03/08/2017

Jack cool 1966- quelques jours avant Jésus-gris

jack cool 1966, manini, mangin, bamboo, grand angle, musique, hippies, drogues, LSD, road trip, merry pranksters, satanisme, polar, 06/2017, 7/10jack cool 1966, manini, mangin, bamboo, grand angle, musique, hippies, drogues, LSD, road trip, merry pranksters, satanisme, polar, 06/2017, 7/10Scénario : Jack Manini
Dessin : Olivier Mangin
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : aventure, road trip psychédélique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Californie 1966. Il est apparu tel un fantôme dans la communauté des « Merry Pranksters ». Comme il était sale et maigre, ils l’ont surnommé Jésus Gris. Il va les entrainer sur la route au volant d’un bus psychédélique.
Jayne Mansfield, actrice et grande prêtresse de l’église de Satan, charge le détective Jack Cool de retrouver sa fille. L’enquête le mène jusqu’au fameux bus …

 

"On va s'injecter une bonne dose de présent... tous synchros avec la grande harmonique de l'univers..."

 

Mon avis

Grisaille, neige, bureau austère dans l'usine Cadillac à Detroit ... les premières pages sont à l'opposé de la couverture chatoyante aux effluves psychédéliques. On voit un homme seul, l'air triste et perdu, au téléphone avec sa femme Lucille. Cet homme qui vient de mentir à sa femme fait annuler tous ses rendez-vous et quitte son bureau pour ne plus jamais y revenir. Entre alors en scène le détective Jack Cool qui est chargé par Lucille de retrouver son mari. Il retrouvera vite la trace du disparu, affublé du nom de Jésus-Gris, au sein d'un mouvement hippie, les Merry Pranksters. L'enquête de Jack Cool le mènera également dans les milieux satanistes et sur les pas de Jayne Mansfield dont la fille a disparue.

Jack Manini nous propose avec ce polar à double enquête une immersion totale dans les milieux hippies des années 60 sous forme de road-trip sur-alimenté au LSD. En ce milieu des sixties cette substance chimique n'est pas encore illégale et est largement consommée par les adeptes de la liberté totale, du rejet de toute forme d'autorité et surtout de la société de surconsommation. Flirtant entre thriller et chronique sociale, Jack Manini mélange subtilement le vrai et le faux et nous fait découvrir l'univers très coloré de la beat generation, notamment les Merry Pranksters de Ken Kesey qui ont vraiment existé et traversé les Etats-Unis à bord d'un bus aux couleurs psychédéliques, tout en vantant les bienfaits du LSD.

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Le rythme n'est pas des plus endiablé mais l'intrigue naissante dans ce premier volume reste intrigante. On ne sait que peu de choses de Jésus-Gris si ce n'est qu'il a traversé la guerre du Vietnam et en est revenu avec un traumatisme qu'on espère connaitre dans le second tome. Idem concernant l'enquête dans les milieux satanistes, des jalons sont posés et l'on peut supposer que la suite sera beaucoup moins colorée.

Empreint d'une sobriété de bon aloi, le dessin d'Olivier Mangin est parfait dans toutes les situations et toutes les ambiances. Il ne cède pas à la facilité du décorum psychédélique trop bariolé et se permet juste quelques ondulations de cases lorsque les personnages sont sous l'emprise des acides. C'est clair, crédible et agréable à l’œil.

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On est habitué dans la collection Grand Angle aux petits suppléments en fin de volume. Aussi avons-nous droit ici à quelques compléments d'information sur les Merry Pranksters et l'histoire du LSD. Instructif. Il manque juste quelques buvards de démo :-)

Suite et fin de cet étonnant voyage dans le tome 2.

 

Loubrun

 

 

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Un peu de musique pour accompagner cette belle lecture

18/07/2017

L'été en pente douce

cov.jpg3.jpgScénario : Pierre Pelot

Dessin : Jean-Christophe Chauzy

Editeur : Fluide Glacial

112 pages – cartonné

Parution : 07 juin 2017

Polar érotico-psychologique à la française

 

Présentation de l’éditeur :

30 ans après sa sortie en salles, Jean-Christophe Chauzy et Pierre Pelot revisitent L'Été en pente douce, chef-d'oeuvre à l'atmosphère moite et sensuelle.

Fane hérite d'une maison dans un petit village de province lors d'un été caniculaire.
Il hérite également d'une ancestrale querelle de voisinage. La présence de Lilas, magnifique sotte et récente compagne de Fane, aggravera convoitise, jalousie et haine jusqu'au final dramatique et inattendu.

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Roman de Pierre Pelot écrit en 1980, L'Été en pente douce est devenu culte grâce au film éponyme (avec Pauline Lafont, inoubliable, Jean-Pierre Bacri et Jacques Villeret) qui fêtera au printemps les 30 ans de sa sortie.

Pierre Pelot s'est prêté au jeu de la réécriture pour cette superbe adaptation dessinée à l'aquarelle par Chauzy.

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Mon avis :

Sexe, bêtise et violence : le cocktail d’un été forcément caniculaire dans une France tellement profonde et vintage qu’elle en finit par ressembler aux ambiances d’un western psychologique où un Dylan Stark de temps plus modernes viendrait faire des (ré)apparitions. De tout bons ingrédients pour une recette parfaite et de saison. Même le nom de l’éditeur semble participer à cette transmutation de la littérature populaire, du cinéma et de la BD pour cet album torride et rafraichissant.

 

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Les personnages ont été quelque peu modifiés et la fin de l'histoire, revue et corrigée. Point focal du récit, Lilas, passée de blonde à brune, apporte sa surdose de sexualité trouble et irrésistible. Fane est ici défiguré, mais sa trogne n’a rien à envier à celles des autres protagonistes. Le travail à l’aquarelle de Chauzy colle au scénario comme un caramel mou à son emballage resté sur le siège arrière d’une deuche en plein été.

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

12/07/2017

Les miroirs du crime – Tome 1 – Les tueurs de Pigalle

Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50Scénario : Noël Simsolo
Dessin : Dominique Hé
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie : 26 avril 2017
Genre : Polar

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévue... Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner...

Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50

Mon avis

Voici un polar efficace servi par une ligne claire très agréable. Les auteurs nous entraînent dans les années 50, à une époque où il neigeait encore au mois de novembre sur Paris et sa banlieue, pour une histoire se déroulant dans l’arrière-cours du divertissement à la parisienne, des clubs de jazz et autres boites de nuit en vue de Pigalle et ses alentours. On y croise des flics un peu limite, des malfrats plutôt racistes (enfin, de ce qui se faisait à l’époque…), des gros bonnets intraitables et cruels, des gros bonnets avec un peu plus d’éthique, Jean-Pierre Melville, un clochard aussi héroïque que mystérieux, des mitrailleuses et des grosses voitures chromées. Le tout sous une pluie quasi incessante.

Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50On rentre assez facilement dans l’histoire avec un assassinat de flic dès la troisième page et un mitraillage en règle du personnage principal 3 ou 4 pages plus tard… Bref, ça dépote dès le départ ! L’intrigue se développe petit à petit avec quelques rebondissements (assassinats) par-ci par-là, mais sans incohérence, ce qui est toujours appréciable.

Le dessin, tout de même assez détaillé pour une ligne claire, accorde une importance particulière à la couleur et à son traitement, ce qui rend le tout très abouti d’un point de vue esthétique. Certes, quelques perspectives (notamment des intérieurs chez le médecin – intérieurs qui font penser au Cercle Rouge) peuvent poser question, mais l’ambiance générale qui se dégage de ces planches colle parfaitement au scénario. Il faut dire que depuis Tardi, on s’est habitué à ce style de dessin pour des polars.

Personnellement, j’attends le tome 2 (fin du diptyque) avec impatience.

 

Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50

 

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Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50

 

Les miroirs du crime, Les tueurs de Pigalle, Glénat, Polar, Ligne Claire, Noël Simsolo, Dominique Hé, Années 50

 

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Odradek

28/06/2017

Matin de Canicule

album-cover-large-32901.jpgVerso_302130.jpgScénario : Didier Daeninckx
Dessin : Mako
Éditeur : Emmanuel Proust Editions
72 pages
Date de sortie : 05 avril 2017  
Genre : Policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

PlancheA_302130.jpgProducteur de films documentaires, Vincent quitte Paris en proie à la canicule pour aller recevoir un Prix attribué par un festival lillois. Sur le périphérique, il est témoin d’un accident au cours duquel un motard perd un bras puis la vie. Alors que Vincent tente de reprendre ses esprits près de la porte de Montreuil, là-même où il a passé son adolescence, le passé le rattrape. La rencontre d’une danseuse de flamenco, véritable réincarnation d’un amour de jeunesse, se termine tragiquement.

Vincent est accusé de son assassinat par un ancien camarade de lycée devenu flic, avant que la mort du motard, sur le périphérique, ne lui revienne en pleine figure.

 

Mon avis

9782889320530_p_3.jpgC’est dur de rentrer dans une BD quand le dessin ne vous plaît pas. Si, en plus, le scénario, assez prenant par ailleurs, est un peu capillotracté, ça devient encore plus délicat.

Voilà ! que dire de plus ? C’est un polar, ça se passe à Montreuil (dans ma ville !), on y fait quelques aller-retours entre le présent et le passé en y croisant des personnages pas assez développés à mon goût et pas spécialement attachants. On ne voit pas forcément venir la chute de l’histoire, ce qui est plutôt positif, mais, en même temps, on ne voit pas trop non plus où les auteurs cherchent à nous emmener. C’est dommage.

J’ai dit plus haut que je n’étais pas fan du dessin (trait épais, perspectives et anatomies parfois hasardeuses, ciel en dégradé numérique, etc.) mais je reconnais que les couleurs aux teintes chaudes parviennent à poser une ambiance de stress et de canicule qui appuie bien le récit.

En bref, si vous êtes fan des polars (ou montreuillois… encore que…), pourquoi pas, mais sinon, ne vous sentez pas spécialement obligés de vous procurer Matin de canicule.

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Odradek 

06/05/2017

Mc Queen

1.jpg2.jpgTome 2/2 - Trois petits singes

Dessin & scénario : Emilio Van der Zuiden

Editions Paquet

Sortie : mars 2017

48 pages –cartonné

Polar, Thriller, Années ’60.

 

Présentation de l’éditeur :

Bouleversé par la mort de son associé, McQueen poursuit le récit de son enquête auprès de sa psychanalyste. Hammett lui ayant proposé de lui livrer la petite Maya en échange de la statuette, McQueen n'a plus le choix : il va tout faire pour mettre la main sur les Trois Petits Singes, tout en protégeant Millie, la nièce de De Crecy.

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Mon avis :

Le détective privé à peau bleue et à face de macaque arrivera-t-il à résoudre le mystère de la statuette des trois singes ?

Réponse dans cet album qui revisite sur un mode citationnel et jubilatoire le polar hard-boiled des sixties.

Après un premier tome paru en 2014, suivi d’une intégrale noir et blanc format comics tirée à seulement 300 exemplaires en 2016, voici la fin de ce diptyque dans sa version couleur.

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Côté scénario, on reste dans la tradition du genre avec son lot de belles femmes fatales, scènes de sexe et de violence, intrigues alambiquées et rebondissements imprévus. Le tout saupoudré d’allusions plus ou moins explicites à un genre littéraire (polar hard-boiled, Chandler, Hammet) et à un contexte historique (1967) bien campés.

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Côté narration graphique, il faut souligner le soin apporté par l’auteur au dessin et à sa mise en page. Les astuces visuelles, les marges noires, les aplats noirs réservés aux pensées et paroles de Mac Queen, les jeux sur les cases et leur format, tout cela produit un effet de réel plaisir à la lecture.

 

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

 

14/04/2017

Face au mur

cov.jpg3.jpgScénario : Jean-Claude Pautot

Dessin : Laurent Astier

Editeur : Casterman

Parution : 29 mars 2017

Biographie - polar

 

Présentation :

Mon métier est inscrit dans mon casier :

Braqueur multirécidiviste.

C’est la seule chose que je sais faire.

Depuis le début, je savais que ça allait mal se terminer.

Mais je ne savais ni où, ni quand. Et encore moins comment.

Et même si quelqu’un me l’avait dit, ça n’aurait rien changé…

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Condamné pour des faits de grand banditisme, Jean-Claude Pautot a raconté la prison, les braquages, les planques et les cavales à Laurent Astier. Dans la tradition des grands auteurs américains, ils ont forgé une fiction inspirée directement du réel.
Une bande dessinée forte comme une vie !

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Mon avis :

En janvier 2012 Laurent Astier anime un atelier bande dessinée à la centrale de Saint Maur, une des trois prisons françaises de haute sécurité. Sur les neuf détenus inscrits, un seul se présente : Jean-Claude Pautot. Une discussion s’engage, une sympathie se dégage, une confiance s’installe entre les deux hommes. Le projet d’une BD nait entre les murs de la prison. Il est vrai que ce détenu possède un sens artistique affirmé puisqu’il peint déjà depuis plusieurs années, mais sur ce coup-là, il devient scénariste. Cela donne un album coup-de-poing, asséné en 8 chapitres, 8 monochromes, 8 moments-clés de la vie de Pautot.

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Le menu est complet : prison, évasion, cavale, traque, planque, casse, violence.

Les décors : les prisons de Lyon ou Belle-île-en-mer, la fuite en Corse, …

Un dossier en fin d’album :  rapports de police, les comptes rendus d’enquête, les coupures de journaux, documents de l’Institut de Recherche Criminelle, les plans d’arrestation, photos des armes saisies…

Le ton est froid, désabusé, le traitement est celui d’une vision clinique, ultra réaliste.

Pour l’amateur de polar, la brutalité de cette fiction authentique devrait s’avérer un grand moment de lecture.

 

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Skippy

 

15/03/2017

The last contract

the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017Scénario : Ed Brisson
Dessin : Lisandro Estherren
Éditeur : Ankama
112 pages
Date de sortie :  3 mars 2017
Genre : polar, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après une vie passée comme tueur à gages, un vieil homme profite d’une retraite paisible en compagnie de son chien. Mais lorsque la liste de ses contrats pour un boss mafieux est révélée par un mystérieux maître-chanteur, il est obligé de faire face aux démons du passé et de revenir aux affaires. Alors qu’il se bat pour survivre et protéger ceux qui sont exposés par cette liste, le vieux tueur fait tout pour découvrir l’identité du maître-chanteur, sans se soucier de ce qui l’attend au bout du chemin.

 

 

 

"Encore ? J'en ai ma claque de voir des gens sortir des flingues."

 

 

 

Mon avis

 

Après avoir écrit des récits de science-fiction ou d'anticipation (Sheltered, Comeback, Cluster), Ed Brisson, qui a commencé sa carrière d'auteur de BD comme lettreur freelance, se met au bon vieux thriller noir. Mélangeant road trip et histoire de vengeance, cet album est loin de révolutionner le genre mais reste très efficace grâce à une dynamique narrative soutenue, un rythme endiablé et des dialogues bien piquants. Pas un instant de répit n'est accordé aux protagonistes et au lecteur. Les balles fusent, le sang coule allègrement et les actes de violences deviennent quasiment la norme ... Comme dans les films de Tarantino ou de Scorcese, Ed Brisson ne s'embarrasse pas et n'a pas l'intention de faire dans la dentelle. Après tout, c'est bien logique, nous avons affaire à des tueurs de la pire espèce qui même après 20 ans de retraite ont gardé leurs vieux réflexes.

Dommage que dessin et couleur ne soient pas à la hauteur. Le trait approximatif de Lisandro Estherren n'est pas des plus attirants et donne une impression trop brouillonne. Les couleurs blafardes enfoncent le clou et font penser à une BD des années 80 ... Pas top !

The last contract, c'est une histoire de papy flingueur efficace et sanguinolente qui aurait bien supporté une mise en image plus chatoyante.

Loubrun

 

 

 

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the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017

 

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09/03/2017

Polar - Tome 02 - Œil pour œil

víctor santos,polar,glénatvíctor santos,polar,glénatScénario : Víctor Santos
Dessin : Víctor Santos
Dépot légal : 01/2017
Editeur : Glénat
ISBN : 978-2-344-01208-6
NB Planches : 176

 

Chronique de Polar – Tome 01 – Venu du froid

Précisons d'entrée qu'il est fait mention ici du tome deux mais que cette histoire peut tout à fait se lire comme un One Shot. Et pour être complet qu'à l'origine Polar est un Web Comics repris par la suite par l'éditeur Dark Horse Comics. Glénat publie ici l'équivalent VO du Season Two.


Résumé éditeur :

víctor santos,polar,glénatLa vengeance est un plat qui se mange froid...

Laissée pour morte dans les eaux de l’Arctique avec un impact de balle dans la tête, Christy White est secourue par un homme mystérieux. Alors qu’elle demande réparation, celui-ci lui apprend comment reconstituer les bribes de son passé de tueuse. Ils ont tenté de la refroidir, mais ils auraient dû finir le job. Car maintenant, le feu qui anime Christy s’est ravivé et a fini de la décongeler : elle est à point pour faire brûler le monde entier !

víctor santos,polar,glénatToujours aussi brillant et inspiré graphiquement Victor Santos nous livre ici une deuxième saison aussi maîtrisée que le premier tome, mais qui souffre toujours d’un scénario anémique où seuls les personnages changent. Et ce, même en comparaison du premier tome qui ne brillait déjà pas par son scénario très classique de vengeance.

Un mot sur l’édition, comme pour la première saison, l’histoire principale « Œil pour œil » tient à peu près sur deux tiers du tome. Après nous avons une petite histoire bonus d’une quinzaine de pages « Tous pour un » mettant en scène un espion dénommé « Black Kaiser » chargé de retrouver une taupe dans une alliance secrète qu’a formé les agences de l’est et de l’ouest, une histoire bonus dispensable de quatre pages « Un flic », et pour finir une quinzaine de pages d’illustrations et croquis additionnels. Le tout dans un format à l’italienne 23x17cm.

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Graphiquement inspiré, mais un scénario absent. Dommage.

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 JaXoM

 

09/02/2017

L’assassin qu’elle mérite T4 : les amants effroyables.

l'assassin qu'elle merite.jpgl'assassin qu'elle merite t4.jpgDessin : Yannick Corboz
Scénario : Wilfrid Lupano.
Éditeur : vents d’Ouest.
Sortie : 12 octobre 2016.
56 pages
Genre : thriller, drame.

 

Le résumé éditeur.
Paris, 1900. Victor a finalement sauvé Léna, celle qu’il avait prévu d’assassiner pour se venger d’Alec ! Dès lors, comment parvenir à faire payer son ancien mentor ? La réponse se trouve peut-être dans la lettre de revendication qu’il a subtilisée à ses nouvelles fréquentations. Un couple de révolutionnaires qui compte faire exploser le prestigieux palais de l’électricité, alors même que le débat sur la modernité frappe le Paris de l’Exposition Universelle.

« Le 20e siècle va balayer les notions archaïques de nations et de compétition libérale. La science est universelle ! »

Mon avis.

Ce qui m’a le plus marqué pendant ma relecture des 4 tomes de cette série, c’est la qualité narrative des dialogues de Lupano. Je n’ai jamais ressenti une once d’ennui pour cette leçon ambigüe et surtout imprévisible. L’assassin qu’elle mérite, c’est aussi un focus sur une époque (1900) avec ses espérances, ses progrès, ses excès ou encore sa fébrilité.
Yannick Corboz illustre cet univers d’une manière très cinématographique avec un trait assurément expressif, pétillant et parfois charmeur. L’encrage s’est aussi pas mal affiné par rapport au premier opus.
On y sent clairement une belle osmose entre le dessin et l’histoire, un peu comme un député avec son attaché(e) parlementaire.
Mais ici pas d’emploi fictif mais bien un jeu de pouvoir où les apparences sont parfois bien trompeuses. Ne sommes-nous que des pantins manipulés esclaves de nos émotions ?
L’assassin qu’elle mérite aura donc le label lu et approuvé par la SambaTeam !

 

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Samba.
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Chambre obscure (Tomes I et II)

Chambre obscure, dargaud, photographie, polar, Arsène Lupin, Brigades du TigreChambre obscure, dargaud, photographie, polar, Arsène Lupin, Brigades du TigreScénario : Cyril Bonin
Dessin : Cyril Bonin
Éditeur : Dargaud
2 X 48 pages
Date de sortie : 2010 et 2011
Genre : Policier

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

chambre obscure,dargaud,photographie,polar,arsène lupin,brigades du tigreIl s'en passe des choses étranges, dans les maisons bourgeoises du début du XXème siècle ! Cyril Bonin creuse la veine d'un Maurice Leblanc en nous invitant chez les Dambroise, famille toute à la joie des retrouvailles avec Alma, la soeur prodigue, de passage entre deux aventures. Mais la fête est gâchée par le mystérieux vol de trois tableaux de famille, sans valeur autre que les souvenirs. Il est l'heure pour l'inspecteur Alcide Leblanc d'entrer en scène, et de démêler l'artifice de la réalité, la fiction de la vie !

 

 

 

Mon avis :

 

Une bonne surprise pour commencer l’année 2017. Hier, je pioche dans ma bédéthèque une paire de BDs achetées je ne sais plus où. C’est chez Dargaud et le dessin a l’air sympa : je ne prends pas trop de risques…

 

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Mais quand même… Je ne m’attendais pas à tomber sur une enquête aussi bien ficelée. Le scénario est cohérent, les rebondissements ne sont pas téléphonés, ça se lit bien. Les personnages ont du relief et, en plus, on apprend des choses (sur la peinture et l’optique à la Renaissance, notamment) ; tout ce que j’aime en BD. On navigue entre les univers d’Arsène Lupin, de Rouletabille ou encore des Brigades du Tigre. L’humour est présent et une forme de critique sociale (sur la place de la femme dans la société, notamment) affleure tout au long de l’histoire.

 

Quant au dessin, assez proche de Gine (Finkel, Neige, etc.) on peut également y voir du Tardi. Avouez que Bonin sait choisir ses références… Au niveau des couleurs on pense également à Adèle Blansec, c’est terne à souhait et ça enveloppe le récit d’une cohérence chromatique très esthétique. Les cadrages sont précis et maîtrisés. Non, vraiment, du côté graphique c’est également du très bon boulot.

 

En somme, une bonne histoire, bien dessinée et bien racontée. Que demande le peuple ?

 

  

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 Odradek.