27/11/2017

La femme parfaite est une connasse ! Intégrale

La femme parfaite est une connasse !, intégrale, Anne-Sophie Girard, Margaux Motin, Fluide glacial, tranche de vie, humour.La femme parfaite est une connasse !, intégrale, Anne-Sophie Girard, Margaux Motin, Fluide glacial, tranche de vie, humour.Scénario : Anne-Sophie Girard
Dessin : Margaux Motin
Éditeur : Fluide Glacial
Date de sortie : 18/10/2017
Genre : humour, tranche de vie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

MARGAUX MOTIN RENCONTRE LA FEMME PARFAITE EST UNE CONNASSE !

Les deux volumes de la version illustrée de «La femme parfaite est une connasse», proposant d'apprendre, avec humour, comment garder sa dignité en étant ivre, survivre aux soirées de nouvel an, mieux comprendre les hommes.

La femme parfaite est une connasse !, intégrale, Anne-Sophie Girard, Margaux Motin, Fluide glacial, tranche de vie, humour.

Mon avis

Pour avoir lu les deux ouvrages originaux, écris par les sœurs Girard, je peux vous dire qu'ils avaient bien besoin de ces illustrations ! Un plus non négligeable, surtout quand on lit l'intégral, comme ça, paf : d'un coup !

 

Je me souviens qu'en lisant les deux livres – pourtant au format de poche ! – j'avais senti comme une pesanteur. Certes, j'adore l'humour des deux comédiennes à l'origine de « la femme parfaite est une connasse » mais je ne sais pas, c'était trop d'un coup, trop de texte, pas assez de schémas... bref : quand j'ai appris qu'une version illustrée allait sortir le bout de son nez : j'ai sauté de joie. À juste titre. Le combo Girard – Motin est un trio gagnant !

La femme parfaite est une connasse !, intégrale, Anne-Sophie Girard, Margaux Motin, Fluide glacial, tranche de vie, humour.

Mais qu'est-ce donc que cette histoire de femme parfaite qui serait une connasse ? Peut-être bien que les hommes ne pourraient pas comprendre, mais qui sait... Mais les femmes.... ô oui les femmes : je peux vous dire que chacune d'entre nous a sa propre définition de la femme parfaite qui est une vraie connasse ! C'est celle qui sait tout, qui sait tout faire et qui vous prend de haut même si vous êtes plus grande qu'elle (parce que oui, si vous êtes plus grande, c'est que vous êtes TROP grande « pauvre chérie »...).

 

Bref, c'est la femme que les hommes trouvent souvent belle et classe et nous, femmes ordinaires ; celle qu'on meurt d'envie de torturer pour qu'elle avoue un point faible, un défaut, ... n'importe quoi qui la rend moins parfaite.

 

Autant dire que c'est un régal pour nous, femmes ordinaires. On se sent moins seule et on se reconnaît souvent dans les propos des sœurs Girard ou mieux encore : dans les dessins de Margaux Motin. Un graphisme contemporain, ni trop chargé, ni trop léger. Des tenues dans l'air du temps pour s'identifier encore davantage à ces femmes dépeintes dans cette intégrale qui mérite bien sa place dans nos bibliothèque.

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Qu'on se le dise : si l'homme parfait n'existe pas (heureusement, sinon on aurait deux mots à lui dire à celui-là...), la femme parfaite, elle, est une connasse avérée qui aura réussi à me faire écrire énormément de grossièretés en une seule chronique.

 

 

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Ah bah bravo, madame, bravo... une raison de plus de vous haïr Mouahahaha

A toutes les femmes ordinaires par contre : vous êtes belles !!

ShayHlyn.

26/10/2017

Extases T.1

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualitéExtases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualitéScénario : Jean-Louis Tripp
Dessin : Jean-Louis Tripp
Éditeur : Casterman
272
pages
Date de sortie : 06/09/2017
Genre : autobiographie, sexe, tranche de vie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après Magasin Général, Jean-Louis Tripp nous livre un témoignage sincère et intime de sa vie sexuelle.

Et si le dernier continent à explorer était celui de l'intime ? 
Les relations amoureuses, les pratiques sexuelles, les émotions, les sensations, les sentiments, comme autant de territoires à arpenter à cartographier...
C'est le parti pris d'Extases, la série autobiographique de JeanLouis Tripp. Du petit détail trivial au sublime, du physiologique au métaphysique, de la jalousie qui consume à l'échangisme joyeux, toutes les facettes qui façonnent la sexualité sont évoquées.

 

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Mon avis

Des gens complètement nus en couverture, visiblement en pleine extase et en accroche « où l'auteur découvre que le sexe des filles n'a pas la forme d'un X... » il y a de quoi se dire qu'on va parler cul à longueur de pages. De fait ! Jean-Louis Tripp nous fait découvrir sa propre rencontre avec les pulsions naturelles de son corps, les désirs charnels, le besoin de se faire plaisir et de faire du bien à ses partenaires, ...

 

Loin de parler de cul pour parler de cul, ce qui aurait été lassant je pense... surtout quand on sait que cet ouvrage fait 272 pages, j'ai découvert – presque en même temps que le personnage principal (qui n'est autre que scénariste de cette œuvre) les prémices des besoins naturels de tout être humain. Du coup, même si j'ai du regarder à deux fois que personne ne jette un œil par-dessus mon épaule quand je me suis mise à lire dans le bus (car oui, Mesdames, Messieurs, je lis dans le bus, entre autres...) parce qu'on voyait clairement des gros plans de pénis et de vulves : le contenu s'est avéré intimiste et intéressant.

 

En tant que femme, j'ai dû entendre et lire tous les sujets possibles et inimaginables sur l'épanouissement sexuel de la gentes féminine, tandis qu'on réduisait les découvertes masculines par des clichés pornographiques se résumant souvent à des gamins boutonneux qui cachent des revues X sous leur lit tandis qu'une chaussette poisseuse se devait de traîner là où jamais leurs mères ne songeraient à aller la chercher aux risques de découvrir que ce n'est pas de la sueur blanchâtre qui entache d'ordinaire ce vêtement pour pied.

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Ici, j'ai pu imaginer le sexe au-travers du regard d'un gamin grandissant, d'un jeune homme guidé par son gland, la naissance des fantasmes, la jouissance sous toutes ses formes... d'un point de vue masculin, humble et sincère. Dès lors, je n'ai pas crié au scandale comme l'aurait fait une puritaine, mais bravo. Bravo Jean-Louis pour cette mise à nu (c'est le cas de le dire). Chapeau bas pour avoir pris le risque d'être vu différemment, loin du traditionnel monogame que la société bien-pensante voudrait imposer au monde sans penser au bien-être de chacun. Parce que l'amour, le sexe : c'est personnel !

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Quant au dessin, ce dégradé de noir et de blanc, ce gris et puis : beau gosse avec ça le Jean-Louis. J'ai bien aimé. Un brin caricatural par moment, simple mais explicite à d'autres instants, mais toujours avec un souci du détail dans le visage de notre héros et ses conquêtes afin de partager, avec lui, les sentiments et les sensations qui ont pu le parcourir.

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Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Bref, attention à ne pas mettre ce livre entre toutes les mains, quand même. Mais aux jeunes hommes qui se cherchent, se découvrent petit à petit ; aux hommes qui ont envie de se rappeler cette époque et aux femmes qui veulent un petit aperçu de ce qu'elles n'ont jamais eu vraiment connaissance.

 

En résumé : je le conseille à tous ceux qui ont au moins atteint la puberté et qui n'ont pas peur de voir des scènes olé, olé !

 

ShayHlyn.

20/07/2017

Our summer holiday (one-shot)

Our summer holiay, Kaori Ozaki, Delcourt, Tonkam,Shônen, enfance, psychologie, tranche de vie Our summer holiay, Kaori Ozaki, Delcourt, Tonkam,Shônen, enfance, psychologie, tranche de vie Scénario : Kaori Ozaki
Dessin : Kaori Ozaki
Éditeur : Delcourt / Tonkam
224
pages
Date de sortie : 07/06/2017
Genre : Shônen, enfance, psychologie, tranche de vie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Véritable shônen atypique, Our summer holiday traite de manière touchante et sensible le thème de la trahison des parents vis-à-vis de leurs enfants.

Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

Our summer holiay, Kaori Ozaki, Delcourt, Tonkam,Shônen, enfance, psychologie, tranche de vie



Mon avis

Quand on voit la couverture, on se dit (du moins était-ce mon cas) que cet ouvrage sera plutôt shôjo que shônen (entendez par là pour adolescentEs et non pour adolescenTs), une histoire à l'eau de rose traitant d'un premier amour. Tout y est : les fleurs, le joli kimono, les enfants qui se tiennent la main, ... et pourtant... pourtant !

 

Alors que la trame pourrait laisser penser à cette jolie romance un peu atypique entre la coqueluche de l'école et la fille un peu marginalisée par ses camarades de classe, ... tout bascule quand Natsuru découvre le secret de la grande et mystérieuse Rio.

 

Comment, à onze ans, peut-on tenir un si lourd secret ? Comment notre jeune héros peut-il, maintenant qu'il est dans la confidence, lui aussi se taire ?

Our summer holiay, Kaori Ozaki, Delcourt, Tonkam,Shônen, enfance, psychologie, tranche de vie

Ce one-shot, d'un superbe graphisme comme je les aime – à la fois empli de simplicité et pourtant tellement bien détaillé - fait partie de ces œuvres qui vous font réfléchir au monde dans lequel nous vivons à travers le regard de trois enfants (car je ne vous l'ai pas dit, mais Rio a un petit frère omniprésent dans l'histoire). Pas seulement la vision de notre société sur les gens en marge, mais aussi – et surtout – l'image d'un père absent tant pour Natsuru orphelin de père, que Rio.

 

Deux absences lourdes de sens et pourtant totalement différentes pour chacun des enfants. Alors que Natsuru voit en son coach sportif une image paternelle, Rio se referme sur elle-même et son petit frère. Il suffira d'un changement dans la vie de Natsuru – le changement de coach sportif – pour que ces « enfants perdus » se retrouvent, se découvrent et partagent un été ensemble.

 

J'ai été émue par ce bouquin qui montre l'impuissance de ces enfants face aux coups du sort. La façon dont ils essaient, avec leurs petits moyens et leur pureté tellement fragile, de surmonter les embûches qui semblent s'accumuler. Cette candeur tellement bien dépeinte sur le visage de ce trio, dans la beauté des décors, dans quelques phrases tellement innocentes, ...

 

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Our summer holiay, Kaori Ozaki, Delcourt, Tonkam,Shônen, enfance, psychologie, tranche de vie

Je peux vous assurer qu'à la fin de cette lecture, j'ai eu envie de secouer le monde en demandant « comment est-ce encore possible ?! » Hélas, les médias ne font qu'en rajouter une couche sur certains parents qui ne méritent pas de l'être... sans jamais répondre à ma question. Alors comment nous, adultes, pourrions nous répondre aux enfants ?

 

ShayHlyn.

17/07/2017

Les secrets de Brune

L'amie parfaite. 

Les secrets de Brune, l'amie parfaite. Bruna Vieira, Lu Cafaggi, Sarbacane, tranche de vie, jeunesse, introspection.Les secrets de Brune, l'amie parfaite. Bruna Vieira, Lu Cafaggi, Sarbacane, tranche de vie, jeunesse, introspection.Scénario : Bruna Vieira
Dessin : Lu Cafaggi
Éditeur : Sarbacane
88
pages
Date de sortie : 03/05/2017
Genre : tranche de vie, jeunesse, introspection.

 

 

 

Présentation de l'éditeur

C’est bientôt la rentrée et Brune change de collège… Son angoisse grandit à mesure que le jour fatidique approche. À quoi ressemblera sa nouvelle vie ? Son histoire commence… Brune est une adolescente timide et secrète, qui s’interroge sur sa vie, sur le monde qui l’entoure. Ses copains de classes, ses professeurs, sont autant d’énigmes qu’elle peine à résoudre. Comment trouver la clé ?…


« Les secrets de Brune » sonnent comme une invitation à se découvrir, se faire confiance, et pourquoi pas, s’aimer… C’est la recherche du pont qui relie la vie d’une fille ordinaire à ses rêves les plus secrets, un voyage intime sur les ailes d’une hirondelle. Délicatesse et finesse du dessin donnent corps au texte de Bruna Vieira.

Les secrets de Brune, l'amie parfaite. Bruna Vieira, Lu Cafaggi, Sarbacane, tranche de vie, jeunesse, introspection.

Mon avis

 

Quand on m'a remis ce petit trésor entre les mains, j'entends encore maître Samba me dire « ça risque de ne pas être facile à chroniquer ». Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas imaginer la poésie émanant de cet ouvrage tant qu'on ne l'a pas lu !

 

« Les secrets de Brune, l'amie parfaite », c'est la rencontre entre deux artistes. Bruna Vieira, scénariste partiellement auto-biographique et Lu Cafaggi, dessinatrice. Ces deux blogueuses étaient faites pour se rencontrer. Toutes deux originaires du Minas Gerais (au Brésil), elles se sont largement faites connaître via Youtube et autres réseaux sociaux. Et enfin, quand leurs plumes respectives se sont rencontrées : ça a fait boom !

 

L'idée de créer une BD semi-biographique, semi-participative est une idée de génie ! Non seulement cela permet de s’immiscer dans ce « journal intime » avec plus de facilité, mais aussi – et surtout – de réaliser que toutes jeunes filles passent par des petits – grands – tracas de ce genre.

 

Il faut dire que c'est un grand pas en avant que d'intégrer un nouveau collège. Surtout quand on est timide. Pourtant Brune avance dans cet inconnu et partage avec nous, lectrices : ses peurs, ses inquiétudes, ses joies, ... et même ses méthodes pour se sentir mieux.

Les secrets de Brune, l'amie parfaite. Bruna Vieira, Lu Cafaggi, Sarbacane, tranche de vie, jeunesse, introspection.

Dès lors, je ne pourrais certainement pas mieux dire que les éditions Sarbacane dans leur présentation. Nous sommes plongées dans l'intimité d'une adolescente, au plus profond de ses rêves, aux tréfonds de son âme pour mieux prendre conscience de notre propre existence : de notre propre expérience de cette vie nouvelle où nous ne sommes plus des enfants, mais pas encore des adultes. Une introspection magique et tendre, simple et tellement réaliste.

 

Quant aux dessins, en feuilletant : oui, on peut se dire que c'est simple. Mais quand on ajoute le texte, parfois juste quelques mots de-ci, de-là... c'est de la grande poésie. Ces cœurs sur les genoux, marques indélébiles d'une jeunesse maladroite ; cette hirondelle tatouée qui en dit long sur l'esprit de cette jeune fille ; ces petits gestes quotidiens si finement traduits par le dessin... un véritable régal.

 

 

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Les secrets de Brune, l'amie parfaite. Bruna Vieira, Lu Cafaggi, Sarbacane, tranche de vie, jeunesse, introspection.

Alors messieurs, dames qui venez de lire ma chronique, si vous connaissez dans votre entourage une demoiselle qui va découvrir la vie palpitante du collègue (ou du secondaire, comme on dirait ici en Belgique) : offrez lui cette pépite intitulée « les secrets de Brune, l'amie parfaite ».

 

ShayHlyn.

10/07/2017

Ma vie selon moi T.1

D'après l’œuvre de Sylvaine Jaoui

Ma vie selon moi, Le jour où tout a commencé, Sophie Ruffieux, Véronique Grisseaux, éditions vents d'ouest, Jeunesse, tranche de vieMa vie selon moi, Le jour où tout a commencé, Sophie Ruffieux, Véronique Grisseaux, éditions vents d'ouest, Jeunesse, tranche de vieTome 1 : Le jour où tout à commencé

Scénario : Véronique Grisseaux
Dessin : Sophie Ruffieux
Éditeur : Vents d'Ouest
48
pages
Date de sortie : 07/06/2017
Genre : Jeunesse, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur

« Moi, c’est Justine, et vous ? »

Justine, Léa, Jim, Nicolas et Ingrid forment le club des « C1K » ; ils sont ce que l’on appelle des inséparables. Alors que l’été se termine et que la rentrée en Terminale approche dangereusement, le ténébreux Thibault, nouveau locataire de la « maison bleue » de Justine, suscite la curiosité des C1K. Une fête est organisée pour apprendre à le connaître... Mais tout en rêvant du beau Thibault, Justine sent la rentrée approcher et stresse à l’idée d’avoir un emploi du temps chargé, de faire de la philo et de subir la pression parentale...

Véritable phénomène chez Rageot en librairie, les romans Ma vie selon moi de Sylvaine Jaoui sont enfin adaptés en BD ! Retrouvez leur galerie de personnages attachants sous le trait fin et moderne de Sophie Ruffieux dans une série très fraiche sur l’amitié, l’amour et la jeunesse.

Ma vie selon moi, Le jour où tout a commencé, Sophie Ruffieux, Véronique Grisseaux, éditions vents d'ouest, Jeunesse, tranche de vie



Mon avis

« Ma vie selon moi » ou la vie de 5 ados made in France. Une amoureuse des animaux, notre héroïne bien en jeans-baskets ; sa meilleure amie un peu ronde, mais surtout gothique ; le dragueur du dimanche qui n'est autre que le voisin et cousin de Justine (ah ? Je ne vous l'avais pas dit ? C'est le prénom du personnage principal) ; le meilleur ami de ce dernier, grand sportif et enfin : celle que les mecs adorent, mais qui fait de l'ombre à la gente féminine avec ses micro-jupes et ses décolletés plongeant, alias la Bimbo de service.

L'histoire commence avec l'arrivée d'un nouveau voisin dans l'immeuble, beau gosse de surcroît. De quoi émoustiller ces demoiselles évidemment. Mais l'existence ne tournant pas uniquement sur des histoires de cœur, « ma vie selon moi » retrace les péripéties de tous les jours de ces adultes de demain... entre disparition du petit frère et boycott de la vente des animaux du zoo : la vie de Justine et ses amis a quand même de quoi intriguer... quand on a leur âge.

Cette BD franchement dédiée aux adolescents, ce veut fraîche et dynamique. J'ai même envie de dire « authentique ». Donc même pour moi, ô vilaine vieille trentenaire que je suis, ça se laisse lire avec une petite pointe d'amusement en imaginant certains jeunes de mon entourage ou encore en pensant comment c'était à mon époque (cette réplique... ça fait vraiment vieux sur le coup).

Ma vie selon moi, Le jour où tout a commencé, Sophie Ruffieux, Véronique Grisseaux, éditions vents d'ouest, Jeunesse, tranche de vie

Avec cette couverture rose bonbon, nulle doute que cet ouvrage tient à toucher les demoiselles (d'autant que les éditions Vents d'Ouest se sont mis en partenariat avec Closer Teen – magazine, petit frère du très célèbre mag' people « Closer ») et tant que faire se peut : tenter que l'une ou l'autre lectrice s'identifie à au moins une des trois héroïnes qui sont très caricaturales, mais avec l'avantage de pouvoir effacer quelques préjugés tant sur les pimbêches que sur les émos.

Quant à l'histoire, si ce n'est quelques passages complètement surréalistes qui nécessitent la présence médiatique, ça reste dans le domaine classique des tranches de vie. Alors, à toutes celles qui n'ont pas encore la majorité ou celles qui ont toujours seize ans dans la tête : cette bande dessinée est pour vous. Histoire de passer le temps, sans prise de tête ni grande réflexion existentielle.

 

 

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Ma vie selon moi, Le jour où tout a commencé, Sophie Ruffieux, Véronique Grisseaux, éditions vents d'ouest, Jeunesse, tranche de vie

Une gentille petite BD quoi... sans prétention.

ShayHlyn.

16/06/2017

L'esprit du camp T1/2

 

L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vieL'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vieScénario : Michel Falardeau
Dessin : CAB
Éditeur : Éditions Lounak
104
pages
Date de sortie : 12/05/2017
Genre : jeunesse, aventure, tranche de vie

 

 

Présentation de l'éditeur :

Une adolescente est envoyée de force par sa mère dans un camp de vacances, où elle devra travailler comme monitrice tout l’été. Perdue en pleine forêt, entourée d’inconnus avec lesquels elle ne semble pas avoir d’affinités, Élodie considère déjà que ses vacances sont fichues… mais le camp du Lac à l’Ours lui réserve plusieurs surprises; un jour après l’autre, un groupe de petites rousses à l’imagination débordante, un mystérieux directeur de camp et une collègue attentionnée transformeront son séjour en véritable aventure.

L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vie

Mon avis :

Imaginez une ado un peu rebelle, qui se tient le plus loin possible des « stars » du lycée et qui, par la force des choses – les ordres de sa mère – va devoir être animatrice d'un camp de vacance avec tous ces autres jeunes qu'elle évite soigneusement ?! C'est le sort d' Élodie qui va découvrir une colonie de vacances pas comme les autres, où l'hymne du camp est une chanson hard rock traduite en français, où le directeur est on ne peut plus bizarre – voire suspect et où la miss perfection de l'école n'est pas si « parfaite » que ça...

Indéniablement pour ados, j'ai aimé ce premier album sur 2 où on suit cette adolescente rebelle, fan de death metal, marginale et pourtant super sympa qui découvre une autre facette des gens qu'elle côtoie chaque jour à l'école. Certains sont égaux à eux-même, d'autres apportent leurs lots de surprises, comme Catherine, la blonde qui partage la couverture de cet album avec Élodie. Deux styles bien différents qui vont pourtant se rejoindre et se lier d'amitié.

L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vie

Le dessin est moderne et vivant. Honnêtement, je me suis surprise à aimer, bien que les nez des gens soient particulier. Comme si le dessinateur avait du mal avec les narines. Et pourtant, chaque appendice nasal a sa particularité, de sorte que le directeur du camp du lac à l'Ours n'a pas le même nez que la parfaite Catherine, ni de la ténébreuse Élodie. Pour le reste, tout est en accord parfait et chaque portrait en début de chapitre est juste un régal.

Quant au scénario, franchement : ça donne envie de retomber en enfance pour participer à cette colo' hors norme et super fun. Surtout avec cette petite bande de rouquines sous la responsabilité de notre héroïne qui sont juste « impayables ». Du petit garçon manqué, à la demoiselle timide, en passant par celle qui ne peut s'empêcher de mettre tout et n'importe quoi dans sa bouche ou encore celle qui est tellement fière d'en savoir un rayon sur la sexualité qu'elle ne peut s'empêcher d'en parler, comme, en page 22: « faire l'amour, c'est quand le pénis dur du papa entre dan le vagin mouillé de la maman... le vagin c'est dans la vulve ! ». À peine 10 ans la gamine, héhéhé, ça promet vous ne trouvez pas ?!

Le tout agrémenté de jargon québécois (avec lexique à chaque début de chapitre s'il vous plait) et voilà un album bien sympa à lire. On replonge dans l'adolescence, avec ses hauts, ses bas, son lot d'aventures et de découvertes sur soi mais également sur les autres. Franchement (j'ai l'impression de sortir ce mot à chaque paragraphe, non?!) j'ai bien aimé et je le conseille à chaque ado amateur de BD et prêt à voir les colonies de vacances autrement.

 

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L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vie

 

Alors pognez la twist avec tous ces mots québécois, bin installé dans votre sofa et ne capotez pas en voyant l'imagination débordante d' Élodie à propos du directeur. Elle a peut-être ses menstru...

ShayHlyn.

05/06/2017

La guerre de Catherine

 La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreLa guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreScénario : Claire Fauvel et Julia Billet
Dessin : Claire Fauvel
Éditeur : Rue de Sèvres
112
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

 

 

Présentation de l'éditeur :

Une interprétation en images, vibrante et pleine d'empathie, du roman de Julia Billet.

 

1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d’avant, à commencer par leurs prénoms. Rachel devient Catherine. Raconte, lui intiment ses professeurs en l’envoyant sur les routes de la zone libre, un appareil photo à la main. C’est ainsi que nous découvrons le quotidien d’une adolescente juive dans la guerre, ses rencontres, ses peurs mais aussi les quelques moments de répit et de grâce que lui offrira son art.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Mon avis :

La guerre. À lui seul, ce mot évoque tellement d'atrocités ! D'autant plus quand celle-ci s'appelle « World War II », la terrible, la sanglante, l'épouvantable seconde guerre mondiale synonyme d'apocalypse pour les juifs. Aucun n'y échappe qu'il s'agisse de vieillards, d'adultes.... ou bien d'enfants. Comme la très célèbre Anne Franck qui n'aura malheureusement pas échappé au camp de concentrations. Et puis aujourd'hui : Rachel renommée Catherine Colin.

 

« La guerre de Catherine » est une fiction, mais qui se base néanmoins sur des faits, des lieux et des gens qui ont réellement existé. Comme Pingouin et Goéland de la Maison de Sèvres, qui ont sauvé beaucoup d'enfants juifs. Mais Catherine, c'est un peu de Tamo Cohen (mère de l'auteure), un peu d'Anne Franck, ... un peu de tous ces enfants et adolescents qui ont dû fuir inlassablement, mettre leurs identités de côté – allant même jusqu'à nier leur foi judaïque – pour échapper aux Nazis et leur envie d'anéantissement totale des juifs sur Terre.

 

C'est ainsi que nous suivons les traces de Catherine, grande amatrice de photos, qui se verra confier la tâche de rendre compte à l'Humanité de la survie des juifs dans cette France en guerre.

 

« Prends des photos, collecte des images, et rapporte-nous tout ça à la fin de la guerre. Va, regarde le monde avec des yeux d'artiste, de citoyenne de la République des Enfants. Ne perds rien. Nous aurons besoin de ces témoignages quand la guerre sera finie. » Goéland à Catherine, page 46.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Avec un dessin simple, Claire Fauvel étant à la base illustratrice de livres pour enfants, le contexte n'en est pas moins fort ! J'ai été subjuguée par les efforts – parfois surhumains pour des petits bouts qui sont forcés de changer de nom entre autres choses – par le courage et par la détermination tant de ces enfants, mais aussi des résistants qui les entourent. Des gens, Français pour la plupart, qui doivent se montrer forts, voire sévères, pour s'assurer de la sécurité de chacun de leur protégé.

 

J'ai donc été marquée par le petit Samuel Levy qui se fait gifler car il n'a pas donné son nom « francisé ». Ou Catherine qui, machinalement, a fait son signe de croix judaïque alors qu'elle est supposée être une étudiante dans un couvent chrétien.

 

Pourtant, l'âge faisant, elle comprend. Catherine, Rachel de son vrai prénom, sait que c'est pour son bien. Si un boche devait arriver à l'improviste, ce simple signe de croix de la main gauche serait un signe évident des origines de la jeune femme. Et non seulement sa vie serait en danger, mais également celle de toutes les personnes vivant sous le même toit.

 

Autant vous dire que si d'ordinaire, je m'arrête sur le dessin (parce que j'ai mes goûts très tranchés dans le domaine), autant là : c'est presque mieux ainsi. Ce dessin simple nous permet de se concentrer sur l'essentiel. La vie de cette adolescente, presque femme, qui doit échapper à la mort. De rencontres en nouveaux départs, Catherine traversera tout le pays en gardant son objectif en tête : montrer la vie au sein de la résistance pour qu'il reste une trace de ce cauchemar.

 

 

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Et ce témoignage, c'est mon coup de cœur ! J'ai été profondément touchée par ces gens qui ont donné leur vie pour une juste cause. LA CAUSE. La vie. La liberté. L'égalité. Des ouvrages comme « la guerre de Catherine », ce sont autant de preuves que la guerre est immorale, abjecte et que ceux qui la souhaitent sont d'une répugnance crasse (je pense aux dégénérés qu'on peut voir chaque jour aux infos... et qui s'attaquent aussi bien aux vieillards, qu'aux adultes... qu'aux enfants).

ShayHlyn.

13/04/2017

Addiction

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions Auteurs : Joseph Busquet & Pedro J. Colombo
Éditeur : Akileos
92 pages
Date de sortie : 20/04/2017
Genre : Tranche de vie, psychologie, addictions


 

 

Présentation de l'éditeur :

« Une addiction, aussi minime soit-elle, peut changer ta vie pour toujours ».

Il existe différents types de dépendances... les petites, les fortes, les dangereuses, les bénignes, celles que l’on cache aux autres, celles que l’on affiche et celles contre lesquelles on se bat. Addiction vous entraînera dans les pas de six personnages accrocs au jeu, au sexe, aux nouvelles technologies, au travail... et dont les destins vont se croiser, s’entremêler. Joseph Busquet Pedro et J.Colombo explorent les grandes obsessions de notre temps à travers une narration intuitive, et des dialogues pénétrants.

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions

Mon avis :

Les addictions. Un sujet à la fois tabou et commun. Qui n'en a jamais entendu parler ? Dans un livre, un film, à la télévision... Généralement, on nous parle de drogue et d'alcool. Mais ce n'est pas tout !

Joseph Busquet et Pedro J. Colombo l'ont fort bien présenté dans ce bouquin aux apparences « banales », « communes » sans emphase ni surdosage de couleurs. Juste ce qu'il faut pour réaliser qu'être accro à quelque-chose : ça peut arriver à n'importe qui. Votre père, votre sœur, un voisin, une collègue de bureau, ... personne n'est à l'abri. Je pense même que tout le monde est au moins accro à quelque-chose sans se rendre compte que c'en est presque maladif.

Savez-vous par exemple que si vous buvez plus de trois tasses de café par jour, il est bien possible que vous soyez dépendant ? (ça, c'est pas dit dans le bouquin, mais c'est bon à savoir)

Alors ces 92 pages nous éclairent sur cette vérité aux multiples visages. De l'accro au jeu, jusqu'à la nymphomane compulsive, en passant par la très récente mais non moins fulgurante addiction aux réseaux sociaux, entre autres dérives. Tout un tas de personnes dont la vie s'entrecroise, parfois même des proches – des amies, des membres de la famille – et qui constatent plus souvent le problème des autres plutôt que les siens.

Comme dirait l'adage : « on voit la paille dans l’œil de son voisin mais pas la poutre dans le nôtre ».

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions

Nos deux artistes nous présentent la dépendance qui va grandissante. Envahissante. Tentaculaire. Toutes ces addictions sont souvent les fruits de pulsions incontrôlables que les « victimes » pensent pourtant pouvoir gérer. Hélas... Certains l'apprendront à leur dépend tandis que d'autres devront apprendre à vivre avec. Ou du moins : gérer. Accepter les mains tendues. Avancer... ou pas !

Je vous laisse découvrir tout cela dans ce bel ouvrage aux couleurs tantôt chaudes, tantôt froides à la limite du terne. Des personnages sans traits vraiment particuliers – Monsieur et Madame tout le monde – un trait simple, juste assez pour qu'on les reconnaisse dans la foule qui déambule sous nos yeux. Des personnages qui se démarquent, malgré tout, des décors par un subtil jeu de dégradé de couleurs, de contrastes et des textes qu'on pourrait attribuer à chacun d'entre nous.

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions

C'est un livre à laisser entre toutes les mains (quoique... attention aux enfants, il y a des scènes olé olé), parce qu'il existe encore bien trop de « dépendants », d' « accros » qui s'ignorent. Des gens qui n'imaginent pas que ce qu'ils aiment faire peut parfois les mener loin, très loin dans la déchéance.

 

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Donc vous l'aurez compris : je vous recommande chaudement cet ouvrage qui ouvre bien des consciences face à ce problème délicat mais qui fait partie intégrante de notre vie de tous les jours, que ce soit nous-même sans le savoir, nos proches, les gens qu'on croise dans la rue.

 ShayHlyn.

03/04/2017

Verte

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Scénario : Marie Desplechin
Dessin : Magali Le Huche
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.



 

Présentation de l'éditeur :

Des héroïnes irrésistibles pour des aventures hilarantes et... ensorcelantes !

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Mon avis :

Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi ! Je ne sais pas quoi écrire sur cet ouvrage que je viens de lire... Déjà, parce que je n'ai pas lu le roman original de Marie Desplechin (qui n'a rien de moins qu'été sélectionné par le ministère de l'Éducation Nationale. Française je présume) et ensuite parce que, ne tournons pas autour du pot : je n'ai franchement pas aimé.

Baf, ça y est, c'est l'embardée... mais comment voulez-vous qu'une adepte du superbe graphique manga (dans la majeure partie du temps) puisse apprécier... ça ! J'ai l'impression de me retrouver à 11 ans, moi aussi, à mon premier cours de dessin au collègue, sans avoir jamais fait autre chose que de ne pas dépasser des lignes en usant de mes crayons dans un livre à coloriage.

Ce dessin est... je vous avoue ne pas trouver les mots. Ce dessin est trop « enfantin », trop « basique », trop « j'en passe et des meilleures ». Du coup, je me suis dit que le texte en vaudrait la chandelle et BAM à nouveau ! Une bonne claque dans la figure, malheureusement pas dans le bon sens du terme. Je sais qu'une sorcière, dans l'esprit du commun des mortels, doit être laide, avec des furoncles, le nez crochu et parler en psalmodiant des incantations saugrenues.. mais autant vous dire que j'aurai préféré.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ma vision dessinée d'une apprentie sorcière, pour moi, c'est... non pas Sabrina ... « Amandine Malabul, sorcière maladroite » ! C'était du noir et blanc, c'était tout ce qu'il faut de détails et ma foi : ça rendait bien. Même si ce n'est pas un récit de cette époque – contrairement à Verte qui est bien contemporaine – au moins, j'appréciais chaque page. Ici, hormis trouver une certaine sympathie pour Verte et sa grand-mère... c'est à peu près tout ce que je peux en dire de bien.

Les personnages sont très « typés » à la limite de la caricature, mais j'ai franchement du mal avec ce type de dessin. De même que tout le texte en manuscrit : Allo ?! Je sais que c'est narré par une gamine de 11 ans, mais quand même...

Puis j'ai tenté de relativiser.

Si le roman d'origine a été sélectionné par le ministère de l'Éducation, c'est que ce livre est destiné à des jeunes. Certes. Donc le texte ne doit pas être trop farfelu, même quand on parle de sorcellerie. Du coup, ça peut se tenir. Les jeunes de nos jours savent un minimum ce qu'est de la mandragore grâce à Harry Potter et c'est à peu près tout ce qu'on site de « surnaturel ».

Toujours en me disant : c'est pour des jeunes de l'âge de l'héroïne, j'ai pu concevoir le style d'écriture. Nous sommes face à une gamine qui écrit sa vie avec de temps en temps des phylactères pour les dialogues à la façon dialogue théâtral comme le mentionne Magali Le Huche dans une interview. Donc : admettons. Mais ce dessin ?! C'est Verte aussi qui a dessiné ?

En reconnaissant que les expressions du visage sont bien rendues, le reste c'est... du crayonnage d'enfants un tantinet doué pour son âge, si on suppose ce que dit un enfant à 8 ans.

Ça peut paraître réaliste, certes. On peut imaginer dans quelle rue ça se passe, la déco des maisons, la cour de récré... mais je dis non. Non, NON et NON ! Autant vous dire que je relègue ce type de dessin à du Bob l'éponge, du Gunball et Adventure time à la sauce française.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ça aurait pu... AURAIT PU... être une chouette BD pour enfant s'il y avait eu plus de matière à lire et plus de charme graphique à regarder. Je m'en retourne donc à mes mangas – avec une petite envie quand même de lire le roman original pour me faire une meilleure idée des aventures de Verte – pour oublier ce fiasco pour lequel j'ai quand même écrit plus que je ne l'aurais cru.

 

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Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 ShayHlyn.

29/03/2017

Geisha ou le jeu de shamisen. T1

geisha-ou-le-jeu-du-shamisen.jpggeisha-ou-le-jeu-du-shamisen t1.jpgScénario : Christian Perrisin
Dessin : Christian Durieux.
Éditeur : Futuropolis.
Sortie : avril 2017.
88 pages.
Genre : tranche de vie historique.



Le résumé.
Japon, aux alentours de 1912. Setsuko Tsuda a 8 ans quand ses parents quittent leur village pour la grande ville côtière, dernier espoir d'une vie meilleure. Son père, vieillissant, est un ancien samouraï qui boit trop pour oublier la dissolution de sa caste au début de l'ère Meiji. Sa mère, qui était sa jeune servante avant de l'épouser, en veut terriblement à ce raté qui lui promettait monts et merveilles et qui lui mène une vie pire que celle de boniche. Les premiers mois sont prometteurs jusqu'à ce que son père se fasse renverser par un tramway, perde une jambe et toute chance de retrouver du travail. Un soir, il prend la décision de vendre Setsuko à une maison de geisha réputée, l'okiya Tsushima. L'argent reçu en échange de l'enfant aidera la famille, et Setsuko pourra espérer un avenir meilleur. 

«  Mon père avait toujours tenu à ce que j’aille à l’école. Sa devise : sans instruction, point de salut. »

Mon avis.

Je débute avec une drôle d’impression. Le noir et blanc m’oppresse, je trouve ce choix assez lugubre et repoussant. Pourtant le début de cette tranche de vie japonaise se veut plutôt serein et lent avec un bel hymne à la beauté de la nature. Mais cette approche est trompeuse car la destinée de Kitsune, la renarde, sera jalonnée de malheurs. Bref, ce choix du noir et blanc est assez judicieux. On a aussi pas mal d’attitudes figées avec des visages souvent très fermés ou placides. Là aussi, une posture qui correspond bien à cet univers clos et strict des geishas.
Le dessin sera comme souvent une histoire de goût et de couleur. Je vous laisse faire votre propre opinion mais si ce trait de Christian Durieux (Avel) vous convient, je vous conseille vivement cette lecture car on finit par vite s’attacher à cette apprentie geisha. En plus, c’est une véritable découverte d’un univers très mystérieux qui s’ouvre à vous. Vous apprendrez à connaître les règles d’une okiya, le jeu d’un Shamisen, les liens entre les geishas et les prostituées, la condition féminine de cette époque (1912-1926) etc. Un bon petit mélange de curiosité et d’empathie qui rendent ce récit initiatique réellement captivant. En tout cas, j’attends le tome 2 avec impatience car ce conte qui tourne en tragédie humaine est très intéressant à lire.

 

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Samba.
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