08/05/2017

Infinity 8 - tome 3 - l'évangile selon Emma

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Fabien Vehlmann
Dessin : Olivier Balez
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mars 2017
Genre : science-fiction, space-opéra

 

 

Cette série suit un fil conducteur unique et chaque album est une ramification émanant de ce fil conducteur. Les histoires de chaque tome n'ont pas de lien direct entre elles et peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Toutefois, vous trouverez à la fin de cette chronique les résumés des tomes 1 et 2.

 

Présentation de l'éditeur

Reboot à bord de l’Infinity 8 ! Détournées de leur mission pour sauver le vaisseau au bord de la destruction, Yoko Keren et Stella Moonkicker ont malgré tout rapporté de leur exploration des informations cruciales : Kornaliens nécrophages et aspirants nazis sont désormais neutralisés ; le champ est libre pour activer une nouvelle trame temporelle et un nouvel agent.
Ce sera le Marshall Emma O’Mara : pacifiste, pieuse, respectueuse de la hiérarchie et des traditions, cette véritable légende des forces de l’ordre puise sa détermination et sa redoutable efficacité dans sa foi. Mais les convictions les plus sincères sont parfois les plus dangereuses…

Sous sa couverture d’agent irréprochable, Emma attend son heure : à la 3e boucle, elle le sait, le Capitaine la choisira pour la procédure 8. Alors elle fera ce qu’elle doit pour empêcher le prochain reboot. Car cette trame temporelle doit rester la dernière : quelque part parmi les sépultures se trouve le dernier évangile de Tholman, le fragment manquant d’écriture sacrée qui unira enfin les adeptes du prophète et mettra fin à la Guerre Sainte.
Mais la nécropole regorge de trésors, et les pilleurs de tombes auxquels Emma s’est associée pour financer son expédition ont leurs propres motivations…

 

 

 "- Vous faites quoi Marshall ? C'est la trappe aquatique pour que le capitaine regagne ses quartiers.

- Je la scelle."

 

Mon avis

Série concept par excellence dans la forme et dans le fond, Infinity 8 est une série SF conçue par Lewis Trondheim côté scénario et Olivier Vatine pour la direction artistique. Sans chercher à renouveler le genre, ils ont voulu a travers ce projet insuffler un air de fraicheur et de légèreté au genre SF en donnant à ce space-opéra un air résolument pulp et kitsh. L'esprit pulp de ces récits, c'est de privilégier le fun et l'action et de ne pas se prendre trop au sérieux. Dans la forme, le côté pulp est marqué par la publication des deux premiers tomes en fascicules de 32 pages distribués en librairie sous forme de feuilleton à la façon des comics américains. La série comptera 8 albums, avec 8 dessinateurs différents à chaque fois et parfois l'adjonction de quelques scénaristes.

 

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Le concept du récit est très simple et suit un fil conducteur unique : l'Infinity 8 est un vaisseau spatial qui voyage en direction de la galaxie d'Andromède. Ce voyage est brutalement interrompu par un amas d'artefacts de la taille d'un système solaire, constitué de nécropoles en tout genre et de toutes époques. Le capitaine doit alors envoyer des agents hors du vaisseau pour examiner la situation. Ce capitaine à une particularité, et c'est là tout l'intérêt du récit : il a la capacité d'ouvrir une fenêtre temporelle et d'y explorer pendant 8 heures ce qu'elle recèle. A l'issu du délai, deux options s'offrent à lui. Soit il fait un reboot général le ramenant à la configuration de départ, soit il continue l'exploration de la trame temporelle. Il peut répéter ce processus jusqu'à huit fois.

Reboot, ou restauration système, les informaticiens connaissent bien le principe et en apprécient les avantages quand après avoir testé un scénario qui ne fonctionne pas, ils s'aperçoivent qu'il vaut mieux revenir à la version précédente et repartir de zéro.

 

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Nous en sommes ici au deuxième reboot ouvrant la troisième trame temporelle, scénarisé par Fabien Vehlman aux côtés de Trondheim, et mis en image par Olivier Balez. Ce troisième volume marque déjà une rupture par rapport aux deux précédents qui sont là pour mettre en place le concept et bien faire comprendre le processus (à chaque reboot sa nouvelle mission, sa nouvelle héroïne, ses nouveaux enjeux). Là, la routine est perturbée par l'agent Emma O’Mara qui semble obéir à d'autres intérêts que ceux du capitaine. Elle n'apparait pas si pieuse et pacifiste qu'elle n'en a lair, et fera tout pour que cette boucle temporelle soit la dernière.

Tout en gardant l'esprit pulp et déjanté du récit, Fabien Vehlmann apporte un peu de fond à l'histoire en introduisant la religion et les dérives extrémistes qui y sont liées. Il aborde quelques thèmes qui font écho à l'actualité comme les manipulations de masse, le fanatisme religieux, le complot, et même l'intelligence artificielle à travers le personnage d'un robot amené à prendre des décisions en fonction exclusivement de critères statistiques qu'il doit analyser. Tout cela dans un rythme endiablé, sans une seconde de temps mort, ponctué de multiples rebondissements et retournement de situations.

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De côté du dessin, après Domique Bertail pour le tome 1 et Olivier Vatine pour le tome 2, c'est olivier Balez qui s'y colle. Comme ses prédécesseurs, mais dans un autre registre graphique, il donne au récit son identité visuelle kitsh et pulp saupoudrée de quelques notes psychédéliques, en employant un trait épais, des couleurs franches, des décors simples, des costumes originaux (et il y en a des costumes !) et des personnages aux traits facilement reconnaissables. Il se fend même d'un petit clin d’œil aux deux agents spatio-temporels les plus célèbres de la BD. Visuellement, le tout m'a fait penser à une certaine SF des années 60 et 70 comme la Barbarella de Jean-Claude Forest.

Il semble que la SF ait à nouveau le vent en poupe ces temps-ci. Cette nouvelle série est assurément à suivre par les adeptes du genre. Pour l'instant, les trois tomes parus sont d'un niveau égal, avec un petit plus pour ce troisième opus qui offre un scénario un peu plus riche.

Loubrun

 

 

 

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les autres tomes parus

le tome 1

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scannant sans vergogne les mâles de toutes espèces à la recherche du géniteur qui lui offrira descendance de compétition et retraite anticipée, Yoko Keren prend son travail d’agent un peu par-dessus la jambe. C’est pourtant sur elle que tombe l’honneur de se voir confier par le Capitaine de l’Infinity une mission qui initiera la mythique procédure 8 : un amas d’artefacts de type inconnu bloque l’avancée du vaisseau ; l’agent Keren dispose de 8 heures pour en découvrir la source. À l’extérieur, sarcophages éventrés, mausolées géants, morceaux de planètes mortes… une véritable décharge pour Yoko, mais un extraordinaire garde-manger pour la seule espèce nécrophage de l’Infinity ! Surexcités par les milliers de cadavres flottants qui entourent le vaisseau, un groupe de Kornaliens échappe à tout contrôle et s’élance dans l’espace, condamnant derrière eux tous les sas de sortie…

 

le tome 2

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Premier reboot à bord de l’Infinity 8 ! Les informations cruciales transmises par Yoko Keren (T1) au QG ont décidé le Capitaine à lancer une nouvelle trame temporelle et activer un second agent : l’impulsive Stella Moonkicker, qui ne disposera à son tour que de 8 heures pour réunir un maximum de renseignements. Flanquée de Bobbie, son assommant robot de probation, elle est assignée à la sécurité d’un groupe de nostalgiques du nazisme, dont ils ne comprennent pas les dangers. Mais quand ils retrouvent dans le mystérieux mausolée la tête cryogénisée d’Hitler et réussissent à la réactiver, la menace d’un IVe Reich imposé à l’Infinity 8 se fait très sérieuse. Stella et Bobby vont affronter le Führer, car si le Capitaine est tué, aucun reboot ne pourra avoir lieu, et l’avènement du IVe Reich deviendra la seule trame temporelle à avoir jamais existé…

 

 

24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

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Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

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Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

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 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

07/04/2017

The Ghost in the shell - Perfect Edition

6184mbY2AxL__SX368_BO1,204,203,200_.jpg9782723497039-26163-big-the-ghost-in-the-shell-perfect-edition-tome-1-volume-1.jpgAuteur : Shirow Masamune

Éditeur : Glénat

Genre : Science-Fiction

352 pages

Sortie : le 15 mars 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Après Akira et Gunnm, découvrez l'une des œuvres fondatrices du manga en France dans sa forme la plus complète. Une version française supervisée par l auteur !

La trilogie de Masamune Shirow, Ghost in the Shell, Ghost in the Shell 2: Man-Machine Interface et Ghost in the Shell 1.5: Human Error Processor, popularisée par le film d'animation de Mamoru Oshii, a toujours été disponible en France dans un format cartonné, sens de lecture inversé, basé sur l'édition américaine. Le monde redécouvre aujourd'hui le major Kusanagi sous les traits de Scarlett Johansson, et il nous était indispensable de proposer l' œuvre d'origine, dans une édition revue par l'auteur : sens de lecture japonais, onomatopées sous-titrées, écritures de l'auteur respectées... A lire absolument avant de passer au cinéma !

 

Mon avis :


Considéré comme l'une des œuvres phares du catalogue manga des années nonante, à l'instar du phénomène Akira de Katsuhiro Ôtomo, baignant le lecteur par une atmosphère alliant la science à la machine, post-apocalyptique pour certains, précurseur pour d'autres, Ghost in the shell arpente de nouveau les kiosques, pour booster un maximum de lecteurs, avant son long-métrage, prévu au cinéma.

Il va sans dire, que pour un classique du genre, tout lecteur aguerri de l’œuvre de Shirow Masamune s'attendait à une version prestigieuse...or certains bémols justifient que l'on se sent tout de même arnaqué par cette édition.

Décrit comme Perfect Edition, on s'interroge comment et surtout pour quel motif certaines séquences n'apparaissent pas au cours des 352 pages du recueil : le passage de l'amputation ainsi que de nudité ont disparues, comme si elles n'avaient jamais existées... un constat identique à la version proposée chez le même éditeur il y a plus de 20 ans... Bref, une incompréhension totale, lorsqu'on sait qu'à l'heure actuelle des mangas Seinen affichent des abominations en tout genre. Pourquoi rogner une telle œuvre... en 2017? Ou justement, une œuvre intégrale est synonyme de respect, et qui plus est, recherchée par de nombreux fans!

Une fois cette tragédie digérée (ou pas), l'ouvrage proposé possède bien évidemment des arguments de taille, par rapport à sa version antérieure. Respectant son sens de lecture original, il s'avère être bien plus agréable de savourer un manga, dans son sens de lecture original,  de droite à gauche.

La qualité du papier, synonyme de netteté, surclasse le papier "glacé", et permet de savourer dans toute sa dimension, autant les pages coloriées, que la majorité d'entres elles, en noir et blanc.

Une postface de Shirow Masamune permet de s’imprégner plus en profondeur de sa vision personnelle de Ghost in the Shell.

Ce manga s'adresse à un public mature. Pas évident de pénétrer cet univers tellement il est complexe. Certes, on y a affaire à des robots, à un style cyber punk, il n'empêche, les détails ont leur importance, et ce récit en est truffé! Ainsi, l'auteur explique avec minutie ses choix (de nombreuses notes sont présentes en bas de pages)

 

Maintenant, concernant le film prévu prochainement, on se questionne pourquoi une actrice américaine interprète le rôle principal.... une asiatique aurait nettement collé pour une œuvre atypique japonaise. C'est presque un scandale d'en arriver à ce stade!

Scarlett Johansson est une actrice remarquable, bourré de talents, mais c'est comme demander à Leonardo Di Caprio de jouer le rôle de Goku dans Dragon Ball... Bref, laissons la peine et la joie aux chroniqueurs de cinéma de s'attarder sur le sujet ( chacun son domaine...)

Quoi qu'il en soit, malgré les éléments majeurs positifs de cette version de Ghost in the shell, on ne peut que s'alarmer sur le label "Perfect Edition", qui saigne, uniquement pour quelques pages manquantes... mais qui prouvent que la censure est encore malheureusement bien présente.

 

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 Coq de Combat

17/03/2017

Survivants, anomalies quantiques, épisode 5

survivants.jpganomalies quantiques.jpgAuteur : Léo
Editeur : Dargaud.
Sortie : 17 mars 2017.
56 pages
Genre : science-fiction.

 

 

 

Le résumé.
Quand il n’y plus d’espoir, plus de solution. Il vous reste un recours, un seul, prendre une douche ! Et appelez l’agence SOS détresse extra-terrestre !

« Je me sens comme dans un film de science-fiction. Votre technologie est si en avance sur la nôtre ».

Mon avis.

Douche froide, douche écossaise ou douche italienne, vous saurez tout sur les jets d ‘eau en milieu hostile. L’hygiène et la cause féminine sont copieusement arrosés dans cet ultime tome des survivants. La recette du bain-marie ou plutôt du bain-Léo est connue, archi-connue même, mais on se laisse avoir à tous les coups. De l’exotisme, des animaux étranges, des douches, des mystères, de l’aventure, des étranges rencontres, voilà le menu qu’on apprécie à chaque visite des mondes d’Aldébaran.
Sinon, à quoi aspirent nos voyageurs interstellaires à la fin de l’album ?
A de la bière et à des frites ! Comme quoi les belges ont tout compris depuis longtemps. Et dire que les anglais appellent ça des french fries, quelle honte !

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Samba

 

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Tous les albums de cette série en un seul clic.
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03/03/2017

La machine à explorer le temps


La machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londresLa machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londresScénario : Dobbs

Dessin : Mathieu Moreau
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017  
Genre : Science-fiction 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Prêts pour un voyage dans la 4e dimension ?

 

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La machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londres

 

 

Londres, fin du XIXe siècle. Un groupe d’amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l’an 802 701. La Terre est alors habitée par les Éloïs, descendants des hommes vivant en harmonie, passant leur temps à jouer et à manger des fruits dans un immense jardin d’Eden. Mais derrière ce paradis se cache un terrible secret... Car une autre espèce vit dans les profondeurs de la Terre : les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière du jour à force de vivre dans l’obscurité. La nuit, ils remontent à la surface pour kidnapper et se nourrir des Eloïs...

Mille fois imité, jamais égalé, La Machine à explorer le temps est le premier roman à évoquer la notion de voyage temporel. Il forme également une métaphore fascinante et une critique acerbe des inégalités sociales qui gangrenaient l’Angleterre victorienne, à redécouvrir dans cette adaptation en BD.

 

 

Mon avis

 

la machine à explorer le temps,dobbs,mathieu moreau,science-fiction,voyage temporel,voyage dans le temps,londres« Mille fois imité, jamais égalé ». Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la maison d’édition… C’est également mon sentiment à la lecture de cette (néanmoins) très belle BD. Il faut dire que Glénat semble avoir mis le paquet sur cette collection. De jolis vernis sélectifs sur une couverture toilée (ou en similicuir, on ne sait pas trop, mais ça fait très classe !) et un dessin de grande qualité agrémentent cet ouvrage. Oui, vraiment, le dessin de Mathieu Moreau est particulièrement adapté. La couleur, les textures, les expressions des personnages et ses cadrages cinématographiques font merveilles. Un régal pour les yeux.

En revanche, côté scénario, je suis un peu déçu. Certes, la BD suit globalement et assez fidèlement la trame du roman de Wells en y abordant les problématiques chères à l’auteur, mais ça va trop vite. Disons qu’à la lecture de cette adaptation, on n’a pas le temps de sentir venir les choses que, déjà, elles nous sont expliquées par la voix off du narrateur/personnage central. C’est vraiment ennuyeux car cela empêche une vraie et profonde compréhension des enjeux. C’est là le principal reproche que l’on puisse faire à cette BD. Et c’est d’autant plus dommage qu’une série en trois ou quatre tomes aurait peut-être pu permettre de justement développer ces problématiques et aider ainsi le lecteur à se les approprier. Mais bon, peut-être les auteurs n’ont-ils pas eu cette possibilité.

 

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Ceci dit, cela reste une façon agréable (surtout pour les yeux) de découvrir cette œuvre majeure d’Herbert Georges Wells.

 

 

  

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Et si vous êtes prêts à prendre votre temps (1H) pour bien vous imprégner de The Time Machine et de ce que son auteur y à développé, voici une conférence très intéressante et éclairante sur le sujet.


 

 Odradek

 

 

 

 


 

17/02/2017

Olympus Mons T01 : Anomalie un

olympus mons.jpgolympus mons t1.jpgScénario : Christophe Bec
Dessin : Stephano Raffaele.
Editeur : Soleil.
56 pages.
Sortie : 25 janvier 2017
Genre : science-fiction.

 

 

 

 

Le résumé éditeur.
2026 : des phénomènes inexpliqués et étranges se produisent simultanément en différents lieux. Dans les profondeurs de la Mer Baltique, des chasseurs de trésors sous-marins découvrent ce qui semble être les vestiges d'un artefact inconnu ; dans l'Iowa, un medium est hanté par d'étranges visions dans lesquelles il visite une épave mystérieuse au fond de la mer. 


« -Tu crois qu’on est surveillés ? -Je ne sais pas mais ça ressemblait bien à une manœuvre d’intimidation. »

 

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Mon avis.

Christophe Bec (Carthago,Prométhée…) est décidément très fortiche quand il s‘ agit de créer du mystère, de l’angoisse ou des énigmes. Il construit ce premier tome d’Olympus Mons un peu comme une série TV moderne en éparpillant son histoire sur différents lieux et époques. Quelle est le point commun entre Colomb, des explorateurs de la mer de Barentz, des cosmonautes (fatalement russes) et un médium américain ? Aucun rapport en apparence mais…
Et comme il est aussi le roi du cliffhanger, impossible de ne pas poursuivre l’aventure même si un vertige alternobarique vous prend au dépourvu.
Un album assez costaud l’air de rien (plus ou moins une heure de lecture) grâce à des dialogues et des informations bien dosés.
Maintenant, reste à voir la qualité sur la durée. Une suite qui devrait être rapide car 2 tomes par an sont annoncés. Raffaele doit visiblement être un bourreau de travail pour tenir cette cadence de combat. Un extraterrestre qui sait ? En tout cas, un trait moderne et efficace avec une mention spéciale pour son rendu de la planète rouge, j’ai trouvé ça magnifique.
Voilà, une très bonne mise en place que ce premier opus, mais je n’en attendais pas moins d’eux dans un univers que les deux auteurs maîtrisent depuis un bout de temps.

 

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 Samba

 

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : olympus mons, bec, raffaele, science-fiction, 012017, 710 |  Facebook | |

30/01/2017

Ex-Arm T3

Couv_293965.jpgPlancheA_293965.jpgScénariste : Hirock

Dessinateur : Shin-Ya Komi

Éditeur : Delcourt - Tonkam

224 pages - Science-Fiction

Sortie : le 30 novembre 2016

 

 

 

Résumé de l'éditeur

Année 2030, sur le port de Tokyo. Un groupe doté de l'« Ex-Arm » nº08, attaque la policière Minami Uezono et sa co-équipière androïde Alma, alors infiltrées dans la transaction de l'« Ex-Arm », arme inconnue. Jouant le tout pour le tout, nos deux compères vont-elles réussir à initialiser l'« Ex-Arm » nº00 qu'elles ont dérobé à leurs assaillants ?!

 

Mon avis :

 Tout démarre avec un "trancheur", un organisme ultra-développé, à la recherche d'une androïde dans une maison de passes. Une maison close qui offre le plaisir dernier cri : des sexoïdes modernes totalement consentantes pour assouvir les désirs d'hommes richissimes. Mais ce lieu de perversion en tout genre referme un ôté bien obscur et maléfique...

Akira Natsume, ayant fait un bond dans le futur, se retrouve être une machine mécanique et électronique de haut standing. Le jeune homme, totalement dépassé par les événements devient un hacker hors-normes traquant du gros gibier, au solde d'une organisation Ex Arm de la police.

 

Suite à deux premiers volumes plutôt faiblards, on s'attendait à une suite de même acabit. Heureusement pour nous, il n'en est rien. On peut enfin espérer entrevoir une porte de sortie de la galère dans laquelle nous nous trouvions.

Soulignons-le tout de même, bien des mystères demeurent... et la trame parachute le lecteur dans un méli-mélo de tous les diables. Néanmoins, certains passages démontrent (temporairement) qu'Ex Arm a du répondant, et qu'il faut en tenir compte. Espérons que la série conserve dorénavant cette cadence et stimule nos sens.

Ce 3ème opus régale par son trait soigné. Les androïdes rappellent immanquablement l’œuvre de Hajime Sorayama. Élégance et sexy, corps aux formes creusées et rebondies, harmonie du métal et de la chair, fusion de la grâce et de la tendance cyberpunk. Le regard en prend pour se rincer l’œil à outrance.

Le clou du spectacle propose ces corps mi-humains mi-métal tranchés, lacérés par des lames plus puissantes que le titane. C'est ainsi que l'on contemple, des visages sectionnés de leur tronc, des mains délicates voltigeants telles des plumes au vent. Extase de l'horreur confronté au morbide.

 

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Coq de Combat

 

 

25/01/2017

Letter 44 - tome 4 - le temps des sauveurs

letter 44, albuquerque, soule, glénat, comics, science-fiction,10/2016,letter 44, albuquerque, soule, glénat, comics, science-fiction,10/2016,Scénario : Charles Soule
Dessin : Alberto J. Albuquerque
Éditeur : Glénat comics
160 pages
Date de sortie : octobre 2016
Genre : Science-fiction

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le Major Gabriel Drum est arrivé sur Terre, émergeant de l’astéroïde où il avait été laissé un an auparavant. Il a l’air quelque peu… différent. Bien déterminé à parler avec le président, il ne laissera personne entraver son chemin, et il semble que Blade n’ait d’autre choix que d’écouter ce qu’il a à lui dire. Il est venu lui annoncer la destruction de la Terre, et la possibilité qui lui était offerte de sauver un nombre très limité de vie qu'il devra lui-même choisir.

Pendant ce temps, l’équipage du Clarke, qui ne sait pas que Drum est en vie, doit subir les conséquences pour s’être opposé aux souhaits des Constructeurs. Gomez n’étant plus là, personne n’est à l’abri de la colère des aliens…

 

 

 "Monsieur le Président, ce que j'ai à vous dire est très important .... et terrible."

 

Mon avis

Ce quatrième tome prend un virage un plus SF que dans les précédents bien qu'il y ait toujours les trois arcs narratifs se succédant à vive allure. La dimension politique qui allait crescendo dans les trois premiers volumes, a visiblement atteint son sommet dans le tome 3 avec la guerre mondiale due à la révélation au monde de la présence extraterrestre. La tension politique n'est plus de mise, la guerre est finie et seul l'ancien président trame quelque chose.

Charles Soule réussit néanmoins à garder son lectorat captif en révélant quelques infos sur les intentions des aliens et en chamboulant les certitudes qu'on aurait pu avoir dans les épisodes précédents. Reste l'équipage du Clarke, qui semble de plus en plus livré à lui-même, à moins qu'il ne soit devenu l'instrument des aliens.

Avec un récit un peu moins dynamique qui semble constituer une charnière, cet épisode est un cran en dessous des précédents, même si rebondissements et surprises sont multiples et si l'intrigue ne manque pas d'intérêt.

Le dessinateur Alberto J. Albuquerque assure toujours autant avec un trait rempli de fougue et d'énergie.

Je reste accroc, et tombe à nouveau dans le piège du cliffhanger tendu par Charles Soule !

 

 

Loubrun

 

 

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 les tomes précédents

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05/01/2017

Universal war two - tome 3 - l'exode

universal war two, bajram,casterman, science-fiction, 11/2016universal war two, bajram,casterman, science-fiction, 11/2016Scénario et dessin : Denis Bajram

Éditeur : Casterman

48 pages

date de sortie : novembre 2016

genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La première Guerre Universelle a été apocalyptique, manquant d'anéantir l'humanité. La paix à peine revenue, un effrayant et insondable ennemi frappe de nouveau le système solaire ainsi que l'idyllique Canaan. Les plus sages des humains ne savent plus que faire à part fuir. Seul la jeune Théa croit encore que la civilisation fondée par Kalish peut être sauvée. Quitte à devoir affronter les plus grands mystères de l'univers.

 

" Je crains de comprendre : vous traitez de "Kalish" tous les crétins caractériels ?" 

 

Mon avis

 

Bajram serait-il encore plus fort que Dark Vador dans Star Wars ? Après avoir pulvérisé la planète Terre, le voilà qui raye du système le Soleil, Mars, Titan, puis toutes les planètes sur lesquelles l'espèce humaine s'est installée. Canaan va-t-elle en réchapper ?

Le brave Kalish qui a voyagé dans le passé pour refonder une civilisation pacifique sur Canaan afin d'éviter les guerres, est ramené contre son gré dans le présent pour trouver une solution. Mais de solution, il n'en a pas, et n'a pas l'intention d'en trouver, consterné qu'il est de constater qu'il a été érigé en idole et est quasiment vénéré comme un dieu. Il se prend en pleine face l'échec de son projet et assiste impuissant à la disparition de toute forme de civilisation. S'il ne peut contrer ces phénomènes de destruction, il finit néanmoins par en comprendre les raisons.

 

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Œuvre majeure de la SF, Universal War 2 continue de nous faire voyager dans le continuum espace-temps, après l'époustouflant premier cycle devenu culte. Pas toujours facile à suivre, on en demeure pas moins littéralement subjugué par la grandeur, la majesté et la richesse scénaristique de l’œuvre créée par Denis Bajram.

Il accentue dans ce troisième opus les dimensions philosophiques et métaphysiques sous-jacentes dans tout le récit depuis le tome 1 du premier cycle. Comme le noir profond des Wormhole qui aspirent les planètes et des mystérieux triangles qui les englobent, le ton de ce tome 3 est d'un pessimisme noir qui nous glace d'effroi. L'humanité n'est-elle vraiment capable que de destruction, la conduisant à une sanction ultime et fatale conduite par des forces extraterrestres aussi puissantes que mystérieuses ?

Dans des décors toujours aussi somptueux et inventifs, Denis Bajram fait évoluer des personnages accessibles, crédibles et terriblement humains dans tout ce qu'ils ont de meilleur et de plus détestable. Les dialogues sont d'ailleurs souvent très crus et directs. Du coup, l'histoire n'est ni rébarbative ni hermétique malgré un scénario assez complexe. Je recommande quand même de se replonger dans les deux premiers tomes avant d'attaquer celui-ci.

Ce troisième tome est une merveille graphique au scénario qui laisse la part belle au mystère et aux questions dont les fans vont attendre les réponses avec fébrilité dans les trois tomes à venir.

 

Loubrun

 

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les tomes 1 et 2

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A lire aussi La Guerre Éternelle (intégrale reprenant les 3 tomes) et Libre à jamais (3 tomes)

 

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