08/08/2017

L'île du Docteur Moreau

D'après l’œuvre originale de H.G. Wells

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.Scénario : Dobbs
Dessin : Fabrizio Fiorentino
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 14/06/2017
Genre : Classique, Science-fiction, aventure.

 



Présentation de l'éditeur

« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »

Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, l’assistant d’un certain Docteur Moreau. Depuis une dizaine d’années, sur leur île isolée du monde, les deux scientifiques se livrent à de terribles expériences, greffant et modifiant génétiquement des animaux pour les rendre doués de conscience et de parole. Sur place, les « Hommes-bêtes » obéissent à un ensemble de règles bien précises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vénèrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick découvrira bien vite que les pulsions animales de ces créatures sont loin d’être oubliées...

Interrogeant les questions de l’identité et de la dignité animale, le troublant et visionnaire L’Île du Docteur Moreau n’a rien perdu de sa pertinence. Retrouvez ce classique de la science-fiction aujourd’hui en BD !

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Mon avis

H.G. Wells, grand nom de la science-fiction, qui nous a gratifié de plusieurs chefs-d’œuvre tels que l'homme invisible, la guerre des mondes et... « L'île du Docteur Moreau » ! Un roman qui nous fait réfléchir non seulement sur la condition humaine, mais également sur les limites de la médecine génétiques. Les limites que la conscience devrait imposer aux scientifiques.

 

« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Et quand on parle de limite, visiblement Dobbs et Fiorentino s'en sont imposées en faisant ce dernier album de « HG Wells Collection ». 56 pages ne suffisent pas à rendre grâce à la pertinence de l’œuvre originale et bien que Dobbs reprennent savamment la réplique principale des créatures de l'île, cette BD garde un goût de trop peu, comme un prélude à ce qui aurait pu être plus grand.

 

De même, Fabrizio Fiorentino joue sur les détails. Certes, une case suffit parfois à donner l'ampleur du temps qui passe, la frayeur qui gagne notre héros en un regard. La colère, l'abnégation, la frustration, ... pourtant la qualité du dessin me laisse perplexe. Comme un vieux western parfois gribouillé à la va vite, tantôt trop centré sur les visages qui en deviennent trop surfaits. Quant aux créatures, elles manquent cruellement de difformités. Je les voudrais en gros plans, je les voudrais défigurées, effrayantes... et non pas juste pathétiques ou encore trop animales pour comprendre ce qu'elles ont subit.

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L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Et puis c'est trop court... vraiment trop court pour nous permettre de nous poser toutes les questions que maître Wells posait dans son ouvrage. Alors qui sait, peut-être qu'un jour, une autre collection – chez Glénat ou ailleurs – tentera à nouveau d'affronter le seigneur de la science-fiction pour une série digne de son talent.

Il est permis de rêver, non ?

ShayHlyn.

04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

ALEX+ADA

cov.jpg7.jpgTome 2/3

Scénario : Sarah Vaughn

Dessin : Jonathan Luna

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 juillet 2017

Science-fiction

Présentation :

Après avoir accueilli Ada chez lui, Alex se rend compte que l’androïde prend une place qu’il n’imaginait pas… Il choisit de la « déverrouiller » afin qu’elle développe au mieux le potentiel qu’il perçoit en elle. Plus Alex et Ada passent de temps ensemble, plus ils se rapprochent, même si des questions les taraudent tous les deux quant à leur place dans ce monde.

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Mon avis :

Entre le Blade Runner (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?) de Philip K. Dick, la série TV Real Humans, ou encore les histoires de robots d’Isaac Asimov, cette trilogie de science-fiction affiche une certaine sensibilité à la question : que signifie être Humain ?

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Le graphisme, épuré et informatisé, joue sur la redondance et le virtuel. Cela peut déconcerter, avec son côté figé, en tout cas pour certaines scènes, mais l’histoire se dévoile progressivement tout au long d’un récit sans temps morts. L’ensemble reste donc cohérent et agréable à la lecture. Le sujet est sensible et bien dans le ton de nos angoisses contemporaines. Ce comics, bien pensé et bien réalisé ne renouvelle peut-être pas le genre, reste une belle expérimentation narrative, un peu lisse mais totalement en adéquation avec son sujet.

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Skippy

01/08/2017

Gung Ho T3 Sexy Beast.

gung ho.jpggung ho3.jpgScénario : Benjamin von Eckartsberg.
Dessin : Thomy von Kummant..
Éditeur : Paquet.
Sortie : juin2017.
84 pages.
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
Les enfants obtiennent officiellement le droit de porter des armes et sont donc autorisés à quitter Fort Apache sans adultes. Mais une attaque des Rippers va remettre cette décision en cause.

« Il est encore loin, ce putain de poste de sécurité ?. »

Mon avis.
Avant de commencer ma chronique, sachez que je vais vous parler de la version classique, pas du tome 3,1 , ni 3,2 et encore moins du HS . Paquet a eu le nez creux en déclinant cette série sous différentes versions, il a attiré le collectionneur qui sommeille souvent chez un amateur de BD.
Bon, Gung Ho est une série qui doit à mon avis cliver pas mal les différentes générations.
Les jeunes la trouveront certainement géniale. Il faut dire que les ados y ont le beau rôle : intrépides, courageux, épris de justice et cerise sur le gâteau, intègres. Le dessin ( sans encrage apparent) doit aussi participer à cet élan de modernité. Rajoutez y une action quasiment permanente et l’affaire est dans le sac.
Pour les plus vieux, âgés, les grabataires quoi, le graphisme passera normalement sans soucis, l'univers post-apocalyptique version « campagne » est des plus crédibles et franchement l'immersion est réussie. Par contre, ils trouveront les réactions des jeunes assez désinvoltes dénuées de toutes intelligences ou de subtilités. On fonce, point barre et on fait les cons. Mais n'attendez pas que les adultes relèvent le niveau, ils sont aussi dans le même moule des « neurones en moins ». C'est très Amérique profonde comme attitude (oh le cliché Samba !). En plus, j'ai l’impression qu'à l'instar d'un Walking dead que cet univers n'est qu'un prétexte, un danger qui ne sera jamais vraiment expliqué et que la course sera sans véritable but si ce n'est celui de survivre (oh deuxième supposition éhonté Samba !) .
Voilà chef d’œuvre d'anticipation pour les uns ou série B pour les autres.
A vous de choisir votre camp ... retranché.

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Samba.
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31/07/2017

Double.ME T.1

Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.Scénario : Miki Mâkasu
Dessin : Oto-San
Éditeur : Ankama
192
pages
Date de sortie : 16/06/2017
Genre : thriller, science-fiction, action, network.



 

 

Présentation de l'éditeur

Aiko et sa meilleure amie Eri passent tout leur temps à tchater sur le réseau social Double.Me. Elles parlent de tout mais surtout de Dosan, un beau lycéen dont les deux amies sont amoureuses. Hélas, Eri meurt. Aiko, profondément touchée par la disparition de son amie, voit la nouvelle application de Double.Me s’activer : une I.A imite Eri. Aiko se laisse alors emporter par ses dialogues virtuels, mais jusqu’à quel point… ?

Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.

Mon avis

Voilà un manga qui me laisse perplexe. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ? J'ai envie de dire que « l'avenir nous le dira » car ce 1er tome ouvre tellement de portes que finalement : il est difficile d'en fermer la moindre.

 

Alors que tout semble partir sur de simples histoires de lycéennes amoureuses de la star de l'école (Un chanteur au succès grandissant qui fréquente une fille jalouse comme pas deux et capable d'intimidation de masse au sein de l'école) voilà qu'un meurtre fait son apparition ! Une des deux héroïnes de l'histoire se fait assassiner. Meurtre involontaire lors d'un cambriolage qui tourne mal ? La jeune fille était-elle visée ou l'a-t-on tuée pour faire payer son père, grand politicien potentiellement véreux ?

 

Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.

Si les questions s'arrêtaient là, nous serions dans la cas « classique » d'un thriller, mais ce n'est pas tout ! Le réseau social à la mode – double.me – est doté d'une application « résurrection » qui permet aux personnes décédées d'être toujours « virtuellement » vivants. Comment ? Grâce à une intelligence artificielle qui aura emmagasiné tellement de données sur cette personne (via la mémoire cache des conversations privées et des posts en lignes) qu'il lui sera possible d'interpréter cette personne sur la toile.

 

Petit hic : selon une discussion détaillée dans quelques pages de ce tome, cette A.I. pourrait très bien devenir autonome à force de sauvegarder des données à caractères humains et subjectifs... hors, sans pouvoir surveiller eux-mêmes (c-à-d les inventeurs de cette A.I. implantée dans l'application résurrection) ce qui se dit sur leur réseau social : comment savoir si Sarah, cette A.I. va devenir bienveillante ou malveillante ? Et quel impact cette A.I. aura-t-elle sur les survivants, ceux qui ont perdus un proche, mais qui peuvent toujours dialoguer avec ce dernier, virtuellement, tout en le sachant mort ?

 

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Toutes ces questions ouvertes impliquent de/invite à lire le second tome pour dissiper un peu le brouillard dans nos petites têtes de lecteurs. Quoiqu'il en soit, j'aime assez bien le dessin, même si quelques imperfections me titillent de temps à autres, notamment dans la proportion anatomique ou les détails « difformes » d'un cou ou d'un menton... mais c'est souvent des « petits brouillons » de début de série, qui se rectifient avec le temps et le nombre de tomes avançant. D'autant que le graphisme est bon malgré tout et les rendus de mouvements carrément excellents.

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Affaire à suivre donc... pour avoir les réponses à toutes les questions que l'on... que je... me pose.

ShayHlyn.

13/07/2017

Travis T12 : Les tueurs de fer

sans-titre.pngPlancheA_303387.jpgScénariste : Fred Duval

Dessinateur : Christophe Quet

Éditeur : Delcourt Série B

Genre : Science-Fiction

Sortie : le 26 avril 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Alors que les puissantes armées des narcotrafiquants étaient sur le point de prendre le contrôle total du Mexique, Vlad Nyrki parvient à retrouver son plus vieil ami mystérieusement disparu dans cette zone de guerre civile. Il y découvre alors Travis, réfugié dans la jungle du Chiapas chez les enfants de Marcos et engagé aux côtés des rebelles zapatistes pour le partage des terres mexicaines.

 

Mon avis :

Les Narcos contrôlent d'une main de fer tout le Yucatan. Seuls quelques résistants, les derniers enfants de Marcos tentent l'impossible. Travis et les siens sont poursuivis par le cartel de Merida et celui de l'Obsidienne, suite à une alliance d'intérêts communs.

 Afin que l'ONU puisse intervenir en leurs faveurs, il est impératif à Travis de prouver la complicité des Narcos dont le but est de détruire l'humanité à l'aide d'une intelligence artificielle.

Remontant les rivières du Rio Usumacinta, ils auront fort affaire face aux cyborgs, de sérieuses machines de guerre programmées pour anéantir les humains.

Ça canarde à tout va - on se sent aspiré par ce déluge de détonations, de combats terrestres et aériens.

Plutôt réalistes, d'ailleurs comme scènes de guerre, on se rapproche d'un film d'anticipation, et les protagonistes y vont bon train.

Les fans de Carmen Mc Callum auront certainement les mêmes ressentis, pareilles émotions, on se retrouve en situations semblables à un Call of Duty, ou l'honneur, la justice et la quête personnalisée est grandement valorisée.

Graphiquement, les décors sont sacrément mis en valeur, démonstration du talent de Christophe Quet, dont l'ambition consiste à nous en mettre plein la vue.

L'album est visuellement réussi, contenant peu de scènes de pénombre, davantage porté sur une qualité expressive de luminosité dont les couleurs lumineuses de Pierre Schelle rayonnent.

Notons également un clin d’œil au personnage de Machette (Dany Trejo) qui fera le bonheur de certains lecteurs.

Ceux qui souhaitent accentuer leurs connaissances sur cet univers, sachez que 4 séries parallèles existent :

 

- Carmen Mc Callum - Code Mc Callum - Carmen + Travis  - Travis Karamatronics

 

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travis,quet,duva,delcourt,710,science-fiction,042017

Coq de Combat

 

 

 

 

 

29/06/2017

Infinity 8 - tome 4 - Guérilla symbolique

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10Scénario : Lewis Trondheim ; Kris
Dessin : Martin Trystram
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Cinq ans d’infiltration fichus en l’air d’un seul coup de fil ! Quand le Capitaine de l’Infinity convoque Patty Stardust au risque de griller sa couverture, l’agente est furieuse : sa mission au sein d’un groupuscule politique chéri des réseaux était sur le point d’aboutir ! Tout ça pour explorer une mystérieuse nécropole géante dont trois reboots successifs n’ont pas suffi à déterminer les origines… Et si c’était l’occasion pour le gourou d’offrir aux médias leurs audiences les plus folles ? Mais à quoi mène la course à l’audimat quand le nombre de followers compte plus qu’une vie ?

 

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Mon avis

Nouvelle enquête sur la mystérieuse nécropole qui bloque l'infinty 8 dans son voyage interstellaire. C'est la délicieuse Patty Zimmer/Stardust qui, à son grand dam, est chargée d'investiguer au milieu des débris spatiaux. Elle est furieuse la Patty, parce que depuis 5 ans elle est en mission d'infiltration d'un groupuscule politico sectaire dirigé par une espèce de gourou hippie, roi du happening et financée par un milliardaire magnat des médias.

Les médias, les réseaux sociaux, le buzz, les sectes, la révolution artistique, sont au cœur de ce quatrième reboot de l'Infinity 8, dans une explosion d'imagerie pulp, kitsh et rock'n roll. Les références aux années sex, drugs & rock'n roll sont légions, allant du nom propre de l'héroïne et sa coupe affro faisant penser aux Jakson 5, jusqu'aux guests stars du club des 27 (les artistes morts à 27 ans comme Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain, Janis Joplin ...).

Lewis Trondheim s'adjoint les services de Kris qui apporte sa petite touche personnelle en nous balançant une bonne petite révolution psychédélique servant de base à une réflexion sur les dérives de surpuissants médias et réseaux sociaux dont le but principal n'est plus d'informer mais de faire du profit ou de satisfaire les égos de pseudos stars.

On ne sait toujours pas le pourquoi du comment de cette nécropole géante, mais qu'importe ! Nous n'en sommes qu'a la moitié de la série et Lewis Trondheim réserve sans doute cette information pour la fin.

C'est Martin Trystram qui assure le dessin. Il répond parfaitement au cahier des charges et apporte le ton kitsch et coloré propre à la série tout en proposant un style différent de ce que l'on voit dans les tomes précédents.

A mi-chemin de cette série concept, on peut dire que le pari est réussi. Le fil rouge tient le coup et tous les auteurs qui ont participé à l'aventure ont su y mettre leur touche personnelle avec habileté.

Une série à suivre si vous aimez les récits décalés et un brin déjantés capables aussi d'apporter un fond de réflexion.

 

Loubrun

 

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Les autres tomes

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

08/05/2017

Infinity 8 - tome 3 - l'évangile selon Emma

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Fabien Vehlmann
Dessin : Olivier Balez
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mars 2017
Genre : science-fiction, space-opéra

 

 

Cette série suit un fil conducteur unique et chaque album est une ramification émanant de ce fil conducteur. Les histoires de chaque tome n'ont pas de lien direct entre elles et peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Toutefois, vous trouverez à la fin de cette chronique les résumés des tomes 1 et 2.

 

Présentation de l'éditeur

Reboot à bord de l’Infinity 8 ! Détournées de leur mission pour sauver le vaisseau au bord de la destruction, Yoko Keren et Stella Moonkicker ont malgré tout rapporté de leur exploration des informations cruciales : Kornaliens nécrophages et aspirants nazis sont désormais neutralisés ; le champ est libre pour activer une nouvelle trame temporelle et un nouvel agent.
Ce sera le Marshall Emma O’Mara : pacifiste, pieuse, respectueuse de la hiérarchie et des traditions, cette véritable légende des forces de l’ordre puise sa détermination et sa redoutable efficacité dans sa foi. Mais les convictions les plus sincères sont parfois les plus dangereuses…

Sous sa couverture d’agent irréprochable, Emma attend son heure : à la 3e boucle, elle le sait, le Capitaine la choisira pour la procédure 8. Alors elle fera ce qu’elle doit pour empêcher le prochain reboot. Car cette trame temporelle doit rester la dernière : quelque part parmi les sépultures se trouve le dernier évangile de Tholman, le fragment manquant d’écriture sacrée qui unira enfin les adeptes du prophète et mettra fin à la Guerre Sainte.
Mais la nécropole regorge de trésors, et les pilleurs de tombes auxquels Emma s’est associée pour financer son expédition ont leurs propres motivations…

 

 

 "- Vous faites quoi Marshall ? C'est la trappe aquatique pour que le capitaine regagne ses quartiers.

- Je la scelle."

 

Mon avis

Série concept par excellence dans la forme et dans le fond, Infinity 8 est une série SF conçue par Lewis Trondheim côté scénario et Olivier Vatine pour la direction artistique. Sans chercher à renouveler le genre, ils ont voulu a travers ce projet insuffler un air de fraicheur et de légèreté au genre SF en donnant à ce space-opéra un air résolument pulp et kitsh. L'esprit pulp de ces récits, c'est de privilégier le fun et l'action et de ne pas se prendre trop au sérieux. Dans la forme, le côté pulp est marqué par la publication des deux premiers tomes en fascicules de 32 pages distribués en librairie sous forme de feuilleton à la façon des comics américains. La série comptera 8 albums, avec 8 dessinateurs différents à chaque fois et parfois l'adjonction de quelques scénaristes.

 

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

Le concept du récit est très simple et suit un fil conducteur unique : l'Infinity 8 est un vaisseau spatial qui voyage en direction de la galaxie d'Andromède. Ce voyage est brutalement interrompu par un amas d'artefacts de la taille d'un système solaire, constitué de nécropoles en tout genre et de toutes époques. Le capitaine doit alors envoyer des agents hors du vaisseau pour examiner la situation. Ce capitaine à une particularité, et c'est là tout l'intérêt du récit : il a la capacité d'ouvrir une fenêtre temporelle et d'y explorer pendant 8 heures ce qu'elle recèle. A l'issu du délai, deux options s'offrent à lui. Soit il fait un reboot général le ramenant à la configuration de départ, soit il continue l'exploration de la trame temporelle. Il peut répéter ce processus jusqu'à huit fois.

Reboot, ou restauration système, les informaticiens connaissent bien le principe et en apprécient les avantages quand après avoir testé un scénario qui ne fonctionne pas, ils s'aperçoivent qu'il vaut mieux revenir à la version précédente et repartir de zéro.

 

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

Nous en sommes ici au deuxième reboot ouvrant la troisième trame temporelle, scénarisé par Fabien Vehlman aux côtés de Trondheim, et mis en image par Olivier Balez. Ce troisième volume marque déjà une rupture par rapport aux deux précédents qui sont là pour mettre en place le concept et bien faire comprendre le processus (à chaque reboot sa nouvelle mission, sa nouvelle héroïne, ses nouveaux enjeux). Là, la routine est perturbée par l'agent Emma O’Mara qui semble obéir à d'autres intérêts que ceux du capitaine. Elle n'apparait pas si pieuse et pacifiste qu'elle n'en a lair, et fera tout pour que cette boucle temporelle soit la dernière.

Tout en gardant l'esprit pulp et déjanté du récit, Fabien Vehlmann apporte un peu de fond à l'histoire en introduisant la religion et les dérives extrémistes qui y sont liées. Il aborde quelques thèmes qui font écho à l'actualité comme les manipulations de masse, le fanatisme religieux, le complot, et même l'intelligence artificielle à travers le personnage d'un robot amené à prendre des décisions en fonction exclusivement de critères statistiques qu'il doit analyser. Tout cela dans un rythme endiablé, sans une seconde de temps mort, ponctué de multiples rebondissements et retournement de situations.

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De côté du dessin, après Domique Bertail pour le tome 1 et Olivier Vatine pour le tome 2, c'est olivier Balez qui s'y colle. Comme ses prédécesseurs, mais dans un autre registre graphique, il donne au récit son identité visuelle kitsh et pulp saupoudrée de quelques notes psychédéliques, en employant un trait épais, des couleurs franches, des décors simples, des costumes originaux (et il y en a des costumes !) et des personnages aux traits facilement reconnaissables. Il se fend même d'un petit clin d’œil aux deux agents spatio-temporels les plus célèbres de la BD. Visuellement, le tout m'a fait penser à une certaine SF des années 60 et 70 comme la Barbarella de Jean-Claude Forest.

Il semble que la SF ait à nouveau le vent en poupe ces temps-ci. Cette nouvelle série est assurément à suivre par les adeptes du genre. Pour l'instant, les trois tomes parus sont d'un niveau égal, avec un petit plus pour ce troisième opus qui offre un scénario un peu plus riche.

Loubrun

 

 

 

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infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

 

les autres tomes parus

le tome 1

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scannant sans vergogne les mâles de toutes espèces à la recherche du géniteur qui lui offrira descendance de compétition et retraite anticipée, Yoko Keren prend son travail d’agent un peu par-dessus la jambe. C’est pourtant sur elle que tombe l’honneur de se voir confier par le Capitaine de l’Infinity une mission qui initiera la mythique procédure 8 : un amas d’artefacts de type inconnu bloque l’avancée du vaisseau ; l’agent Keren dispose de 8 heures pour en découvrir la source. À l’extérieur, sarcophages éventrés, mausolées géants, morceaux de planètes mortes… une véritable décharge pour Yoko, mais un extraordinaire garde-manger pour la seule espèce nécrophage de l’Infinity ! Surexcités par les milliers de cadavres flottants qui entourent le vaisseau, un groupe de Kornaliens échappe à tout contrôle et s’élance dans l’espace, condamnant derrière eux tous les sas de sortie…

 

le tome 2

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

Premier reboot à bord de l’Infinity 8 ! Les informations cruciales transmises par Yoko Keren (T1) au QG ont décidé le Capitaine à lancer une nouvelle trame temporelle et activer un second agent : l’impulsive Stella Moonkicker, qui ne disposera à son tour que de 8 heures pour réunir un maximum de renseignements. Flanquée de Bobbie, son assommant robot de probation, elle est assignée à la sécurité d’un groupe de nostalgiques du nazisme, dont ils ne comprennent pas les dangers. Mais quand ils retrouvent dans le mystérieux mausolée la tête cryogénisée d’Hitler et réussissent à la réactiver, la menace d’un IVe Reich imposé à l’Infinity 8 se fait très sérieuse. Stella et Bobby vont affronter le Führer, car si le Capitaine est tué, aucun reboot ne pourra avoir lieu, et l’avènement du IVe Reich deviendra la seule trame temporelle à avoir jamais existé…

 

 

24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.