19/10/2017

Chronosquad T4 : Concerto en la mineur pour timbales et grosses têtes.

chronosquad.jpgchronosquad t4.jpgScénario : Giorgio Albertini
Dessin : Grégory Panaccione.
Editeur : Delcourt (néopolis).
248 pages
Sortie : 13 septembre 2017
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
découvrez dans cet ultime épisode tous les tenants et aboutissants de cette folle épopée trans-temporelle. L’inextricable écheveau de ligne narratives se dénoue enfin avec une évidence inattendue et enthousiasmante.

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« J’ai vu ces machineries lors de mon voyage. Elles sont petites et utiles à plein de chose, inutiles comme par exemple aligner des rangées de friandises colorées. »

Mon avis.

Je ne sais pas si on se rend bien compte de l’exploit de Grégory Panaccione sur cette série. Il nous a pondu presque 1000 pages en un an. En effet le tome 1 date d’octobre 2016. J’imagine qu’il avait pris un peu d’avance mais quand même, c’est prodigieux surtout que le dessin est loin d’être bâclé. Il suffit de jeter un œil au décorum des frères Montgolfier ou du concert des Clash pour s’en persuader.
D’ailleurs, a-t-on des nouvelles du dessinateur milanais ? Sa famille ou ses proches l’ont-ils vu récemment ? Ne croupit-il pas dans une infâme geôle de Recep Erdogan ou de Vladimir Poutine ?
Ce qui est sûr, il doit avoir perdu son bronzage car vivre comme un ermite, ça doit laisser des traces !
Je suis toujours bluffé par sa capacité à faire passer sans aucun texte une foule d’émotion simplement avec son trait entraînant et presque magique.
Et sinon pour l’histoire Samba ? Je pense qu’il faut prendre cette brique comme un grand divertissement. Certes certains sujets sur la relativité du temps passé, sur les revendications sociales au néolithique, la satire sur notre belle technologie abrutissante sont bien présents mais on retient surtout la comédie et l’humour de cette saga. A noter, les affiches publicitaires qui entrecoupent le récit sont toujours aussi délirantes. Revivez la résurrection de Jésus avec un visa du Vatican !!!
Voilà, c’est assez léger, guilleret comme histoire mais bougrement copieux pour son contenu.
Bonne digestion à tous.

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Samba.

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10/10/2017

Cavale vers les étoiles

61Qrp2D+eYL__SX357_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_310411.jpgAuteur : Ryôma Nomura

Éditeur : Casterman

336 pages

Genre : Science- Fiction

Sortie le 23 août 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Deux filles, une armée à leurs trousses, un seul objectif : Mars ! Dans un futur uchronique où les implants cybernétiques font partie du quotidien, la Terre est sous le joug de la couronne britannique. Afin de mater la révolte des colonies établies sur Mars, le pouvoir détourne la génétique martienne pour créer des combattants d'un nouveau genre. Échappée du laboratoire militaire où elle a vu le jour, Kinu nourrit un seul but : aller retrouver les siens sur la planète rouge. Contre elle : toute l'armée de l'empire. Avec elle : Roku, une vendeuse de nouilles qui n'a rien demandé à personne.

Mon avis :

Kinu est d’apparence humaine, jeune fille blonde filiforme... pourtant sous sa petite dégaine se cache le plus abouti des spécimens de martien artificiel. Conçue il y a 6 mois, elle souhaite plus que tout revoir les siens sur Mars, la planète rouge.

Traquée par ses créateurs, diverses organisations et spécialement par l'Armée Britannique qui tient à se l'accaparer pour l'utiliser à ses fins, elle ne doit sa liberté qu'au nombre de cadavres qu'elle laisse derrière elle. Kinu dispose de facultés hors du commun, résiste à quasi chaque douleur et dispose d'un potentiel d'analyse à toute situation.

Son chemin croisera celui de Roku, une jeune fille qui durant son très jeune âge s'est faite abattre, et de ses prothèses actuelles, possède elle aussi des dispositions au combat.

Bien que partenaires sur ce coup, elles ne font que s’engueuler la plupart du temps. La martienne ne prend en compte que le désir de retourner sur Mars, tandis que Roku la suit presque par destinée, sans raison apparente.

D'un point de vue scénaristique, bien que l'action soit présente de manière omniprésente, la trame se répète faisant du sur place, statique & répétitive. Certes, les protagonistes secondaires ont leur rôle à jouer (pour la plupart des androïdes de plus en plus puissants, des arbres génétiquement modifiés..), tout comme un humour bon enfant ressort de cet ouvrage. (notons le passage ou Kinu mange aussi bien les baguettes en bois pour nouilles que les aliments eux- mêmes, ou encore l'allusion aux personnages sur Mars qui ne se nourrissent que de sable et de métaux)

La première partie du récit tient même plutôt la route, sans toutefois réellement se démarquer royalement, mais d'une manière générale, le scénario s'enlise peu à peu, se répète, sans apporter quoi que ce soit de réellement neuf.

La qualité graphique de Ryôma Nomura plaira à ceux ayant appréciés Blame ou Eden, ou verront un quelconque parallélisme avec un manga rétro tel que Vénus Wars. Ce style archaïque ne plaira pas forcément à tout le monde. Maintenant, soulignons la précision de l'auteur pour des plans figés, ou chaque détail est mis en relief. Les scènes d'action bien que dynamiques piétinent et rendent certaines planches brouillonnes. Sans doute du au noir de l'encrage très épais, ce qui engendre un résultat mitigé (planches à leur stade expérimental)

Entre deux gamines (l'une complètement robotisée et l'autre partiellement à l'aide de prothèses), des arbres mutants, des cyborgs étranges, une période glacière qui ravagerait une majorité des êtres restants et l'armée britannique qui s'en mêle, on obtient un manga SF qui vagabonde en eaux troubles... On a tout intérêt qu'elles ses rendent sur Mars, car après 336 pages, on ne souhaite pas vraiment les revoir!

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Coq de Combat

28/09/2017

On Mars T1 : un monde nouveau

on mars.jpgon mars t1.jpgScénario : Sylvain Runberg.
Dessin : Grun.
Editeur : Daniel Maghen.
80 pages.
Sortie : 31 août 2017
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
En 2132, la colonisation de Mars est devenue une réalité. Avec l’épuisement des ressources terrestres, c’est surtout une nécessité. L’avenir du genre humain repose sur une poignée de scientifiques... 

Jasmine Stenford est en route pour Mars, condamnée aux travaux forcés, en compagnie de Recherche On Mars 09-15.jpgmilliers d’autres prisonniers. Etre condamnée à la prison en l’an 2132, c’est un aller simple dans les camps de travail de Mars assuré. Sans espoir de retour. Comme tous les prisonniers arrivant sur cette planète, on lui greffe un implant respiratoire facial qui lui permettra de respirer à l’air libre, en attendant que l’atmosphère martienne soit suffisamment transformée pour que les humains puissent un jour s’en passer.

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« Trop d’impôt tue la colonisation dit le dicton ! »

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Mon avis.
On Mars - Recherche 04.jpgOn Mars est la nouvelle série en 3 tomes de 2 auteurs qui ont le vent en poupe dans le petit monde de la BD franco-belge. Le belge Sylvain Runberg qui partage son temps entre la Suède et la France, est déjà l’auteur d’une trentaine d’albums très variés allant de la SF comme Orbital, Kookaburra universe au thriller comme Face Cachée, Trahie, Millenium à l’héroic-fantasy comme Kunungar, Hammerfall, le Règne au roman graphique comme les colocataires et London Calling. Bref, un éventail déjà impressionnant.
Au dessin, le français Ludovic Dubois alias Grun a déjà marqué (de laOn mars %28Work in progress%29.jpg tête) les esprits avec les séries Conjuration d’Opale et le Métronom’. Des albums unanimement salués pour leurs qualités graphiques.
On change donc de ton en passant du bleu du Métronom’ à l’ocre-rouge de la planète Mars (même si les dernières explorations de cette planète ont montrées que ce n’était pas vraiment le cas). On croyait Mars inhabitée depuis le passage de Chuck Norris mais non, elle est en pleine terraformation avec une horde de prisonniers, une sorte de bagne des temps futurs en somme. Un tome 1 que je qualifierais d’introduction car on prend le temps de nous présenter cet univers carcéral bien particulier en plus de faire un focus sur le passé de l’héroïne. Je me suis même posé la question vers où on allait, difficile à dire tellement les pistes possibles semblent nombreuses malgré qu’on y ait déjà abordé de thèmes comme le travail forcé, l’embrigadement religieux ou la pollution.

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Sinon, un petit conseil pour notre héroïne (bien énigmatique pour le moment), le soleil de mars donne des rhumes tenaces. Mais attention, un certificat médical ne sera pas une excuse valable pour éviter cette lecture « pseudo-évasive » avec son beau cahier de croquis en bonus.
Allez au boulot bande de poireaux !

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Sambofer.

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22/09/2017

Infinity 8 - tome 5 - le jour de l'apocalypse

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Davy Mourier
Dessin : Lorenzo de Felici
Éditeur : Rue de Sèvres
96 pages
Date de sortie :  13 septembre 2017
Genre : science-fiction, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

" - Tu es amphibie, toi ?

- Non, non, pas du tout. Je m'appelle Mason.

- Euh ... Tu fais de l'humour ?

- Non ... du karaté et des arts martiaux. "

 

 

Mon avis

Vous vous souvenez de ce film avec Bill Muray, Un Jour sans fin, où chaque jour se déroule exactement comme la veille. Infinity 8 pourrait être le pendant BD version space opéra de ce film devenu mythique. Sauf que, si chaque reboot d'Infinity 8 nous ramène au postulat de départ, rien ne se passe ensuite de la même façon et ce pour notre plus grande joie. Nous avons à chaque fois droit à une nouvelle héroïne et une nouvelle situation plus ou moins loufoque, absurde, débile, et dans tous les cas à l'humour potache et pulp totalement assumé, fond de commerce de cette série unique en son genre.

Donc, dans ce 5ème redémarrage, la nécropole gigantesque est toujours là et personne n'a encore réussi à débloquer le vaisseau de cet amas inextricable de tombes et mausolées. On ne doute pas qu'Ann Ninurta y parvienne. Quoique, vu le titre de l'album et le concept de la série, si, finalement on doute ! Après avoir eu affaire à des groupes de psychopathes nécrophages, de néo-nazis, de secte politico-religieuse voilà que nos naufragés de l'espace sont confrontés à une horde de zombies ... le vaisseau est plus que jamais en danger.

Ce cinquième opus, réalisé par Davy Mourier et Lorenzo de Felici, est encore plus déjanté que les autres. Curieusement, le scénario et le niveau de lecture est beaucoup plus binaire que dans les tomes précédents. On a un brin d'explication dans les bonus : ce tome est le premier de la série à avoir été scénarisé. On sent bien que les auteurs se sont défoulés sans retenue et qu'ils ont tiré jusqu'au bout sur la ficelle du concept reboot. C'est du on/off, il y a les méchants zombies, la gentille agente et sa mignonne petite fille et les bras cassés débiles de l'équipe de sécurité. Pas de messages sous-jacent, ça dézingue à tout va dans un rythme effréné de la première à la dernière page. Et franchement, ça a beau être hyper simpliste, on prend un vrai plaisir à lire cette histoire absurde.

Bien entendu, la mission va échouer et une réinitialisation sera nécessaire. Sauf que, quand même, on à droit à un début de semblant d'explication sur le pourquoi du comment de ce que fout cette nécropole en plein milieu de nulle part.

De quoi nous allécher pour le sixième reboot ...

 

Loubrun

 

 

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les autres tomes de la série

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20/09/2017

Olympus Mons T02 : Opération Mainbrace.

olympus mons.jpgolympus mons t2.jpgScénario : Christopher Bec
Dessin : Stephano Raffaele.
Editeur : Soleil.
48 pages.
Sortie : 6 septembre 2017
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
Sur Mars et sur Terre, on cherche à comprendre les anomalies qui semblent être d’origine extra-terrestres. Il en va de l’avenir de notre planète.

« Trois semaines que je n’ai plus parlé à personne, sinon à l’œil de cette caméra qui me filme. »

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Mon avis.

Si vous avez aimé le tome 1, ce 2e opus ne devrait pas poser de problème. C’est du Bec (Prométhée et Carthago) pur jus qui aime distiller son intrigue sur de nombreuses pistes. En 12 pages, on passe des vikings à la planète Mars en passant par la Russie de 1927, 1937 à l’état de New-England. C’est une sorte de journal télévisé des mystères du monde qui nous est proposé. Il ne manque plus que César, Charlemagne ou Kim Jong Un pour parfaire le tableau. On nous cache tout, on nous dit rien ! Le grand complot est bien là ! 

Coté graphisme, c’est toujours du tout bon sauf ce côté froid, aseptisé pour les émotions qui passent difficilement mais le scénario laisse-il la place à l’émotion ?

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Samba.

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08/08/2017

L'île du Docteur Moreau

D'après l’œuvre originale de H.G. Wells

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.Scénario : Dobbs
Dessin : Fabrizio Fiorentino
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 14/06/2017
Genre : Classique, Science-fiction, aventure.

 



Présentation de l'éditeur

« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »

Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, l’assistant d’un certain Docteur Moreau. Depuis une dizaine d’années, sur leur île isolée du monde, les deux scientifiques se livrent à de terribles expériences, greffant et modifiant génétiquement des animaux pour les rendre doués de conscience et de parole. Sur place, les « Hommes-bêtes » obéissent à un ensemble de règles bien précises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vénèrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick découvrira bien vite que les pulsions animales de ces créatures sont loin d’être oubliées...

Interrogeant les questions de l’identité et de la dignité animale, le troublant et visionnaire L’Île du Docteur Moreau n’a rien perdu de sa pertinence. Retrouvez ce classique de la science-fiction aujourd’hui en BD !

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Mon avis

H.G. Wells, grand nom de la science-fiction, qui nous a gratifié de plusieurs chefs-d’œuvre tels que l'homme invisible, la guerre des mondes et... « L'île du Docteur Moreau » ! Un roman qui nous fait réfléchir non seulement sur la condition humaine, mais également sur les limites de la médecine génétiques. Les limites que la conscience devrait imposer aux scientifiques.

 

« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Et quand on parle de limite, visiblement Dobbs et Fiorentino s'en sont imposées en faisant ce dernier album de « HG Wells Collection ». 56 pages ne suffisent pas à rendre grâce à la pertinence de l’œuvre originale et bien que Dobbs reprennent savamment la réplique principale des créatures de l'île, cette BD garde un goût de trop peu, comme un prélude à ce qui aurait pu être plus grand.

 

De même, Fabrizio Fiorentino joue sur les détails. Certes, une case suffit parfois à donner l'ampleur du temps qui passe, la frayeur qui gagne notre héros en un regard. La colère, l'abnégation, la frustration, ... pourtant la qualité du dessin me laisse perplexe. Comme un vieux western parfois gribouillé à la va vite, tantôt trop centré sur les visages qui en deviennent trop surfaits. Quant aux créatures, elles manquent cruellement de difformités. Je les voudrais en gros plans, je les voudrais défigurées, effrayantes... et non pas juste pathétiques ou encore trop animales pour comprendre ce qu'elles ont subit.

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L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Et puis c'est trop court... vraiment trop court pour nous permettre de nous poser toutes les questions que maître Wells posait dans son ouvrage. Alors qui sait, peut-être qu'un jour, une autre collection – chez Glénat ou ailleurs – tentera à nouveau d'affronter le seigneur de la science-fiction pour une série digne de son talent.

Il est permis de rêver, non ?

ShayHlyn.

04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

ALEX+ADA

cov.jpg7.jpgTome 2/3

Scénario : Sarah Vaughn

Dessin : Jonathan Luna

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 juillet 2017

Science-fiction

Présentation :

Après avoir accueilli Ada chez lui, Alex se rend compte que l’androïde prend une place qu’il n’imaginait pas… Il choisit de la « déverrouiller » afin qu’elle développe au mieux le potentiel qu’il perçoit en elle. Plus Alex et Ada passent de temps ensemble, plus ils se rapprochent, même si des questions les taraudent tous les deux quant à leur place dans ce monde.

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Mon avis :

Entre le Blade Runner (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?) de Philip K. Dick, la série TV Real Humans, ou encore les histoires de robots d’Isaac Asimov, cette trilogie de science-fiction affiche une certaine sensibilité à la question : que signifie être Humain ?

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Le graphisme, épuré et informatisé, joue sur la redondance et le virtuel. Cela peut déconcerter, avec son côté figé, en tout cas pour certaines scènes, mais l’histoire se dévoile progressivement tout au long d’un récit sans temps morts. L’ensemble reste donc cohérent et agréable à la lecture. Le sujet est sensible et bien dans le ton de nos angoisses contemporaines. Ce comics, bien pensé et bien réalisé ne renouvelle peut-être pas le genre, reste une belle expérimentation narrative, un peu lisse mais totalement en adéquation avec son sujet.

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

01/08/2017

Gung Ho T3 Sexy Beast.

gung ho.jpggung ho3.jpgScénario : Benjamin von Eckartsberg.
Dessin : Thomy von Kummant..
Éditeur : Paquet.
Sortie : juin2017.
84 pages.
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
Les enfants obtiennent officiellement le droit de porter des armes et sont donc autorisés à quitter Fort Apache sans adultes. Mais une attaque des Rippers va remettre cette décision en cause.

« Il est encore loin, ce putain de poste de sécurité ?. »

Mon avis.
Avant de commencer ma chronique, sachez que je vais vous parler de la version classique, pas du tome 3,1 , ni 3,2 et encore moins du HS . Paquet a eu le nez creux en déclinant cette série sous différentes versions, il a attiré le collectionneur qui sommeille souvent chez un amateur de BD.
Bon, Gung Ho est une série qui doit à mon avis cliver pas mal les différentes générations.
Les jeunes la trouveront certainement géniale. Il faut dire que les ados y ont le beau rôle : intrépides, courageux, épris de justice et cerise sur le gâteau, intègres. Le dessin ( sans encrage apparent) doit aussi participer à cet élan de modernité. Rajoutez y une action quasiment permanente et l’affaire est dans le sac.
Pour les plus vieux, âgés, les grabataires quoi, le graphisme passera normalement sans soucis, l'univers post-apocalyptique version « campagne » est des plus crédibles et franchement l'immersion est réussie. Par contre, ils trouveront les réactions des jeunes assez désinvoltes dénuées de toutes intelligences ou de subtilités. On fonce, point barre et on fait les cons. Mais n'attendez pas que les adultes relèvent le niveau, ils sont aussi dans le même moule des « neurones en moins ». C'est très Amérique profonde comme attitude (oh le cliché Samba !). En plus, j'ai l’impression qu'à l'instar d'un Walking dead que cet univers n'est qu'un prétexte, un danger qui ne sera jamais vraiment expliqué et que la course sera sans véritable but si ce n'est celui de survivre (oh deuxième supposition éhonté Samba !) .
Voilà chef d’œuvre d'anticipation pour les uns ou série B pour les autres.
A vous de choisir votre camp ... retranché.

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Samba.
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31/07/2017

Double.ME T.1

Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.Scénario : Miki Mâkasu
Dessin : Oto-San
Éditeur : Ankama
192
pages
Date de sortie : 16/06/2017
Genre : thriller, science-fiction, action, network.



 

 

Présentation de l'éditeur

Aiko et sa meilleure amie Eri passent tout leur temps à tchater sur le réseau social Double.Me. Elles parlent de tout mais surtout de Dosan, un beau lycéen dont les deux amies sont amoureuses. Hélas, Eri meurt. Aiko, profondément touchée par la disparition de son amie, voit la nouvelle application de Double.Me s’activer : une I.A imite Eri. Aiko se laisse alors emporter par ses dialogues virtuels, mais jusqu’à quel point… ?

Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.

Mon avis

Voilà un manga qui me laisse perplexe. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ? J'ai envie de dire que « l'avenir nous le dira » car ce 1er tome ouvre tellement de portes que finalement : il est difficile d'en fermer la moindre.

 

Alors que tout semble partir sur de simples histoires de lycéennes amoureuses de la star de l'école (Un chanteur au succès grandissant qui fréquente une fille jalouse comme pas deux et capable d'intimidation de masse au sein de l'école) voilà qu'un meurtre fait son apparition ! Une des deux héroïnes de l'histoire se fait assassiner. Meurtre involontaire lors d'un cambriolage qui tourne mal ? La jeune fille était-elle visée ou l'a-t-on tuée pour faire payer son père, grand politicien potentiellement véreux ?

 

Double.Me, Miki Mâkasu, Oto-san, Ankama, thriller, science-fiction, action, network.

Si les questions s'arrêtaient là, nous serions dans la cas « classique » d'un thriller, mais ce n'est pas tout ! Le réseau social à la mode – double.me – est doté d'une application « résurrection » qui permet aux personnes décédées d'être toujours « virtuellement » vivants. Comment ? Grâce à une intelligence artificielle qui aura emmagasiné tellement de données sur cette personne (via la mémoire cache des conversations privées et des posts en lignes) qu'il lui sera possible d'interpréter cette personne sur la toile.

 

Petit hic : selon une discussion détaillée dans quelques pages de ce tome, cette A.I. pourrait très bien devenir autonome à force de sauvegarder des données à caractères humains et subjectifs... hors, sans pouvoir surveiller eux-mêmes (c-à-d les inventeurs de cette A.I. implantée dans l'application résurrection) ce qui se dit sur leur réseau social : comment savoir si Sarah, cette A.I. va devenir bienveillante ou malveillante ? Et quel impact cette A.I. aura-t-elle sur les survivants, ceux qui ont perdus un proche, mais qui peuvent toujours dialoguer avec ce dernier, virtuellement, tout en le sachant mort ?

 

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Toutes ces questions ouvertes impliquent de/invite à lire le second tome pour dissiper un peu le brouillard dans nos petites têtes de lecteurs. Quoiqu'il en soit, j'aime assez bien le dessin, même si quelques imperfections me titillent de temps à autres, notamment dans la proportion anatomique ou les détails « difformes » d'un cou ou d'un menton... mais c'est souvent des « petits brouillons » de début de série, qui se rectifient avec le temps et le nombre de tomes avançant. D'autant que le graphisme est bon malgré tout et les rendus de mouvements carrément excellents.

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Affaire à suivre donc... pour avoir les réponses à toutes les questions que l'on... que je... me pose.

ShayHlyn.