelques uns seulement sortent vraiment du lot. Notons que les derniers recensés affichent un visage tout à fait honnête autant sur la marge scénaristique que graphique. Honnête mais peut-être pas suffisamment dynamique pour soutenir le lecteur sur l'entièreté de l'album. On jacasse énormément pour ne parfois rien dire, certains dialogues restent complètement inutiles, et les séquences d'action n'apparaissent que fort peu. On aurait apprécie davantage remarquer la belle Ariana Ange, qui sans aucun doute, est la protagoniste principale de cet album. Pas suffisamment mise en valeur, mais une fois là, sa présence se remarque et change la donne!

Le dessin rehausse nettement ce manque, car la touche graphique de Léo Pilipovic comble presque toutes nos attentes. Un encrage épais, un trait précis et des personnages au faciès graves et plein d'arrogance et de fourberie. La scène de nudité où Ariana Ange est offerte telle une esclave plaira à nombreux, mais le talent du dessinateur ne s'arrête bien entendu pas uniquement à cette scène osée. Plans figés, qui apparaissent nombreux, sont définis telles des toiles exposées, et que dire des couleurs qui brillent au firmament.

Certes, les amateurs d'histoire s'y retrouveront,encore faut-il que cette période historique vous parle?!

Quoi qu'il en soit, il est impératif de suivre de près les prochaines séries pour lesquelles Léo Pilipovic participera.

Ma note globale :

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Coq de Combat

06/07/2016

Jour J - Tome 24 - Stupor Mundi

51K4oa0815L__SX373_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_274342.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Igor Kordey

Coloriste : Jean-Paul Fernandez

Éditeur : Delcourt

Sortie : le 13 avril 2016

Genre : Historique

 

Avis de l'éditeur :

Prisonnier des Mongols à Karakorum, la cité d'or, le moine franciscain Guillaume assiste à l'arrivée d'un nouveau convoi qui contient son frère Renaud et le terrible Aleksandar. Alors que Renaud est exécuté par les Mongols, Guillaume et Aleksandar empêchent l'assassinat du Grand Khan, qui les chargent dune mission de paix auprès de Frédéric II, empereur du Saint Empire, surnommé la « Stupeur du Monde ».

Mon avis :

Tout comme la série Histoire Secrète, qui a su tenir en haleine les fervents lecteurs, passionnés de récits historiques et mythologiques, Jour J renouvelle également le genre, gratifié de nombreux points positifs : tirage relativement rapide entre deux albums, thèmes variés et généralement correctement amenés, diversité des auteurs... Nous retiendrons la qualité exemplaire des couvertures (celle de ce 24 ème volume dessinée par Ugon Pinson et Fred Blanchard), donne une réelle impression de dimension visuelle.

Au niveau du dessin, nous retrouvons Igor Kordey, qui remplace Guéra, présent au précédent tome. Malgré le fait que la quasi totalité des protagonistes tirent des grimaces de bout en bout, on peut noter des aspects positifs d'une qualité de trait épais et net. Le découpage des planches se rapproche d'un aspect cinématographique, et le choix des couleurs utilisées par Jean-Paul Fernandez projette les personnages en dehors des bulles.

Ce tome 24 clôture la saga lancée depuis le 22ème volume entre les croisés et les mongoles. On suit le parcours stratégique d'une part entre des chevaliers d'occident, et de l'autre des mongols bien organisés. Un véritable jeu d'échecs, de stratagèmes, au détriment de moins de scènes de tueries en grand nombre.

 

Pour les 30 ans du catalogue Delcourt, la série Jour J prouve que l'éditeur est encore bien présent.

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 Coq de Combat

23/02/2016

Jour J - Tome 23 - La République des esclaves

51hiHir3y2L__SX371_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_270716.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Fafner
Éditeur : Delcourt
56 pages
Sortie : 10 février 2016
Genre : Péplum

 

 

Avis de l'éditeur :

58 avant Jésus-Christ. La République des affranchis, fondée par Spartacus en Sicile, défie l'armée romaine et fait trembler Rome depuis treize ans. Mais la crainte dune nouvelle guerre contre Carthage redonne à la Sicile un statut de terre stratégique. Jules César est donc chargé, plutôt que d'aller en Gaule, de conduire les légions qui attaqueront Spartacus et les siens. 

 

Mon avis :

La série Jour J s'attaque cette fois à un grand versant historique, à savoir le personnage fascinant de Spartacus. Vouloir vivre et mourir en homme libre, telle était sa devise, et celle de milliers d'esclaves qui l'ont suivi dans son périple. Le récit dès son ouverture montre un Spartacus déjà fier conquérant, à ses côtés son fidèle ami Crexus (clin d’œil au passage pour tous les fans de la passionnante série télévisée comprenant 39 épisodes de Steven S. DeKnight) et son campement à Bruttium en Italie. Aidés par les Ciliciens, ils parviennent sans peine à s'introduire en Sicile, et s'emparent des lieux. Dés lors, la Sicile devient la République des Affranchis, et reste prospère durant 13 longues années, avant une bataille décisive.

Au scénario, le duo Duval - Pécau parvient à distiller un récit particulièrement alléchant. De suite, on se retrouve en plein action, les différents protagonistes (César- Crassus - Spartacus...) misent leur va-tout, et les différentes stratégies prennent une sacrée envergure dont l'unique but consiste à désabuser l'ennemi. Le sage Spartacus souhaite la paix pour lui et son peuple, et n'envisage nullement de pourchasser les Romains, si de leurs côtés, ils restent courtois. Mais bien entendu, les résolutions ne s'accomplissent pas à l'amiable, et de nombreuses têtes tombent...

 

Côté dessin, Fafner taille des vues panoramiques assez efficaces. Les images bougent comme un bon film péplum et captivent l’œil, et ce malgré un manque de précision de ses protagonistes. Certaines femmes ressemblent à des déterrées, le personnage de Crassus aurait pu interpréter Dracula, et que dire de la première apparition de César, robotisée tout autant que Servilla, grimaçant telle une sorcière. Hormis ces incohérences, voulues ou non, la touche graphique et les couleurs de Fafner parviennent à créer un effet désirable, mais il manque malheureusement ce petit plus qui placerait l'album deux crans au dessus.

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Coq de Combat

 

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