21/09/2017

Les mystères de la Troisème République – Tome 5 : Mort d’un collabo

philippe richelle,pierre wachs,glénat,histoire,policier,résistance,collaborationphilippe richelle,pierre wachs,glénat,histoire,policier,résistance,collaborationScénario : Philippe Richelle
Dessin : Pierre Wachs
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 14 juin 2017
Genre : Histoire, Policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

philippe richelle,pierre wachs,glénat,histoire,policier,résistance,collaborationL’union fait la force. Londres, octobre 1943. Sous l’impulsion du général de Gaulle, le BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Actions clandestines de la France Libre) met une priorité à unifier la Résistance en France, pour le moment déchirée entre les gaullistes et les partisans de l’ancien général vichyste Henri Giraud. À Paris, le commissaire Peretti est chargé d’aller rencontrer le responsable du mouvement giraudiste Renaissance : un dénommé Féval. Mais il ignore que derrière ce nom de code se cache une vieille connaissance qu’il aurait préféré ne pas recroiser...

 

Mon avis

On va encore dire que je dis du bien… Mais bon, je n’y peux rien monsieur le juge, si des auteurs de BDs s’évertuent à nous pondre des séries de qualités. Ce qui est effectivement le cas de Philippe Richelle et Pierre Wachs.

philippe richelle,pierre wachs,glénat,histoire,policier,résistance,collaborationLe dessin de Wachs, d’abord. Le trait est fin, sobre et précis. Les décors tout comme les cadrages, les attitudes et proportions des personnages sont également de très bonne qualité et font preuve d’un travail très appliqué. Mais là où il excelle vraiment c’est au niveau des expressions faciales. Wachs est non seulement un très fin observateur mais il sait aussi parfaitement traduire le fond de la pensée de ses personnages en quelques traits du visage. Une mention particulière à l’inspecteur Lacaze (le chauve à mégot) dont les tronches sont excellentes. Une bonne mention enfin pour les couleurs (Claudia Boccato), à la fois lumineuses mais sans être flashy, discrètes mais toujours dans le bon ton.  

Malgré ces éloges, je dois dire que le scénario de Richelle me fait encore meilleure impression que le dessin de Wachs. En effet, ce cinquième et dernier tome vient clore cette série en répondant de fort belle manière à la question qui nous taraudait depuis la première planche du tome 1 : comment le commissaire Peretti en est-il arrivé au pied de l’échafaud et, surtout, va-t-il en réchapper ?

Je passerai sur l’enquête policière qui voit Peretti être obliger de trouver le coupable du meurtre qu’il a (selon toute vraisemblance) commis. Je passerai également sur la galerie de personnages qui, durant cette période trouble de la collaboration, ont adopté des attitudes plus ou moins dignes. Deux mentions, tout de même : la première pour le fameux Lacaze, flic un peu bourru qui ne porte pas spécialement l’occupant dans son, qui ne crache pas non plus sur un peu de marché noir à l’occasion tout en étant efficace dans son travail et fidèle envers son supérieur le commissaire Peretti. La seconde pour l’inspecteur Cazeneuve, flic zélé aux sympathies germanophiles affichées et qui enquêtera en interne pour découvrir et dévoiler, non sans joie, la culpabilité de Peretti.

philippe richelle,pierre wachs,glénat,histoire,policier,résistance,collaborationNon, à mon sens, le véritable intérêt de ce tome (voire même de cette série) réside dans les quelques pages finales où l’on voit Peretti être jugé tour à tour par le pouvoir Vichyste pour l’assassinat d’un grand industriel proche des autorités et, forcément, grand serviteur de la nation, puis, par le nouveau pouvoir, issu de la Libération du pays, pour avoir assassiné un grand résistant (oui, il s’agit bien de la même personne !!!). Richelle met ainsi le doigt là où ça fait mal, à savoir sur ces résistant de la dernière heure qui ont senti le vent tourner un peu avant les autres alors que d’authentiques résistants avaient du mal à prouver leur intégrité suite au démantèlement de leur réseau décimé par la Gestapo ou l’occupant. Combien de Trezelles (c’est le nom de ce sinistre personnage) sont non seulement passé à travers les mailles du filet (assez radical, certes…) de l’Epuration qui a suivi la Libération mais ont en plus reçus les honneurs indus d’une toute jeune Quatrième République peu regardante ?

En conclusion : Un excellent album qui vient clore une excellente série, ni plus ni moins.

 

 

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Philippe Richelle, Pierre Wachs, Glénat, HIstoire, Policier, Résistance, Collaboration

 

Philippe Richelle, Pierre Wachs, Glénat, HIstoire, Policier, Résistance, Collaboration

 

Philippe Richelle, Pierre Wachs, Glénat, HIstoire, Policier, Résistance, Collaboration

 

Odradek.

24/08/2017

Shelton & Felter - tome 1 - la mort noire

Shelton et Felter T1.jpgShelton et Felter T1_pl.jpgScénario : Jacques Lamontagne
Dessin : Jacques Lamontagne
Éditeur : Kennes Editions
56 pages
Date de sortie :  23 août 2017
Genre : policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Boston, États-Unis, 1924. Isaac Shelton est un ex-boxeur, jeune journaliste à la plume encore mal dégrossie, qui traque le fait divers à la recherche du scoop qui pourrait booster sa carrière. Thomas Felter est quant à lui un libraire d'un certain âge, vivant seul avec ses chats, grand amateur de littérature policière et qui a aiguisé à travers ses lectures un esprit analytique hors du commun. Quand Shelton rencontre Felter, le premier convainc le second de l'aider à résoudre les grands mystères de la ville, ce qui lui permettra de pondre l'article qui fera de lui un journaliste reconnu.
 

" En fait, je pense que ce respectable monsieur est décédé dans ce commerce, là-bas, au second étage."

 

Mon avis

Voilà 10 ans que le Canadien Jacques Lamontagne essaye de faire vivre ce duo de personnages aussi sympathique qu'improbable. Après plusieurs faux départs et une tentative graphique avortée, il saisi la main tendue par les Editions Kennes et se met seul au charbon. Il donne ainsi vie à ses personnages dans un style semi-réaliste et se fend même de réécrire son scénario après être tombé par hasard sur une émission relatant un épisode dramatique survenu à Boston en 1919 : la grande innondation de mélasse. Curieuse histoire que celle de cette citerne de mélasse qui explosa et répandit ses 9 000 000 de litres de sirop dans la ville et provoquant une vingtraine de morts. Ce fait divers surréaliste inspira Jacques Lamontagne qui décida de s'en servir de base pour l'intrigue du premier tome de Shelton & Felter.

 

Qui sont donc ces deux lascars ? Prenez un zeste de Sherlock Holmes, une once d'Hercule Poirot, une grosse louche de Columbo, ajoutez un duo improbable et parfaitement complémentaire, mixez le tout et vous obtenez une équipe de détectives surprenante, drôle et redoutablement efficace.

Isaac Shelton, ancien boxeur en reconversion dans le journalisme, grand gaillard costaud que rien n'effraie, et Thomas Felter, libraire de son état, amateur de romans policier, amis des chats, hypocondriaque, doté d'un sens aigu de l'observation frisant parfois l'extra lucidité. Deux personnages anonymes que tout semble opposer et qui vont se révéler au grand jour par leur complémentarité.

shelton & felter, lamontagne, kennes, policier, humour, 8/10, 08/2017

 

Jacques Lamontagne joue sur l'association de deux personnages que tout oppose. C'est classique mais ça fonctionne à merveille et très rapidement on s'attache à ces deux détectives en herbe qui réussissent à nous épater, nous charmer, nous faire rire et nous faire jouer nous-même à l'enquêteur. Car le petit Felter est très fort, et comme lorsque l'on regarde un Columbo, on se prend au jeu de chercher les indices et de les trouver avant lui. Les plus aguerris à l'exercice y arriveront sans trop de mal, mais le scénario est suffisamment bien ficelé pour maintenir le lecteur en haleine jusqu'au dénouement de l'intrigue. Les détails ne manquent pas et les surprises sont de mise.

Le dessin est tout aussi parfait et je me réjouis même de l'abandon des premiers essais réalisés par Denis Goulet, dont on a un aperçu dans le cahier graphique en fin de volume. Avec un style gros nez et un trait rond, le ton et la cible de cette histoire n'auraient assurément pas été les mêmes. Là, avec ce style semi-réaliste passe partout, Jacques Lamontagne s'adresse plus facilement à tous, tout comme avec le scénario : petits pour le côté comique du duo (aspect qui pourrait même être plus poussé à l'avenir) et grands pour le côté enquête policière et recherche des indices. On ajoute à ce dessin aux décors fouillés une mise en couleur chaleureuse très réussie, et l'on obtient un polar léger et rythmé vraiment plaisant à lire dont on a hâte de retrouver les protagonistes.

shelton & felter, lamontagne, kennes, policier, humour, 8/10, 08/2017

Cette nouvelle série démarre très bien et ce premier tome très engageant et prometteur la fait rentrer directement dans la cour des grands.

 

Loubrun

 

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25/07/2017

Amber Blake - Tome 1 - La fille de Merton Castle

La fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch GuiceLa fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch GuiceScénario : Jade Lagardère
Dessin : Butch Guice
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie : 24 mai 2017
Genre : Aventure, Thriller/policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch GuiceAbandonnée à l’âge de 5 ans, passée par la case « orphelinat », Amber Blake grandit au sein du programme CLEVERLAND. Ce réseau d’écoles ultra-modernes créé par un richissime philanthrope indien a pour but de venir en aide à des enfants défavorisés du monde entier. Sauf que le directeur de la branche londonienne, Jeff Kavotz, est un diabolique pervers qui n’hésite pas à abuser d’élèves dont il a la charge. En fin d’études, témoin du meurtre de sa meilleure amie, Amber parvient à s’échapper de Cleverland. Elle est aussitôt récupérée par ARGON, une organisation secrète qui combat les crimes contre l’être humain comme la pédophilie, la prostitution ou l’esclavage. Jeune, brillante et déterminée, Amber forme une recrue de choix. Maintenant qu’elle a survécu à l’enfer, elle fera tout pour l’éviter aux autres. Mais elle voit surtout dans Argon et les outils futuristes mis à sa disposition le moyen de retrouver Kavotz. Ce dernier a disparu. Et Amber veut le faire payer.

 

 

Mon avis

Une bonne surprise !

La fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch GuiceCe n’est pas facile de passer après des Largo Winch et autre Lady S. C’est pourtant ce que se proposent de faire, et de commencer à réussir, les auteurs de cette BD au dessin nerveux et au scénario plutôt bien ficelé.

On y retrouve une héroïne « orpheline », un dessin très réaliste et un contexte très crédible. La volonté des auteurs, dans ce premier tome, est bien évidemment de poser le décor. Comme il faut en plus démarrer l’intrigue et accrocher le lecteur, ils ne prennent peut-être pas assez de temps pour développer le personnage d’Amber (notamment durant sa jeunesse et son temps dans l’institution de Cleverland qu'ils survolent un peu). Les exactions de Kavotz (mis à part l'assassinat de la meilleure amie d’Amber, et le(s) viol(s) de jeunes pensionnaires de l’école) ne sont pas vraiment précisées et semblent ne pas forcément justifier la haine tenace et l’obsession qu’Amber lui voue (à moins qu’on en apprenne plus avec un flash-back dans un tome ultérieur). C’est à peu près le seul vrai reproche que je pourrais faire à cette nouvelle série.

Car oui, pour le reste, le scénario tient carrément bien la route, les personnages sont bien travaillés, il y a de l’action, du suspense, des sentiments (a.k.a. scènes de cul) et un énorme cliffhanger sur la dernière page. Le dessin, précis et très réaliste est parfaitement adapté.

Déjà que la lecture plaisante de ce tome 1 me donnait bien envie de connaître la suite, mais là, avec la dernière page et les nouvelles perspectives qu’elle ouvre, l’attente de ce deuxième numéro va me paraître un peu longue…

 

 

 

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La fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch Guice

 

La fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch Guice

 

La fille de Merton Castle, Amber Blake, Glénat, Thriller, Policier, espionnage, Jade Lagardère, Butch Guice

 

Odradek

28/06/2017

Matin de Canicule

album-cover-large-32901.jpgVerso_302130.jpgScénario : Didier Daeninckx
Dessin : Mako
Éditeur : Emmanuel Proust Editions
72 pages
Date de sortie : 05 avril 2017  
Genre : Policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

PlancheA_302130.jpgProducteur de films documentaires, Vincent quitte Paris en proie à la canicule pour aller recevoir un Prix attribué par un festival lillois. Sur le périphérique, il est témoin d’un accident au cours duquel un motard perd un bras puis la vie. Alors que Vincent tente de reprendre ses esprits près de la porte de Montreuil, là-même où il a passé son adolescence, le passé le rattrape. La rencontre d’une danseuse de flamenco, véritable réincarnation d’un amour de jeunesse, se termine tragiquement.

Vincent est accusé de son assassinat par un ancien camarade de lycée devenu flic, avant que la mort du motard, sur le périphérique, ne lui revienne en pleine figure.

 

Mon avis

9782889320530_p_3.jpgC’est dur de rentrer dans une BD quand le dessin ne vous plaît pas. Si, en plus, le scénario, assez prenant par ailleurs, est un peu capillotracté, ça devient encore plus délicat.

Voilà ! que dire de plus ? C’est un polar, ça se passe à Montreuil (dans ma ville !), on y fait quelques aller-retours entre le présent et le passé en y croisant des personnages pas assez développés à mon goût et pas spécialement attachants. On ne voit pas forcément venir la chute de l’histoire, ce qui est plutôt positif, mais, en même temps, on ne voit pas trop non plus où les auteurs cherchent à nous emmener. C’est dommage.

J’ai dit plus haut que je n’étais pas fan du dessin (trait épais, perspectives et anatomies parfois hasardeuses, ciel en dégradé numérique, etc.) mais je reconnais que les couleurs aux teintes chaudes parviennent à poser une ambiance de stress et de canicule qui appuie bien le récit.

En bref, si vous êtes fan des polars (ou montreuillois… encore que…), pourquoi pas, mais sinon, ne vous sentez pas spécialement obligés de vous procurer Matin de canicule.

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Odradek 

10/06/2017

Détectives Tome 7 - Else et la mort

cov.jpgcov2.jpgScénariste : Herik HANNA

Dessin : Sylvain GUINEBAUD

Editeur : Delcourt

Collection : CONQUISTADOR

72 pages – cartonné

Parution : 24 mai 2017

Policier

 

Présentation :

Trois ans après les sombres événements orchestrés par le tueur 7, Nathan Else profite d'une retraite londonienne méritée. John Eaton, son célèbre partenaire, voit néanmoins d'un mauvais oeil la sortie d'un nouveau roman consacré à leurs aventures, un récit macabre prédisant la chute du détective. Alors que Else s'amuse de cette parution, Eaton s'inquiète de nouvelles menaces qui, loin de la fiction, pourraient bien être réelles...

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Mon avis :

Depuis 2012, cette excellente série nous a plongé dans de délicieuses atmosphères à la Agatha Christie ou à la Conan Doyle. Ce septième et dernier volume apporte un éclairage nouveau sur les six affaires précédentes, autant dire qu’il est plus qu’indispensable aux lecteurs fidèles. Pour les autres, je déconseille vivement de le lire s’ils n’ont pas lu les épisodes précédents. Encore une fois, en refermant l’album, le lecteur est pris d’une frénésie de relecture en jurant : « mais comment est-ce possible que je n’aie pas compris cela ? » Autant dire que le scénario, particulièrement retors, est digne de ses maîtres. Herik Hanna possède en effet une culture du récit policier classique dont il tire ici une matière jubilatoire teintée d’amertume pour une conclusion aussi surprenante que parfaitement en adéquation avec son sujet.

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Sylvain Guinebaud avait déjà dessiné le premier tome et c’est logique que ce soit à lui qui revienne la douloureuse tâche de conclure cette longue quête d’une vérité toujours fragile et aléatoire.

Remarquable !

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

26/05/2017

Croquemitaines T.1/2

Sans titre 1.jpgSans titre 4.jpgScénario : Salvia
Dessin : Djet
Éditeur : Glénat
128
pages
Date de sortie : 12/04/2017
Genre : aventure, thriller, policier, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Les monstres, ça n’existe pas que dans la tête des enfants...

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie... Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir...

Mathieu Salvia et Djet réinventent toute une mythologie de l’enfance dans un récit d’horreur tendre et un parcours initiatique sur le deuil et l’acceptation de la peur. Une aventure touchante et fantastique servie par un graphisme très moderne aux influences plurielles (jeu vidéo, animation, comics, manga).

En bonus : les dessous de la création de l’œuvre, des informations additionnelles sur le background et la mythologie des Croquemitaines, des recherches graphiques et une galerie d’hommages exclusifs par des grands auteurs du 9e art !

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Mon avis

D'entrée de jeu, nous sommes plongés dans l'atmosphère lugubre qui nous suivra tout le long du tome 1 de Croquemitaines. Il pleut à verse, des éclaires zèbrent le ciel et dans cette nuit noire et terrifiante, le petit Elliott découvre avec horreur les corps sans vie de ses parents. Il y a du sang partout et une chose est sûre : ce n'est pas un homme qui a tué ce couple. C'est un croquemitaine !

 

Non pas LE croquemitaine mais UN. Car Salvia et Djet ont su réinventer la mythologie des croquemitaines. Avec brio, je dois dire !

Ce qu'on sait d'habitude de ces créatures, c'est qu'ils rodent la nuit, souvent dans la chambre des enfants – que ce soit sous le lit ou dans le placard – attendant le moment propice pour s'emparer de l'innocente tête blonde qui aura désobéi à ses parents. Mais rares sont les œuvres (tant cinématographiques que romancées) qui lui sont entièrement consacrées. Tout au plus fait-il une apparition, ou alors il porte un autre nom tout aussi terrifiant.

 

Donc c'est avec une curiosité malsaine que j'ai parcouru cet ouvrage aussi sombre que le présage la couverture. Avec l'innocence de ce petit garçon qui se retrouve en plein milieu d'une guerre opposant Anciens et Nouveaux croquemitaines !

 

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Non contents de réinventer brillamment la légende du croquemitaine, Salvia et Djet ne s'arrêtent pas là. Alors qu'on pourrait imaginer une aventure en huis clos dans la maison du nouvellement orphelin, les deux auteurs nous entraînent dans un « road comic » (inspiré du style cinématographique « road movie » où le fil conducteur du scénario consiste en un périple sans fin sur les routes).

 

En effet, afin de sauver Elliott, Le « père-la-mort » un croquemitaine très ancien (et donc très puissant) accompagné de son « cauchemar » incarné par un chien diabolique, parcourt les routes pour échapper à une horde de croquemitaines plus diaboliques les uns que les autres, mais également pour amener le gamin en lieu sûr.

Mais pourquoi ?! Contrairement aux autres croquemitaines, le père-la-mort n'hésite pas à sauver cet enfant qu'il pourrait tout aussi bien terroriser pour se nourrir de sa peur, mais en plus : il va jusqu'à le sauver, le rassurer et tenter de l'éloigner autant que possible de leurs poursuivants. Tel un ermite, ce vieil homme charismatique entraîne ce petit bonhomme dans toute la ville, sans la moindre explication quant à son comportement inhabituel.

 

Une intrigue palpitante, rythmée par les sautes d'humeur d'Elliott qui est totalement perdu. Ce pauvre petit bonhomme qui a assisté à l'un de ses pires cauchemars – le massacre de ses parents – et qui se retrouve obligé de suivre la terreur de tous les enfants avec un chien qui pourrait le croquer en moins de deux.

 

Le tout mis en relief dans un rapport d'enquête surnaturelle et achevé par une partie bonus enrichissante sur la création de cet ouvrage. Comment Mathieu Salvia a eu cette idée de revisiter le mythe du croquemitaine, comment Djet a réalisé ses dessins tout en imaginant être à la place d'un enfant face au croquemitaine.

 

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Pour les amoureux des créatures fantastiques et d'aventures à rebondissements, je recommande « croquemitaines » qui associe mythologie et intrigue policière ; créatures d'un autre âge et époque contemporaine. Un vrai petit bijou du genre macabre.

ShayHlyn.

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24/03/2017

Perfect Crime T.2

Perfect crime, MIYATSUKI Arata, KANZAKI Yuya, Delcourt, Tonkam, Seinen, crime psychologiques, policier, intriguesPerfect crime, MIYATSUKI Arata, KANZAKI Yuya, Delcourt, Tonkam, Seinen, crime psychologiques, policier, intriguesScénario : MIYATSUKI Arata
Dessin : KANZAKI Yuya
Éditeur : DELCOURT/TONKAM
Date de sortie : le 1er mars 2017
Genre : Seinen, crime psychologiques, policier, intrigues

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Comment prouver la culpabilité d’un meurtrier capable du crime parfait ? Place à un thriller psychologique particulièrement haletant.

Un homme, Tadashi Usobuki, est repéré à plusieurs reprises sur le lieu de crimes étranges. Toutefois, personne n’arrive à prouver sa culpabilité. Depuis, tout le monde l’appelle « l’homme aux crimes parfaits ». Haine… Jalousie… Désir… et amour. Usobuki est capable de répondre à toutes les demandes de meurtre de ses clients. Et méfiez-vous, il ne rôde jamais très loin de vous…

Perfect crime, MIYATSUKI Arata, KANZAKI Yuya, Delcourt, Tonkam, Seinen, crime psychologiques, policier, intrigues

Mon avis :

J'ai encore une fois dévoré les aventures d' Usobuki, ce criminel parfait au regard hypnotique. Me retrouvant à chaque fois surprise par le dénouement de chaque mission, tirant ainsi mon chapeau au scénariste Arata Miyatsuki qui fait preuve d'énormément d'imagination.

Les missions se suivent, comme un défilé de petits épisodes qui pourraient franchement être adaptés en série. Mais pour ça, il faudrait étoffer peut-être un peu plus, ou tout simplement mettre l'accent sur le rôle de la police dans tout ça. 

Tout du long, je me suis demandé « mais que fait la police ? » car hormis en début et en fin de tome, pas de policier, pas d'enquête, rien... juste Usobuki, son sourire enjôleur, ses chats et des affaires toujours un peu plus alambiquées.

Non content d'un commanditaire, Monsieur en prend deux, trois... autant que faire se peut, tout en tenant la route. Car oui, bien que j'imagine quand même mal un tel pouvoir de persuasion, ça semble crédible. C'est tordu, c'est parfois même à la limite du loufoque, mais j'aime ! 

Je déplore juste cette absence de présence policière. Comme si ce grand criminel pouvait commettre ses meurtres sans éveiller le moindre soupçon si ce n'est celui du jeune inspecteur qui a vu sa coéquipière mourir dans le tome 1.

Et on le sent pourtant ! C'est évident que bientôt, ces deux hommes vont se confronter plus violemment que ces quelques rencontres furtives sur une page ou deux. D'ailleurs, l'auteur promet un affrontement pour le tome 3 ce qui me donne hâte.

J'ai ressenti un peu de langueur quant à ma lecture. Un goût d'un peu trop de meurtres et pas assez de justice. Pour faire un parallélisme : je dirais que j'espère un jeu du chat et de la souris comme dans Cat's eyes, d'autant que l'inspecteur qui soupçonne notre meurtrier a quelques airs du flic à la poursuite des trois sœurs cambrioleuses.

Quant au dessin de Yuya Kanzaki, toujours égal à lui-même. Ce personnage volontairement nonchalant, qui boit du lait et dorlote des chats. Ses victimes ensanglantées bien détaillées, ces visages déformés par la vengeance et l'envie de meurtre. La folie humaine dans toute sa « splendeur ».

Perfect crime, MIYATSUKI Arata, KANZAKI Yuya, Delcourt, Tonkam, Seinen, crime psychologiques, policier, intrigues

Affaire à suivre donc, tout en se demandant encore : bon sang mais que fait la police ?!

 

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Perfect crime, MIYATSUKI Arata, KANZAKI Yuya, Delcourt, Tonkam, Seinen, crime psychologiques, policier, intrigues

Que quelqu'un fasse le 911, le 101, quelque chose : c'est quoi les urgences au Japon ?

ShayHlyn.
 

 

26/01/2017

Perfect Crime T1

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologiquePerfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologiqueScénario : Arata MIYATSUKI
Dessin : Yuuya KANZAKI
Éditeur : DELCOURT/TONKAM SEINEN

Date de sortie : 18 janvier 2017
Genre : Seinen, policier, intrigue psychologique

 

 

Présentation de l'éditeur :

Comment prouver la culpabilité d’un meurtrier capable du crime parfait ? Place à un thriller psychologique particulièrement haletant.

Un homme, Tadashi Usobuki, est repéré à plusieurs reprises sur le lieu de crimes étranges. Toutefois, personne n’arrive à prouver sa culpabilité. Tout le monde l’appelle depuis « l’homme aux crimes parfaits ». Haine… Jalousie… Désir… et amour. Usobuki est capable de répondre à toutes les demandes de meurtre de ses clients. Et méfiez-vous, il ne rôde jamais très loin de vous…

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

Mon avis :

 

Si vous aimez le « Mentalist » (série américaine), les enquêtes criminelles sur fond psychologique : vous devriez aimer « Perfect Crime » ! Parce que si sa technique s'avérait possible – je n'ai pas fouillé le net tant le thème psychologique est vaste – il serait bel et bien l'auteur du crime parfait. D'un simple coup d’œil – rouge, c'est important de le préciser – il peut vous prédire votre mort... en quelque sorte.

C'est ainsi que sur les six chapitres que compte le premier volume, je me suis délectée comme le protagoniste principal – Tadashi Usobuki – de voir chacune de ses victimes tombées dans ses filets ou pire : se croire maître du jeu alors que Usobuki a déjà fait de vous un pion depuis pas mal de pages...

Ce personnage aux antipodes des héros traditionnels – rappelons que c'est un assassin quand même ! – est charismatique, un regard envoûtant (et pour cause !) et une dégaine nonchalante qui devrait ravir quelques demoiselles. Tous les personnages d'ailleurs, qu'ils soient victimes ou bourreaux, sont beaux d'une certaine façon. Beaux parce que le trait de Yuuya Kanzaki est stylé. Détaillé. Son coup de crayon donne vie aux personnages et surtout à leur psyché, nous rendant tantôt empathique, tantôt cruel envers les gens dépeints dans ce premier tome, prometteur pour les suivants...

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologiquePerfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

Va-t-il pouvoir démontrer au monde – voire à vous surtout – la faiblesse de l'être humain ?

Je vous en laisse juge !

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Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

ShayHlyn. 

12/09/2016

Venise Hantée. Intégrale.

venise hantée.jpgvenise hantée intégrale.jpgDessin : Vincent Wagner.
Scénario : Roger Seiter.
Éditeur : EP .
Sortie : août 2016.
96 pages.
Genre : policier.


Librement adapté du roman L'hotel hanté de Wilkie Collins.

Le résumé.
L'irréprochable Lord Montbarry, à la surprise de tous, rompt ses fiançailles avec la respectable Agnès Lockwood pour épouser en Allemagne une sulfureuse aventurière. Scandale ! 
Pour échapper au déshonneur, il fuit à Venise où il loue un somptueux palais. Loin de Londres, l'aristocrate anglais meurt dans des circonstances mystérieuses... laissant à sa jeune épouse une fortune colossale ! 


Mon avis.

En 2012 sortait le 1er tome de ce diptyque chez Emmanuel Proust . Il faudra attendre 2016 et un rachat par le groupe Paquet pour connaître la fin sous forme d'une intégrale .
Ce procédé m'a donné l'idée de recycler ma chronique de 2012 (où tout était dit !) .

La veuve noire ?

Minable, vous avez dit minable ? Comment peut-on suspecter la comtesse Narona du meurtre de son mari ? Tant qu’on y est, déclarons Mister Depardieu exilé fiscal !...on en parle nettement moins de ces expatriés fiscaux.
Allez, un peu de sérieux, dans la bonne société victorienne de la fin du XIX siècle, la bienséance est de rigueur et pas de complot machiavélique possible. Quoique le baron Rivar me semble bien étrange avec ses expériences chimiques.
Vous l’aurez compris, on est en plein polar qui sent bon le parfum « Agatha Christie ». D’ailleurs ce diptyque est librement adapté du roman de Wilkie Collins « l’hôtel hanté ».
Roger Seiter (HMS-Spécial Branch ) s’est même amusé à placer ce romancier comme personnage. On y joue aussi du Wagner, certainement un clin d’œil au dessinateur de cette série. Pour l’intrigue principale, il faudra attendre la fin de cette manipulation pour juger car pour le moment on est en pleine spéculation. Je parlerais même de brouillard avec la scène finale qui m’a paru bien étrange mais comme on n’a pas toutes les pièces du puzzle en main, je pense que c’est normal. Sinon, je conseille à la comtesse de venir en Belgique une fois son assurance vie acquise, on a un régime fiscal très favorable pour les grosses fortunes. Eh bien, c'est nettement moins compliqué que prévu, les coupables sont évidents, c’est sur la méthode qu'il nous fallait des éclaircissements.
Pour le dessin, Vincent Wagner semble nettement plus à l’aise avec les décors que pour les personnages, surtout pour la gent  féminine qui a tendance à trop se ressembler. Je m'y suis encore allègrement perdu  ! Par contre, c’est une joie de se promener dans Venise  et de reconnaître les lieux mythiques de la cité des doges. On remarquera aussi un encrage plutôt prononcé.
Voilà, les amateurs de polar à « l’ancienne » seront certainement friands de ce genre de BD. Pour terminer, si vous achetez cet album via Sambabd, vous recevrez une exonération fiscale  pour avoir contribué à l’essor d’un site belge .
Par contre malgré des allègements fiscaux pour les entreprises de notre cher gouvernement actuel, on licencie à tour de bras actuellement... bref, pour l'essor, on attendra !

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a06-3e788fc.gifScénario

a06-3e788fc.gifDessin

a06-3e788fc.gifGlobal.

Samba.

29/08/2016

Double assassinat dans la rue morgue

double assassinat dans la rue morgue,akileos,céka,clod,edgar alan poe,policier,adaptation,710,062016double assassinat dans la rue morgue,akileos,céka,clod,edgar alan poe,policier,adaptation,710,062016Scénario : Céka

Dessin : Clod

Éditeur : Akileos

d''après la nouvelle de Edgar Alan Poe

48 pages

date de sortie : août 2016

genre : policier, adaptation littéraire

 

 

 

Deux femmes sont retrouvées assassinées rue Morgue. Étrange : toutes les issues de leur appartement sont condamnées… de l’intérieur ! Comment les meurtriers ont-ils réussi à s’enfuir ? Qui sont-ils ? Le Chevalier Dupin et son acolyte sont bien décidés à démêler les fils de cette « histoire extraordinaire ».

 

"Voyez-vous mon cher, ce qui m'a mis sur la voie, c'est l'absence apparente de motifs légitimant non pas le meurtre en lui-même, mais l'atrocité du meurtre !"

 

 

Écrite en 1841, cette nouvelle d'Edgar Alan Poe est fidèlement adaptée par Céka et Clod. Qualifiée d'histoire extraordinaire pour l'époque, on la rangera aujourd'hui plus volontiers dans la catégorie des bonnes petites enquêtes policières qui se laissent savourer sans modération.

Les auteurs rendent ce récit très accessible et y apportent une touche de modernité dans les dialogues en y injectant une légère pointe d'humour, absente de l’œuvre originale. Néanmoins, l'intrigue et le fond de la nouvelle sont scrupuleusement respectés (certains dialogues sont repris mot pour mot) et mis en scène avec force dynamisme. Les auteurs transposent avec brio ce que voulait montrer Poe, à savoir la puissance de l'esprit, de la réflexion et du sens de l'observation au service de la résolution d'une énigme mystérieuse et a priori inexplicable mettant à bas toutes formes de superstitions et croyances mystiques.

Le dessin volontairement déstructuré de Clod apporte la dimension un peu inquiétante et noire que l'on connait dans l’œuvre du romancier, et crée un contraste entre l'esprit très cartésien du Chevalier Dupin et le décorum tortueux du quartier parisien ou se déroule l'action.

 

Cette adaptation intéressante et divertissante, réédition de l'album paru en 2007 chez Akiléos, vous donnera peut-être envie de vous plonger ou de vous replonger dans les histoires extraordinaires du célèbre écrivain considéré comme l'inventeur du roman policier.

 

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Loubrun

 

 

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