12/09/2017

Montana 1948

montana 1948.jpgmontana 1948 e.jpgAuteur : Nicolas Pitz.
Editeur : Sarbacane.
124 pages
Sortie : mars 2017.
Genre : drame.

 

 

 

Le résumé.
De l'été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n'a pu chasser ni même estomper. Ainsi s'ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusations à l'encontre de l'oncle du garçon, charismatique héros de guerre et médecin respecté. Le père de David, shérif d'une petite ville du Montana, doit alors affronter son frère aîné. Impuissant, David assistera au déchirement des deux frères et découvrira la difficulté d'avoir à choisir entre la loyauté à sa famille et la justice.

« Tu as transformé ma buanderie en prison ? »

Mon avis.
Alors le Montana, état des USA d’un million d’habitants, ce qui fait de lui un des états les moins peuplés de la nation de Trump. La capitale du Montana ? On ne sait jamais que vous participeriez à un jeu pour devenir millionnaire, ça pourrait servir : Helena. Et comme vous vous en doutiez, le nom est d’origine espagnol et il signifie simplement montagne.
Un état donc rural avec de grandes plaines herbeuses et du relief à ses extrémités. Un état idéal pour trouver des bleds au milieu de nulle part avec une population bien ancrée dans ses traditions (souvent religieuses et rétrogrades).
Voilà donc planté le décor de cette adaptation du roman de Larry Watson paru en 1993.montana 1948,pitz,sarbacane,032017,drame Vous l’aurez compris, on est en Amérique profonde avec des habitants portant l’arme comme une montre et se prélassant dans la dévotion religieuse pour mener leur vie.
Le rythme de ce roman noir est plutôt lent. On suit les vicissitudes d’une bonne famille blanche via les yeux d’un gamin, David Hayden. L’ambiance est assurément là, les pleines pages font leur effet, par contre l’expressivité des personnages est moins marquante surtout avec leurs grands yeux presque hypnotiques. On y parle d’un cas de conscience quasi cornélien, choisir entre sa famille ou son devoir. La trame joue aussi beaucoup sur les silences pour bien marquer la tension croissante qui s’installe. Au final, une lecture très correcte mais je dois bien avouer que question empathie, c’est du régime au pain sec. Intrigant, assurément, passionnant, nettement moins.

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Samba

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : montana 1948, pitz, sarbacane, 032017, drame |  Facebook | |