11/01/2018

Golden City - Tome 12 - Guérilla Urbaine

golden city,delcourt,daniel pecqueur,nicolas malfin,science-fictiongolden city,delcourt,daniel pecqueur,nicolas malfin,science-fictionScénario : Daniel Pecqueur
Dessin : Nicolas Malfin
Éditeur : Delcourt
48 pages
Date de sortie : 22 novembre 2017
Genre : Science-Fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Alors qu’il enquête sur les causes du naufrage de Golden City, Basinger est mortellement blessé par quatre clonessoldats. Entre guérilla urbaine, armée de mercenaires et mafia, commence pour Banks une périlleuse enquête.

Avant de mourir, Basinger révèle à Banks que la personne responsable du naufrage est une certaine Tania. Elle vit à Las Vegas où elle organise des jeux du cirque dangereux au cours desquels des SDF et des chômeurs s’entretuent devant un public de richissimes parieurs violents. Banks décide de partir à sa recherche. Mais dès son arrivée, il se heurte à la mafia des casinos, et les ennuis commencent pour lui...

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Mon avis

En voyant la photo de cet album sur mon mur Facebook, un ami bédéphile a fait ce commentaire : « Ça existe encore Golden City ? ». Je crois que je ne pourrais pas mieux faire avec cette chronique… Mais je vais quand même essayer.

J’ai bien aimé les premiers tomes, même si j’y trouvais déjà quelques incohérences scénaristiques, mais là, je crois que cette série a atteint ses (mes !!!) limites.

Le dessin d’abord. Je ne suis pas un grand fan du style mais je reconnais que c’est plutôt bien fait. Les cadrages, les personnages, les proportions, les paysages, tout ça tient carrément la route. Un peu trop anguleux à mon goût, sans que ça soit vraiment une caractéristique marquante (comme chez Gine, par exemple), mais sinon, oui, c’est bien dessiné. En revanche, la mise en couleur, bien que très lumineuse, m’est assez insupportable au niveau des personnages (surtout les visages). C’est d’autant plus dommage que le reste est très bien fait.

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Mais je crois que c’est au niveau du scénario que ça pêche le plus.

D’abord, je ne comprends pas comment ça se fait que les gamins (les orphelins amis de Banks) soient toujours fauchés alors que régulièrement ils trouvent de l’argent (de grosses sommes) ou qu’on leur en envoie, et que, de toutes façons, ils sont potes avec Banks qui est un très riche héritier. Ensuite je ne comprends pas non plus pourquoi ils traversent à chaque fois la fameuse zone « tellement dangereuse que même la police n’ose s’y rendre ». D’ailleurs, elle n’a jamais vraiment l’air si dangereuse que ça cette zone.

Dans un tome précédent, on a même le droit à une scène surréaliste ou la mère d’Harrison, a dépensé sans compter et fait prendre des risques hallucinants à Golden City et sa population (dont une grande partie en est morte) pour capturer 3 des 12 sages de la ville et les en extraire. Mais quand elle les fait amener devant elle pour leur signifier leur jugement (et condamnation) il n’y a qu’un seul garde dans la pièce, et, évidemment, il se fait désarmer par l’un des trois « méchants » pour nous donner une nouvelle scène tout en tension. C’est tellement pas cohérent que j’en ai ri…

Ensuite, j’ai l’impression de relire un peu toujours la même histoire. Kumiko qui désobéit et qui se fout dans le pétrin, les autres qui remuent ciel et terre pour la sauver. Le conseil des sages de Golden City qui en a marre de l’attitude d’Harrison Banks et qui cherche donc à s’en débarrasser. La police qui n’intervient QUE pour gêner ou arrêter les gentils (Harrison ou les orphelins) mais totalement absente quand on a vraiment besoin d’elle, notamment quand des paramilitaires envahissent la ville pour briser la grève et les mouvements de rébellion naissants…

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Pour finir avec les incohérences je suis obligé de mentionner la mère d’Harrison, horrible harpie, requin de la finance, jadis prête à se mettre en travers du bonheur de son fils en éloignant à jamais son amour de jeunesse, femme d'affaire à l’origine de Golden City qui est, rappelons-le, l’incarnation flottante des inégalités sociales du monde. Eh bien cette femme si puissante n’a rien trouvé de mieux que de disparaître de la circulation après l’accident d’avion qui lui a coûté ses jambes et sa mobilité. La raison : elle ne voulait pas être une charge pour son fils (alors qu’elle était multimilliardaire !!!) et un sujet de pitié pour les autres. Peut-être que son laboratoire secret où l’on était capable de cloner des humains aurait pu lui être utile pour retrouver sa mobilité… Quoiqu’il en soit, subitement, cet horrible personnage sans cœur passe dans le camp des gentils et ne souhaite plus que le bien de l’humanité…

Et ne venez pas me parler de sœur Léa car je risquerais de déborder…

Bref, une vision très manichéenne de la chose et qui va toujours dans le même sens. Personnellement, je trouve cela contre productif. Écrire une histoire pleine de bons sentiments n’a jamais convaincu personne… Au contraire, cela conforte juste les uns dans leur idée d’un monde en noir et blanc sans pour autant convaincre les autres. Non, je préfère vraiment quand il y a de la nuance…

 

 

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Odradek

03/01/2018

Gantz Perfect Edition T1 & T2

sans-titre.png51X4eIkrR-L__SX350_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_307250.jpgAuteur : Hiroya Oku

Éditeur : Delcourt / Tonkam

Genre : Science-Fiction

408 pages / Tome

Sortie : juillet / Août 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Kei et Masaru, deux anciens amis de primaire, sont écrasés par un train après avoir sauvé un ivrogne tombé sur une voie... Ils ont néanmoins la surprise de se réveiller dans un appartement inconnu, entourés d'autres personnes ayant également connu la mort. Là, une étrange sphère noire appelée "Gantz" ordonne à tout le groupe d'éliminer un certain "homme poireau". Une mystérieuse lutte commence alors !

 

Mon avis :

Considéré comme étant une des références Seinen de science-fiction, Gantz est une série de 37 volumes créé par Hiroya Oku. Le concept étant de permettre à des personnes mortes de retrouver la vie...mais pas à n'importe quel prix. Ceux-ci doivent atteindre 100 unités (ou 100 points) en accomplissant des missions spécifiques - généralement affronter des ennemis et les exterminer.

On suit le parcours, de Kei Kurono, qui tentant de sauver un ami tombé sur les voies ferrées de Tokyo, perd la vie. Dés lors, il se retrouve avec des individus inconnus dans une pièce, au centre de laquelle une sphère noire dicte ses règles. Ce manga joue grandement sur le psychologique des protagonistes, la violence y règne de manière abondante, les scènes crues sont affichées tel un met onctueux. Des clans vont se créer, d'autres se dissoudre, des amitiés se briseront, Gantz est qui plus est détaillé par une richesse graphique de haut standing. Le niveau d'encrage est d'ailleurs si épais, que les émotions transpirent par delà les pages. Tout comme le sang qui gicle en abondance, où les combinaisons de protection de chaque participant, qui émergent par un noir brillant, resplendissant.

Certaines scènes gores tout à fait originales, présentent des morceaux de chairs ou des organes à l'air libre. Sans toutefois se focaliser sur cette ébauche brutale, le lecteur se sent aspiré par la spirale stressante du scénario. Les personnages sont eux aussi pour le moins attachants, et dégagent une aura perceptible, pour la plupart d'entre eux. Certaines planches sont tout bonnement magnifiques par une précision de style proche de la quintessence.

 

Par contre, cette Perfect edition n'apporte en somme rien de neuf au niveau du récit, ce qui peut en décevoir plus d'un. Heureusement, la fin de volume de chaque intégrale présente une interview qui vaut réellement le détour. Des secrets de réalisation, des ficelles sur l'emploi du temps du mangaka, ses outils de travail... Comme le souligne son auteur, Hiroya Oku, de nombreuses heures de préparations ont été nécessaires pour la réalisation de ce projet. Perfectionniste dans l'âme, il recherchait en permanence un coup d'avance sur l'évolution de son script.  Pas toujours évident vu la teneur et la progression de cette trame, ô combien recherchée. La réalisation d' un "Name" (pré-maquette des planches du manga sur laquelle figure les dialogues et les dessins) prenait environ 2 à 3 heures par semaine. Suite à cela, l'auteur et son équipe insèrent les décors infographiés tout en respectant le découpage des planches.

Ceux et celles qui possèdent déjà cette série mythique, ne trouveront certainement pas matière suffisante à se mettre sous la bouche. Par contre, cette version Perfect Edition s'adresse particulièrement à tout lecteur susceptible de se lancer dans cette aventure d'anticipation.

 

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Coq de Combat

20/11/2017

Ter

1.jpgter,tome 2,rodolphe,dubois maghen,18 octobre 2017,science-fictionTome 2 – Le guide

Scénario : Rodolphe

Dessin : Christophe Dubois

Editeur : Daniel Maghen

80 pages - cartonné

Parution : 19 octobre 2017

Science-fiction

 

Présentation :

« … en ces temps futurs, le sol grondera et rien ne restera de nos villes et de nos campagnes, de nos rivières et de nos champs. »

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La fin du tome 1 laissait les lecteurs sur une vision remarquable : TER n’est pas notre Terre ! Au retour de leur expédition, Mandor et ses amis découvrent un spectacle de désolation : leur village s’est effondré, il ne reste qu’un tas de ruines. Les habitants en rejettent la faute sur Mandor, qui échappe au lynchage de justesse grâce à l’intervention du Bourdon et de ses prêtres en armes. Il sera donc jugé, et probablement exécuté. Mais le sol tremble à nouveau et la panique s’empare de toute la communauté. Mandor, que certains considèrent comme le prophète, a une vision...

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Mon avis :

Le tome 1 était impressionnant.

Le tome 2 apporte des réponses, mais aussi de nouvelles questions. On change de décors, mais pas de sujet. Avec un sens de la narration parfaitement maîtrisé, Rodolphe poursuit son récit sur le mode de la fable politique, de l’imaginaire poétique, mais tout en nous livrant un pur moment d’aventures et d’action. Autant dire que le lecteur est gâté, surpris, séduit, émerveillé.

Ter serait déjà une excellente histoire de science-fiction rien que pour son scénario, mais en plus, le dessin de Christophe Dubois vient le sublimer par un traitement graphique à couper le souffle. Ses dessins, classiques, sont d’une richesse et d’une précision hors normes. Chaque case est une bénédiction pour le regard. Un cahier de croquis et de cases alternatives vient clôturer ce qui me paraît un des meilleurs albums de l’année.

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Skippy

 

17/11/2017

La belle mort

la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10Scénario : Mathieu Bablet
Dessin : Mathieu Bablet
Éditeur : Ankama
160 pages
Date de sortie :  septembre 2017 (réédition)
Genre : anticipation

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Entrez dans un monde où des insectes venus de l'espace infini sont maintenant les maîtres de la Terre. Découvrez ce one-shot post-apocalyptique signé Mathieu Bablet (Adrastée et Shangri-la).

A quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l'invasion dévastatrices d'insectes extra-terrestres. La fin de l'humanité a eu lieu. Cherchant un but, une destinée justifiant leur futile présence dans un monde en ruine, ils ne se doutent pas qu'ils font partie d'un plan bien plus vaste, de quelque chose qui les dépasse complètement et qui implique un autre survivant...

 

Mon avis

Surfant sur le succès de Shangri-la sorti l'an dernier, les éditions Ankama rééditent le premier album de Mathieu Bablet, La belle Mort, paru initialement en 2011.

Récit d'anticipation post apocalyptique, cet album au rythme lent et poétique nous propose une incursion métaphorique sur une planète détruite et en proie à une colonie d'insectes venus de l'espace. Le sujet pourrait prêter à rire, mais Mathieu Bablet engage dans son récit une vraie réflexion sur la survie de l'espèce humaine. Trois personnages errent dans une ville en décomposition sans autre but que de survivre. Et quand ils rencontrent un autre survivant, l'instinct primaire prend souvent le dessus sur le bon sens. Sommes-nous irrémédiablement condamnés à redevenir des bêtes ? En creusant un peu, on peut voir dans cette errance un message plus subtile. L'Homme ne serait-il que de passage sur terre, locataire provisoire d'une planète qu'il aurait été incapable d'entretenir et de préserver ?

On pourrait sans doute trouver tout un tas d'autres métaphores dans cette histoire où finalement il ne se passe pas grand chose. Mais on s'intéresse davantage à cette ville en décrépitude dans la quelle on se sent littéralement aspiré. Personnage à part entière, elle semble vivante, peut-être endormie ou sous le contrôle d'une puissance invisible. Elle est à la fois fascinante par les décors grandioses, et terriblement anxiogène par cette absence d'humain, ce silence assourdissant et cette présence grandissante d'insectes.

Le final est surprenant, déroutant, et nous ramène à nos questions existentielles du début.

Ayant lu cet album après Shangri-la, j'avoue avoir eu un peu plus de mal à accrocher à cet univers. Néanmoins, l'album reste plaisant à lire, chacun pouvant s'y projeter selon ses propres sensibilités et mener ses propres réflexions sur l'existence.

la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10

Les décors urbains de Mathieu Bablet forcent l'admiration. Quel travail ! On imagine le travail monacal du dessinateur qui, avec une précision chirurgicale, entasse des immeubles dans des perspectives ahurissantes, dessine des intérieurs où pas un détail ne manque. C'est proprement hallucinant et vertigineux. En revanche, les personnages laissent vraiment à désirer. Ils sont laids, pas expressifs et sans relief. C'était le défaut relevé sur Shangri-la, mais là, c'est pire.

La belle mort reste un album atypique dans le genre, qui a permis de révéler un auteur complet et talentueux. A découvrir, mais à lire avant Shangri-la.

 

Loubrun

 

 

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la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10

 

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25/10/2017

Density

cov.jpg4.jpgTome 01

Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Stan et Vince

Editeur : Delcourt

Collection : Comics Fabric

112 pages – cartonné

Parution : 13 septembre 2017

Science fiction - comics à la française

 

Présentation de l’éditeur :

Chloé est en vacances aux États-Unis avec son geek de frère, sa soeur et une amie. Lors d’une balade en plein désert, elle est confrontée à un gentil alien « observateur » de la Terre. Alors que ce pouvoir était destiné à son frère, elle se retrouve capable de modifier sa densité corporelle. Elle va devoir absolument apprendre à maitriser ses nouvelles capacités pour stopper une invasion d’extra-terrestres belliqueux !

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Mon avis :

Programmée en trois tomes, cette nouvelle série, imaginée par une joyeuse équipe de potes, lorgne sans complexes du côté des comics américains. Lorsque le créateur de Lapinot s'associe avec ceux de Vortex, le lecteur averti s’attend à une (bonne) surprise. Il ne sera pas déçu. Cet album de mise en place du contexte se lit d’une traite et on est tout surpris d’arriver au bout après un temps qui a paru très court. Entre comédie ironique et science-fiction déjantée, le récit ne surprend pas vraiment mais se laisse dévorer sans modération. Ce qui fait la différence avec la plupart des productions US, ce sont l’absence de scènes de baston toutes les 5 pages et le fait que l’héroïne est une fille tout à fait ordinaire. Le dessin semi réaliste colle parfaitement au ton de l’histoire. Le cliffhanger final appelle à la lecture impatiente du deuxième tome dont la sortie est déjà prévue pour début 2018.

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le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

19/10/2017

Chronosquad T4 : Concerto en la mineur pour timbales et grosses têtes.

chronosquad.jpgchronosquad t4.jpgScénario : Giorgio Albertini
Dessin : Grégory Panaccione.
Editeur : Delcourt (néopolis).
248 pages
Sortie : 13 septembre 2017
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
découvrez dans cet ultime épisode tous les tenants et aboutissants de cette folle épopée trans-temporelle. L’inextricable écheveau de ligne narratives se dénoue enfin avec une évidence inattendue et enthousiasmante.

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« J’ai vu ces machineries lors de mon voyage. Elles sont petites et utiles à plein de chose, inutiles comme par exemple aligner des rangées de friandises colorées. »

Mon avis.

Je ne sais pas si on se rend bien compte de l’exploit de Grégory Panaccione sur cette série. Il nous a pondu presque 1000 pages en un an. En effet le tome 1 date d’octobre 2016. J’imagine qu’il avait pris un peu d’avance mais quand même, c’est prodigieux surtout que le dessin est loin d’être bâclé. Il suffit de jeter un œil au décorum des frères Montgolfier ou du concert des Clash pour s’en persuader.
D’ailleurs, a-t-on des nouvelles du dessinateur milanais ? Sa famille ou ses proches l’ont-ils vu récemment ? Ne croupit-il pas dans une infâme geôle de Recep Erdogan ou de Vladimir Poutine ?
Ce qui est sûr, il doit avoir perdu son bronzage car vivre comme un ermite, ça doit laisser des traces !
Je suis toujours bluffé par sa capacité à faire passer sans aucun texte une foule d’émotion simplement avec son trait entraînant et presque magique.
Et sinon pour l’histoire Samba ? Je pense qu’il faut prendre cette brique comme un grand divertissement. Certes certains sujets sur la relativité du temps passé, sur les revendications sociales au néolithique, la satire sur notre belle technologie abrutissante sont bien présents mais on retient surtout la comédie et l’humour de cette saga. A noter, les affiches publicitaires qui entrecoupent le récit sont toujours aussi délirantes. Revivez la résurrection de Jésus avec un visa du Vatican !!!
Voilà, c’est assez léger, guilleret comme histoire mais bougrement copieux pour son contenu.
Bonne digestion à tous.

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Samba.

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10/10/2017

Cavale vers les étoiles

61Qrp2D+eYL__SX357_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_310411.jpgAuteur : Ryôma Nomura

Éditeur : Casterman

336 pages

Genre : Science- Fiction

Sortie le 23 août 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Deux filles, une armée à leurs trousses, un seul objectif : Mars ! Dans un futur uchronique où les implants cybernétiques font partie du quotidien, la Terre est sous le joug de la couronne britannique. Afin de mater la révolte des colonies établies sur Mars, le pouvoir détourne la génétique martienne pour créer des combattants d'un nouveau genre. Échappée du laboratoire militaire où elle a vu le jour, Kinu nourrit un seul but : aller retrouver les siens sur la planète rouge. Contre elle : toute l'armée de l'empire. Avec elle : Roku, une vendeuse de nouilles qui n'a rien demandé à personne.

Mon avis :

Kinu est d’apparence humaine, jeune fille blonde filiforme... pourtant sous sa petite dégaine se cache le plus abouti des spécimens de martien artificiel. Conçue il y a 6 mois, elle souhaite plus que tout revoir les siens sur Mars, la planète rouge.

Traquée par ses créateurs, diverses organisations et spécialement par l'Armée Britannique qui tient à se l'accaparer pour l'utiliser à ses fins, elle ne doit sa liberté qu'au nombre de cadavres qu'elle laisse derrière elle. Kinu dispose de facultés hors du commun, résiste à quasi chaque douleur et dispose d'un potentiel d'analyse à toute situation.

Son chemin croisera celui de Roku, une jeune fille qui durant son très jeune âge s'est faite abattre, et de ses prothèses actuelles, possède elle aussi des dispositions au combat.

Bien que partenaires sur ce coup, elles ne font que s’engueuler la plupart du temps. La martienne ne prend en compte que le désir de retourner sur Mars, tandis que Roku la suit presque par destinée, sans raison apparente.

D'un point de vue scénaristique, bien que l'action soit présente de manière omniprésente, la trame se répète faisant du sur place, statique & répétitive. Certes, les protagonistes secondaires ont leur rôle à jouer (pour la plupart des androïdes de plus en plus puissants, des arbres génétiquement modifiés..), tout comme un humour bon enfant ressort de cet ouvrage. (notons le passage ou Kinu mange aussi bien les baguettes en bois pour nouilles que les aliments eux- mêmes, ou encore l'allusion aux personnages sur Mars qui ne se nourrissent que de sable et de métaux)

La première partie du récit tient même plutôt la route, sans toutefois réellement se démarquer royalement, mais d'une manière générale, le scénario s'enlise peu à peu, se répète, sans apporter quoi que ce soit de réellement neuf.

La qualité graphique de Ryôma Nomura plaira à ceux ayant appréciés Blame ou Eden, ou verront un quelconque parallélisme avec un manga rétro tel que Vénus Wars. Ce style archaïque ne plaira pas forcément à tout le monde. Maintenant, soulignons la précision de l'auteur pour des plans figés, ou chaque détail est mis en relief. Les scènes d'action bien que dynamiques piétinent et rendent certaines planches brouillonnes. Sans doute du au noir de l'encrage très épais, ce qui engendre un résultat mitigé (planches à leur stade expérimental)

Entre deux gamines (l'une complètement robotisée et l'autre partiellement à l'aide de prothèses), des arbres mutants, des cyborgs étranges, une période glacière qui ravagerait une majorité des êtres restants et l'armée britannique qui s'en mêle, on obtient un manga SF qui vagabonde en eaux troubles... On a tout intérêt qu'elles ses rendent sur Mars, car après 336 pages, on ne souhaite pas vraiment les revoir!

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Coq de Combat

28/09/2017

On Mars T1 : un monde nouveau

on mars.jpgon mars t1.jpgScénario : Sylvain Runberg.
Dessin : Grun.
Editeur : Daniel Maghen.
80 pages.
Sortie : 31 août 2017
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
En 2132, la colonisation de Mars est devenue une réalité. Avec l’épuisement des ressources terrestres, c’est surtout une nécessité. L’avenir du genre humain repose sur une poignée de scientifiques... 

Jasmine Stenford est en route pour Mars, condamnée aux travaux forcés, en compagnie de Recherche On Mars 09-15.jpgmilliers d’autres prisonniers. Etre condamnée à la prison en l’an 2132, c’est un aller simple dans les camps de travail de Mars assuré. Sans espoir de retour. Comme tous les prisonniers arrivant sur cette planète, on lui greffe un implant respiratoire facial qui lui permettra de respirer à l’air libre, en attendant que l’atmosphère martienne soit suffisamment transformée pour que les humains puissent un jour s’en passer.

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« Trop d’impôt tue la colonisation dit le dicton ! »

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Mon avis.
On Mars - Recherche 04.jpgOn Mars est la nouvelle série en 3 tomes de 2 auteurs qui ont le vent en poupe dans le petit monde de la BD franco-belge. Le belge Sylvain Runberg qui partage son temps entre la Suède et la France, est déjà l’auteur d’une trentaine d’albums très variés allant de la SF comme Orbital, Kookaburra universe au thriller comme Face Cachée, Trahie, Millenium à l’héroic-fantasy comme Kunungar, Hammerfall, le Règne au roman graphique comme les colocataires et London Calling. Bref, un éventail déjà impressionnant.
Au dessin, le français Ludovic Dubois alias Grun a déjà marqué (de laOn mars %28Work in progress%29.jpg tête) les esprits avec les séries Conjuration d’Opale et le Métronom’. Des albums unanimement salués pour leurs qualités graphiques.
On change donc de ton en passant du bleu du Métronom’ à l’ocre-rouge de la planète Mars (même si les dernières explorations de cette planète ont montrées que ce n’était pas vraiment le cas). On croyait Mars inhabitée depuis le passage de Chuck Norris mais non, elle est en pleine terraformation avec une horde de prisonniers, une sorte de bagne des temps futurs en somme. Un tome 1 que je qualifierais d’introduction car on prend le temps de nous présenter cet univers carcéral bien particulier en plus de faire un focus sur le passé de l’héroïne. Je me suis même posé la question vers où on allait, difficile à dire tellement les pistes possibles semblent nombreuses malgré qu’on y ait déjà abordé de thèmes comme le travail forcé, l’embrigadement religieux ou la pollution.

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Sinon, un petit conseil pour notre héroïne (bien énigmatique pour le moment), le soleil de mars donne des rhumes tenaces. Mais attention, un certificat médical ne sera pas une excuse valable pour éviter cette lecture « pseudo-évasive » avec son beau cahier de croquis en bonus.
Allez au boulot bande de poireaux !

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Sambofer.

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22/09/2017

Infinity 8 - tome 5 - le jour de l'apocalypse

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Davy Mourier
Dessin : Lorenzo de Felici
Éditeur : Rue de Sèvres
96 pages
Date de sortie :  13 septembre 2017
Genre : science-fiction, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

" - Tu es amphibie, toi ?

- Non, non, pas du tout. Je m'appelle Mason.

- Euh ... Tu fais de l'humour ?

- Non ... du karaté et des arts martiaux. "

 

 

Mon avis

Vous vous souvenez de ce film avec Bill Muray, Un Jour sans fin, où chaque jour se déroule exactement comme la veille. Infinity 8 pourrait être le pendant BD version space opéra de ce film devenu mythique. Sauf que, si chaque reboot d'Infinity 8 nous ramène au postulat de départ, rien ne se passe ensuite de la même façon et ce pour notre plus grande joie. Nous avons à chaque fois droit à une nouvelle héroïne et une nouvelle situation plus ou moins loufoque, absurde, débile, et dans tous les cas à l'humour potache et pulp totalement assumé, fond de commerce de cette série unique en son genre.

Donc, dans ce 5ème redémarrage, la nécropole gigantesque est toujours là et personne n'a encore réussi à débloquer le vaisseau de cet amas inextricable de tombes et mausolées. On ne doute pas qu'Ann Ninurta y parvienne. Quoique, vu le titre de l'album et le concept de la série, si, finalement on doute ! Après avoir eu affaire à des groupes de psychopathes nécrophages, de néo-nazis, de secte politico-religieuse voilà que nos naufragés de l'espace sont confrontés à une horde de zombies ... le vaisseau est plus que jamais en danger.

Ce cinquième opus, réalisé par Davy Mourier et Lorenzo de Felici, est encore plus déjanté que les autres. Curieusement, le scénario et le niveau de lecture est beaucoup plus binaire que dans les tomes précédents. On a un brin d'explication dans les bonus : ce tome est le premier de la série à avoir été scénarisé. On sent bien que les auteurs se sont défoulés sans retenue et qu'ils ont tiré jusqu'au bout sur la ficelle du concept reboot. C'est du on/off, il y a les méchants zombies, la gentille agente et sa mignonne petite fille et les bras cassés débiles de l'équipe de sécurité. Pas de messages sous-jacent, ça dézingue à tout va dans un rythme effréné de la première à la dernière page. Et franchement, ça a beau être hyper simpliste, on prend un vrai plaisir à lire cette histoire absurde.

Bien entendu, la mission va échouer et une réinitialisation sera nécessaire. Sauf que, quand même, on à droit à un début de semblant d'explication sur le pourquoi du comment de ce que fout cette nécropole en plein milieu de nulle part.

De quoi nous allécher pour le sixième reboot ...

 

Loubrun

 

 

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les autres tomes de la série

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20/09/2017

Olympus Mons T02 : Opération Mainbrace.

olympus mons.jpgolympus mons t2.jpgScénario : Christopher Bec
Dessin : Stephano Raffaele.
Editeur : Soleil.
48 pages.
Sortie : 6 septembre 2017
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
Sur Mars et sur Terre, on cherche à comprendre les anomalies qui semblent être d’origine extra-terrestres. Il en va de l’avenir de notre planète.

« Trois semaines que je n’ai plus parlé à personne, sinon à l’œil de cette caméra qui me filme. »

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Mon avis.

Si vous avez aimé le tome 1, ce 2e opus ne devrait pas poser de problème. C’est du Bec (Prométhée et Carthago) pur jus qui aime distiller son intrigue sur de nombreuses pistes. En 12 pages, on passe des vikings à la planète Mars en passant par la Russie de 1927, 1937 à l’état de New-England. C’est une sorte de journal télévisé des mystères du monde qui nous est proposé. Il ne manque plus que César, Charlemagne ou Kim Jong Un pour parfaire le tableau. On nous cache tout, on nous dit rien ! Le grand complot est bien là ! 

Coté graphisme, c’est toujours du tout bon sauf ce côté froid, aseptisé pour les émotions qui passent difficilement mais le scénario laisse-il la place à l’émotion ?

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Samba.

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