24/04/2017

Les grandes batailles navales - tome 1 - Trafalgar

les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017Scénario : Jean-Yves Delitte
Dessin : Denis Béchu
Éditeur : Glénat / Musée National de la Marine
48 pages + 8 pages de dossier
Date de sortie :  mars 2017
Genre : histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur
1805. Napoléon Ier a le projet de mener la guerre sur les terres mêmes de son éternel ennemi. Un plan audacieux pour l’empereur, car s’il lui est simple de rassembler des troupes en nombre sur les côtes de la Manche, faut-il encore réussir débarrasser les eaux de cette dernière de toute présence de vaisseaux anglais, au risque sinon de voir son projet prendre l’eau. C’est au vice-amiral de Villeneuve que revient la tâche ardue d’attirer la Royal Navy loin de ses côtes pour libérer le passage. Malheureusement pour l’empereur, son plan échoue. Il doit faire lever le camp à ses troupes pour les envoyer à l’est de son empire où la guerre menace et la Royal Navy n’a pas été abusé. Pis, la flotte franco-espagnole commandée par de Villeneuve, pourchassée par Horatio Nelson, s’est réfugiée à Cadix. La confrontation semble inévitable car l’amiral français reçoit l’ordre d’appareiller, de forcer le blocus anglais et se rendre au large de l’Italie pour soutenir les troupes de l’Empereur. S’il ne s’exécute pas, c’est le limogeage et le déshonneur. Après bien des hésitations, le vice-amiral de Villeneuve ira à la rencontre de son destin, persuadé qu’il peut vaincre. Il connaît tout de Nelson, sa flotte est supérieure en nombre et ses vaisseaux n’ont rien à envier aux Anglais. Mais l’amiral français a oublié que la puissance d’une flotte ne se trouve pas que dans les canons et le gréement des vaisseaux...

 

 

 

 

"Monsieur de Villeneuve... Amiral, je vous en conjure, nous ne pouvons éternellement rester ici..."

 

 

Mon avis

Trafalgar ! La bataille navale peut-être la plus connue de l'ère Napoléonienne. Encore une fois, selon le camp ou l'on se trouve, l'histoire aura eu un retentissement différent. La plus humiliante défaite pour la marine française et l'une des plus grandes victoires de la Royal Navy et de l'amiral Nelson qui y trouva pourtant la mort.

Ce volume constitue le premier tome de la série Les grandes batailles navales initiée par Jean-yves Delitte. Sur ce tome 1, Jean-yves Delitte ne s'occupe que du scénario et laisse les pinceaux à Denis Béchu qui n'a que peu d'albums à son actif (In Nomine, L'Abbaye de Clairvaux, le corps et l'âme). Dans un style un peu plus grossier et moins élégant que celui de Delitte, il s'en tire néanmoins avec les honneurs et propose des planches construites avec dynamisme servant parfaitement le récit.

 

les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017

 

Côté scénario, comme il en a été fait mention dans les chroniques des tomes 2 et 3, le parti pris de la série est de raconter ces grandes batailles à hauteur d'hommes, qu'ils soient simples marins ou officiers, et d'immerger le lecteur dans ces combats et leur préparation. Ainsi, parallèlement aux échanges tendus entre les officiers sur les choix tactiques, l'on suit un jeune gabier plein de fougue qui influera un peu malgré lui sur le cours de l'Histoire. Quand la fiction est habilement mise au service de l'histoire, le récit prend alors une dimension à la fois épique et pédagogique. Une recette pour plaire au plus grand nombre ?

 

Loubrun

 

 

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017

 

les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017

 

les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017

 

Les autres tomes parus

les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017les grandes batailles navales, trafalgar, delitte, béchu, glénat, musée national de la marine, marine, voile, mer, guerre, Histoire, napoléon, 6/10, 03/2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19/04/2017

Les grandes batailles navales - tome 3 - Chesapeake

les grandes batailles navales, chesapeake, delitte, glénat, histoire, marine, guerre, états-unis, indépendance,02/2017,6/10les grandes batailles navales, chesapeake, delitte, glénat, histoire, marine, guerre, états-unis, indépendance,02/2017,6/10Scénario : Jean-Yves Delitte
Dessin : Jean-Yves Delitte
Éditeur : Glénat / Musée National de la Marine
48 pages + 8 pages de dossier historique
Date de sortie :  mars 2017
Genre : histoire,

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Fin du XVIIIe siècle. Alors que les colonies anglaises d’Amérique, excédées par l’intransigeance de la couronne à les taxer toujours davantage, rêvent de liberté, le royaume de France se décide à prendre part officiellement au conflit aux côtés des insurgés. Missionné pour harceler les anglais dans les Antilles, l’amiral de Grasse au commandement d’une imposante flotte de guerre est appelé en renfort pour aider l’armée de George Washington et le contingent français aux ordres de Rochambeau dans la guerre qu’ils mènent tous deux aux troupes anglaises sur le territoire américain. Ils ont réussi à encercler les forces du général anglais Cornwallis dans Yorktown. Une importante victoire semble à portée de main, pourvu seulement que les anglais ne reçoivent pas des renforts par la mer. Celui qui deviendra maître des eaux dans la baie de Chesapeake contribuera immanquablement à la défaite d’un des protagonistes, Anglais ou patriotes américains et français.

Même si la bataille de Chesapeake ne sera pas une cuisante défaite pour la Royal Navy, elle marquera surtout un tournant dans la guerre qui se joue dans les colonies anglaises et contribuera à la victoire finale pour l’indépendance américaine.

 

 "- Ces colonies revendiquent leur indépendance. On se doit de la es aider André.

- Et nous, qui va nous aider ? Tu trouve qu'il fait bon vivre à bord de ce raffiot ?"

 

Mon avis

Aboukir, Trafalgar, Chesapeake ... Les noms des grandes batailles navales résonnent à nos oreilles comme autant de coups de canons jalonnant notre histoire. Selon le pays où l'on aura appris l'Histoire, ces noms auront une résonance plus ou moins importante. Il en va de celle de Chesapeake qui revêt une importance capitale pour les américains puisqu'elle fut cruciale dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Les Anglais doivent s'en souvenir aussi, puisque la puissante Royal Navy y a subit une des rares défaites face à la flotte française.

 

les grandes batailles navales,chesapeake,delitte,glénat,histoire,marine,guerre,états-unis,indépendance,022017,610

 

Peintre officiel de la Marine, Jean-Yves Delitte n'en n'est pas à son premier coup d'essai en matière d'aventures maritimes en bande dessinée (Neptune, Le Belem, L'hermione, Black Crow ...). Il se lance ici dans une nouvelle grande et belle aventure en racontant les grandes batailles navales qui ont marqué l'Histoire vues et vécues de l'intérieur. Loin des stratèges et des grands enjeux historiques – même si ces derniers sont quand même évoqués – le lecteur suit des personnages ordinaires qui participent aux évènements avec le recul et la distance que leur confèrent leur rang. Du coup, le titre de la série est un peu trompeur puisqu'on a davantage l'impression de lire une histoire qui se passe pendant la bataille de Chesapeake qu'une histoire racontant la bataille en elle-même. L'épisode à proprement parler de la bataille est assez cours et les tactiques employées par les belligérants très succinctement évoqués. Les amateurs de stratégie navale en seront pour leur frais.

Ceci étant, l'album, tout en restant divertissant, n'est pas dénué d'une dimension pédagogique grâce notamment au dossier historique très clair en fin d'ouvrage.

Enfin, même s'il n'y en a pas assez à mon goût, Jean-Yves Delitte nous régale de scènes maritimes grandioses dont certaines s'étalent sur des double pages.

 

Voilà une belle série de divertissement pédagogique pour grand public, qui décevra peut-être les plus pointilleux des historiens en herbe regrettant ce point de vue de l'évènement à hauteur d'homme, mais qui ravira certainement les adeptes de fictions historique.

 

Loubrun

 

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

les grandes batailles navales,chesapeake,delitte,glénat,histoire,marine,guerre,états-unis,indépendance,022017,610

 

les grandes batailles navales,chesapeake,delitte,glénat,histoire,marine,guerre,états-unis,indépendance,022017,610

 

les grandes batailles navales,chesapeake,delitte,glénat,histoire,marine,guerre,états-unis,indépendance,022017,610

09/02/2016

L'Épervier - Tome 9 - Coulez la Méduse !

epervier T9.jpgepervier T9_pl.jpgAuteur : Patrice Pellerin

Éditeur : Quadrants

48 pages

date de sortie : décembre 2015

genre : aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Sur ordre de Louis XV, L’Épervier doit rejoindre le Canada pour sauver une périlleuse mission. Les Anglais, ennemis de toujours, alimentent là-bas de sournoises intrigues, y mêlant les populations indigènes. Yann de Kermeur devra succéder à un espion français qu’un certain Masque de fer a massacré. Mais la mer est peuplée de navires Anglais, la promiscuité sur la Méduse est pesante, et la traversée si longue…

 

l'épervier,pellerin,quadrants,soleil,mer,marine,aventure,espionnage,histoire,louis xv,versailles,122015,710

 

Mon avis

Patrice Pellerin est fou ! Il est fou comme tous ces passionnés et amoureux du travail bien fait qui ne rechignent pas à la tâche, qui visent sans cesse la perfection. Fou de détails et de précisions qui font de ses BD des encyclopédies vivantes du costume, de l'architecture, ou de la marine du 18ème siècle. Et tous les trois ans, au rythme de parution de ses livres, je me délecte de cette folie douce qui m'embarque pour une aventure au large et dont le souffle épique me fait briller les mirettes.

l'épervier,pellerin,quadrants,soleil,mer,marine,aventure,espionnage,histoire,louis xv,versailles,122015,710

Car l'épervier, c'est de la grande série d'aventures, populaire et feuilletonesque à souhait. Seul à la barre depuis 1994, Patrice Pellerin a su capter son public dès le début en l'entrainant sans relâche des côtes Bretonnes aux îles de Guyane en passant par les ors de Versailles.

Le second cycle des aventures de Yann de Kermeur, débuté au tome 7 lors du passage de la série dans le giron de Soleil production sur le label Quadrants, a donné une nouvelle dimension et un nouvel élan à la série en envoyant le marin sur le chemin de l'espionnage. Ainsi, autour de la mission secrète (dont, comme Yann de Kermeur, on ignore toujours la teneur !) se greffent deux intrigues : l'une concernant les déboires d'Agnès de Kermellec et l'autre où l'on voit se tramer des complots dans les bas fonds de la capitale ou dans les dorures des salons Versaillais.

l'épervier,pellerin,quadrants,soleil,mer,marine,aventure,espionnage,histoire,louis xv,versailles,122015,710

 

Patrice Pellerin mène drôlement bien sa barque avec tous ces allers-retours entre les trois arcs narratifs. Ils donnent le rythme nécessaire à une histoire dont l'intrigue avance très (trop) lentement. C'est le petit point de frustration que j'ai eu sur cet album. Au bout de 6 ans et seulement trois albums parus sur ce deuxième cycle, on n'en sait pas tellement davantage sur ce qui attend le corsaire dans le nouveau monde. Eh oui ! Patrice Pellerin est un perfectionniste, un pointilleux, un amoureux du détail qui ne se voit pas, et vous pouvez être sûrs que le nombre de carreaux aux fenêtres du château de Versailles ainsi que le nombre de poulies sur les bateaux sont les bons. Et qui plus est, il est multitâche : dessinateur, scénariste, coloriste. On peut donc bien lui pardonner ces délais à rallonge d'autant que c'est toujours un régal de se perdre dans  les détails de ses planches. Mais quand même, il me plairait dans le prochain tome de voir l'intrigue franchir un nouveau cap !

L'Épervier reste donc une valeur sûre pour les férus de BD d'aventure historique et navale, pourvu qu'ils soient un peu patients.

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

04/02/2016

Les pirates de Barataria - Tome 9 - Chalmette

Pirates de Barataria T9.jpgPirates de Barataria T9_PL.jpgScénario : Marc Bourgne
Dessin : Franck Bonnet
Éditeur : Glénat
Sortie : janvier 2016
48 pages
Genre :  aventure, Histoire

 

 

Présentation de l'éditeur

Les frères Lafitte, nommés capitaines par le général Andrew Jackson de Louisiane, finalisent les derniers préparatifs pour la sanglante bataille qui s’annonce contre les Anglais. Le général installera son QG à la plantation McCarthy tandis que Pierre Lafitte sera envoyé au fort Saint-Philip, plus au sud, dans l’attente d’armes et de munitions. Le but : profiter du terrain et des marais boueux de la région pour encercler les tuniques rouges. Sur le port de La Nouvelle-Orléans, Artémis, qui va s’occuper du ravitaillement du fort Saint-Philip, contemple avec surprise le navire chargé de cette mission : il s’agit de l’« Enterprise », l’un des premiers bateaux à vapeur de l’Histoire !

 

" Mais j'ai une question à vous poser, Général.

Qu'est-ce qu'on fait avec le vapeur ?"

 

Mon avis

Reposant sur de solides fondations historiques, cette série d'aventures maritimes et de pirates n'hésite pas à mettre de temps en temps pied-à-terre. C'est le cas dans ce second tome du troisième cycle où l'Histoire est prédominante et les embruns du grand large complètement absents. Le ton est d'ailleurs donné d'entrée de jeu avec une préface de l'historien André Kaspi, spécialiste de l'histoire des États-Unis et ancien professeur de Marc Bourgne.

Le récit est donc axé sur la bataille de la Nouvelle Orléans, ultime confrontation entre Anglais et Américains. Une bataille terrestre dans laquelle la marine a néanmoins joué un rôle non négligeable. Évènement majeur de l'histoire des États-Unis, elle est considérée comme la plus grande victoire terrestre américaine de la guerre et continue de nos jours d'être célébrée dans le sud de la Louisiane. Elle marque aussi l'émancipation du nouveau continent vis-à-vis de l'ancien.
Si l'ancrage historique de ce volume est très marqué, l'aventure et la fiction ne sont pas en reste. Les personnages prennent une part active et décisive dans la guerre aux côtés des américains sans pour autant délaisser leurs petites histoires de familles et de cœur.
Pour les amoureux des vieilles coques, je vous rassure, les bateaux sont bien présents, même s'ils ne prennent pas le large et même s'ils ne sont pas tous à voiles.
Franck Bonnet, pour qui cette série est écrite sur mesure, ne semble pas frustré par l'absence du grand large et, une fois de plus, met en scène ce récit avec brio. Sur mer ou sur terre, les scènes prennent vie dans la plus pure lignée de la grande BD d'aventure.

Un troisième cycle plus court que les deux premiers, assez différent mais tout autant distrayant,  et qui s'ouvre clairement sur un quatrième s'annonçant beaucoup plus aventureux.
Puisque les auteurs se régalent autant que les lecteurs sur cette série, je ne vois aucune raison pour qu'ils s'arrêtent en si bon chemin !

 

a08-3e78906.gif

 

 

Loubrun

09/10/2015

L'Hermione

l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015Scénario et dessin : Jean-Yves Delitte

Éditeur :  Glénat / Chasse marée

48 pages

date de sortie : juillet 2015

genre : histoire, aventure, espionnage

 

 

 

En 1778, dans l'arsenal de Rochefort la frégate l’Hermione est mise en chantier d’après les plans de l’ingénieur Chevillard Aîné. Pendant près d’un an, charpentiers, perceurs, calfats, forgerons et bagnards se relaient pour construire ce navire de près de 45 mètres, doté d’une voilure de 1500 m2, de 26 canons pouvant tirer des boulets de 12 livres. En 1779, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, décide d’embarquer sur l’Hermione pour combattre aux côtés des insurgés dans le conflit qui oppose l’Angleterre et ses treize colonies en Amérique du Nord…

 

l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015

 

Pour les ermites qui n'auraient jamais entendu parler de L'Hermione, sachez que c'est sans doute le bateau de la marine Royale le plus connu à ce jour. En 1780, le jeune général La Fayette, âgé de 22 ans, part à bord de la frégate L'Hermione pour aller combattre aux côtés des insurgés américains qui luttent contre les anglais pour leur indépendance. Cet appui militaire au général Washington sera décisif dans cette guerre d'indépendance et le marquis de La Fayette deviendra au fil du temps un personnage à part entière de l'Histoire des États-Unis. A tel point qu'en 2002 il fut nommé citoyen d'honneur des États-Unis, titre exceptionnel accordé qu'a huit personnalités à ce jour.

 

200 ans après cette traversée, des passionnés d'histoire et de patrimoine maritime se sont lancés dans la folle aventure de reconstruire la fameuse frégate, en utilisant les techniques du 18ème siècle, et avec pour objectif une traversée commémorative. Formidable aventure humaine et historique, le chantier aura duré près de 20 ans et le voyage commémoratif s'est déroulé en juillet 2015.

 

l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015

Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine en Belgique, s'est emparé du sujet en 2009 dans l'album Black Crow raconte l'Hermione. C'est cet album qui est donc réédité ici dans un format plus grand, avec une nouvelle couverture et 7 pages de bonus à la fin. Sorte de préquelle à sa série Black Crow, l'album raconte les prémices du départ de La Fayette pour l'Amérique en pleine guerre d'indépendance. Delitte ne raconte donc pas l'histoire du navire à proprement parler, mais imagine une histoire d'espionnage assez bien ficelée pour mettre en scène les personnages et les faits historiques et introduire la vraie Histoire. Du coup, le bateau parait secondaire et les amoureux de vielles coques et de vieilles voiles en seront un peu pour leur frais, car la frégate ne prend la mer que tardivement. Il n'empêche, Delitte ne démérite pas son titre tant les scènes en mer sont sublimes. Et là, le grand format est vraiment un plus, d'autant que Delitte aime utiliser de grandes cases panoramiques, parfois même en double pages. Je mettrai en revanche un bémol pour les personnages qui ont tous la même tête et qui manquent cruellement d'expression. Heureusement que les costumes permettent de différencier les personnages...

 

L'Hermione est un très bel album qui aurait mérité plus de pages pour qu'on profite davantage des embruns et des voiles qui claquent ...

 

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

 

 

20/05/2015

Surcouf - tome 3 - le roi des corsaires

surcouf,roi des corsaires,delalande,erick surcouf,michel,glénat,histoire,marine,pirates,corsaires,st malo,royal navy,bataille navale,052015,710surcouf,roi des corsaires,delalande,erick surcouf,michel,glénat,histoire,marine,pirates,corsaires,st malo,royal navy,bataille navale,052015,710Scénario : Erick Surcouf et Arnaud Delalande

Dessin : Guy Michel

Éditeur : Glénat

48 pages

date de sortie : 29 avril 2015

genre : histoire, aventure

 

 

Résumé (éditeur)

Jonas Wigg, l’espion anglais à l’origine chargé de tuer Surcouf, fait à présent partie de l’équipage du célèbre corsaire malouin. Grisé par le goût de l’aventure, il a décidé de se joindre aux campagnes de ces hommes fiers et nobles qui fendent la mer au mépris du danger, n’hésitant pas à affronter des frégates parfois dix fois plus armées que les leurs. Il se révèle même une recrue de choix contre ses propres compatriotes...

surcouf,roi des corsaires,delalande,erick surcouf,michel,glénat,histoire,marine,pirates,corsaires,st malo,royal navy,bataille navale,052015,710



L'aventure continue de plus belle et Erick Surcouf, le descendant du plus célèbre des Corsaires, nous emmène au cœur d'une bataille navale des plus farouches. Fin tacticien, aventurier hors pair et n'ayant peur de rien, Robert Surcouf n'hésite pas à affronter des bâtiments trois fois plus gros que le sien et surtout bien plus armés. Il affichera même à son tableau de chasse la fierté de la Royal Navy : le Kent, fleuron de la flotte Anglaise. Faisant trembler et rager l'amirauté anglaise, ses nombreuses victoires commencent à agacer également l'amirauté française qui cherche à s'octroyer la totalité du butin et à supprimer la part revenant de droit au corsaire et à son équipage.

Ce troisième tome racontant la vie de Robert Surcouf est placé sous le signe de l'aventure et nous vaut de majestueuses scènes de combat naval. La partie romancée de cette histoire est bien menée et donne du souffle et de l'épaisseur au récit. De vrai/faux journaliste dans le tome 1, à vrai/faux espion dans le tome 2, Jonas Wiggs, qui se trouve être le narrateur, devient ici un vrai traitre en intégrant les rangs de Surcouf. En mettant en place cette intrigue, les auteurs évitent habilement le piège de la biographie trop documentée et rébarbative.

Dans un graphisme très (trop?) chargé, Guy Michel nous propose des planches grandioses où la marine à voile est mise à l'honneur. C'est dynamique, réaliste et ça fleur bon les embruns. Aussi, on pardonnera volontiers  les petites imperfections dont souffre parfois le dessin tant les scènes de mer sont majestueuses.

 

Mené tambour battant, ce troisième volume se termine dans les salons d'un certain consul d'origine Corse qui s'intéresse de près à ce jeune capitaine intrépide, et laisse planer le mystère quant au final de cette histoire. Dénouement attendu dans le quatrième et ultime tome de la série.

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

Lire la chronique du tome 1

Lire la chronique du tome 2

 

 

surcouf,roi des corsaires,delalande,erick surcouf,michel,glénat,histoire,marine,pirates,corsaires,st malo,royal navy,bataille navale,052015,710

 

04/04/2015

U-BOOT - Tome 4: Oncle Harry.

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.Dessin & scénario: Jean-Yves Delitte

Sortie : 18/03/2015

Editions Glénat

48 pages – Cartonné

Histoire, Thriller, anticipation, marine

 

 

Résumé (de l’éditeur): En 2054, base de surveillance située au milieu du désert du Nouveau-Mexique. Harry, le père adoptif de Jude, fait une découverte stupéfiante : le groupe Maher cherche à mettre la main sur un sous-marin allemand datant de la Deuxième Guerre mondiale, type U-Boot, qui détiendrait dans ses cales... 500 kilos d’oxyde d’uranium ! Une découverte d’autant plus troublante que la hiérarchie d’Harry cherche visiblement à étouffer l’affaire... Les différentes pièces du puzzle disséminées à travers les époques vont-elles finalement se rassembler ? L’heure du dénouement est proche...

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.

 

«Le contenu de ces caisses va donner à votre pays le moyen de développer une arme dont le nom seul suffit à faire trembler le monde… »

 

Mon avis : C’est le retour de la série U-boot de Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la Marine. Je rappelle, pour ceux qui ne seraient pas au courant, que Jean-Yves Delitte a déjà réalisé une bibliographie très importante et de qualité. Cet architecte-designer de profession compte à son palmarès des séries telles que Donnington, Les coulisses du pouvoir, Tanâtos, Les Brigades du Tigres. Mais, il s’est surtout spécialisé dans les aventures maritimes avec Black Crow ou des albums qui racontent l’histoire de trois-mâts prestigieux tels que le Belem, l’Hermione ou encore La Bounty.

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.

La série U-Boot s’intéresse aux sous-marins allemands qui ont sévi pendant la seconde guerre mondiale. Cette série est très bien documentée. A cette partie bien précise de l’histoire maritime, l’auteur greffe toute une série de péripéties liées à des matières nucléaires qui se perdent pendant la débâcle allemande. Certains vont essayer de retrouver ces matières pour ourdir une explosion nucléaire et profiter du chaos qui s’en suivra.

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.

Le dessin de Delitte est toujours aussi extraordinaire tant au niveau technique via les dessins des U-boots et de toute une série d’avions. Il pourrait rejoindre sans problème certaines collections dédiées à l’aviation. Pour le domaine maritime, il est une collection prestigieuse à lui tout seul…Ce que j’apprécie aussi dans son dessin, c’est la science du détail, même dans les décors. Dans cet album, il s’en donne à cœur joie. Rien qu’au niveau des épaves, c’est remarquable. Il en est de même par rapport aux ruines de Tchernobyl, par exemple. J’ai apprécié également le côté « anticipation » où on voit ressortir l’aspect design et futuriste de certaines planches.

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.

Au niveau du scénario, ce tome 4 est le dernier tome de la série. On se rend compte que les personnages principaux sont pris dans un engrenage, dans un complot dont ils ne sont que des rouages dont on se débarrassera dès qu’on n’aura plus besoin d’eux. Delitte nous fait voyager au fil des pages d’une période à l’autre. On passe de 1944-1945 à 2054 et on fait plusieurs fois la transition d’une époque à l’autre. J’ai été un peu déstabilisé par ces changements successifs et j’ai dû relire certaines pages pour bien comprendre la portée et l’historique exact des événements. C’est le seul point négatif de la narration pour ma part. D’autre part, je trouve la fin de la dernière planche un peu énigmatique. La série est terminée mais la rentrée du sous-marin dans sa base en février 1945 me laisse un peu perplexe… 

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.

Cette série est excellente surtout au niveau graphique. Le récit est passionnant également mais demande une attention de tous les instants. Il s’agit d’un thriller d’anticipation sur fond de scandale financier et médical, un complot à travers les générations. Je vais pouvoir maintenant relire les 4 épisodes de la série, je suis persuadé que je vais y trouver la réponse à mes derniers questionnements.

 

a09-3e78912.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne 

 

 

Lien vers la fiche technique de l’album chez Glénat: ICI.

 

 

Capitol.

 

U-boot, Delitte, Glénat, 8/10, histoire, thriller,anticipation, marine, 03/2015.

 

04/07/2014

S.O.S Lusitania - tome 2 - 18 minutes pour survivre

sos lusitania,18 minutes pour survivre,ordas,cothias,manini,bamboo,grand angle,guerre,première guerre mondiale,marine,mer,naufrage,sous marin,paquebot,cunardsos lusitania,18 minutes pour survivre,ordas,cothias,manini,bamboo,grand angle,guerre,première guerre mondiale,marine,mer,naufrage,sous marin,paquebot,cunardScénario : Patrice Ordas, Patrick Cothias

Dessin : Jack Manini

Éditeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

date de sortie : 30 avril 2014

48 pages

genre : guerre, Histoire,

 

Résumé (éditeur)

1915, l’enquête à bord du transatlantique RMS Lusitania se poursuit. Alors que des rumeurs d’attentat à la bombe circulent et que l’inquiétude gagne les passagers, les matelots Morisson et Shan capturent deux espions allemands. Ces derniers refusent de leur révéler l’emplacement de la charge explosive. Épaulés par le milliardaire américain Alfred Vanderbilt, les jeunes matelots vont tout mettre en œuvre pour éviter une terrible tragédie humaine et une catastrophe mondiale sans précédent...

 

sos lusitania,18 minutes pour survivre,ordas,cothias,manini,bamboo,grand angle,guerre,première guerre mondiale,marine,mer,naufrage,sous marin,paquebot,cunard

Dès 1914, le Lusitania est réquisitionné par la Royal Navy et transformé en paquebot croiseur. Néanmoins, il continue ses traversées transatlantiques pour le compte de la Cunard Line et sa fonction de transport de passagers, même s'il ne fait plus qu'une seule traversée par mois. Lors de son ultime voyage le 7 mai 1915, il transporte en secret dans ses soutes une énorme quantité de munitions et d'explosifs.

 

Bien que les Allemands aient prévenu - notamment par voie de presse - qu'ils torpilleraient tout navire battant pavillon anglais se trouvant en zone de guerre, quelques personnalités artistiques ont pris place à bord. La petite communauté de passagers, sans doute rassurée par la présence du croiseur Anglais Juno, semble insouciante de la menace Allemande et de ses redoutables U-Boote.

Mais la nonchalance des passagers s'estompe doucement au fil des pages et laisse place à une tension de plus en plus palpable. Alors que le paquebot s'approche des côtes Irlandaises, la menace est prise au sérieux par l'équipage et les passagers. Curieusement, c'est à ce moment là que le Juno change de cap et n'escorte plus le Lusitania et que ce dernier ralenti son allure ...

 

sos lusitania,18 minutes pour survivre,ordas,cothias,manini,bamboo,grand angle,guerre,première guerre mondiale,marine,mer,naufrage,sous marin,paquebot,cunard

Les auteurs se basent sur les témoignages des survivants et sur les rapports des capitaines Anglais et Allemand qui parlent de deux explosions lors du torpillage, semant le doute sur la cause réelle du naufrage, afin d'échafauder une hypothèse fondée sur la théorie du complot, ou du moins de la manipulation.

Alors que tout le monde savait qu'il y avait d'énormes risques de torpillage, le Lusitania à tout de même embarqué des civils et notamment des américains. Le navire étant soi disant neutre, son torpillage devient un acte caractérisé de la barbarie Allemande et est utilisé comme outil de propagande pour forcer les américains à entrer en guerre aux côtés des Anglais et des Français....

Dans cet ouvrage, espions, sabotages, et intrigues sont de la partie assurant un côté épique et romanesque à un fait Historique majeur de la première guerre mondiale.
Patrice Ordas et Patrick Cothias n'ont pas leur pareil pour mettre en scène des fictions Historiques et nous tenir en haleine tout en nous donnant une petite leçon d'Histoire. Illustré d'un trait classique et dynamique par Jack Manini cette série est vraiment plaisante à lire.

Ce deuxième tome se lit comme un bon roman d'espionnage et nous promet un final palpitant dans l'ultime volume, à paraitre le 7 mai 2015.

 

Ma note : 7,5/10

Loubrun

 

lire la chronique du tome 1

 

 

 

 

Inscrivez-vous à la newsletter

02/06/2014

BLACK CROW - tome 5: Vengeance.

Black crow, vengeance, Delitte, Glénat, 05/2014Black crow, vengeance, Delitte, Glénat, 05/2014Dessin  & scénario : Jean-Yves Delitte

Editions Glénat

Sortie 07/05/2014

48 pages

Prix conseillé : 13,90 €

ISBN : 9782723496704

Aventure, marine, Histoire

 

Résumé (de l’éditeur) : Après une bataille sans merci, les Français ont finalement pris possession de Port-Saïd. Pris au milieu de la tourmente, Samuel Prescott dit Black Crow y a perdu le Revenge et pas mal de ses amis. Dans l’ombre, il fomente sa vengeance... Alors que l’état-major français se réunit, le corsaire leur lance un ultime affront sous la forme d’une flèche explosive avant de prendre la fuite en leur dérobant un navire. Pourchassé par la Royale, il part se ravitailler à Cap Verde où il retrouve un vieil ami, ancien jésuite aux mœurs légères. Pour échapper à la frégate française le Concorde, celui-ci lui propose de partir loin. Là où personne n’est encore allé… Vers la mythique Terra Australis incognita

Black crow, vengeance, Delitte, Glénat, 05/2014

 

Mon avis : Black Crow, alias Samuel Prescott, continue sa saga qui l’emmène de plus en plus loin, jusqu’à la « Terra australis incognita », au brésil. Le lecteur suit toutes les péripéties d’une chasse à l’homme, celle de black Crow, par la marine française.

C’est rythmé au niveau de l’action, le contexte maritime est toujours présent. Au niveau du scénario, nous avons donc un « mix » entre ces deux lignes directrices.

Black crow, vengeance, Delitte, Glénat, 05/2014

 

Au niveau du dessin, il reste dans la droite ligne des autres tomes de la série. On retrouve toujours cette différence entre le jour et la nuit au niveau des marges des planches (blanc/noir). La construction des cases laisse place à la créativité de Jean-Yves Delitte. Nouveauté, il innove en réalisant en réalisant des dessins superbes, sans bulle ou annotation, en 1 case sur deux planches en vis-à-vis. Le résultat est splendide et montre toute l’étendue du talent de l’auteur.

Black crow, vengeance, Delitte, Glénat, 05/2014

 

Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine belge, un titre qui a fait couler un peu d’encre en France qui n’a pas le monopole de la mer, porte haut le drapeau du dessin « maritime » ; ce tome 5 répond complètement aux attentes. Une fois rentré dans l’histoire, plus moyen de lâcher l’album avant la fin du récit. Epatant !

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          8,0/10

 

Le site internet de Glenat : ICI.

 

Capitol.

Black crow, vengeance, Delitte, Glénat, 05/2014

06/02/2014

Flottille 66 - tome 3 - Double K

flotille66_3.jpgflotille66_3_PL02.jpgScénario : Romuald Pistis
Dessin : André Le Bras
Couleurs : Nicolas Caniaux

Éditeur : Zéphyr BD

48 pages

date de sortie : janvier 2014

genre : aviation, anticipation

 

 

Ce n'est pas dans ce tome que les 3 héros, Hadrien, Ming Yue et Alfio iront se dorer la pilule sur les plages du Var ! Alors que le Charles de Gaulle s’apprête à rentrer à sa base à à Toulon, les trois pilotes sont envoyés vers la BAN (Base AéroNavale) de Landivisiau en Bretagne. Cette base d'apparence normale abrite dans ses sous-sols la Ruche, le centre névralgique de la Flottille 66. C'est en ce lieu très secret et hautement technologique qu'ils se voient signifier officiellement leur intégration au sein de la F66. Au passage, on en apprend un peu plus sur cette flottille : ses missions, son fonctionnement, son emblème, l'origine de son nom...

 

Leur première mission officielle sous les couleurs de la F66, consiste en une démonstration des capacités du Synapse, cet avion invisible révélé dans le tome 2.

Après force entrainements magistralement mis en scène, rien ne se déroulera comme prévu. En effet, dans le même temps, un drone utilisé dans la lutte contre la pêche illégale perd le contrôle provocant d'irrémédiables dégâts sur le chalutier surveillé.

C'est là l’œuvre de Double K. C'est le méchant de l'histoire qui semble avoir des moyens considérables pour parvenir à ses fins. Il s'est octroyé les services du meilleur hacker au monde pour pirater et prendre le contrôle de centaines de drones de par le monde et tenter de les diriger contre des cibles stratégiques. Ses véritables motifs ne sont pas révélés ici, laissant le lecteur sur sa fin mais augurant d'une seconde partie des plus dynamique.

 

Ce tome 3 de Flottille 66 est placé sous le signe du rythme et de l'action même si, et c'est le paradoxe de cet album, l'intrigue met du temps à se mettre en place. En gros, on ne s'ennuie pas un instant à la lecture, mais il faut avoir dépassé la moitié de l'album pour savoir ou on met les pieds.

Les scènes aéronautiques sont toujours d'aussi bonne qualité, tout comme les notes techniques parsemant les pages. Je trouve ces dernières un peu envahissantes, mais elles permettent de crédibiliser ce récit d'anticipation qui se déroule dans les années 2020, et d'apporter quelques éclairages de bon aloi sur des termes techniques assez pointus.

Il est à noter aussi un progrès très net sur le dessin des personnages dont c'était la faiblesse sur les tomes précédents.

Avec ce troisième opus, Flottille 66 fait tranquillement son trou dans le registre des séries d'aviation. Les fans des deux premiers tomes ne seront pas être déçus.

 

 

Ma note : 7/10

Loubrun

 

tomes 1 & 2