07/06/2017

Highway to love.

highway to love.jpghighway to love 1.jpgDessin: Zoé Thouron.
Scénario: Jean Chauvelot.
Éditeur : Casterman.
Sortie : 31 mai 2017.
128 pages.
Genre : road movie.

 

 

Le résumé.

Zède et Ji vont au concert des Freakytiger (qui ?). Elle est fan, lui s’en fout. Ensuite, c’est l’effet fricadelle et tout part en couille.

 

« Putain de chierie de vache de merde ».

 

Mon avis.

Là, il s’agit clairement d’une lecture kamikaze. On pense fatalement au titre d’ACDC « Highway to hell » et effectivement cet album est très rock’n’roll.
J’essaye de faire abstraction du dessin laborieux et nerveux de la lorraine et recluse Zoé Thouron (c’est ainsi qu’on la présente dans le dossier de presse) et je commence ma lecture. Le début est assez accrocheur, on part voir un concert dans un pays étranger…je pense qu’il s’agit de la Gelbique car on y mange de la Fricadelle et qu’on n’a jamais entendu le terme de Picon. Une jatte, une drache, une pinte, un demi, une bonne bière, oui mais jamais un Picon.
C’est la partie marrante de l’album car ensuite … comment dire…ça part en cacahuète. Les auteurs partent dans une sorte de délire suédois assez hystérique où la crédibilité en prend un sérieux coup. Bref, l’histoire s’essouffle pour se terminer dans un délire sans grand intérêt.
#albumàsetaperlescouillesauplafond mais bon on s’en souviendra.
Sinon, c’est quoi ce terme Fligueubück qu’on retrouve quasiment à chaque page ??????

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Sambatatraque.

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13/10/2016

The Long and Winding Road

The Long and Winding Road, Christopher, Pellejero, Kennes Editions, rock, rock'n roll, hippies, beat génération, combi volkswagen, seventies, 70', île de wight, wight, concert, road movie, road trip, chronique sociale, roman graphique, 10/2016,9/10The Long and Winding Road, Christopher, Pellejero, Kennes Editions, rock, rock'n roll, hippies, beat génération, combi volkswagen, seventies, 70', île de wight, wight, concert, road movie, road trip, chronique sociale, roman graphique, 10/2016,9/10Scénario : Christopher

Dessin : Ruben Pellejero

Éditeur :  Kennes Editions

184 pages

date de sortie : 6 octobre 2016

genre : roman graphique, chronique sociale, Rock'n Roll

 

 

"Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage " disait le poète. C'est pourtant sans joie que notre Ulysse entreprend le voyage posthume que lui propose son père, Lucien. En guise de dernière volonté, celui-ci l'invite à répandre ses cendres sur l'île de Wight, en Angleterre, en suivant le même périple que lui lorsqu'il s'était rendu au mythique concert de 1970. Une odyssée rock qui avait changé le cours de sa vie. Et qui pourrait bien changer la sienne... Sur une bande-son d'époque, au volant d'un combi Volkswagen hors d'âge et flanqué des trois compagnons de jeunesse de son père, tous plus barges les uns que les autres, Ulysse empruntera donc la route longue et sinueuse qu'ils avaient suivie quelques années plus tôt. Au-delà de la ligne blanche, Ulysse découvrira que son père n'était pas ce petit bourgeois étriqué pour qui il n'avait jamais eu grande estime. Et à travers lui, il comprendra mieux d'où il vient et qui il est vraiment. Un voyage intérieur d'une rare intensité !

 

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Quel drôle de titre improbable, à rallonge et aussi difficile à retenir qu'à prononcer pour nous pauvres français nuls dans la langue de Shakespeare ! Si le grand William ne vous inspire pas, qu'a cela ne tienne, tournez-vous plutôt vers d'autres sources d'inspiration, musicales et so British par exemple, ou bien vers un autre William, américain lui, S. Burrough de son nom et chantre de la Beat Generation. Quant à ce titre qui claque comme une douce mélopée Rock, ça tombe bien, il sort tout droit du dernier album qu'ont produit les Beatles, Let it Be, en mai 1970.

1970, année du deuxième plus grand concert Rock de tous les temps, le Woodstock Européen, qui eut lieu au mois d'août sur l'île de Wight en Angleterre et qui rassembla entre 600.000 et 700.000 spectateurs.

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Christopher (Love Song, Les Filles, Les colocataires) nous fait vivre ce concert par procuration en nous plongeant au cœur d'un road trip intimiste, bercé par une anthologie de la musique rock de l'âge d'or des années hippies. En accomplissant les dernières volontés de son père, Ulysse vit une odyssée qui le mène face à sa propre histoire et se transforme en voyage initiatique et introspectif. Durant ce long périple, il ira à sa propre rencontre et découvrira un père radicalement différent de celui qu'il a connu, levant le voile sur la face cachée de sa personnalité.

Flanqué de Alain, Jacques et William, les trois anciens compagnons de route de Lucien toujours animés par la rock attitude, le voyage devient une véritable aventure teintée de nostalgie pour les uns, de découvertes et d'expérimentations pour les autres. C'est un vrai régal que de suivre ce voyage aux accents psychédéliques et on a qu'une envie c'est de prendre place à bord du Commodore, le combi Volkswagen personnage à part entière de l'histoire, aux côtés de ces trois papys du rock, roublards et irrévérencieux, mais vachement sympathiques et ayant le cœur sur la main.

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D'ailleurs, Christopher nous fait quasiment monter à bord grâce à une narration découpée en chapitres courts arborant chacun un titre emblématique des années 70. 180 pages divisées en 45 chapitres, et autant de titres composant la playlist. Et quelle Play list ! Les K7 audio défilent les unes après les autres dans le vieil autoradio du Combi. Que des grands noms de l'époque, The Rolling Stones, Procol Harum, Jethro Tull, Ten years after, Grateful Dead, Neil Young, Bowie, et j'en passe ... Une playlist composée avec minutie et précision (excepté Hotel California toutes les musiques sont antérieures au concert de Wight de 1970) où chaque titre fait écho à l'action et au nouveau regard sur le monde que porte Ulysse. On commence avec You Can't Always Get What You Want des Stones quand Ulysse part à l’enterrement de son père en maugréant contre lui et ses dernières volontés ; puis The Dead Man's Dream de Procol Harum pendant les obsèques ; ou encore Lay Lady Lay de Bob Dylan, quand on fait la connaissance de l'amour de jeunesse de Lucien ... chaque morceau est en symbiose parfaite avec l'histoire.

 

"- Putain, c'est les Deads ! Vous ne connaissez pas les Deads, petits merdeux ?

- les Deads ?

- Les Grateful Deads !

- Alain, monte le son et fait passer les buvards ! "

 

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Mais revenons sur les trois personnages truculents qui donnent cette dimension très Rock'n roll au récit. Évidemment, le lecteur averti aura vite fait la comparaison avec les trois vieux anar de la série Les Vieux Fourneaux de Wilfried Lupano. N'y voyez pas là de plagiat ou d'influence pour surfer sur le succès – mérité – de cette série. Comme me l'a révélé Christopher, The Long and Winding Road est l'aboutissement de 4 ans de travail et les planches étaient en cours de réalisation quand les Vieux Fourneaux sont sortis.

Ces trois papys du rock, piliers du récit et guides spirituel d'Ulysse, font référence aux trois piliers de la Beat Generation que furent Allen Ginsgerg, Jack Kerouac et William S. Burrough. Petit clin d’œil invisible parmi d'autres que l'auteur a glissé dans son histoire.

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La mise en image de cette folle équipée, on la doit au renommé Ruben Pellejero. Connu du grand public depuis sa reprise de Corto Maltese en 2015, Ruben noircit des planches de Bd depuis le début de années 80. Dessinateur accompli au style reconnaissable avec un trait souple et expressif, marqué par un encrage prononcé, il n'a collaboré qu'avec peu de scénaristes dont le principal est l'argentin Jorge Zentner. C'est donc un immense privilège pour Christopher que d'avoir pu bénéficier du talent de Ruben Pellejero pour animer cette histoire. Car Christopher dessine aussi, et il aurait très bien pu mettre lui-même son histoire en image, ce qui était d'ailleurs son intention première. Mais, comme il le dit lui-même : " on ne peut pas refuser les services de Ruben s'il est disponible et s'il dit oui au projet". Évidemment ...

Pellejero nous livre une mise en scène classique et ne cède pas à la tentation d'une surenchère d'imagerie psychédélique qui aurait pu rendre les planches indigestes, ou trop caricaturales. Là, c'est simple, expressif, aéré ou détaillé quand il le faut et redoutablement efficace. Comme le Rock'n Roll !

Sans tomber dans la démesure, dans l'outrance ou la caricature, on retrouve l'ambiance sex, drugs and Rock'n roll propre à cette époque musicale et un vent de liberté et d'insouciance qui font un bien fou en ce début de 21ème siècle tourmenté.

Avec The Long and Winding Road, jamais le terme d'album, désignant aussi bien une BD qu'un disque, n'aura été aussi bien porté.

Voilà donc un album à lire et a écouter, à relire et ré-écouter, sans limites et sans modération, et c'est un sacré coup de cœur !

 

 

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Loubrun

 

 

 

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La BO de la BD sur Spotify ou sur Deezer

    

15/06/2015

Un certain Cervantès

un certain cervantès,lax,futuropolis,don quichotte,littérature,adaptation,chronique sociale,road movie,injustice sociale,910,042015un certain cervantès,lax,futuropolis,don quichotte,littérature,adaptation,chronique sociale,road movie,injustice sociale,910,042015Auteur : Lax

Éditeur : Futuropolis

208 pages

date de sortie : avril 2015

genre : comédie dramatique, chronique sociale

 

 

 

Résumé

Pour fuir la police après avoir fait quelques bêtises, Mike Cervantès s'engage dans l'armée et part combattre en Afghanistan. Prisonnier des Talibans, il réussit à s'échapper mais est vite repris par ses bourreaux. Il est alors torturé et perdra la main gauche.

De retour au pays, Mike est déboussolé et sombre dans la dépression et la violence. Révolté contre la société ultralibérale qui broie les plus pauvres, il décide de lutter contre les injustices, ce qui le mènera en prison. Il y découvrira le roman d'un homonyme, un certain Miguel Cervantès dont la vie présente de curieuses similitudes avec la sienne, et dont le Don Quichotte sera pour lui une véritable révélation. Se sentant investit d'une mission, il s'identifiera pleinement au héros et partira en lutte contre toutes les formes d'injustices et dérives de la société contemporaine, qu'elles soient politiques, sociales, religieuses, économiques ou intellectuelles... Idéaliste jusqu'au paroxysme, c'est à bord de sa Ford Mustang qu'il accomplira sa mission et partira en guerre contre la société.

 

"- Oh ! c'est vous Miguel, quel bon vent ?

- Le vent de la révolte, Amigo. Celui qui vous porte. Le même qui m'a poussé à écrire Don Quichotte de la Mancha. L'Histoire bégaye"

 

On ne présente plus Christian Lacroix, plus connu sous le pseudo de Lax, tantôt dessinateur, tantôt scénariste, parfois les deux et dans tous les cas toujours pour le meilleur. Sa production n'est pas pléthorique mais tous ces albums sont d'une grande qualité. Aussi à l'aise dans le polar avec le Choucas que dans des romans graphiques sur fond historique comme les oubliés d'Annam et Azrayen scénarisés par Giroud, Lax a le don de sortir des albums toujours captivants. Sa dernière production, l'écureuil du vel d'hiv, date de 2012 et clôturait une trilogie consacrée à l'univers du cyclisme.

 

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Avec ce nouvel album, il change complètement de registre et s'attaque à un monument de la littérature. Pas besoin d'être une pointure en ce domaine pour que le nom de Cervantès nous évoque quelque chose. Qui n'a jamais entendu parler de ce Don Quichotte se battant contre les moulins à vent ? L'expression est devenue populaire et ce héros, un symbole des justiciers autoproclamés et autres doux idéalistes, combattants acharnés des injustices de ce bas monde.

Lax nous propose une vue originale de cette œuvre maintes et maintes fois adaptée au cinéma, théâtre, et même en BD. Mais plutôt que de mettre simplement le texte original en image, il le transpose à notre époque et fait un parallèle entre la propre histoire de Miguel Cervantès et le personnage de Mike dont la vie est très similaire à celle de l'auteur Espagnol : vétéran d'une guerre, pris en otage et libéré contre rançon, perte de la main gauche, désillusion et révolte contre la société.

 

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Le parallèle et la mise en abyme de l’œuvre est très habilement mené. Comme une vision hallucinatoire et servant de guide au héros, Lax fait intervenir dans sa narration le vrai Miguel du 16è siècle. Petites pauses amenant quelques pistes de réflexions sur la censure, l'injustice sociale et le contrôle de plus en plus oppressant de la société par les instances politiques et financières, cette trouvaille scénaristique donne une dimension de satire sociale et d'analyse politique à ce road movie animé. Elle permet en plus, pour qui comme moi n'aurait jamais lu le roman, d'y mettre un orteil et de bien saisir tous les parallèles entre l'histoire imaginée par Lax et le roman chevaleresque satirique de Miguel Cervantès. Les rapprochements avec le roman sont subtiles et parfois drôles ou pathétiques, comme la monture attribuée à Mike : une Ford Mustang dont l'emblème est un cheval galopant.

 

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Graphiquement, Lax nous livre un album flamboyant et des planches majestueuses reflétant une Amérique profonde, crasse et poussiéreuse. Son trait délicat, rehaussé de lavis dans les tons gris/ocres/noirs crée des ambiances très suggestives dans toutes les situations.

Dans des décors de road movie américain, le Don Quichotte de Lax évoque des sujets graves et contemporains en les abordant sous un angle tragi-comique où douceur, violence, bêtise et bon sens se côtoient à chaque page.

 

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Loubrun

 

 

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31/12/2014

Down Under - tome 3 - Terra Nullius

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Dessin : Fabio Pezzi

Éditeur : Glénat

48 pages

date de sortie : novembre 2014

genre : western, saga, road movie, aventure

 

 

 

Tome 1 - l'homme de Kenzie's river

Tome 2 : poussières de rêve

parution : juin 2012

parution : août 2013

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A la fin du XIXe siècle, Ian McFarlane rejoint la propriété familiale qu'il avait quitteé 7 ans plus tôt. Il est accompagné de Allambee, son ami aborigène et de Lonan O'Farrell 'un jeune orphelin irlandais tout juste débarqué sur le continent, et qui fuit un père adoptif violent. Arrivé à destination, il découvre que son père est mort, que son frère Kyle à disparu et que sa famille s'est faite dépossédée de ses terres par la famille Barnes. Après avoir confié le jeune orphelin à une tribu aborigène, les deux compagnons d'infortune partent à la recherche de Kyle. (tome 1 – l'homme de Kenzie's River).

 

 

Les frères McFarlane et Allambee se retrouvent dans une petite ville minière tandis que  Elisabeth Barnes a lancé ses sbires à leur trousses pour leur régler définitivement leur compte. Charles Daniels, un des exploitants de la mine leur confit une mission : retrouver la trace d'un géologue français porté disparu. C'est à dos de dromadaires qu'ils entament leur périple dans le terrible outback. Pendant ce temps, le jeune Lonan grandit auprès des aborigènes et s'initie à leur culture.(tome 2 – poussières de rêve)



Ian et Kyle McFarlane ont finit par mettre la main sur le géologue, ou du moins ce qu'il en reste. Mais surtout, il ont compris ce que convoitait le géologue et Charles Daniels : un filon de diamant qui se situe au cœur d’un lieu sacré pour les aborigènes. Pas question de révéler ce site aux prospecteurs sous peine de le voir détruit à tout jamais. Pendant ce temps là, Elisabeth Barnes qui poursuit ses sombres desseins, se voit remettre fermement à sa place par son mari, de retour d'Angleterre. Le jeune Lonan, lui, semble suivre les rêves aborigènes. (tome 3 – terra nullius)

 

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Remplacez les indiens par les aborigènes, les déserts de l'Arizona ou les montagnes du Colorado par le Bush et l'Outback, et vous obtenez un western Australien. Avec Down Under, Nathalie Sergeef a créé une mini saga familiale à mi chemin entre le road-movie et le western.

 

Tous les ingrédients d'une histoire palpitante sont réunis : des personnages hauts en couleur, de l'exotisme et du dépaysement, des contrées sauvages et immenses sur un fond historique et social poignant. La sauce prend bien sur le premier tome mais malheureusement elle se dilue légèrement à partir de la moitié du deuxième tome. Les différents fronts narratifs qui sont lancés ne se rejoignent pas et le fil rouge de l'histoire s'effiloche dans le troisième tome. L'histoire se perd dans les rêves aborigènes au détriment de l'intrigue entre les Barnes et les McFarlane. Cette intrigue qui sert de support pour décrire la situation entre les colons et les aborigènes en cette fin de XIXe siècle à du mal à tenir la route et finit par s'essouffler. Dommage, car le côté instructif du scénario est passionnant et bien documenté. Mais, le message se perd et tout devient un peu confus.

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Alors que le scénario perd en intensité au fil des albums, le dessin gagne en majesté. Les planches dessinées par Fabio Pezzi et mises en couleurs par Jean Jacques Chagnaud (un cador en la matière) sont sublimes et répondent parfaitement aux codes du genre. Les paysages australiens et la culture des aborigènes sont ici superbement mis en valeur nous plongeant dans des paysages époustouflants.



Down Under reste une bonne série divertissante et instructive qui mérite le détour et dans laquelle il fait bon s'évader.



Ma note pour les 3 tomes

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Loubrun

 

 

 

 

 

 

 

07/07/2014

Rencontre sur la transsaharienne.

transsaharienne.jpgtranssaharienned.jpgAuteurs :Verdier/Christin

Editeur :Aire Libre

Sortie :03/2014.

Sur le sable.

 

Au même moment, en trois points du monde, des jeunes gens se préparent à partir. Pour Fanny, Nico et Lila, c'est le grand départ pour l'Afrique, où les attend une mission humanitaire ; Diop et Norbert quittent leur village africain pour une vie meilleure en Europe ou ailleurs ; Karim et Shafiq s'apprêtent quant à eux à prendre l'avion qui les mènera d'Arabie Saoudite au Sahara, où ils doivent participer à une chasse. Ils n'ont rien de commun, mais ils vont tous emprunter la Transsaharienne, cette route sans fin perdue au milieu du désert, étrangement propice aux rencontres les plus improbables. Dans cette zone imprécise et comme hors du temps, vont se nouer et se dénouer des liens entre des êtres que rien dans leur vie, leur parcours et leurs motivations ne prédisposait à se rencontrer. 

 

Carnet de voyage.

Cette BD, c’est d’abord un carnet de voyage pour l’Afrique. Fanny veut faire quelque chose « d’utile » dans sa vie alors quand deux de ces amis lui proposent un voyage humanitaire, elle saute sur l’occasion. Le problème, c’est que ce road movie est avant tout une aventure d’amateurs. Mais il sera aussi l’occasion de faire des rencontres, de croiser d’autres cultures .C’est un hymne à l’entre-aide avec une lueur d’humanité au milieu de nulle part.

On est bien loin des voyages intergalactiques de Valérian pour Christin. 

Le dessin semi réaliste de Verdier (Ultamate Agency) convient bien à ce style d’histoire. Dommage cette rigidité sur les scènes d’action.

 

Ce qui m’a un peu étonné avec ce récit, c’est l’accélération de la narration en fin de tome, comme si on devait boucler l’histoire précipitamment. En plus vu la fin, on s’attend logiquement à une suite donc cette accélération est d’autant plus étonnante.

Dommage aussi qu’on ne ressente pas plus le caractère de Fanny qui en a visiblement beaucoup mais qui reste calé dans les bulles.

Au final, un honnête road movie réaliste sans parti-pris plaisant à lire mais manquant par moment de charisme pour être totalement indispensable.

 

 

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Samba

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19/06/2014

Celui qui n’existait plus.

celui qui n'existait pas.jpgdsq.jpgAuteurs : Rodolphe et G.Van Linthout.

Éditeur : Vents d’Ouest.

Sortie : 03/2014.

Une nouvelle vie.

 

Norman Jones, américain de 40 ans, a une femme, deux enfants et un job qui rapporte. Oui mais voilà, Norman s'ennuie ferme. Arrivé à la moitié de son existence, il a l'impression d'avoir raté quelque chose, de ne pas avoir mené la vie qu'il s'imaginait. Il rêve d'une nouvelle chance, d'un nouveau départ. Le matin du 11 septembre 2001, il ne se rend pas au bureau, préférant paresser au lit avec sa maîtresse, et échappe ainsi à une mort certaine dans l'attentat du World Trade Center. Pour tous, il est mort. Alors pourquoi ne pas en profiter pour disparaître pour de bon, tout lâcher, partir à l'aventure et commencer cette nouvelle vie dont il rêve ? 

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On the road again.

 

Après Mojo, Rodolphe et Georges Van Linthout nous emmènent une nouvelle fois sur les routes américaines dans un road movie existentiel (doublé d'un thriller !) alors que les plaies du 11 septembre viennent juste de s'ouvrir.

Voilà bien un titre que je n’ai pas vu passer malgré que j’apprécie Rodolphe et le bon Georges Van Linthout mais il n’est jamais trop tard pour rattraper cet oubli.

 L’histoire commence par une question que tout bon quadra s’est déjà au moins poser une fois dans sa vie « n’ai-je pas raté ma vie ? »

Et pourquoi ne pas partir loin à l’aventure ? Vivre enfin sa vie !

Avec le drame du 11 septembre, Norman à l’occasion d’effacer son nom des registres, le voilà parti sur les routes pour un road movie de folie selon lui. Ce sera l’occasion de visiter la mythique route 66 et de rencontrer des gens du coin. Cette balade à travers les USA est admirablement bien rendu par le dessin en noir et blanc du bon Georges Van Linthout. Ses aquarelles nous plongent vite dans le coté sombre de cette expédition. On en vient vite à bien réfléchir avant de tout quitter car c’est un peu à une descente en enfer que nous conte ce roman graphique. Décidément, la fuite semble impossible. 

Un petit regret néanmoins, la fin tragique est malheureusement bien trop évidente vu l’ouverture.

Voilà au final, une belle immersion dans la misère quotidienne ponctuée de solidarité mais aussi de coups bas. 

Ca m’a donné le cafard cette histoire. Moralité, pour tout laisser tomber, il vaut mieux bien le préparer !

 

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Samba.

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21/01/2014

L'Homme qui assassinait sa vie

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Dessin : Moynot, Emmanuel
Dépôt légal : 08/2013 
Éditeur : Casterman
Collection : Univers d'auteurs
Planches : 110 
ISBN : 978-2-203-06861-2

 

Après l’adaptation géniale par Baru de Canicule, c'est au tour d'Emmanuel Moynot,  Hurlements en coulisses, d’adapter, chez Casterman,  un roman,  L'homme qui assassinait sa vie, de Jean Vautrin, paru en 2001.

 

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Le pitch de ce one shot : François-Frédéric Frey, dit FFF,  43 ans, sort de prison. Il vient d’y purger une peine de trois années pour fausses factures et abus de biens sociaux. Il est bien décidé à présenter la note et avec des intérêts à ceux qui lui ont pourri la vie : famille, ex-femmes (3) et ex-beau-papa.  Nous suivons aussi Gus Carape, 56 ans, ex-flic, détective privé de seconde zone qui vivote et essaye de trouver une combine pour avoir une rentrée d’argent, ceci afin de  payer ses arriérés de loyers. 

 

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Au niveau des dessins, ceux d’Emmanuel Moynot font indubitablement penser à ceux de Jacques Tardi période Nestor Burma dont il a dessiné trois aventures. A noter son remarquable travail sur la colorisation. Celle-ci apporte véritablement un plus aux dessins et aux différentes ambiances que l’on retrouve tout au long de cette histoire.

 

L'homme qui assassinait sa vie  est à conseiller à celles et ceux qui aiment les ambiances déjantées, glauques et les histoires qui se terminent mal.  Vous avez là un très bon road-movie à déguster sans aucune modération !!! 

 

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Ma note : 8/10

 

Revedefer

13/04/2011

FAR AWAY

123123_c.jpg123123_pla.jpgDessin : Gabriele Gamberini - Scénario : Maryse & Jean-François Charles

Editions Glenat

Sortie le  23/03/2011

Prix conseillé : 25 €

Genre : Road-movie romantique

 

Résumé (de l’éditeur: Martin Bonsoir est chauffeur de camion. Il parcourt seul les paysages grandioses du Canada et des États-Unis sans plus les voir. Jusqu'au jour où son camion est immobilisé par la neige dans un bled paumé du Canada. Il y est secouru par une femme seule, plus âgée que lui, Esmé Larivière. Sur un coup de tête, elle demande à Martin de l'emmener avec lui.

 

Mon avis : Si vous avez aimé le diptyque « Red bridge » des mêmes auteurs, vous allez aimer également ce « Far Away ».C’est certain que déjà les noms de Maryse et Jean-François Charles est un gage de qualité. Un sticker sur la couverture annonce « un road-movie romantique par les auteurs d’ « India dreams » ». En peu de mots, le principal est dit. Reste à définir le cadre. Le Québec en hiver, le milieu du transport par route et des chauffeurs, une rencontre imprévue entre un homme et une femme, une découverte mutuelle qui va déboucher sur une histoire d’amour et une fin inattendue…Le décor est planté. Gamberini excelle dans ce style qui lui est si particulier avec une colorisation si particulière. Chaque planche est une série de tableaux…Magnifique. Au final, cela nous donne un album de plus petite taille (185x260mm) de 142 pages, un petit bijou que j’ai dévoré d’une traite sans relever la tête. Des gens simples qui se rencontrent et que vont écrire une histoire qui va devenir extraordinaire… Un seul bémol : 25 euros pour ce livre, je trouve que cela fait un peu cher...Je trouve que l’escalade des prix de vente, cela commence à bien faire… Il n’empêche qu’il s’agit d’une belle histoire bien racontée et bien dessinée. Je ne regrette pas mon achat. Coup de cœur !

 

9/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : ICI.

Capitol, Far Away, Gabriele Gamberini, Maryse et Jean-François Charles, Glenat, Road movie, romantisme

14/09/2009

Le voyage des pères,Alphée.

VoyagesDesPeres_02voyagedesperes02pAuteur : David Ratte.
Editeur : Paquet.


Jésus revient !
L’incroyable histoire des pères des apôtres, inquiets de voir leurs fils intégrer une nouvelle secte…Le premier road movie biblique de l’histoire de l’humanité !

Ma prière.
Notre Père qui est en voyage,
que ton humour soit sanctifié,
que ton collecteur d’impôt vienne,
que ta verve soit dessinée avec malice comme aux caricatures.
Donne-nous aujourd'hui notre tome de ce jour.
Pardonne-nous le scepticisme de Jonas,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous pas encore acheté ce petit bijou.
Et ne nous soumets pas à la grande attente,
mais croques nous la suite.

Pfou !
surprises.smileysmiley.com.8

On en parle avec l’auteur sur le forum.

VoyagesDesPeres_02_VER

01/02/2009

O'boys,le sang du Mississippi.

OBoys_01_82767G_7994_01Auteurs :Thirault et Cuzor.
Editeur : Dargaud.

Le résumé.
Mississippi, 1931. L’un est blanc, l’autre noir. Le premier s’appelle Huck Finn, le second Charley Williams. Huck vit avec son frère sous la férule de leur père, alcoolique et trafiquant minable.
Il adore traîner dans les « juke-joints », ces sortes d’épiceries transformées en cabarets, le soir, où les Noirs viennent chanter leur blues. C’est là que Charley travaille dur pour Mortimer Denis, un éleveur de poisson-chat chez qui Huck finit par être placé.
Mon avis.
Je ne vais pas vous parler du roman « le rouge et le noir » de Stendhal mais plutôt de Huckelberry Finn de Mark Twain. Oh, ne partez pas si vite au marché noir pour vous le procurer, cette BD « O’boys » est une alternative  pour éviter un lieu noir de monde. C’est une sorte de boite noire analysant l’Amérique profonde des années 30 (juste un peu avant les années noires de 1940-1945).Vous y suivrez la vie un peu décousue d’un mouton noir accompagné d’une gueule noire à travers d’un road movie qu’on appellerait ici plutôt Mississippi movie. Donc pas de marée noire mais quelques idées noires, du travail en noir pour un œil au beurre noir de quoi broyer du noir comme certains américains aimaient le faire à cette époque dans des messes noires. O’Boys , même si c’est pas écrit noir sur blanc , est surtout l’histoire d’une amitié noire et blanche. Une belle immersion dans le passé et qui montre bien le chemin parcouru depuis lors
surprises.smileysmiley.com.7



obys