09/01/2017

Corps sonores

coprs sonores.jpgcoprs sonores julie maroh.jpgScénario : Julie Maroh
Dessin : Julie MAroh
Éditeur : Glénat
304 pages
Date de sortie :4 janvier 2017
Genre : roman graphique.
 

 


Présentation de l'éditeur
 À Montréal, comme partout ailleurs, les couples se font et se défont. Les individus s’attirent, se repoussent, dans une perpétuelle valse des corps. Dans cette même ville s’entrecroisent des destins à la fois différents et semblables, liés par ce sentiment indescriptible : l’amour.
 
 
Mon avis
 Julie Maroh a commencé ce recueil de nouvelles amoureuses pendant qu'elle finissait le bleu est une couleur chaude. La forme finale et la technique ont mis des années à émerger, au bon vouloir de son inspiration. On retrouve donc Julie Maroh dans un univers qu'on attend venant d'elle, les relations amoureuses sortant des normes et des stéréotypes. Les 21 nouvelles résolument contemporaines se déroulent à Montréal car cette ville est une véritable fourmilière qui grouille de relations, d’enchevêtrement, de stratégies de rencontres, de schémas multiples ...
 Bref, attendez-vous à entendre l'accent québécois à toutes les pages. Perso, j'ai trouvé ça assez compliqué à suivre surtout qu'on y rajoute une flopée d’anglicismes.
Pour le dessin, Julie Maroh s'est essayée à plusieurs techniques pour opter pour celle du papier bristol accompagné d'huile de lin et d'un crayon gras. Je vous laisse juge du résultat mais perso j'ai trouvé ce style très peu attrayant.
Mais bon le principal n’est pas là, c’est l'émotion qui compte dans ce genre de récit. Le verdict : un encéphalogramme complètement plat et un ennui abyssal.

Samba.

 

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28/05/2013

La vie d'Adèle ou le bleu est une couleur chaude ?

Lors de la remise de la fameuse palme d'or ce WK à Cannes , le réalisateur Abdellatif Kechiche n'a pas mentionné la BD qui a servi de base à son film.
Comme on est sur un blog BD ,rendons à Julie ce qui est à Julie .
Vous comprendrez tout en lisant cet article mais j'ai un peu l'impression que le réalisateur aime s'accaparer tous les mérites.
Sinon, pour relire mon avis sur cette BD et une interview de Julie Maroh, c'est par ici.

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23/04/2010

Interview de Julie Maroh.

dyn008_original_350_498_jpeg_2551150_a067b74459de1702c149dd7cfa6c0ce2Suite à mon coup de cœur  pour le bleu est une couleur chaude , j'ai pris contact avec Julie Maroh pour une petite interview.
Et voici le résultat .Bonne lecture .



1-J’ai lu sur ton blog que  Le bleu est une couleur chaude, c’était 5 ans de ta vie .Un parcours du combattant pour pouvoir éditer ta première BD ou un esprit perfectionniste ?
En fait, j'ai commencé ce projet quand j'étais encore en études et je ne pouvais qu'y consacrer mon temps libre entre les cours. Il a donc fallu plus de trois ans pour l'écriture et le découpage du récit, lentement mais sûrement, et puis ensuite le temps de réalisation de l'album. Je ne pense pas que ce soit une question de perfectionnisme, mais juste les circonstances. Et puis j'ai eu pas mal de périodes de creux où je n'arrivais rien à produire.

2- N’as-tu pas eu des craintes par rapport au thème de ta BD qui parle de l’homosexualité féminine ?
Non, pas du tout. J'espère juste qu'on ne croira pas que l'histoire vise un lectorat bien défini, je n'ai pas créé ce discours pour un public lesbien.


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3- Penses tu que ta BD apportera une petite brique au regard que portent les gens sur l’homosexualité ?
Justement, c'est plutôt pour cela que je l'ai écrite, et donc pour tous ceux que j'aimerais convaincre. Je n'ai aucune certitude sur le poids qu'aura l'album publiquement mais quand je reçois des commentaires ou des mails de lecteurs qui me rapportent l'effet qu'a eu la BD sur eux et/ou sur d'autres personnes, je suis rassérénée.

4-Beaucoup d’émotions passent par des regards ou de petits gestes .C’est cet échange d’émotion que tu voulais partager avec le lecteur ?
Quand j'écris je ne pense pas au lecteur. Ça m'influencerait beaucoup trop, je crois! Pour ce qui est de la retranscription des émotions, j'avoue que c'est une des choses que je préfère travailler en BD. L'avantage de la jonction entre textes, images, blancs. Et pour ce récit en particulier, la découverte de ses propres sentiments et la connection qu'on éprouve vis-à-vis de l'autre sont un pilier de l'album. Regards, gestes et subtilités en sont donc une réalité à traiter.

5- ça fait quoi de lire autant de louanges et d’avis positifs ?
Plaisir, bien sûr! Les seuls avis que je reçois sont ceux des lecteurs qui postent des commentaires sur le blog, ou m'écrivent par email. Et puis évidemment mon entourage, certains libraires... Mais au-delà je ne sais pas quel accueil reçoit le livre à grande échelle, et je ne lis pas les critiques en ligne. J'espère juste qu'il puisse toucher un large public, j'entends: un public varié.



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6- Quelle est la part d’autobiographie pour ce Bleu est une couleur chaude ? Je parie que c’est une question qu’on te pose souvent (désolé) ?
On me pose souvent la question oui. J’ai l’habitude de répondre que la première source d'inspiration d'un auteur c'est soi-même, mais que ça ne veut pas dire qu'on parle de ce qu'on a vécu. On est obligé de se transposer dans la narration, de ressentir, de réfléchir à ce que pensent et décident nos personnages, et pourquoi. En fait c'est un boulot de schizophrène!
On est donc obligé de pouvoir se projeter, ça demande un peu de vécu mais surtout de l'imagination je pense.
Donc la part d'autobio' de l'album... elle est inexistante dans la forme, mais présente évidemment dans le message que je veux faire passer, dans ce que je pense de l'amour, et le pouvoir que j'y attribue.


7- Que peut-on te souhaiter pour le futur?

Continuer à me goinfrer de chocolat sans chop
Cper de caries.

Un grand merci à Julie Maroh pour avoir accepter cette interview.

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16/04/2010

Le bleu est une couleur chaude.

bleu11Auteure : Julie Maroh.
Editeur : Glénat.



Cheveux au vent.
La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres.

Mon coup de cœur.
Voilà bien une BD que j’aurais « oubliée » sans le coup de cœur de BDgest pour cet album. Comme le dessin  tout en douceur et expressif me plaisait bien, j’ai tenté l’aventure bleutée .Je dois avouer que mon choix  a aussi  été facilité par le coté assez sulfureux de certaines scènes. Je commence donc ma lecture et je me dis tout de suite qu’on ne va pas rigoler beaucoup .Mais bien vite, je suis ravi par la sensibilité du scénario et du dessin, quelle osmose d’ailleurs entre les deux. Les moments où les regards se croisent, où les mains se frôlent sont d’une justesse rarement vu dans le monde du 9 ème art. Et puis sans jamais tomber dans la caricature, on suit les difficultés de Clémence à accepter sa différence, à la faire accepter aussi, à combattre ses démons intérieurs et à réaliser ses rêves. Malgré la fin assez tragique mais ça on le sait tout de suite en début d’album, c’est presque en paix et surtout ému qu’on ferme cet album d’exception. Une parenthèse de fragilité, de douceur qui contraste avec le tourbillon des premières passions amoureuses.
Pour un premier album, Julie Maroh nous gratifie d’un coup de maître.
surprises.smileysmiley.com.9

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