14/04/2017

Face au mur

cov.jpg3.jpgScénario : Jean-Claude Pautot

Dessin : Laurent Astier

Editeur : Casterman

Parution : 29 mars 2017

Biographie - polar

 

Présentation :

Mon métier est inscrit dans mon casier :

Braqueur multirécidiviste.

C’est la seule chose que je sais faire.

Depuis le début, je savais que ça allait mal se terminer.

Mais je ne savais ni où, ni quand. Et encore moins comment.

Et même si quelqu’un me l’avait dit, ça n’aurait rien changé…

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Condamné pour des faits de grand banditisme, Jean-Claude Pautot a raconté la prison, les braquages, les planques et les cavales à Laurent Astier. Dans la tradition des grands auteurs américains, ils ont forgé une fiction inspirée directement du réel.
Une bande dessinée forte comme une vie !

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Mon avis :

En janvier 2012 Laurent Astier anime un atelier bande dessinée à la centrale de Saint Maur, une des trois prisons françaises de haute sécurité. Sur les neuf détenus inscrits, un seul se présente : Jean-Claude Pautot. Une discussion s’engage, une sympathie se dégage, une confiance s’installe entre les deux hommes. Le projet d’une BD nait entre les murs de la prison. Il est vrai que ce détenu possède un sens artistique affirmé puisqu’il peint déjà depuis plusieurs années, mais sur ce coup-là, il devient scénariste. Cela donne un album coup-de-poing, asséné en 8 chapitres, 8 monochromes, 8 moments-clés de la vie de Pautot.

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Le menu est complet : prison, évasion, cavale, traque, planque, casse, violence.

Les décors : les prisons de Lyon ou Belle-île-en-mer, la fuite en Corse, …

Un dossier en fin d’album :  rapports de police, les comptes rendus d’enquête, les coupures de journaux, documents de l’Institut de Recherche Criminelle, les plans d’arrestation, photos des armes saisies…

Le ton est froid, désabusé, le traitement est celui d’une vision clinique, ultra réaliste.

Pour l’amateur de polar, la brutalité de cette fiction authentique devrait s’avérer un grand moment de lecture.

 

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Skippy

 

15/03/2017

The last contract

the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017Scénario : Ed Brisson
Dessin : Lisandro Estherren
Éditeur : Ankama
112 pages
Date de sortie :  3 mars 2017
Genre : polar, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après une vie passée comme tueur à gages, un vieil homme profite d’une retraite paisible en compagnie de son chien. Mais lorsque la liste de ses contrats pour un boss mafieux est révélée par un mystérieux maître-chanteur, il est obligé de faire face aux démons du passé et de revenir aux affaires. Alors qu’il se bat pour survivre et protéger ceux qui sont exposés par cette liste, le vieux tueur fait tout pour découvrir l’identité du maître-chanteur, sans se soucier de ce qui l’attend au bout du chemin.

 

 

 

"Encore ? J'en ai ma claque de voir des gens sortir des flingues."

 

 

 

Mon avis

 

Après avoir écrit des récits de science-fiction ou d'anticipation (Sheltered, Comeback, Cluster), Ed Brisson, qui a commencé sa carrière d'auteur de BD comme lettreur freelance, se met au bon vieux thriller noir. Mélangeant road trip et histoire de vengeance, cet album est loin de révolutionner le genre mais reste très efficace grâce à une dynamique narrative soutenue, un rythme endiablé et des dialogues bien piquants. Pas un instant de répit n'est accordé aux protagonistes et au lecteur. Les balles fusent, le sang coule allègrement et les actes de violences deviennent quasiment la norme ... Comme dans les films de Tarantino ou de Scorcese, Ed Brisson ne s'embarrasse pas et n'a pas l'intention de faire dans la dentelle. Après tout, c'est bien logique, nous avons affaire à des tueurs de la pire espèce qui même après 20 ans de retraite ont gardé leurs vieux réflexes.

Dommage que dessin et couleur ne soient pas à la hauteur. Le trait approximatif de Lisandro Estherren n'est pas des plus attirants et donne une impression trop brouillonne. Les couleurs blafardes enfoncent le clou et font penser à une BD des années 80 ... Pas top !

The last contract, c'est une histoire de papy flingueur efficace et sanguinolente qui aurait bien supporté une mise en image plus chatoyante.

Loubrun

 

 

 

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09/03/2017

Polar - Tome 02 - Œil pour œil

víctor santos,polar,glénatvíctor santos,polar,glénatScénario : Víctor Santos
Dessin : Víctor Santos
Dépot légal : 01/2017
Editeur : Glénat
ISBN : 978-2-344-01208-6
NB Planches : 176

 

Chronique de Polar – Tome 01 – Venu du froid

Précisons d'entrée qu'il est fait mention ici du tome deux mais que cette histoire peut tout à fait se lire comme un One Shot. Et pour être complet qu'à l'origine Polar est un Web Comics repris par la suite par l'éditeur Dark Horse Comics. Glénat publie ici l'équivalent VO du Season Two.


Résumé éditeur :

víctor santos,polar,glénatLa vengeance est un plat qui se mange froid...

Laissée pour morte dans les eaux de l’Arctique avec un impact de balle dans la tête, Christy White est secourue par un homme mystérieux. Alors qu’elle demande réparation, celui-ci lui apprend comment reconstituer les bribes de son passé de tueuse. Ils ont tenté de la refroidir, mais ils auraient dû finir le job. Car maintenant, le feu qui anime Christy s’est ravivé et a fini de la décongeler : elle est à point pour faire brûler le monde entier !

víctor santos,polar,glénatToujours aussi brillant et inspiré graphiquement Victor Santos nous livre ici une deuxième saison aussi maîtrisée que le premier tome, mais qui souffre toujours d’un scénario anémique où seuls les personnages changent. Et ce, même en comparaison du premier tome qui ne brillait déjà pas par son scénario très classique de vengeance.

Un mot sur l’édition, comme pour la première saison, l’histoire principale « Œil pour œil » tient à peu près sur deux tiers du tome. Après nous avons une petite histoire bonus d’une quinzaine de pages « Tous pour un » mettant en scène un espion dénommé « Black Kaiser » chargé de retrouver une taupe dans une alliance secrète qu’a formé les agences de l’est et de l’ouest, une histoire bonus dispensable de quatre pages « Un flic », et pour finir une quinzaine de pages d’illustrations et croquis additionnels. Le tout dans un format à l’italienne 23x17cm.

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Graphiquement inspiré, mais un scénario absent. Dommage.

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 JaXoM

 

09/02/2017

L’assassin qu’elle mérite T4 : les amants effroyables.

l'assassin qu'elle merite.jpgl'assassin qu'elle merite t4.jpgDessin : Yannick Corboz
Scénario : Wilfrid Lupano.
Éditeur : vents d’Ouest.
Sortie : 12 octobre 2016.
56 pages
Genre : thriller, drame.

 

Le résumé éditeur.
Paris, 1900. Victor a finalement sauvé Léna, celle qu’il avait prévu d’assassiner pour se venger d’Alec ! Dès lors, comment parvenir à faire payer son ancien mentor ? La réponse se trouve peut-être dans la lettre de revendication qu’il a subtilisée à ses nouvelles fréquentations. Un couple de révolutionnaires qui compte faire exploser le prestigieux palais de l’électricité, alors même que le débat sur la modernité frappe le Paris de l’Exposition Universelle.

« Le 20e siècle va balayer les notions archaïques de nations et de compétition libérale. La science est universelle ! »

Mon avis.

Ce qui m’a le plus marqué pendant ma relecture des 4 tomes de cette série, c’est la qualité narrative des dialogues de Lupano. Je n’ai jamais ressenti une once d’ennui pour cette leçon ambigüe et surtout imprévisible. L’assassin qu’elle mérite, c’est aussi un focus sur une époque (1900) avec ses espérances, ses progrès, ses excès ou encore sa fébrilité.
Yannick Corboz illustre cet univers d’une manière très cinématographique avec un trait assurément expressif, pétillant et parfois charmeur. L’encrage s’est aussi pas mal affiné par rapport au premier opus.
On y sent clairement une belle osmose entre le dessin et l’histoire, un peu comme un député avec son attaché(e) parlementaire.
Mais ici pas d’emploi fictif mais bien un jeu de pouvoir où les apparences sont parfois bien trompeuses. Ne sommes-nous que des pantins manipulés esclaves de nos émotions ?
L’assassin qu’elle mérite aura donc le label lu et approuvé par la SambaTeam !

 

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Samba.
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Chambre obscure (Tomes I et II)

Chambre obscure, dargaud, photographie, polar, Arsène Lupin, Brigades du TigreChambre obscure, dargaud, photographie, polar, Arsène Lupin, Brigades du TigreScénario : Cyril Bonin
Dessin : Cyril Bonin
Éditeur : Dargaud
2 X 48 pages
Date de sortie : 2010 et 2011
Genre : Policier

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

chambre obscure,dargaud,photographie,polar,arsène lupin,brigades du tigreIl s'en passe des choses étranges, dans les maisons bourgeoises du début du XXème siècle ! Cyril Bonin creuse la veine d'un Maurice Leblanc en nous invitant chez les Dambroise, famille toute à la joie des retrouvailles avec Alma, la soeur prodigue, de passage entre deux aventures. Mais la fête est gâchée par le mystérieux vol de trois tableaux de famille, sans valeur autre que les souvenirs. Il est l'heure pour l'inspecteur Alcide Leblanc d'entrer en scène, et de démêler l'artifice de la réalité, la fiction de la vie !

 

 

 

Mon avis :

 

Une bonne surprise pour commencer l’année 2017. Hier, je pioche dans ma bédéthèque une paire de BDs achetées je ne sais plus où. C’est chez Dargaud et le dessin a l’air sympa : je ne prends pas trop de risques…

 

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Mais quand même… Je ne m’attendais pas à tomber sur une enquête aussi bien ficelée. Le scénario est cohérent, les rebondissements ne sont pas téléphonés, ça se lit bien. Les personnages ont du relief et, en plus, on apprend des choses (sur la peinture et l’optique à la Renaissance, notamment) ; tout ce que j’aime en BD. On navigue entre les univers d’Arsène Lupin, de Rouletabille ou encore des Brigades du Tigre. L’humour est présent et une forme de critique sociale (sur la place de la femme dans la société, notamment) affleure tout au long de l’histoire.

 

Quant au dessin, assez proche de Gine (Finkel, Neige, etc.) on peut également y voir du Tardi. Avouez que Bonin sait choisir ses références… Au niveau des couleurs on pense également à Adèle Blansec, c’est terne à souhait et ça enveloppe le récit d’une cohérence chromatique très esthétique. Les cadrages sont précis et maîtrisés. Non, vraiment, du côté graphique c’est également du très bon boulot.

 

En somme, une bonne histoire, bien dessinée et bien racontée. Que demande le peuple ?

 

  

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Chambre obscure, dargaud, photographie, polar, Arsène Lupin, Brigades du Tigre

 

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 Odradek.

24/01/2017

Star Fuckers - tome 1 - la belle et les bêtes

star fuckers, alcante, gihef, teague, kennes éditions, polar, humour, star fuckers, alcante, gihef, teague, kennes éditions, polar, humour, Scénario : Alcante et Gihef
Dessin : Dylan Teague
Éditeur : Kennes Éditions
48 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre :polar, comédie

 

 

 

 

Résumé

 

Maria, jeune et très jolie Mexicaine de 18 ans rêve d'une autre vie et décide de traverser nuitamment le Rio Grande pour faire sa vie aux États-Unis. Les patrouilles de polices ont beau être nombreuses et suréquipées, les stratagèmes pour les mettre en défaut sont malin et la belle Maria va pouvoir entamer son plan de carrière pour accéder à ses rêves.

Mais le chemin qui mène aux étoiles n'est pas vraiment bordé de pétales de roses. La route est sinueuse, semée d'embûches et de malfaisants. Maria débute donc avec les atouts dont elle dispose, son charme hyper sexy, et trouve une place dans une boite de srtrip tease. Elle va découvrir une facette peu reluisante du star système hollywoodien et notamment les travers pervers de la superstar Hugh Gates, et fera la rencontre de Bill, un client fidèle au physique peu avenant mais très correct et surtout très au fait du fonctionnement du showbiz. Forcément : c'est un ancien paparazzi ! Ces deux rencontres seront déterminantes pour l'avenir de Maria.

 

 

 

 "- Tu te souviens de cet agent artistique qui m'avait laissé sa carte ?

- Wong Lau ?... Ce ''connard laqué'' te fait des misères ? ..."

 

Mon avis

 

Avec son titre choc, voilà un album qui dénote dans le catalogue de Kennes Éditions ! Mais malgré sa couverture un peu racoleuse, ne craignez pas d'ouvrir l'album de peur de tomber sur une débauche de fesses et de nichons. Bien sûr, je vous mentirai en vous disant qu'il n'y a pas quelques poitrails et fessiers à l'air libre, mais finalement pas tellement plus que dans tout un tas de BD aux allures plus sages, et au moins là c'est justifié puisque ça s'intègre complètement dans le déroulé du récit.

Le propos ici est très simple, avoué d'entrée de jeu et assumé. Starfuckers se veut être une série délibérément sexy et drôle, oscillant entre thriller et comédie dans l'univers complètement barré du showbiz. S'inspirant des séries TV Nip/Tuck et Californication, les scénaristes Gihef et Alcante nous servent un petit polar à priori sans grande prétention mais des plus sympathiques et lancent avec ce premier album une série qui pourrait bien durer. Les personnages mis en scène sont assez réussis, avec ce chouillat de caricature et d'exagération de leur traits qui les rendent sympathiques ou détestables, ou les deux à la fois ! Bon, pour Maria, c'est sûr que sa plastique aide à la rendre attachante !

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On ajoute à tout ça une mini galerie de personnages secondaires inattendue et digne des meilleurs seconds rôles du cinéma, des dialogues bien servis avec des répliques qui fusent, un dessin réaliste très soigné au découpage rythmé façon "cinoche", et quelques petits messages en arrière plan sur la vie, la réussite sociale et le show business, et on obtient un début de série vraiment prometteur. D'ailleurs, les auteurs savent où ils vont et prévoient une histoire complète par tome avec comme fil rouge l'ascension de Maria et comme toile de fond de cette comédie sexy une critique à peine cachée du star système et de ses dérives.

Vite la suite ! Il me tarde de voir jusqu'à quel point le titre va prendre son double sens ...

 

Loubrun

 

 

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Le blog de Dylan Teague

23/01/2017

Le projet Bleiberg t1 : les fantômes du passé.

le projet bleiberg.jpgle projet bleiberg tome 1.jpgScénario : Serge Le Tendre
Dessin : Frédéric Peynet.
Editeur : Dargaud.
60 pages.
Sortie : 20 janvier 2017.
Genre : polar international.

 

 

Le résumé éditeur.

Depuis des décennies, une mystérieuse organisation met en tout en oeuvre afin de créer un nouvel ordre mondial. Son premier allié, dans les années 1920 : Hitler, à qui elle a promis, en échange de contreparties, d'énormes moyens afin d'accéder au pouvoir... Depuis, venue des heures les plus sombres de l'Histoire, une terrible machination s'est mise en marche, menaçant l'humanité tout entière. N'est-il pas déjà trop tard pour l'arrêter ? 

« -Le consortium poursuit le même objectif que vous, monsieur Hitler.
-Donner un nouvel élan à l’Allemagne ?
-Non monsieur Hitler…au monde »

 

Mon avis.

C’est par le biais d’une raison bien personnelle que ce titre a attiré mon attention. Je suis en effet originaire du village de Plombières …appelé avant le 20 septembre 1919, je vous le donne en mille : Bleiberg. Voilà donc pour l’anecdote complètement inutile et dont tout le monde s’en fout.

Revenons donc à nos SS.
Cet album est une adaptation du roman de David Khara du même nom. Les auteurs ne sont d’ailleurs pas à leur coup d’essai car ils avaient déjà adapté les vestiges de l’aube du même auteur. Trois tomes sont prévus pour boucler cette histoire aux accents de complot international.
On remarque vite que le scénario est costaud, que les informations sont bien distillées et que les personnages sont bien campés. Comme les dialogues sont assez denses, ils prennent vite une envergure psychologique certaine (une mention spéciale au surhomme du Mossad). Pour agrémenter les enjeux intergalactiques de cette affaire, on y ajoute quelques scènes d’action bien venues pour un effet « alka seltzer ».
Au dessin, on retrouve un artiste que j’apprécie pour son trait tout en finesse, Fréderic Peynet (le veil, phoenix…). Un trait moderne qui est parfaitement à l’aise aussi bien dans une ville comme New-york ou pour illustrer les faces sombres du nazisme. En plus, Jacqueline, la garde du corps de notre héros-salopard, est vraiment trop craquante.
Ce personnage contrebalance clairement « le côté torturé » des autres. On y parle de deux belles abominations quand même, les nazis et les …tradeurs.
Voilà, un bon début de parcours pour cette adaptation, j’attends la suite avec beaucoup d’intérêt.
Bisous Jacqueline…euh mais pas à la Galant ! (Ministre belge éphémère des transports).

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Samba

 

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20/01/2017

Motorcity (one-shot)

motorcity.jpgmotorcity t1.PNGScénario: Sylvain Runberg.
Dessin: Philippe Berthet.
Editeur: Dargaud.
63 pages.
Sortie: 20 janvier 2016.
Genre: policier.

 

 

Le résumé éditeur.
Fraîchement diplômée de l'école de police de Stockholm, Lisa Forsberg revient dans son village natal, où elle intègre le commissariat local. Mais, adolescente turbulente, elle n'a pas gardé que des amis ici et, dès sa première enquête sur une disparition, elle est confrontée à toutes les rancœurs et les vieilles connaissances de sa jeunesse. L'enquête navigue dans l'univers du « raggare », une culture fan de rock'n'roll, de bastons, de tatouages et de vieilles voitures américaines. C'est dans ce milieu, qu'elle semble bien connaître, que Lisa va devoir découvrir où se trouve Anton Wiger, lui qui n'aurait raté le rassemblement annuel du Motorcity pour rien au monde.

« Mais c’est carrément impressionnant, on se croirait dans un film des années 50. »

Mon avis.
Connaissez-vous le mouvement Raggare ? Si vous n’êtes pas suédois, il y a de forte chance que non. Je peux seulement vous dire que vous allez plonger dans les années 50 avec du rock and roll et des belles américaines. Un univers qui convient comme un gant au trait de Philippe Berthet. Par contre, l’enquête de police, elle, est bien contemporaine. Un polar bien mené, ni trop rapide ni trop lent avec le tempo qui convient. C’est aussi visiblement la nouvelle terre des polars, la Scandinavie.
Les auteurs utilisent les ficelles du métier pour nous embrouiller mais si vous êtes adepte du genre, vous ne vous laisserez normalement pas prendre.
Au final, une lecture très agréable avec une histoire assez classique mais efficace. Dommage qu’il s’agisse d’un one-shot car Lisa Forsberg était un personnage que j’aurais aimé mieux connaître.

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Samba.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : motorcity, runberg, berthet, raggare, polar, dargaud, 012017, 710 |  Facebook | |

17/01/2017

Trou de mémoire - tome 2 - combien de temps un homme peut-il survivre sans respirer ?

trou de mémoire T2.jpgtrou de mémoire T2_couv.jpgScénario : Roger Seiter
Dessin : Pascal Regnauld
Éditeur : Éditions du long bec
56 pages
Date de sortie : octobre 2016
Genre : Polar

 

 

 

 

Résumé

Suite et fin de ce polar noir centré sur la quête d'identité d'un amnésique. Souvenez-vous : Gilford Milton s'est réveillé sur un ponton aux côtés du cadavre d'une fille et d'un revolver. Ne voulant pas être mêlé à cette histoire, il quitte les lieux au plus vite mais ne sait pas ou aller puisque le coup pris sur la tête l'a rendu amnésique. Il mène donc sa petite enquête pour savoir qui il est et se découvre une existence plus que sulfureuse. Il est riche, très riche, possède plusieurs adresses à New York, et il est connu et reconnu dans un immeuble luxueux sous un autre nom. Ah oui ! Il trouve des indices qui ne laissent aucun doute sur son état de tueur à gage... Il découvre aussi qu'il a un frère, une famille et une petite amie. Pour retrouver ses souvenirs, il décide de contacter son frère, ce qui va lui couter très cher.

 

 

 "T'en fais pas, je suis un peu médecin. J'ai un médicament qui va te soulager."

 

 

Mon avis

Si vous avez lu la série XIII, le pitch de ce polar ne vous semblera pas d'une très grande originalité. C'est dans le traitement graphique et narratif que tiennent l'originalité et la réussite de ce diptyque. Dans un style semi-réaliste parfois proche de la caricature pour les personnages, Pascal Regnauld offre un graphisme très stylisé teinté de bichromies ocres ou bleutées répandant avec simplicité et efficacité les ambiances d'un polar. Le mélange des aplats noirs et des traits blancs est vraiment harmonieux et offre des planches à la fois sombres et lumineuses.

Côté scénario, la recette est la même que dans le tome 1 : une narration efficace en voix off par le personnage principal et une vraie évolution du caractère du personnage au fur et à mesure qu'il se découvre. Roger Seiter nous tient en haleine avec la double enquête - celle de Milton sur lui-même et celle des flics sur Milton - mais il n'a pas su mettre en place un grand suspense qui aurait fait de ce polar un chef d’œuvre. On se doute malheureusement un peu vite de l'issue.

Grâce à un traitement graphique audacieux et esthétique ainsi qu'à une narration proche des romans de genre, Trou de mémoire reste un très bon polar qui réussit à sortir des sentiers battus malgré un pitch de départ sans grande originalité.

Je suis preneur pour un nouveau diptyque de la même veine, avec une intrigue peut-être un peu plus costaud.

 

Loubrun

 

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A lire, le tome 1

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10/01/2017

Dead Body Road

dead body road, jordan, scalera, delcourt, comics, polar, vengeance, 11/2016, 3/10dead body road, jordan, scalera, delcourt, comics, polar, vengeance, 11/2016, 3/10Scénario : Justin Jordan
Dessin : Mattéo Scalera
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie : novembre 2016
Genre : polar

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Du pur polar qui tache entre Banshee et les films de Tarantino ! Un nouveau récit noir et ultra violent par le scénariste de Luther Strode et le dessinateur de Black Science !
Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime. 

 

 

" Tu es venu m'en empêcher, Yab ? Essayer de me convaincre ? Me dire de ne pas interférer ? "

 

Mon avis

Tout est parti d'un braquage qui a mal tourné, au cour du quel la femme d'Orson Gage a trouvé la mort alors qu'elle accomplissait son devoir de flic en faisant face à la bande de malfrats. Pour accomplir sa mission vengeresse, Orson sera mis sur la piste d'un des gangsters par la police elle-même, et verra sa tâche facilitée par la scission de la bande.


Débranchez vos neurones et mettez votre cerveau sur off. Justin Jordan ne perd pas son temps à poser l'intrigue et à décrire le caractère des personnages. Tout cela tient en deux pages et nous sommes plongés en deux temps trois mouvements dans le cœur de l'action. Et l'action, c'est le crédo de cet album ! Le récit ultra-dynamique au découpage très cinématographique ne laisse aucune place à la réflexion. Ça court, ça défouraille et ça jure à tout va. Tout s'enchaine dans un déferlement de violences et de vulgarité jusqu’à l'issue sans surprise de la quête menée par le gars Orson. Les dialogues, du niveau d'une cours de récré de collège, sont sans intérêt, et même pénibles à lire. Le dessin très anguleux de Mattéo Scalera semble beaucoup moins travaillé que sur Black Science. Certes, il répond à la dynamique de la narration avec son aspect taillé à la serpe, mais l'impression générale qui se dégage est plus proche du bâclage et du brouillon.


Pour reprendre le pitch de l'éditeur, on est quand même assez loin des films de Tarantino desquels se dégagent, au milieu de la violence, au moins un peu d'humour et une forme d'esthétique, complètement absents ici.


Pour se défouler après une dure journée de boulot, pourquoi pas. Et encore ...

 

Loubrun

 

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