16.02.2009
LE JOURNAL DE SERGE CLERC

Dessin et. Scénario : Serge Clerc
Préface de Jean-Pierre Dionnet
Editeur : Denoël Graphic
Résumé :
Un soir glacial de 1974, derrière un pilier de Notre-Dame, la voix du Seigneur ordonne à Jean-Pierre d'écrire de grands romans chrétiens et à un certain François Mauriac de fonder le plus beau journal de bande dessinée de tous les temps. Pour le bonheur des générations futures, les deux hommes échangent leurs missions... Une plongée hallucinante dans le monde sans pitié de la grande presse.
Mon avis :
J’ai toujours aimé les dessinateurs qui se revendiquaient du courant de la ligne claire comme Chaland, Ted Benoit,Joost Swarte, Ever Meulen,…et Serge Clerc !Je suis tombé en arrêt sur ce livre dans ma librairie préférée. Je découvre à présent que ce livre est déjà sorti depuis plus d’un an ! Comment ai-je pu passer à côté d’un tel livre ? Car sa lecture a été pour moi jubilatoire… Serge Clair nous raconte en réalité ses débuts à l’âge de 17 ans à Paris, venu de sa campagne française, et son cheminement parallèlement à celui du magazine « Métal Hurlant » de Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manœuvre , des « Humanoïdes associés », la maison d’édition du magazine. Serge Clerc va être un pilier de Métal Hurlant ce qui lui permettra de raconter dans le détail la grande et la petite histoire du magazine. Dans sa préface, Jean-Pierre Dionnet explique que c’est bien un roman, un roman graphique mais un roman quand même aux inventions délirantes. Selon lui, il y a environ 27% de fiction (sic)…
C’est bien le mot : délirant ! Il s’agit d’une histoire rigoureusement vraie pour ses fondamentaux mais saupoudrée dans toutes les pages de détails débridés, décalés, faisant une place énorme à la mégalomanie des personnages principaux. Clerc appuie beaucoup sur le trait mais on sent bien qu’il y a derrière une vraie histoire, mais aussi un gros travail de répertoire et probablement beaucoup de notes accumulées par l’auteur au jour le jour sur des carnets ou des agendas…
Cela nous vaut un livre très amusant à lire, plein de références graphiques et musicales avec des pages de franche rigolade. Certains slogans m’ont bien fait rire comme page 51 : « En toute bonne foi, la polémique toujours tu pratiqueras » ou encore page 51, Phil Man déclare en constatant qu’il va arriver à la fin d’un concert dont il doit rendre compte dans Métal Hurlant. « Tant pis ! J’écrirai n’importe quoi ! C’est la presse ! » Et tout est du même tonneau…C’est également une très belle chronique de l’évolution du rock des années 70-80 avec beaucoup de références et du vécu.
Enfin, on ne présente plus le dessin caractéristique et très personnel de Serge Clerc…Un maître en la matière dont c’est le retour dans le monde de la bande dessinée après s’être plutôt consacré à l’illustration.
Je ne peux que vous conseiller chaudement ce livre…
8,5, /10
CAPITOL.

Écrit par Samba dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : journal, capitol, clerc, serge, 8 5 10, denoel graphic, ligne claire |
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13.03.2007
Angeline,Memphis ,Tennessee,Tome IV.

Décembre, côté Est des Etats-Unis. KatieLynn décide d’aller à Chicago régler ses comptes avec son père. Mais ce qui ne devait être qu’un simple aller-retour va se transformer en un étrange voyage initiatique en direction de Memphis...À l’arrivée, l’Apocalypse… Consciente de la menace qui plane sur KatieLynn, Juliet se rend à Memphis… Arrivera-t-elle à temps pour sauver sa partenaire ? L’heure tourne…"
L’idée de base d’Eric Summer aurait pu être intéressante (une agence de tueuses réservée aux femmes) mais la façon dont le sujet est traité me laisse très perplexe. Comme à la page 28 où l’on voit Journey toute sanguinolente avec une tronçonneuse et prête à couper en morceau le shérif local. Faut il en rire ou en pleurer ? La façon dont ces femmes fonctionnent me fait penser à des machines de guerre, des machines sans trop de remords ni de sentiments. Et puis la fraternité féminine qu’on nous sert est très peu crédible. On leur trouve de « petites » excuses pour légitimer le pire des crimes, le meurtre. Bonjour le message, vive l’auto justice. Le tout passerait encore si la lecture n’était pas si ennuyeuse. C’est rempli de situations communes et sans grand intérêt. On nous fait le coup de Waco avec le suicide des sympathisants du referant White qui, pour en remettre une couche d’anti –bush, est copain comme cochon avec le président of USA. Comme dirait Thierry Bellefroid (écoutez le podcast), allez voir ailleurs pour trouver des bons scénarios. Dommage car le dessin de Serge Fino est lui tout à fait admirable.

Le lien sur la pochette, un petit tour sur le site de Serge Fino.
PS : Rectifions une grosse bêtise dite dans la critique du tome III. Fatalement le dessin à changer par rapport au tome I puisque celui-ci était dessiné par Goethals. Fino a repris le dessin à partir du tome II.
















