06/12/2017

Alix

cov.jpg8.jpgTome 36 - Le Serment du Gladiateur

Scénario : Mathieu Breda

Dessins : Marc Jailloux

Couleurs : Corinne Pleyers

Editeur : Casterman

Parution : 15 novembre 2017

50 pages - cartonné

Peplum

Présentation :

Venu rendre visite à sa cousine Tullia, Alix rencontre le célèbre Lame-serpent, ce gladiateur à la trajectoire peu commune à qui certains prêtent d'étranges pouvoirs. Curieux, il s'intéresse à la vie de cet homme. Pris d'un désir de justice, Alix s'aventure dans les catacombes afin de changer le destin de ce valeureux héros. Mais Alix va apprendre à ses dépens que le destin d'un homme est soumis à de multiples volontés qui le dépassent et l'ensorcèlent.

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Mon avis :

Le mois prochain, à Angoulême, une exposition va commémorer les 70 ans de la série Alix. Qui dit mieux en matière de longévité pour une série historique ? En attendant cet événement, un album vient de sortir. Celui-ci est signé par le tandem Marc Jailloux et Mathieu Bréda qui font revenir notre héros à Pompéi, juste après l’épisode de La griffe noire.

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Le scénario, respectueux des modèles martiniens, permet de pénétrer dans le monde des gladiateurs par le prisme d’une intrigue menée sur un rythme trépidant avec quelques scènes de combats dans de sombres rues, dans un cimetière et, bien sûr, dans l’arène. Le récit est dense, tragique, bien charpenté.

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Marc Jailloux, qui travaille à l’encre de Chine, dans la plus pure tradition classique, donne une version scrupuleuse et fidèle de cet univers antique. Sa documentation est irréprochable, ce qui donne un côté réaliste à ses décors et donne un charme particulier à la lecture : l’inévitable nostalgie avec un petit zeste d’érudition bien distillée.

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Pour couronner la sortie de l’album, dans la série Les Voyages d'Alix, paraît un magnifique volume consacré aux Gladiateurs. Marco Venanzi y illustre de manière spectaculaire les textes érudits d'Eric Teyssier, Maître de conférences en histoire romaine à l'université de Nîmes et, par ailleurs, auteur d’une excellente biographie de Spartacus.

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Skippy

29/10/2017

Les chroniques courtes #146 : Back Street Girls T.2, Les Monstres attaquent !, L'Iliade T.2/3

Les chroniques courtes, #146, Back Street Girls,Jasmine Gyuh, Soleil, Seinen,  BACK STREET GIRLS T.2

Auteure : Jasmine Gyuh
Éditeur : Soleil
160 pages
Date de sortie :  23/08/2017
Genre : Seinen

Second tome tout aussi ennuyeux que le 1er volume. Les trois anciens yakusas devenus jeunes filles idols, n’en mènent pas large… nous autres lecteurs, non plus d’ailleurs. L’humour est plat, sans consistance, et on ignore le véritable intérêt d’un tel manga. Certes, le concept présente une certaine originalité, mais celle-ci stagne dans son processus et endort littéralement le lecteur.

Les chroniques courtes, #146, Back Street Girls,Jasmine Gyuh, Soleil, Seinen,

On est à des années lumières d’un Prison School ou de Ladyboy Vs Yakusas. A éviter d'urgence!

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Coq de Combat.

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Les Monstres attaquent ! (1/3)

les chroniques courtes,#146,back street girls,jasmine gyuh,soleil,seinenScénario : Cullen Bunn et autres
Dessin : Greg Land et autres
Éditeur : Panini comics (kiosque)
128 pages
Date de sortie :  octobre 2017
Genre : comics de monstres et super-héros

 

 

Contient: Monsters Unleashed 1 et 2-03 et 04 2017,Avengers M.U 1-03/2017,Spider-Man/Deadpool M.U 1-03/2017 

 

J'ai cessé d'acheter les comics Marvel depuis plus de deux ans déjà ! pourquoi ? parce que les modifications constantes faites sur la chronologie de l'univers Marvel ne correspondait plus au vieux lecteur que je suis. (Thor est une fille, Captain America remplacé par son ancien comparse noir, Peter Parker/Spider-Man est riche et à la tête d'une multinationale, etc) Mais en voyant cette publication j'ai craqué à nouveau car les "Monstres" sont à l'origine du succès de l'éditeur Atlas (qui deviendra Marvel) ! Les magazines des fifties et sixties comme "Strange Tales", "Amazing stories", "Marvel tales", "Tales to astonish", etc. publiaient des histoires courtes où des monstres apparaissent sur terre et un ou plusieurs humains courageux devaient les combattre pour sauver la terre.

Dans cette nouvelle publication, une pluie de météorites tombe sur la terre et l'inonde de monstres (tous issus des histoires du passé de Marvel). Les Avengers, X-Men, et autres héros vont combattre partout sur terre cette invasion. Mais qui est à l'origine de cette attaque ? des récits plus ou moins bons mais tous intéressants par le graphisme des monstres. Le récit mettant en scène Spider-Man et le fou furieux de Deadpool est hilarant. A noter que le titre américain "Monsters Unleashed" est repris sur une publication Marvel des seventies en noir et blanc qui comprenait aussi des courts récits d'horreur. 

Les deux autres volumes paraîtront en novembre et décembre 2017.

Enjoy ! JR

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Scénario : Clotilde Bruneau
Dessin : Pierre Taranzano
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie :  13/09/2017
Genre : peplum, mythologie

 

Entre batailles interminables, duels insensés et querelles divines : la guerre entre Troie et Grecs s'éternise. D'autant qu' Achille – seul homme qui aurait pu faire pencher la balance – a décidé de renoncer aux combats. Qu'à cela ne tienne, les dieux ont décidé qu'il fallait que cette guerre se gagne d'un côté ou de l'autre. C'est donc un sacré jeu de dupes qui se déroulent au-dessus des têtes mortelles... Une épopée classique qui s'annonce prometteuse en couverture, mais dont le dessin nous laisse un peu déchanté au fil des pages. Un trait grossiers, des divinités sans réel charismes, des dents de traviole, ... mais une ambiance ! Incontestable, qui va crescendo pour nous faire languir après le dernier tome de cette trilogie.

 

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ShayHlyn.

26/02/2016

Da Qin - Tome 1/2 : L'âge de fer

da-qin-bd-soleil.jpgdaQinT1-1.jpgScénariste : Olivier Richard
Dessinateurs : Ullcer, Yang Wei Lin
Coloriste : Greg Lofé
Editeur : Soleil
Collection : Quadrants
48 pages - cartonné
Sortie : 10 février 2016
Historique - peplum


Présentation de l’éditeur
:


Da Qin : Nom donné à l'Empire romain par les Chinois de la dynastie Han(IIIe siècle avant notre ère - IIIe siècle de notre ère).


Je suis aux confins du monde... Ici, comme à rome, les dieux aiment regarder couler le sang. Surtout celui des hommes. C'est pour cela que le soleil ne se couche jamais sur cette terre désolée où le sang jaillit sans cesse. Les dieux n'aiment pas qu'on les méprise... C'est pour cela qu'ils ont anéanti Crassus et que je suis hanté par le fantôme de mon frère... Dieux de Rome. Comment mettre un terme à cette malédiction ?

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La confrontation entre un soldat romain et un prince chinois.
Un voyage aux confins du monde, à mi-chemin entre la BD historique et le peplum musclé.

En 53 avant JC, la bataille de Carrhes s’achève par la défaite romaine. Numa, un légionnaire, est fait prisonnier des Parthes et déporté vers l’est. Il n’a de cesse de s’échapper et fuir ses geôliers pour prévenir César des incroyables opportunités d’enrichissement qu’offre le fabuleux pays
des Sères. Les dieux se montreront-ils bienveillants ?


Pour cette série, Olivier Richard s’est basé sur une théorie historique selon laquelle une des légions de Crassus s’est établie en Chine. Dans l’Ouest de la Chine, le Gansu, des villageois prétendent descendre des Romains. Il a, par ailleurs, eu connaissance d’une annale chinoise faisant référence à une bataille entre Chinois et Xiongru. Au cours de celleci, les Chinois auraient été aidés par de mystérieux alliés ayant combattu en utilisant une technique identifiée, plus tard, comme la tortue.
Enfin, l’ouvrage s’inspire de la légende de Fusang, pays situé à l’est de la Chine et atteint par de courageux navigateurs. Pour certains, c’est la preuve que les Chinois ont atteint l’Amérique bien avant Christophe Colomb. Pour d’autres, c’est juste la Corée, ou encore le Japon…

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Mon avis :


Sur une base historique originale, le scénario laisse la part belle aux scènes de combats et de batailles (violence) entrecoupées de périodes de repos pour les guerriers (sexe). Le découpage reste très classique. La couverture laisse augurer des aventures orientales pour le tome suivant. Le lecteur se laisse facilement prendre aux jeux de l’exotisme et des chocs culturels. L’aspect stratégique est bien mis en évidence et les personnages principaux, très typés, attirent la sympathie. Il me semble cependant qu’un tel sujet pourrait s’étendre sur une série d’albums plus longue, il faudra attendre la suite et fin de ce diptyque pour se faire une idée et juger.

Le trait réaliste du dessin de Yang Weilin convient parfaitement aux tenues militaires romaines, parthes, grecques ou chinoises. Les décors et les mises en scènes font l’objet d’un traitement soigné : souci de véracité historique oblige. Comme pour le scénario, le classicisme est de mise.


A la lecture, pas de réelle surprise, on ne s’ennuie pas dans ce récit d’aventures qui privilégie l’action.

 

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a07-3e78901.gifScénario

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Le site internet des Editions soleil : ICI

 

 Skippy.

 

 

 

 

23/02/2016

Jour J - Tome 23 - La République des esclaves

51hiHir3y2L__SX371_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_270716.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Fafner
Éditeur : Delcourt
56 pages
Sortie : 10 février 2016
Genre : Péplum

 

 

Avis de l'éditeur :

58 avant Jésus-Christ. La République des affranchis, fondée par Spartacus en Sicile, défie l'armée romaine et fait trembler Rome depuis treize ans. Mais la crainte dune nouvelle guerre contre Carthage redonne à la Sicile un statut de terre stratégique. Jules César est donc chargé, plutôt que d'aller en Gaule, de conduire les légions qui attaqueront Spartacus et les siens. 

 

Mon avis :

La série Jour J s'attaque cette fois à un grand versant historique, à savoir le personnage fascinant de Spartacus. Vouloir vivre et mourir en homme libre, telle était sa devise, et celle de milliers d'esclaves qui l'ont suivi dans son périple. Le récit dès son ouverture montre un Spartacus déjà fier conquérant, à ses côtés son fidèle ami Crexus (clin d’œil au passage pour tous les fans de la passionnante série télévisée comprenant 39 épisodes de Steven S. DeKnight) et son campement à Bruttium en Italie. Aidés par les Ciliciens, ils parviennent sans peine à s'introduire en Sicile, et s'emparent des lieux. Dés lors, la Sicile devient la République des Affranchis, et reste prospère durant 13 longues années, avant une bataille décisive.

Au scénario, le duo Duval - Pécau parvient à distiller un récit particulièrement alléchant. De suite, on se retrouve en plein action, les différents protagonistes (César- Crassus - Spartacus...) misent leur va-tout, et les différentes stratégies prennent une sacrée envergure dont l'unique but consiste à désabuser l'ennemi. Le sage Spartacus souhaite la paix pour lui et son peuple, et n'envisage nullement de pourchasser les Romains, si de leurs côtés, ils restent courtois. Mais bien entendu, les résolutions ne s'accomplissent pas à l'amiable, et de nombreuses têtes tombent...

 

Côté dessin, Fafner taille des vues panoramiques assez efficaces. Les images bougent comme un bon film péplum et captivent l’œil, et ce malgré un manque de précision de ses protagonistes. Certaines femmes ressemblent à des déterrées, le personnage de Crassus aurait pu interpréter Dracula, et que dire de la première apparition de César, robotisée tout autant que Servilla, grimaçant telle une sorcière. Hormis ces incohérences, voulues ou non, la touche graphique et les couleurs de Fafner parviennent à créer un effet désirable, mais il manque malheureusement ce petit plus qui placerait l'album deux crans au dessus.

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Coq de Combat

 

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10/02/2016

Gloria Victis - Tome 3 - Némésis

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Scénario : Juanra Fernandez
Dessin : Mateo Guerrero
Couleurs : Javi Montes
Editeur : Le Lombard
48 pages – cartonné
Sortie : 15 janvier 2016
Genre : Péplum

 

vv2.jpgPrésentation de l’éditeur :

Il y eut une époque où certains mortels devinrent des dieux.
À cette époque, il y a deux mille ans, des hommes devinrent des légendes en risquant leur vie pour divertir les foules. Des auriges mythiques qui, juchés sur leurs chars et imitant Apollon, s'affrontaient dans l'arène.
C'est l'histoire de l'un de ces héros : Aelio Hermeros, peut-être l'un des meilleurs pilotes de char de tous les temps.
Un mortel immortalisé dans la mémoire de ceux qui le virent courir, qui furent témoins de ses défaites, de ses victoires, de son sang versé et surtout de sa gloire...

L'ombre de Némésis accompagne Aelio dans sa chevauchée vers le nord. Là-bas, loin de la terre qui l'a vu naître, il lui faudra mener la course la plus périlleuse de son existence. Ce n'est qu'à ce prix qu'il pourra rendre à son nom toute sa gloire. Et accomplir sa vengeance.

 

Mon avis :

Avec Gloria Victis, on se retrouve plongé dans une aventure dans le plus pur style péplum, une immersion dans l’Antiquité romaine et les courses de chars. Au fil des albums, le scénario de Juanra Fernández donne de l’épaisseur et de la crédibilité au héros : Aelio grandit, il est plus mûr. Sans prétention historique (les personnages historiques, les complots politiques, les épisodes connus sont heureusement évités), mais avec une documentation très ciblée, le récit progresse de façon convenue, certes, mais avec un sens du rythme maîtrisé et efficace. On évite le cours d’histoire classique, mais on apprend beaucoup sur le monde des auriges, des élevages de chevaux des courses et des rivalités dans les arènes.

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Le découpage est très dynamique, plein d'énergie, le cadrage est soigné. Le dessin réaliste de Mateo Guerrero apporte un indéniable charme au récit. Le graphisme élaboré, le trait fin et anguleux, les décors antiques soignés, tout concourt à un régal pour les yeux. La coloration de Javi Montes joue habilement des lumières et des contrastes met l’accent sur les jeux de lumière et les contrastes. Le résultat est vraiment agréable.

gloria victis,tome 3 némésis,fernandez,guerrero,montes,le lombard,15 janvier 2016,peplum

Pour conclure, je dirais que ce troisième et avant-dernier opus de la série confirme le talent des auteurs. Ils signent ici un récit qui garde le lecteur captivé de bout en bout et dont le cadre inhabituel renouvelle avec bonheur un genre trop souvent  confiné aux coulisses de la "Grande Histoire".

gloria victis,tome 3 némésis,fernandez,guerrero,montes,le lombard,15 janvier 2016,peplum

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 Skippy.

 

 

23/10/2015

Roma - tome 2 - Vaincre ou mourir

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015Vaincre ou mourir

Dessin : Luca Erbetta

Scénario : didier Convard, gilles Chaillet, Eric Adam, Pierre Boisserie

Editions Glénat

Collection Grafica

64 pages - cartonné

                                                                   Péplum historico-fantastique

 

Présentation de l’éditeur :

 

Rome ! Une ville immortelle. Une damnation éternelle.

 

217 avant Jésus Christ. Rome est devenue l’une des premières puissances de la Méditerranée. Seule Carthage contrarie son hégémonie. Hannibal conduit ses armées en Italie où il défait les légions de la République romaine à plusieurs reprises, ses troupes menaçant même la ville ! Les familles Aquilia et Léo, qui seules connaissent la malédiction nichée au cœur de la statue du Palladium, arriveront-elles à lutter à la fois contre la furie des dieux et celle des hommes ?

 

Furius Léo, descendant de Léonidas, espère briser la Malédiction qui accable sa famille en remettant le Palladium à Hannibal, avec la promesse que l’icône lui apporterait gloire et pouvoir éternels. Furius est prêt à tout sacrifier pour parvenir à ses fins. Il n’imagine pas que le Palladium retournera son plan contre lui, sur fond de guerres puniques et de luttes de pouvoir, dans un combat opposant les Dieux aux hommes et le Bien au Mal...

 

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

Mon avis :

Petit rappel : Roma est une idée ambitieuse de Gilles Chaillet. À la disparition de ce dernier en 2011, Chantal Chaillet, son épouse,  avait souhaité que  ce projet puisse être développé et mené à terme. Elle a fait alors appel à Didier Convard, aidé par Éric Adam et Pierre Boisserie, pour finaliser les scénarios de cette immense fresque supposée couvrir l’histoire de Rome, de l’Antiquité à 2030, en terminant par un épilogue de science-fiction. A chaque album devait correspondre une époque et un récit indépendant. Le dessin du premier tome a été confié au convaincant  Régis Penet. 

Roma se présente donc comme une grande saga historico-fantastique de 13 albums, construite autour de la malédiction du Palladium. À raison d'une parution semestrielle, chaque album, formant une histoire complète et réalisé par un dessinateur différent, a pour cadre un épisode célèbre de l'histoire de Rome. Pour le premier cycle des 5 récits couvrant la période antique, un cahier historique préparé par Bertrand Lançon, spécialiste de la période romaine, vient systématiquement compléter l’ouvrage.

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

Au dessin pour le tome 2, Luca Erbetta  a traité le scénario en alternant de grands plans cinématographiques avec des séquences plus denses et plus rythmées. Il a privilégié les scènes de grandes batailles, avec des milliers d’hommes qui s’affrontaient, sans négliger les moments plus intimes et les émotions des personnages. Son souci du détail, en particulier pour les armes et les tenues militaires, témoigne d’une recherche méticuleuse. Ce qui donne un réel crédit à son travail.

 

Au niveau du scénario, je pense que les fans d’Histoire, dont je suis, risquent de rester encore un peu sur leur faim. Passe encore de raccrocher la chute de Troie à la création mythologique de Rome dans le premier tome. Mais faire d’Hannibal ce portrait d’un général misant sur la seule puissance de la magie du Palladium pour s’assurer la victoire me semble tiré par les cheveux. La dimension fantastique qui apparaît dans le déroulement des batailles m’a également parue incongrue. Ma vision reste peut-être trop puriste ? Le Palladium vient pourtant expliquer une énigme de l’histoire : pourquoi Hannibal, dans une position de force, a-t-il renoncé à assiéger Rome ? Astucieux, penseront sans doute certains lecteurs. Pour ma part, j’ai du mal avec cette vision pourtant bien défendue par les commentaires du dossier historique.

 

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

Cette passionnante aventure, historique et éditoriale, à l’aspect fantastique assumé, mérite néanmoins toute l’attention des lecteurs Et je me réjouis personnellement de lire les épisodes qui vont suivre dans lesquels les grandes figures historiques de  César et Cléopâtre dans le tome 3 et surtout celle de Caligula dans le tome 4 viendront se confronter à la malédiction du Palladium. 

 

 

Roma, Vaincre ou mourir, Erbetta, Convard, Chaillet, Adam, Boisserie, Glénat, Péplum, 23 septembre 2015

 

 

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Skippy.

 

 

13/11/2014

Gloria victis - tome 1: Les fils d'Apollon.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014Dessin : Mateo Guerrero - Scénario : Juanra Fernandez

Couleurs : Javi Montes

Editions Le Lombard

Sortie : 31/10/2014

56 pages –cartonné

Prix conseillé : 13,99 €

ISBN : 9782803633883

Aventure, Péplum

 

Résumé (de l’éditeur) : Il y eut une époque où certains mortels devinrent des dieux. À cette époque, il y a deux mille ans, des hommes devinrent des légendes en risquant leur vie pour divertir les foules. Des auriges mythiques qui, juchés sur leurs chars et imitant Apollon, s'affrontaient dans l'arène. C'est l'histoire de l'un de ces héros: Aelio Hermeros, peut-être l'un des meilleurs pilotes de char de tous les temps.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

« Ça, c’est l’odeur du cirque ! Elle est la même dans tout l’empire… »

 

Mon avis : Parlons d’abord de l’album, je veux dire l’objet physique, pas le fichier PDF qui permet de lire sur un écran…Magnifique album avec le titre en lettres dorées du plus bel effet. Belle reliure, beau papier glacé. On a voulu séduire le chaland avec cette nouvelle série !

Deux pages en fin d’album replacent l’histoire dans le contexte historique. Aelio Hermeros a été un des grands auriges (conducteur de char) de l’époque. Par contre, l’histoire de sa vie est plausible quoiqu’imaginaire et le fruit du travail des auteurs. « Panem et circenses », du pain et des jeux, c’était la devise de l’époque. Les jeux du cirque étaient incontournables. C’était un peu la télé-réalité ou le football de l’époque qui déchainaient les passions, parfois les plus folles.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

Les auteurs sont espagnols. Juanra Fernandez nous livre son premier scénario de bande dessinée mais il a déjà réalisé plusieurs films et écrit trois romans dont un a été primé. Mateo Guerrero a lui, au dessin, déjà une solide expérience. Il a plusieurs styles qui vont des comics aux mangas en passant par le franco-belge. Il a également déjà travaillé aux Etats-Unis. Il a déjà travaillé pour le Lombard dans « Beast » et la série « Turo ». Les couleurs sont de Javi Montes. Son nom est même repris en couverture sur la même ligne et aux côtés du dessinateur et du scénariste. C’est assez rare que pour le souligner car parfois, on a tendance à minimiser le rôle du coloriste, ou d’oublier de citer son travail tout simplement.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

La série est prévue en 4 tomes d’après le dossier de presse. Chacun se souviendra du film Ben-Hur de William Wyler et de sa mythique course de chars. C’est dans ce décor que les auteurs nous font découvrir cet univers particulier, ce milieu très fermé où il faut survivre. Car ce « sport » n’est pas de tout repos, est très dangereux. Ce premier tome est une introduction. On y voit, dès le début de l’album, le père d’Aelio Hermeros mourir devant lui dans une course de chars de seconde zone, loin de Rome. A partir de là, ce sont des années de galère pour cet enfant puis ce jeune homme réduit à l’esclavage. Grâce à ses dons avec les chevaux, à sa volonté, il va gagner sa condition d’homme libre et puis partir sur les traces de son père…

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

Le scénario est bien ficelé, démarre assez vite et tient le lecteur jusqu’à la fin de l’album avec le but de lui donner envie de lire la suite. Je pense que sur ce point l’objectif devrait être atteint. Le dessin est bien maitrisé. Les personnages, les expressions des visages, les postures sont crédibles. Les chevaux ne sont pas boiteux non plus…On voit bien que Mateo Guerrero est à l’aise dans son travail et domine bien son sujet. Pour moi, le seul bémol est la colorisation. Je l’ai trouvée bien triste et sombre. J’ai eu l’impression qu’elle n’amène pas un plus à l’œuvre, les couleurs sont trop austères. Mais il s’agit d’un avis personnel. Les goûts et les couleurs…

Cette série devrait passionner les adolescents et les adultes à partir de 12 ans. Les latinistes et amateurs de l’antiquité romaine et autres péplum devraient y trouver leur bonheur en cette fin d’année. « Palmam qui meruit Ferat ! » (que celui qui a mérité la palme la porte !).

 

Scénario :           7,5/10

Dessin :             7,5/10

Moyenne :           7,5/10

 

Lien vers le site des éditions Le Lombard : ICI.

 

Capitol.

 

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

 

15/08/2014

Alexandre – l’épopée.Tome 1 . Un roi vient de mourir

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Dessin & couleurs : Java, Gildas
Dépôt légal : 05/2014
Editeur : Glénat
Collection : Grafica
Planches : 64

-336 av J.C. Pella, capitale du royaume de Macédoine. Le roi Philippe vient de mourir et le jeune et ambitieux prince Alexandre s’apprête à lui succéder. A 20 ans Alexandre va devoir affronter la cour des flagorneurs gravitant autour de lui et faire face à son incroyable destin. Il en est persuadé, son avenir est au-delà de l’Hellespont.

alexandre le grand,l'épopée,un roi viens de mourir,tome 1,glénat,péplum,david chauvel,michael le galli,gildas javaPour cette nouvelle fresque historique, le monde de la BD sort le grand jeu. Afin de traiter un sujet aussi fort qu’Alexandre le Grand, les éditions Glénat rassemblent les très prisés scénaristes David Chauvel (le poisson clown, Rail …. et un listing long comme le bras !) et Michael Le Galli (Watch, opération Overlord…). Les deux scénaristes ne ménagent pas leur peine. Au fil de la lecture, le lecteur mesure leur travail. L’utilisation des termes de la société Macédonienne de l’époque, les noms des protagonistes ou la généalogie de la famille royale fait tourner la tête. Des dialogues en grec ancien ne seraient (presque) pas surprenant tant le travail d’archive est complet ! D’ailleurs, la présence d’un lexique en fin de volume est bien commode pour assimiler cette vague de données. Disons le tout de suite, cette avalanche de noms, de protagonistes et de lieux surcharge (un peu) la lecture. Mais ne faisons pas la fine bouche ! Pour bien ferrer son lectorat, D. Chauvel et M. Le Galli utilisent un subtil mélange de fiction et de vérités historiques. L’utilisation de Pyrrhus et de sa sœur Eurydice comme vecteur de la narration sonne vrai. Cela permet d’être en plusieurs lieux et espace-temps en même temps sans nuire à la fluidité du récit. Et finalement, Alexandre apparait conforme à notre imaginaire : jeune, colérique mais juste.

Le dessin de Gildas Java est surprenant. Ce dernier excelle dans le dessin des corps. Les courbes, les visages sont magnifiquement rendus avec beaucoup de sensualité. Tout est en numérique. Personnellement, je trouve que cela donne un petit côté rigide. On aime ou on n’aime pas ! Les combats sont bien croqués et les mouvements prennent vie. Je déplorerais l’absence de détail des décors : cela est froid, nu, vide, trop propre. Une représentation des bas-fonds de Pella est bien tentée mais sans grande réussite. Tout est orienté sur l’intrigue des personnages.

alexandre le grand,l'épopée,un roi viens de mourir,tome 1,glénat,péplum,david chauvel,michael le galli,gildas java

Ces derniers temps, les péplums sont à l’honneur dans le monde de la BD. Celui-ci a la particularité d’être très bien documenté. Le lecteur a, ainsi, un très bon aperçu de la société Macédonienne de l’époque. C’est une performance tant le sujet est acrobatique et le personnage d’Alexandre complexe. Pour cela, la lecture de cet album est un vrai dictionnaire romancé de l’incroyable destinée d’Alexandre le Grand.

Scénario : 7/10
Dessin : 6/10

Total : 6.5/10

Tigrevolant

30/11/2013

Murena T9 : les épines.

murena.jpgmurena t9.jpgAuteurs : Delaby et Dufaux.

Editeur : Dargaud.

Sortie : 06/2013 et 11/2013.

 

Néron craint de voir le peuple romain, horrifié par le grand incendie de Rome, se retourner contre lui s'il ne trouve pas de coupables à lui donner en pâture. Les chrétiens seraient des boucs émissaires parfaits ! La relation qu'entame Lucius Murena avec la belle Claudia l'empêchera-t-elle de se battre contre cette injustice ? 

 

Au bureau de la censure.

 

Je me présente : Jean Excomminure , censeur de profession et bon chrétien.

Devant moi, une BD certainement impure vu la couverture avec  ses deux corps nus exposés. La proximité de leur rapport ne semble pas appropriée à la bonne morale judéo-chrétienne. J’ouvre et oh surprise, mon maître adoré, Néron .Que j’aimerais faire comme lui, brûler toute cette fange déliquescente, ces ouvrages impies remplis de foutre. Je dois  quand même admettre que c’est bien foutu comme dessin. Ce Delaby a du talent c’est clair. Il faudra le surveiller  car ces pseudo artistes franchissent souvent trop facilement la frontière entre la beauté et la nudité. Tiens, on y parle de Saint Pierre. Je cherche attentivement le blasphème mais je n’en trouve point. Je poursuis ma lecture par un combat entre deux molosses plutôt bien bâti. Du sang jaillit, les chairs s’ouvrent, le souffle devient court. Une scène totalement acceptable, la violence n’a jamais fait de mal pour pimenter un récit. 

Toujours rien à me mettre sous ma dent de censeur .Mais  voilà la belle de la couverture qui entre en scène. La luxure est de mise, ma censure aussi. Allez hop, limité à 7000 exemplaires cette affaire .Uniquement réservé aux païens lubriques   qui ont attendu 6 mois pour se procurer cette version « hot ».C’est dire leur perversité nauséeuse ! 

Le pire dans cette affaire, c’est le glossaire des termes érotiques de la Rome antique en fin d’album, là clairement, c’est une incitation à « pedicare * » la censure !

 

05-3e731b2.gifdessin.

a07-3e78901.gifScénario

a08-3e78906.gif Global.

Samba.

On en parle sur le forum.

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* mot latin, je vous laisser chercher sa signification.

 

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : murena, delaby, dufaux, peplum, 810, 112013, dargaud |  Facebook | |

19/11/2013

Les aigles de Rome Tome 4

adr.JPGadr4.JPGPar Marini chez Dargaud sorti le 11/2013.

A l’assaut !

ll a trahi. Marcus doit se rendre à l'évidence : Arminius, qu'il considère comme son frère, prépare une rébellion contre Rome, la cité qui leur a tout donné. Deux hommes, deux destins, une amitié déchirée et l'Histoire qui avance, inéluctablement. 

adr1.JPG

 

Cinémascope.

adr3.JPGVous voulez de l’action et bien, vous allez être servi avec ce tome 4 des aigles de Rome. Marini a visiblement enclenché la mode cinémascope pour ce tome. Une fureur guerrière s’abat dès les premières pages, la boucherie commence, le sang gicle, les lames frappent avec violence les boucliers, les têtes tombent, les cris sont féroces .Et le dessinateur helvète  assure comme un dieu pour retranscrire ces batailles. Franchement, c’est tout simplement incroyable de voir une telle maîtrise. Bref, Marini orchestre ça comme un chef bourré de talent !

Vous l’aurez compris, ce tome 4 est d’abord un choc visuel, pour le coté histoire, tout semble s’enchaîner de façon logique, presque prévisible mais vous serez tellement pris par le tumulte des batailles qu’il vous sera difficile de relever votre nez avant la fin de votre lecture.

05-3e731b2.gifDessin 

a07-3e78901.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal 

 

Samba.

adr2.JPG

 

On en parle dans le camp fortifié.

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