13/02/2018

Infinity 8 - tome 6 - connaissance ultime

infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10Scénario : Lewis Trondheim, Emmanuel Guibert
Dessin : Franck Biancarelli
Éditeur : Rue de Sèvres
88 pages
Date de sortie :  janvier 2018
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

L’agent Leïla Sherad a rendez-vous avec un mystérieux vaisseau au cœur du mausolée : elle sait où et quand il sortira de distorsion, apportant avec lui les réponses qu’elle est chargée de communiquer au Capitaine. Guidée dans ce labyrinthe archéologique par un alien érudit, elle découvre que rien n’est laissé au hasard dans l’apparent chaos de la nécropole. Mais l’agent et son compagnon ne sont pas les premiers à comprendre enfin ce qui relie les tombes entre elles : évoluant pendant des millénaires à l’écart de toute autre forme de vie, un organisme végétal à l’appétit dévorant est prêt à s’étendre comme un cancer sur la nécropole et bien au-delà. Une plante qui pense, des morts qui parlent, et des révélations décisives : une sixième mission qui sonne l’heure des premières réponses ! 

 

"Nous ne sommes pas face à une civilisation avec une culture, mais face à un organisme végétal unique"

 

 

Mon avis

Ouverture de la sixième trame temporelle à bord de l'infinity 8, avec une nouvelle mission pour une nouvelle agent membre de la brigade des douanes section art et antiquités. Voilà qui promet son lot de révélations quant à ce gigantesque amas de mausolées qui bloque le vaisseau spatial dans sa course.

Lewis Trondheim est toujours aux commandes et s'adjoint au scénario les services d'Emmanuel Guibert qui est étrangement crédité des "discussions". Les dialogues quoi. Bizarre de mettre ce point en avant pour des dialogues très corrects, mais sans non plus casser la baraque. Passons.

Côté révélations, on reste clairement sur notre faim malgré l'entrée en scène de cette nouvelle forme de vie qui n'apporte pas véritablement de réponses à cette énigme spatiale. Les réponses, on nous les promets dans le tome 7. On va donc patienter encore un peu alors.

Le dessin est assuré par Franck Biancarelli. Dans une veine semi-réaliste, il est beaucoup plus sage que ces prédécesseurs et offre un dessin plus conventionnel, s'éloignant un peu du style pulp et déjanté des autres volumes de la série. Il n'en demeure pas moins très agréable à l’œil avec des scènes spatiales d'une grande virtuosité donnant cette sympathique ambiance de spcae opéra.

Au final, ce sixième opus est beaucoup plus posé et sage que tous les autres et offre par conséquent une lecture un poil moins exaltante.

Espérons que l'accroche du septième reboot tienne ses promesses !

 

Loubrun

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Les autres tomes de la série

infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10

 

 

 

 

 

 

 

29/06/2017

Infinity 8 - tome 4 - Guérilla symbolique

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10Scénario : Lewis Trondheim ; Kris
Dessin : Martin Trystram
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Cinq ans d’infiltration fichus en l’air d’un seul coup de fil ! Quand le Capitaine de l’Infinity convoque Patty Stardust au risque de griller sa couverture, l’agente est furieuse : sa mission au sein d’un groupuscule politique chéri des réseaux était sur le point d’aboutir ! Tout ça pour explorer une mystérieuse nécropole géante dont trois reboots successifs n’ont pas suffi à déterminer les origines… Et si c’était l’occasion pour le gourou d’offrir aux médias leurs audiences les plus folles ? Mais à quoi mène la course à l’audimat quand le nombre de followers compte plus qu’une vie ?

 

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Mon avis

Nouvelle enquête sur la mystérieuse nécropole qui bloque l'infinty 8 dans son voyage interstellaire. C'est la délicieuse Patty Zimmer/Stardust qui, à son grand dam, est chargée d'investiguer au milieu des débris spatiaux. Elle est furieuse la Patty, parce que depuis 5 ans elle est en mission d'infiltration d'un groupuscule politico sectaire dirigé par une espèce de gourou hippie, roi du happening et financée par un milliardaire magnat des médias.

Les médias, les réseaux sociaux, le buzz, les sectes, la révolution artistique, sont au cœur de ce quatrième reboot de l'Infinity 8, dans une explosion d'imagerie pulp, kitsh et rock'n roll. Les références aux années sex, drugs & rock'n roll sont légions, allant du nom propre de l'héroïne et sa coupe affro faisant penser aux Jakson 5, jusqu'aux guests stars du club des 27 (les artistes morts à 27 ans comme Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain, Janis Joplin ...).

Lewis Trondheim s'adjoint les services de Kris qui apporte sa petite touche personnelle en nous balançant une bonne petite révolution psychédélique servant de base à une réflexion sur les dérives de surpuissants médias et réseaux sociaux dont le but principal n'est plus d'informer mais de faire du profit ou de satisfaire les égos de pseudos stars.

On ne sait toujours pas le pourquoi du comment de cette nécropole géante, mais qu'importe ! Nous n'en sommes qu'a la moitié de la série et Lewis Trondheim réserve sans doute cette information pour la fin.

C'est Martin Trystram qui assure le dessin. Il répond parfaitement au cahier des charges et apporte le ton kitsch et coloré propre à la série tout en proposant un style différent de ce que l'on voit dans les tomes précédents.

A mi-chemin de cette série concept, on peut dire que le pari est réussi. Le fil rouge tient le coup et tous les auteurs qui ont participé à l'aventure ont su y mettre leur touche personnelle avec habileté.

Une série à suivre si vous aimez les récits décalés et un brin déjantés capables aussi d'apporter un fond de réflexion.

 

Loubrun

 

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Les autres tomes

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23/02/2016

Drifter - Tome 2 - Veillée

drifter T2.jpgdrifter t2 pl01.PNGScénario : Ivan Brandon
Dessin : Nic Klein
Éditeur : Glénat comics
112 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : science-fiction, space opera

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Abram Pollux navigue vers l’inconnu. Il a décidé de revenir sur le lieu du crash de son vaisseau, situé à des centaines de kilomètres de la ville, dans les profondeurs inexplorées de Ouro... Qui sait ce qu’il y trouvera d’autre? Mais Abram est bien déterminé à recoller les morceaux du passé et à trouver un moyen de rentrer chez lui. Arrivé sur la face cachée de la planète, il ignore que, contrairement aux apparences, il n’est pas seul...

 

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Mon avis

J'avais refermé le tome 1 de ce space opéra sur un sentiment de déception et d'incompréhension. Le scénario m'avait paru plus que flou et le personnage principal d'un ennui mortel. Les multiples pistes ouvertes dans le premier tome se perdaient dans l'infini spatio temporel....

On revient avec ce deuxième volume sur une trame plus terre à terre : le pilote Abram Pollux, toujours en quête d'éclaircissements sur son passé, veut retrouver son vaisseau pour y récupérer des pièces et bricoler un truc pour rentrer chez lui. Pour ce faire il va devoir arpenter la face cachée de la planète Ouro. Il y fera des rencontres inattendues et détonantes.

Le scénario, moins flou que dans le premier tome, n'en est pas pour autant plus captivant. J'ai rarement vu un personnage principal aussi ennuyeux ! On a vraiment du mal à saisir ce qui anime tous les protagonistes et il est absolument impossible d'avoir un brin d'empathie pour eux.

Ce "space opera introspectif aux accents de western initiatique" ne me convainc toujours pas malgré les dessins sublimes de Nic Klein.

Ce dernier arrive à susciter des ambiances inquiétantes grâce à une mise en scène inspirée et une maitrise parfaite de la colorisation. Certaines planches sont d'une beauté époustouflante, presque envoutante.

Le scénario est pénible à suivre, mais on a au moins la satisfaction d'avoir de belles planches à admirer.

Malheureusement, le dessin seul, aussi beau soit-il, ne suffit pas à faire une bonne BD.

 

 

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Loubrun

 

 Une vidéo qui permet d'apprécier le travail de Nic Klein. Impressionnant !

 

 

09/06/2015

Drifter

drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015Scénario : Ivan Brandon

Dessin : Nic Klein

Éditeur : Glénat Comics

128 pages

date de sortie : avril 2015

genre : science fiction

 

 

 

résumé (éditeur)

Le futur. Dans sa grande tradition de colonisation, l’Humanité s’est attaquée à d’autres planètes, minant et épuisant les ressources naturelles qu’elle rencontre sur son passage et, accessoirement, en laissant derrière elle des kyrielles de mondes inertes, sans vie... Abram Pollux va connaître un destin peu ordinaire sur la planète Ouro où son vaisseau spatial KF424 s’écrase violemment après une tentative d’atterrissage des plus périlleuses. Lorsqu’il s’éveille péniblement, la mémoire embrouillée, il se retrouve immédiatement confronté à un extraterrestre d’apparence belliqueuse. S’en suivra une confrontation dont notre héros sortira indemne, mais qui lui fera comprendre que sa peau ne vaut pas bien cher en cette lointaine contrée.

C’est quand il débarque dans une ville fantôme qu’Abram comprend véritablement le sens de sa nouvelle mission... Son épopée survivaliste se transformera alors en véritable quête d’humanité.

 

 

"La loi, ici, c'est un concept relatif"

 

 

Sorti en avril dernier en même temps que Lazarus et Sex criminal, Drifter fait partie du trio inaugural du nouveau label comics de chez Glénat. Ivan Brandon et Nic Klein ont déjà travaillés ensemble abordant le registre médiéval sur la série Viking encore inédite dans nos contrées. Ici ils se sont lancés dans une aventure de pure science-fiction, mélangeant – d'après le dossier de presse - western et space-opera. Ce premier tome regroupe les cinq premiers chapitres parus aux États-Unis de novembre 2014 à mars 2015.

L'histoire commence par le crash d'un vaisseau sur une étrange planète. La mise en scène est assez spectaculaire et grandiose, et le pilote Abram Pollux est miraculeusement le seul à survivre à ce crash. Dès qu'il émerge il se retrouve confronté à des créatures extra terrestres, puis à d'autres humains. S'ensuit une errance quasi solitaire du héros sur cette planète qui semble hostile et dont le mystère qui l'habite ne nous sera pas révélé dans ce tome.

L'auteur tente de nous appâter en ouvrant une multitude de pistes qui se finissent toute en eau de boudin et nous montre un personnage qui semble lui-même se demander ou on veut l'emmener. Les personnages qu'il croise sont tous plus énigmatiques les uns que les autres et n'aident pas vraiment à lever le voile sur cette mystérieuse planète. Les pistes sont bien plus que brouillées, elles s'évaporent ! Je me suis d'ailleurs demandé à mi chemin si l'auteur savait ou il allait. Comme le personnage, le lecteur est bringuebalé de ci de là, et finit par ne plus savoir ou il est ni d’où il vient. Bref, je me suis vite noyé dans la lecture de cette histoire très ennuyeuse, ou l'intrigue semble absente, le héros sans intérêt et ou les codes des genres évoqués dans le pitch se télescopent plus qu'ils ne fusionnent.

 

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Vraiment dommage, parce que le dessin, lui, est de très grande qualité. Nic Klein a réalisé des planches d'une beauté époustouflante et d'une grande puissance évocatrice. Dans un style réaliste il s'empare de l'imagerie du space-opéra et du western et, contrairement au scénario, réussit parfaitement à marier les deux. S'occupant également de la mise en couleur et ne reniant pas l’influence qu'a vraisemblablement eu Moebius/Giraud sur son travail, Nic Klein pose des décors et des ambiances soignées motivant le lecteur à poursuivre sa lecture.

 

Malgré un dessin digne des plus belles œuvres de SF, ce space-opéra est bien trop brouillon et manque cruellement de liant pour le faire entrer dans le Panthéon de la science-fiction.

 

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Loubrun

 

24/03/2015

Retour à zéro

retour à zéro,smolderen,bourlaud,wul,ankama,univers de stéphane wul,science-fiction,anticipation,space opera,710,032015retour à zéro,smolderen,bourlaud,wul,ankama,univers de stéphane wul,science-fiction,anticipation,space opera,710,032015Scénario : Thierry Smolderen

Dessin : Laurent Bourlaud

Éditeur : Ankama

60 pages + dossier de 11 pages

date de sortie : janvier 2015

genre : science-fiction, anticipation

 

 

"Les plus faibles y restent, les autres passent au travers ...

C'est ainsi que se forme l'élite qui triomphera de la Terre ..."

 

Résumé

Condamné à l’exil lunaire comme tous les criminels condamnés depuis deux cents ans, Jâ Benal est en réalité un atomiste de génie envoyé par la Haute Cour terrestre pour infiltrer les hautes sphères d'une colonie soupçonnée de projets de rébellion. Au cours d'une aventure tenant à la fois du roman d'espionnage et de la SF pulp la plus débridée, Jâ Benal et sa complice vont déjouer les pièges de la Lune, et provoquer, bien malgré eux, une catastrophe d'ampleur cosmique qui remettra tous les compteurs à zéro...

 

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Voici le 11ème volume de la très belle collection dirigée par Olivier Vatine, consacrée à l'adaptation des romans SF de Stefan Wul. Écrit en 1956, Retour à zéro est le premier roman de Wul, et se pose aujourd'hui comme l’œuvre fondatrice des univers créés dans ses autres ouvrages. Les thématiques de l'environnement et des bouleversements climatiques, des colonisations de planètes, de la technologie avancée, des relations humaines, de la différence, que l'on trouve dans le reste de son œuvre, son déjà présentes ici.

Cette histoire à pourtant été écrite sans plan et de manière quasi impulsive. Son épouse ayant été déçue par la lecture d'un roman de SF, Stefan Wul qui était alors chirurgien dentiste, s'est lancé pour défi de lui écrire une meilleure histoire.

 

Plus que l'histoire du roman en elle-même, c'est ce côté écriture improvisée qui fascine Thierry Smolderen (Souvenirs de l'empire de l'atome) et l'a motivé pour adapter ce roman. C'est certainement là une des clés de la réussite de cet album. Le côté feuilletonnesque de l'histoire est assez plaisant et Smolderen se plait à retranscrire une narration originale un peu brouillon. Néanmoins, si les scènes donnent l'impression de se suivre un peu à la va vite, l'ensemble est très cohérent, bien rythmé, et se lit sans ennui.

Qu'en est-il de l'histoire ? Elle est assez simple et comme souvent dans les bons romans d'anticipation et de SF, les thématiques abordées sont sérieuses et mettent l'humanité face à son propre reflet lui permettant d'observer ses travers ou ses éclats de génie. Sur des questions sociétales ou scientifiques, les plus grands auteurs de SF sont souvent des visionnaires hors pair !

 

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Ainsi, dans les années 50, Stefan Wul pose la question de la place de la femme dans la société, en créant une colonie lunaire où elle est interdite d'instruction, et considérée comme un bien ou une esclave. Une critique à peine déguisée de la société très machiste de l'époque.

Et puis côté sciences, bien avant l'erre des nanotechnologies, il miniaturise une armée de scientifiques pour aller combattre de l'intérieur un virus mortel. Ceci vaut d'ailleurs une des plus belles scènes de la BD et n'est pas sans rappeler le film de Richard Fleischer "le voyage fantastique" sorti en 1966, soit 10 ans après le livre !

 

retour à zéro,smolderen,bourlaud,wul,ankama,univers de stéphane wul,science-fiction,anticipation,space opera,710,032015

 

La science au service de l'humanité mais aussi parfois source de sa destruction quand elle est employée pour assouvir l'orgueil et la soif de puissance de certains. Stefan Wul préfigure dans son roman la puissance créatrice et destructrice de l'Homme, et Thierry Smolderen restitue fidèlement cette vision dans un space opéra au graphisme déroutant et osé.

 

Laurent Bourlaud qui assure le dessin de cette adaptation, est aussi graphiste, et ça se voit ! Le dessin de cette BD est loin d'être conventionnel, il suffit pour s'en rendre compte de la feuilleter rapidement. Mais, comme pour le scénario, les auteurs ont cherché à respecter l’œuvre originale à travers le dessin en s'inspirant de l'imagerie SF des années 30 et 40. Puisant son inspiration dans d'obscures BD oubliées de cette période comme "Les exploits de Radar", Laurent Bourlaud crée une ambiance SF un peu désuète et kitsch à l'esthétique rétro assumée. Combinant formes géométriques et explosions de couleurs traitées au crayon épais, sans encrage, habillées de couleurs chaudes et vives, Laurent Bourlaud créé un style très particulier qui se démarque du reste de la collection.

C'est de prime abord assez déroutant, mais ça colle tellement bien au récit que l'on adopte sans peine ce graphisme audacieux.

 

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Seule adaptation en one-shot, Retour à zéro est un bel album, incontournable pour les fans de la collection des univers de Stefan Wul et pour les adeptes de la littérature pulp des années 50.

 

 

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Loubrun

 

à lire dans la même collection : Niourk ; Piège sur Zarkass ; OMS en série

 

 

15/01/2015

Saga Tome 4

saga t4.JPGsaga t4 d.JPGDessinatrice :Fiona Staples

Scénariste :Brian K.Vaughan.

Editeur :Urban Comics.

Sortie :30 Janvier 2015.

Genre :Space opéra de 148 pages.

 

Arrivés depuis plusieurs mois sur la planète Gardenia, Alana, Marko, leur fille Hazel et Klara, la mère de Marko, ont commencé une nouvelle vie. Marko s’occupe de l’éducation d’Hazel tandis qu’Alana semble promise à  une brillante carrière de comédienne au sein du Circuit, le divertissement le plus populaire de la galaxie pour peu qu’elle tempère ses sautes d’humeur. Ailleurs, sur Continent, la Princesse Robot met au monde l’héritier du Robot Prince IV.

« Je vais te bouffer le col de l’utérus salope ! »(Et ce n’est pas un lapsus d’Ophélie Fontana).

Bordel de merdum, que ce début de tome 4  m’a paru peu captivant. D’un coté, Marko joue les branleurs de service en s’occupant de sa progéniture et de l’autre Alana  se laissant encroûter dans une carrière pathétique de comédienne  et je ne parle même par du robot prince IV lobotomisé dans une station dévoué aux plaisirs. 

Bref, on s’emmerde grave et puis on arrive au milieu de l’album, vers la fin du chapitre 22, et là, la machine s’emballe de nouveau. On trucide, on explose des corps, le sang gicle et on savoure cette violence jouissive.  C’est très moderne en somme cette débauche de cruauté … C’est même assez interpellant qu’on la banalise à ce point dans notre monde « merveilleux » mais ça c’est un autre débat.

La deuxième partie est donc nettement plus palpitante et nous réserve quelques belles surprises.

Cette série récompensée par plusieurs Eisner Awards  joue toujours la carte de l’originalité avec brio. Un succès qui touche même la France avec un tirage de 15.000 exemplaires. Le dessin de Fiona Staples très inventif ne doit pas compter pour de prune dans ce succès.

Il est néanmoins conseiller de relire les tomes précédents vu la multitude de personnages qui jalonnent les pages de Saga.

En résumé, un album divisé en deux, une partie qui ronronne et l’autre qui pétarade.

 

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a07-3e78901.gifDessin 

a06-3e788fc.gif global.

 

Samba.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : urban comcis, saga, vaughan, staples, space opera, 610, 012015 |  Facebook | |

11/04/2014

Saga Tome 3

saga t3.JPGsaga t 3 1.JPGAuteurs : Brian K. Vaughan et Fiona Staples.

Editeur :Urban Comics.

Sortie :04/2013

En cas d’urgence !

Depuis la mort de son père, Marko peine à recouvrer l’ardeur qui l’animait jusqu’alors. Klara, inquiète pour l’avenir de son fils et de sa nouvelle petite famille, prend donc les rênes de la situation. Une bravoure dont ils auront tous besoin sur Quietus, la planète où vit reclus le romancier D. Oswald Heist. De leur côté, le Testament et Gwendolyne, stimulés par leur désir de vengeance, poursuivent leur traque assidue du couple.

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Mensonges ?

Amis lecteurs, bienvenue dans ce nouveau numéro de notre magazine d’investigation « la samba vérité ». 

En deuxième partie d’émission, vous saurez qui ou quoi a fait disparaître le fameux Boeing 777 de la Malaysia Airlines des radars. 

Mais avant cette grande révélation, partons pour Quitus, une petite planète perdue, pour prendre des nouvelles de notre couple vedette de la BD réalité : Alana et Marko. 

Après avoir reçu  3 Eisner Awards en 2013, cette « saga » est arrivée à passionner littéralement les foules. On croyait le genre space opéra complètement « has been » mais c’était sans compter sur l’ingéniosité des auteurs pour nous proposer une œuvre très originale. Il faut dire que la presse people en a fait ses choux gras quand elle a appris l’existence d’Hazel, leur petite fille symbole d’un renouveau possible entre toutes ces races en conflit permanent.

Je dois néanmoins avertir les âmes sensibles de la violence présente qui jalonne les pages de ce comics. Sans oublier les passages complètement incongrus qui étonneront plus d’un lecteur.

J’en dirai pas plus car « non aux spoilers intempestifs » dans les chroniques BD . Surtout ceux qu’on trouve fréquemment chez SambaBD. Car, oui, ce tome 3 est nettement plus explicatif que les précédents, on en apprend pas mal sur la vie de nos protagonistes préférés.

Bon, je vous laisse maintenant regarder le reportage  car une partie de Nun Tuj Nun endiablée m’attend.

 

 

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Samba.

On en parle sur le forum.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : vaughan, staples, saga, urban comics, 042013, 710, space opera |  Facebook | |

09/09/2013

Saga Tome 2

sagat2.JPGsaga t2 2.JPGAuteurs : Vaughan-Staples.

Éditeur :Urban comics.

Sortie :09/2013.

 

Pitch éditeur.

Princes robots et trains dragons, mercenaires arachnides et chats détecteurs de mensonges, fantômes enfantins et vaisseaux végétaux… La diversité de la faune, de la flore et la richesse des thèmes abordés ont rapidement fait de saga la nouvelle référence comics de space fantasy. Du vertige de l’espace infini à l’intimité des querelles d’un jeune couple de parents, les auteurs vous invitent à découvrir un space opera épique, ambitieux et touchant.

 

Mensonge !

J’avais estampillé le tome 1 de Saga par un coup de cœur. Vu tous les prix et éloges reçus un peu partout, je ne vous avais pas raconté que des conneries sur ce coup là.

Ce tome 2 nous permet de mieux connaitre la genèse de cette rencontre improbable entre une continentale et un lunier .Même les mercenaires vous seront plus familiers. On passe donc après l’excitation et l’exaltation à l’empathie pour les protagonistes de ce « Roméo et Juliette » des étoiles. Vaughan dose habillement les scènes d’actions cosmiques avec des moments nettement plus intimes. Mais ce qui m’enchante le plus, c’est le ton général vachement entraînant et attrayant. 

Le dessin de Fiona Staples n’est pas en reste .Quelques scènes m’ont fait sortir des « oh putain, ce n’est pas possible » lorsque l'on rencontre des créatures improbables .Bref, c’est imaginatif mais ce qui me charme le plus, c’est que nos héros ne sont pas des bodybuildeurs stéréotypés ou des bimbos préfabriquées. L’héroïne a par exemple un charme plus subtil qui se lit plus dans ses attitudes ou dans ses regards.

Au final, une série qui se dévore vu la richesse de son univers et de ses habitants. Voilà, promis, juré, craché Saga c’est de la bonne, et si je mens.. demandez au chat.

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Samba.

On en parle sur le vaisseau.

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23/05/2013

John Prophet T1 - Rémission

John Prophet, rémission,urban comics,indies,Graham,Roy,Dalrymple,milonogiannis,rios,Churchland,science-fiction,space operaJohn Prophet, rémission,urban comics,indies,Graham,Roy,Dalrymple,milonogiannis,rios,Churchland,science-fiction,space operaScénario : Graham Brandon

Dessin : Simon Roy ; Farel Dalrymple ; Giannis Milonogiannis ; Brandon Graham ; Emma Rios ; Marian Churchland

Editeur : Urban Comics

Collection : Indies

date de sortie :mai 2013

160 pages

genre : Science fiction, space opéra

 

Y'a quelqu'un ?!

 

Quelque part sur une planète aux confins de l’univers, une capsule sort du sol et un homme s’en extrait tant bien que mal. Il se retrouve d’emblée confronté à une espèce de quadrupède  affamé, doté de 4 puissantes mâchoires. John Prophet, bien qu’encore faible, réussit à pulvériser le monstre et finit par le bouffer. Le voilà parti par monts et par vaux à la recherche du contact qui lui dira quoi faire sur cette planète dépourvue d’humanité. Croisant sur sa route tout un tas de monstres plus étranges les uns que les autres, il apprendra finalement qu’il doit activer une balise destinée à réveiller ses propres clones disséminés aux quatre coins de la galaxie.

 

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Créé au début des années 90 par Rob Liefeld et dont la destinée à été confiée en 2012 à Brandon Graham (King City), John Prophet est un Space opéra tout à fait atypique dans l’univers des Comics. Ici, pas de supers héros aux supers pouvoirs mais juste un type tout seul à qui revient l’ambitieuse mission de réveiller l’humanité.

 

Si le pitch de cette histoire m’a intrigué, je dois avouer que la lecture des 6 chapitres m’a été bien pénible. Usant d’une narration descriptive en voix off assez lapidaire, la lecture devient très vite lassante et on finit par avoir du mal à comprendre ce qu’il se passe. Le héros, seul survivant de l’espèce humaine, ne dégage absolument aucune sympathie et c’est finalement sans grand intérêt qu’on suit son parcours. On pourrait éventuellement se consoler avec la richesse et la variété des créatures et décorum créés, mais on bute alors sur un dessin peu attrayant. Quel que soit le dessinateur (ils sont 5 ici à avoir œuvré) j’ai trouvé - à quelques exceptions près - les traits globalement assez grossiers et brouillons.

 

La comparaison faite en quatrième couverture avec les créations de Moebius et Miyazaki me parait quelque peu osée tant le graphisme et les univers développés de ces derniers sont d’un niveau supérieur...

Même si ce premier volume pose les bases d’un univers que l’on sent riche, l’ensemble laisse une impression très confuse et finalement peu amène.

Le côté mystérieux et quasi philosophique de l’histoire plaira peut-être aux amateurs du genre. Pour ma part, dans le registre space opéra, je conseillerai davantage la série Saga dont les héros sont plus attachants et le graphisme nettement plus agréable à l'oeil.

 

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Ma note : 5/10

Loubrun

 

 

10/08/2011

Khaal, Chroniques d'un empereur galactique 1. Livre premier

Khaal, Chroniques d'un empereur galactique1.jpgkhaal.jpgEditeur : Soleil Productions
Scénario : Louis
Dessin : Sécher, Valentin
Collection : Space Opéra
Pages : 54
Parution : 29-06-2011

RéKhallcitrant.
L’espace. Glacé. Infini. Tombeau de ce qu’il reste de trois glorieux empires partis à sa conquête, et qui finirent par s’entretuer jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour régner sur le charnier finalement créé. Personne ? Pas tout à fait. Au fond d’une prison galactique gigantesque de haute sécurité et autonome, vivent dans des zones séparées, les parias oubliés de ces trois races : Psis, Ethérés, Humains et leurs variantes posthumaines. Aucun d’eux ne sait qu’ils sont les derniers survivants. Obligés de collaborer pour faire tourner les machines agricoles permettant à tous de vivre, le statu quo est sur le point d’être rompu. Un homme est en passe de prendre le contrôle de la prison, par la force. Un guerrier aux pouvoirs étranges et qui cache un lourd secret. Un chef implacable. Un empereur en puissance. Cet homme à un nom, dont l’univers se souviendra. Ce nom ? Khaal.

Khaalmomie.
Mouais mouais mouais …sur ce coup là, je ne suis guère emballé.
Premièrement, j’ai vraiment eu l’impression de lire une BD estampillée Jodorowsky comme la caste des métabarons par exemple. Un mec infecte à la testostérone débordante décapitant tout ce qui passe devant lui pour un peu de gloriole. On commence par un combat dans l’arène : boucherie. On enchaine bien vite sur une grande bataille homérique pour la conquête d’Ether : un véritable massacre. On termine par un duel intergalactique : décapitation. Bref, si vous aimez la brutalité et la charcuterie en tout genre, cette BD est pour vous surtout que le dessin rend bien l’ambiance SF. Le plus fort c’est qu’au milieu de ces combats, on arrive à disserter, à philosopher  .C’est assez perturbant car il arrive souvent d’avoir un décalage entre les bulles et le contenu des cases. En plus comme on « télépathe » souvent, on se demande qui parle.  Rajoutez y un discours pompeux et solennel et la marque de fabrique « Jodorowski » est encore plus frappante. Donc si vous aimez les BD  du style space opéra, vous allez aimer ce triptyque. Les autres devront éviter la trépanation en lisant ce Khaal  là.
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