13/02/2018

Infinity 8 - tome 6 - connaissance ultime

infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10Scénario : Lewis Trondheim, Emmanuel Guibert
Dessin : Franck Biancarelli
Éditeur : Rue de Sèvres
88 pages
Date de sortie :  janvier 2018
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

L’agent Leïla Sherad a rendez-vous avec un mystérieux vaisseau au cœur du mausolée : elle sait où et quand il sortira de distorsion, apportant avec lui les réponses qu’elle est chargée de communiquer au Capitaine. Guidée dans ce labyrinthe archéologique par un alien érudit, elle découvre que rien n’est laissé au hasard dans l’apparent chaos de la nécropole. Mais l’agent et son compagnon ne sont pas les premiers à comprendre enfin ce qui relie les tombes entre elles : évoluant pendant des millénaires à l’écart de toute autre forme de vie, un organisme végétal à l’appétit dévorant est prêt à s’étendre comme un cancer sur la nécropole et bien au-delà. Une plante qui pense, des morts qui parlent, et des révélations décisives : une sixième mission qui sonne l’heure des premières réponses ! 

 

"Nous ne sommes pas face à une civilisation avec une culture, mais face à un organisme végétal unique"

 

 

Mon avis

Ouverture de la sixième trame temporelle à bord de l'infinity 8, avec une nouvelle mission pour une nouvelle agent membre de la brigade des douanes section art et antiquités. Voilà qui promet son lot de révélations quant à ce gigantesque amas de mausolées qui bloque le vaisseau spatial dans sa course.

Lewis Trondheim est toujours aux commandes et s'adjoint au scénario les services d'Emmanuel Guibert qui est étrangement crédité des "discussions". Les dialogues quoi. Bizarre de mettre ce point en avant pour des dialogues très corrects, mais sans non plus casser la baraque. Passons.

Côté révélations, on reste clairement sur notre faim malgré l'entrée en scène de cette nouvelle forme de vie qui n'apporte pas véritablement de réponses à cette énigme spatiale. Les réponses, on nous les promets dans le tome 7. On va donc patienter encore un peu alors.

Le dessin est assuré par Franck Biancarelli. Dans une veine semi-réaliste, il est beaucoup plus sage que ces prédécesseurs et offre un dessin plus conventionnel, s'éloignant un peu du style pulp et déjanté des autres volumes de la série. Il n'en demeure pas moins très agréable à l’œil avec des scènes spatiales d'une grande virtuosité donnant cette sympathique ambiance de spcae opéra.

Au final, ce sixième opus est beaucoup plus posé et sage que tous les autres et offre par conséquent une lecture un poil moins exaltante.

Espérons que l'accroche du septième reboot tienne ses promesses !

 

Loubrun

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infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 5/10

 

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Les autres tomes de la série

infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10infinity 8, trondheim, biancarelli, guibert, rue de sèvres, science-fiction, space opéra, 01/2018, 6/10

 

 

 

 

 

 

 

25/10/2017

Density

cov.jpg4.jpgTome 01

Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Stan et Vince

Editeur : Delcourt

Collection : Comics Fabric

112 pages – cartonné

Parution : 13 septembre 2017

Science fiction - comics à la française

 

Présentation de l’éditeur :

Chloé est en vacances aux États-Unis avec son geek de frère, sa soeur et une amie. Lors d’une balade en plein désert, elle est confrontée à un gentil alien « observateur » de la Terre. Alors que ce pouvoir était destiné à son frère, elle se retrouve capable de modifier sa densité corporelle. Elle va devoir absolument apprendre à maitriser ses nouvelles capacités pour stopper une invasion d’extra-terrestres belliqueux !

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Mon avis :

Programmée en trois tomes, cette nouvelle série, imaginée par une joyeuse équipe de potes, lorgne sans complexes du côté des comics américains. Lorsque le créateur de Lapinot s'associe avec ceux de Vortex, le lecteur averti s’attend à une (bonne) surprise. Il ne sera pas déçu. Cet album de mise en place du contexte se lit d’une traite et on est tout surpris d’arriver au bout après un temps qui a paru très court. Entre comédie ironique et science-fiction déjantée, le récit ne surprend pas vraiment mais se laisse dévorer sans modération. Ce qui fait la différence avec la plupart des productions US, ce sont l’absence de scènes de baston toutes les 5 pages et le fait que l’héroïne est une fille tout à fait ordinaire. Le dessin semi réaliste colle parfaitement au ton de l’histoire. Le cliffhanger final appelle à la lecture impatiente du deuxième tome dont la sortie est déjà prévue pour début 2018.

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le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

22/09/2017

Infinity 8 - tome 5 - le jour de l'apocalypse

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Davy Mourier
Dessin : Lorenzo de Felici
Éditeur : Rue de Sèvres
96 pages
Date de sortie :  13 septembre 2017
Genre : science-fiction, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

" - Tu es amphibie, toi ?

- Non, non, pas du tout. Je m'appelle Mason.

- Euh ... Tu fais de l'humour ?

- Non ... du karaté et des arts martiaux. "

 

 

Mon avis

Vous vous souvenez de ce film avec Bill Muray, Un Jour sans fin, où chaque jour se déroule exactement comme la veille. Infinity 8 pourrait être le pendant BD version space opéra de ce film devenu mythique. Sauf que, si chaque reboot d'Infinity 8 nous ramène au postulat de départ, rien ne se passe ensuite de la même façon et ce pour notre plus grande joie. Nous avons à chaque fois droit à une nouvelle héroïne et une nouvelle situation plus ou moins loufoque, absurde, débile, et dans tous les cas à l'humour potache et pulp totalement assumé, fond de commerce de cette série unique en son genre.

Donc, dans ce 5ème redémarrage, la nécropole gigantesque est toujours là et personne n'a encore réussi à débloquer le vaisseau de cet amas inextricable de tombes et mausolées. On ne doute pas qu'Ann Ninurta y parvienne. Quoique, vu le titre de l'album et le concept de la série, si, finalement on doute ! Après avoir eu affaire à des groupes de psychopathes nécrophages, de néo-nazis, de secte politico-religieuse voilà que nos naufragés de l'espace sont confrontés à une horde de zombies ... le vaisseau est plus que jamais en danger.

Ce cinquième opus, réalisé par Davy Mourier et Lorenzo de Felici, est encore plus déjanté que les autres. Curieusement, le scénario et le niveau de lecture est beaucoup plus binaire que dans les tomes précédents. On a un brin d'explication dans les bonus : ce tome est le premier de la série à avoir été scénarisé. On sent bien que les auteurs se sont défoulés sans retenue et qu'ils ont tiré jusqu'au bout sur la ficelle du concept reboot. C'est du on/off, il y a les méchants zombies, la gentille agente et sa mignonne petite fille et les bras cassés débiles de l'équipe de sécurité. Pas de messages sous-jacent, ça dézingue à tout va dans un rythme effréné de la première à la dernière page. Et franchement, ça a beau être hyper simpliste, on prend un vrai plaisir à lire cette histoire absurde.

Bien entendu, la mission va échouer et une réinitialisation sera nécessaire. Sauf que, quand même, on à droit à un début de semblant d'explication sur le pourquoi du comment de ce que fout cette nécropole en plein milieu de nulle part.

De quoi nous allécher pour le sixième reboot ...

 

Loubrun

 

 

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infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

 

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les autres tomes de la série

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

29/06/2017

Infinity 8 - tome 4 - Guérilla symbolique

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10Scénario : Lewis Trondheim ; Kris
Dessin : Martin Trystram
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Cinq ans d’infiltration fichus en l’air d’un seul coup de fil ! Quand le Capitaine de l’Infinity convoque Patty Stardust au risque de griller sa couverture, l’agente est furieuse : sa mission au sein d’un groupuscule politique chéri des réseaux était sur le point d’aboutir ! Tout ça pour explorer une mystérieuse nécropole géante dont trois reboots successifs n’ont pas suffi à déterminer les origines… Et si c’était l’occasion pour le gourou d’offrir aux médias leurs audiences les plus folles ? Mais à quoi mène la course à l’audimat quand le nombre de followers compte plus qu’une vie ?

 

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

 

Mon avis

Nouvelle enquête sur la mystérieuse nécropole qui bloque l'infinty 8 dans son voyage interstellaire. C'est la délicieuse Patty Zimmer/Stardust qui, à son grand dam, est chargée d'investiguer au milieu des débris spatiaux. Elle est furieuse la Patty, parce que depuis 5 ans elle est en mission d'infiltration d'un groupuscule politico sectaire dirigé par une espèce de gourou hippie, roi du happening et financée par un milliardaire magnat des médias.

Les médias, les réseaux sociaux, le buzz, les sectes, la révolution artistique, sont au cœur de ce quatrième reboot de l'Infinity 8, dans une explosion d'imagerie pulp, kitsh et rock'n roll. Les références aux années sex, drugs & rock'n roll sont légions, allant du nom propre de l'héroïne et sa coupe affro faisant penser aux Jakson 5, jusqu'aux guests stars du club des 27 (les artistes morts à 27 ans comme Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain, Janis Joplin ...).

Lewis Trondheim s'adjoint les services de Kris qui apporte sa petite touche personnelle en nous balançant une bonne petite révolution psychédélique servant de base à une réflexion sur les dérives de surpuissants médias et réseaux sociaux dont le but principal n'est plus d'informer mais de faire du profit ou de satisfaire les égos de pseudos stars.

On ne sait toujours pas le pourquoi du comment de cette nécropole géante, mais qu'importe ! Nous n'en sommes qu'a la moitié de la série et Lewis Trondheim réserve sans doute cette information pour la fin.

C'est Martin Trystram qui assure le dessin. Il répond parfaitement au cahier des charges et apporte le ton kitsch et coloré propre à la série tout en proposant un style différent de ce que l'on voit dans les tomes précédents.

A mi-chemin de cette série concept, on peut dire que le pari est réussi. Le fil rouge tient le coup et tous les auteurs qui ont participé à l'aventure ont su y mettre leur touche personnelle avec habileté.

Une série à suivre si vous aimez les récits décalés et un brin déjantés capables aussi d'apporter un fond de réflexion.

 

Loubrun

 

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Les autres tomes

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10

08/05/2017

Infinity 8 - tome 3 - l'évangile selon Emma

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Fabien Vehlmann
Dessin : Olivier Balez
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mars 2017
Genre : science-fiction, space-opéra

 

 

Cette série suit un fil conducteur unique et chaque album est une ramification émanant de ce fil conducteur. Les histoires de chaque tome n'ont pas de lien direct entre elles et peuvent se lire indépendamment les unes des autres. Toutefois, vous trouverez à la fin de cette chronique les résumés des tomes 1 et 2.

 

Présentation de l'éditeur

Reboot à bord de l’Infinity 8 ! Détournées de leur mission pour sauver le vaisseau au bord de la destruction, Yoko Keren et Stella Moonkicker ont malgré tout rapporté de leur exploration des informations cruciales : Kornaliens nécrophages et aspirants nazis sont désormais neutralisés ; le champ est libre pour activer une nouvelle trame temporelle et un nouvel agent.
Ce sera le Marshall Emma O’Mara : pacifiste, pieuse, respectueuse de la hiérarchie et des traditions, cette véritable légende des forces de l’ordre puise sa détermination et sa redoutable efficacité dans sa foi. Mais les convictions les plus sincères sont parfois les plus dangereuses…

Sous sa couverture d’agent irréprochable, Emma attend son heure : à la 3e boucle, elle le sait, le Capitaine la choisira pour la procédure 8. Alors elle fera ce qu’elle doit pour empêcher le prochain reboot. Car cette trame temporelle doit rester la dernière : quelque part parmi les sépultures se trouve le dernier évangile de Tholman, le fragment manquant d’écriture sacrée qui unira enfin les adeptes du prophète et mettra fin à la Guerre Sainte.
Mais la nécropole regorge de trésors, et les pilleurs de tombes auxquels Emma s’est associée pour financer son expédition ont leurs propres motivations…

 

 

 "- Vous faites quoi Marshall ? C'est la trappe aquatique pour que le capitaine regagne ses quartiers.

- Je la scelle."

 

Mon avis

Série concept par excellence dans la forme et dans le fond, Infinity 8 est une série SF conçue par Lewis Trondheim côté scénario et Olivier Vatine pour la direction artistique. Sans chercher à renouveler le genre, ils ont voulu a travers ce projet insuffler un air de fraicheur et de légèreté au genre SF en donnant à ce space-opéra un air résolument pulp et kitsh. L'esprit pulp de ces récits, c'est de privilégier le fun et l'action et de ne pas se prendre trop au sérieux. Dans la forme, le côté pulp est marqué par la publication des deux premiers tomes en fascicules de 32 pages distribués en librairie sous forme de feuilleton à la façon des comics américains. La série comptera 8 albums, avec 8 dessinateurs différents à chaque fois et parfois l'adjonction de quelques scénaristes.

 

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

Le concept du récit est très simple et suit un fil conducteur unique : l'Infinity 8 est un vaisseau spatial qui voyage en direction de la galaxie d'Andromède. Ce voyage est brutalement interrompu par un amas d'artefacts de la taille d'un système solaire, constitué de nécropoles en tout genre et de toutes époques. Le capitaine doit alors envoyer des agents hors du vaisseau pour examiner la situation. Ce capitaine à une particularité, et c'est là tout l'intérêt du récit : il a la capacité d'ouvrir une fenêtre temporelle et d'y explorer pendant 8 heures ce qu'elle recèle. A l'issu du délai, deux options s'offrent à lui. Soit il fait un reboot général le ramenant à la configuration de départ, soit il continue l'exploration de la trame temporelle. Il peut répéter ce processus jusqu'à huit fois.

Reboot, ou restauration système, les informaticiens connaissent bien le principe et en apprécient les avantages quand après avoir testé un scénario qui ne fonctionne pas, ils s'aperçoivent qu'il vaut mieux revenir à la version précédente et repartir de zéro.

 

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Nous en sommes ici au deuxième reboot ouvrant la troisième trame temporelle, scénarisé par Fabien Vehlman aux côtés de Trondheim, et mis en image par Olivier Balez. Ce troisième volume marque déjà une rupture par rapport aux deux précédents qui sont là pour mettre en place le concept et bien faire comprendre le processus (à chaque reboot sa nouvelle mission, sa nouvelle héroïne, ses nouveaux enjeux). Là, la routine est perturbée par l'agent Emma O’Mara qui semble obéir à d'autres intérêts que ceux du capitaine. Elle n'apparait pas si pieuse et pacifiste qu'elle n'en a lair, et fera tout pour que cette boucle temporelle soit la dernière.

Tout en gardant l'esprit pulp et déjanté du récit, Fabien Vehlmann apporte un peu de fond à l'histoire en introduisant la religion et les dérives extrémistes qui y sont liées. Il aborde quelques thèmes qui font écho à l'actualité comme les manipulations de masse, le fanatisme religieux, le complot, et même l'intelligence artificielle à travers le personnage d'un robot amené à prendre des décisions en fonction exclusivement de critères statistiques qu'il doit analyser. Tout cela dans un rythme endiablé, sans une seconde de temps mort, ponctué de multiples rebondissements et retournement de situations.

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De côté du dessin, après Domique Bertail pour le tome 1 et Olivier Vatine pour le tome 2, c'est olivier Balez qui s'y colle. Comme ses prédécesseurs, mais dans un autre registre graphique, il donne au récit son identité visuelle kitsh et pulp saupoudrée de quelques notes psychédéliques, en employant un trait épais, des couleurs franches, des décors simples, des costumes originaux (et il y en a des costumes !) et des personnages aux traits facilement reconnaissables. Il se fend même d'un petit clin d’œil aux deux agents spatio-temporels les plus célèbres de la BD. Visuellement, le tout m'a fait penser à une certaine SF des années 60 et 70 comme la Barbarella de Jean-Claude Forest.

Il semble que la SF ait à nouveau le vent en poupe ces temps-ci. Cette nouvelle série est assurément à suivre par les adeptes du genre. Pour l'instant, les trois tomes parus sont d'un niveau égal, avec un petit plus pour ce troisième opus qui offre un scénario un peu plus riche.

Loubrun

 

 

 

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infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

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infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

 

 

les autres tomes parus

le tome 1

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017Scannant sans vergogne les mâles de toutes espèces à la recherche du géniteur qui lui offrira descendance de compétition et retraite anticipée, Yoko Keren prend son travail d’agent un peu par-dessus la jambe. C’est pourtant sur elle que tombe l’honneur de se voir confier par le Capitaine de l’Infinity une mission qui initiera la mythique procédure 8 : un amas d’artefacts de type inconnu bloque l’avancée du vaisseau ; l’agent Keren dispose de 8 heures pour en découvrir la source. À l’extérieur, sarcophages éventrés, mausolées géants, morceaux de planètes mortes… une véritable décharge pour Yoko, mais un extraordinaire garde-manger pour la seule espèce nécrophage de l’Infinity ! Surexcités par les milliers de cadavres flottants qui entourent le vaisseau, un groupe de Kornaliens échappe à tout contrôle et s’élance dans l’espace, condamnant derrière eux tous les sas de sortie…

 

le tome 2

infinity 8, trondheim, balez, vehlmann, rue de sèvres, science-fiction, voyage spatio temporel, religion, sectes, fanatisme, robots, 8/10, 03/2017

Premier reboot à bord de l’Infinity 8 ! Les informations cruciales transmises par Yoko Keren (T1) au QG ont décidé le Capitaine à lancer une nouvelle trame temporelle et activer un second agent : l’impulsive Stella Moonkicker, qui ne disposera à son tour que de 8 heures pour réunir un maximum de renseignements. Flanquée de Bobbie, son assommant robot de probation, elle est assignée à la sécurité d’un groupe de nostalgiques du nazisme, dont ils ne comprennent pas les dangers. Mais quand ils retrouvent dans le mystérieux mausolée la tête cryogénisée d’Hitler et réussissent à la réactiver, la menace d’un IVe Reich imposé à l’Infinity 8 se fait très sérieuse. Stella et Bobby vont affronter le Führer, car si le Capitaine est tué, aucun reboot ne pourra avoir lieu, et l’avènement du IVe Reich deviendra la seule trame temporelle à avoir jamais existé…

 

 

24/03/2016

Mickey's Craziest Adventures

 

mickey,glénat,trondheim,keramidasscénario : Lewis Trondheim
dessin : Keramidas
couleurs : Brigitte Findakly
éditeur : Glénat
parution : 02/03/2016
44 pages
couleur, couverture cartonnée, dos toilé

 

 

 

Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas découvrent, en flânant lors d'un vide grenier, un carton contenant de vieux comics du magazine Mickey's Quest. Ils décident alors de publier en fac-similé une vieille aventure de Mickey et Donald intitulée Mickey's Craziest Adventures. Hélas ! l'histoire est incomplète car certains numéros du magazine manquent et l'état des revues laisse à désirer. Qu'à cela ne tienne ! les deux compères publient quand même ce long récit, contenant donc des manques, afin de nous faire découvrir ce trésor de la BD des années soixante.

mickey,glénat,trondheim,keramidas

mickey,glénat,trondheim,keramidasA  partir de ce canevas invraisemblable (bien que possible) Trondheim et Keramidas nous livrent l'un des albums de la nouvelle collection Disney/Glénat dont l'idée est de publier des histoires inédites des héros Disney, dessinées et écrites par des auteurs européens ayant baigné dans la féerie du fameux "journal de Mickey" lors de leur enfance.

Cette folle aventure de Mickey démarre donc par le vol du coffre de Picsou (hé oui, encore !). Mickey et Donald, aidés par Goofy, Géo Trouvetou et sa mascotte Filament, partent à la poursuite des voleurs qui ne sont autres, vous l'aurez deviné, que Pat Ibulaire et les Rapetou ! 

L'album se compose de gags d'une planche et l'idée géniale est que, l'histoire étant incomplète, les planches ne se suivent pas et nous sautons des passages de l'aventure sans que celle-ci soit difficile à suivre. Les planches sont magistralement dessinées et coloriées à "l'ancienne" elles sont faussement tachées, pliées avec des bouts manquants car, ne l'oublions pas, trouvées dans un vieux carton miteux ayant subi l'outrage du temps.

mickey,glénat,trondheim,keramidas

Les auteurs se permettent avec bonheur certains gags décalés sur les personnages (la valise remplie de shorts rouges de rechange de Mickey par exemple) mais rendent hommage aux héros car de planche en planche nous faisons le tour des aventures habituelles : jungles impénétrables, civilisations disparues, temples renfermant des trésors, monstres terrestres et marins, etc. Nos deux héros poursuivent les voleurs (qui ont réduit le trésor de Picsou afin de mieux le transporter) à travers le monde, en train, en voiture, en avion et même... sous terre affrontant en plus des dinosaures.

mickey,glénat,trondheim,keramidasUne véritable réussite qui rend un superbe hommage de vrais fans à l’œuvre de Walt Disney.

 

 

 

 

JR

Ma note :

scénario :  

dessin :      

 

mickey,glénat,trondheim,keramidas

 

01/07/2015

Maggy Garrisson - tome 2 - l'homme qui est entré dans mon lit

maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Stéphane Oiry

Éditeur : Dupuis

48 pages

date de sortie : tome 1 - mars 2014 / tome 2 avril 2015

genre : polar

 

 

Je vais frapper deux coups en un avec cette chronique et rattraper un double retard. Alors qu'en avril 2015 sort le tome 2 de Maggy Garrisson, je m'aperçois que le tome 1 sorti lui, en mars 2014, n'a pas été chroniqué sur Samba BD. Grave erreur, car cette série lancée par Lewis Trondheim est tout simplement d'excellente facture.

Pour nous faire pardonner ce petit ratage, je me fend donc d'un double résumé.

 

Dans le tome 1

Par un beau jour pluvieux Londonien, Maggy Garrisson entame la première journée de son nouveau boulot. Sans emploi depuis un moment, elle a finit par dégoter un job chez Anthony Wight, détective privé. A peine franchi le seuil de sa nouvelle boite, elle trouve son patron avachit sur son bureau, entouré de vapeurs éthyliques. 5 jours plus tard, il est passé à tabac et, de son lit d'hôpital, demande à Maggy de lui apporté fissa son portefeuille. Pas de quoi fouetter un chat ! Pourtant, Maggy est suivie, et le contenu du portefeuille n'est peut être pas si anodin que ça. Son contenu la mènera jusqu'à Brighton en compagnie de bien drôles de loustics.

Dans le tome 2

Maggy, qui n'avait pas le sou, est revenue de Brighton avec un joli pactole en poche. 15 000 livres qu'il va falloir cacher pendant un certain temps pour ne pas éveiller les soupçons. C'est en tout cas ce que lui conseille Alex, son compagnon de fortune. Elle continue donc à mener sa petite vie de détective en menant une enquête sur une sombre histoire de bijoux disparus. L'affaire, plus délicate que prévue, l'oblige à faire appel à Alex et lui fera même remettre les pieds chez son ancien patron.

 

 "Déjà, c'est une pinte pour écouter ton histoire."

 

Cette nouvelle série lancée par Lewis Trondheim en 2014 nous emmène dans l’Angleterre pluvieuse sur les pas d'une espèce d'anti-héroïne des plus attachantes. Maggy Garrisson n'est pas de ces créatures top model qui peuplent nombre de BD ; elle n'est pas non plus dotée de super pouvoirs ou d'un QI supérieur à la moyenne. Elle est juste normale et juste un peu plus maline que les autres. Amatrice de bières, d'un tempérament faussement nonchalant mais affirmé, elle n'a pas la langue dans sa poche et affiche une désinvolture teinté de cynisme face aux événements qu'elle vit. Bref, elle ne s'en fait pas; ou du moins elle ne s'en fait plus.

 

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Les enquêtes qu'elle mène ne rentreront pas dans les annales du polar, mais son rôle à contre emploi la rend plutôt attachante. Lewis Trondheim a créé là un personnage authentique lui faisant vivre de manière ordinaire des situations extraordinaires.

L'authenticité est renforcée par des dialogues incisifs entrecoupés de longs silences qui en disent tout autant que les répliques percutantes des protagonistes.

La narration est par ailleurs remarquable. Usant d'un gaufrier classique hyper séquencé, Trondheim et Oiry nous offrent un découpage cinématographique insufflant du rythme dans une histoire ou action, coup d'éclat ou coup de feu son quasiment absent.

Au final, on a là un polar décalé et drôle dont l'intérêt principal réside plus dans le comportement de l'enquêtrice que dans l'enquête elle même.

 

 

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Loubrun

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05/05/2015

CAPHARNAÜM. Récit inachevé.

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015Dessin & scénario: Lewis Trondheim

Sortie : 01/2015

Editeur : L’Association

280 pages – Broché

Aventure, humour.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): Willard Watte est un héros hors du commun, Martin Mollin est un libraire pas très malin. Rien, jusqu’ici, ne les prédisposait à se rencontrer. Sauf, peut-être, une bande dessinée. En effet, Willard n’est pas un justicier comme les autres, accompagné de sa fine équipe d’experts, il combat le crime et ses aventures sont reproduites et publiées sous forme de feuilletons dessinés. Vengeur cagoulé, sa véritable identité reste mystérieuse et les extrapolations fantaisistes à son sujet vont bon train. À la suite d’une bagarre sur son lieu de travail à laquelle il a assisté, Martin est amené à la base secrète de Willard pour y être interrogé. C’est bien malgré lui qu’il va devenir l’un des protagonistes d’une enquête de son personnage de BD préféré. À l’instar de Gotham City, Capharnaüm est le décor de l’intrigue où le super-vilain Gashinga sème désordre et zizanie.

 

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

 

 

«Pour moi, c’était un travail pratique et ludique pour essayer quelque chose.» Lewis Trondheim.

 

 

Mon avis : Dans ce marché de la bande dessinée sinistré et en crise, il y a encore des stars de la branche qui peuvent se permettre de publier un récit inachevé. Cette star, c’est Lewis Trondheim…Il suffit de lire l’avant-propos de l’auteur pour comprendre le contexte, je cite : « Cette histoire a été dessinée entre juillet 2003 et janvier 2005, sans crayonnés, sur des carnets. Elle devait faire 5000 pages. Mais étant passé à un autre projet, Capharnaüm s’est arrêté là. Pour moi, c’était un travail pratique et ludique pour essayer quelque chose. La réaction du peu de personnes qui ont lu ces carnets m’a encouragé tout de même à les publier. Je les en remercie. »

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Résultat : L’Association publie une brique de 280 pages, le résultat d’un projet qui devait comporter 5000 pages ! Cela me laisse songeur…Lewis Trondheim est pourtant encore bien vivant car il s’agit d’une pratique digne de grands auteurs décédés tels qu’Hergé  et Franquin…C’est comme si on raclait les fonds de tiroir pour retrouver des œuvres inconnues d’un auteur décédé. Mais Lewis Trondheim est toujours bien vivant et continue à produire beaucoup. On se rend compte de la facilité qu’il a de dessiner, d’inventer des histoires. Et sans crayonnés, s’il vous plait ! Bien évidemment, ce n’est pas du grand dessin, léché, mais c’est drôlement efficace et il a un style reconnaissable entre tous. C’est surtout cela qui fait la valeur de l’artiste, le style !

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

En ouvrant l’album, on ne peut s’empêcher directement de penser à Lapinot ! Ce cher et regretté Lapinot que Lewis a trucidé trop tôt dans un moment d’égarement…Dans la même période, Trondheim se lance dans ce projet monumental qui raconte l’histoire de Martin Mollin, un autre lapin qui ressemble pas mal à Lapinot. Les oreilles sont un peu plus imposantes et les dents plus proéminentes. Est-ce un simple fait du hasard ou déjà le début des remords ? Il n’empêche que le lecteur qui va acheter cette brique va retrouver toute la verve de Lewis Trondheim et ne va pas se retrouver avec un album du style « Tintin et l’Alph’Art » avec une esquisse de dessin, sans scénario bien établi. Non, ici nous avons quand même 280 pages d’un dessin lisible et efficace. Le scénario est plus qu’un début d’une histoire. On a déjà moult péripéties, on apprend à connaître le décor et les personnages principaux. En plus, le récit, même s’il est inachevé, se suffit déjà à lui-même mais laisse bien entendu la porte ouverte à de nombreux développements. Sur la dernière planche, on entrevoit un bâtiment qui ressemble furieusement à la base secrète de Watte…C’est mon interprétation. Les lecteurs en auront peut-être une autre. Cela laisse place à la réflexion, à des hypothèses mais nullement à la frustration d’un fin sans queue ni tête, laissant le lecteur dans la perplexité.

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Lewis Trondheim laisse encore une fois libre cours à un récit débridé qui nous parle d’un super-héros dont on ignore tout, son vrai visage, où il habite, dénommé Willard Watte. Ses aventures sont racontées dans des feuilletons dessinés vendus en librairie, des comics quoi ! De suite, on a affaire à l’absurde, l’humour surréaliste, moqueur et ironique de Maître Lewis qui s’en prend à Martin Mollin, un libraire pas toujours très fute-fute mais suffisamment débrouillard pour tirer son épingle du jeu. Certaines répliques sont bien senties et les situations parfois valent le détour. Trondheim se lance dans les comics, pourquoi pas bientôt le manga? Il est taillé pour avec son dessin concis et réalisé rapidement,  sa propension à pondre des scénarios hors du commun sans devoir se creuser les méninges pendant des mois devant une feuille blanche. L’album est en noir et blanc, pas de couleurs, il ne faut pas exagérer !

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

Cet album intitulé « Capharnaüm » évoque une ville de Galilée en Israël, citée à de nombreuses occasions dans les Evangiles. Ce nom veut dire aussi, par assimilation, un amas d’objets ou un endroit où règne une grande pagaille. C’est loin d’être le cas dans ce livre qui mine de rien est quand même bien abouti. Par contre, la créativité débridée de l’auteur peut être assimilé à un capharnaüm mais ne vous en faites pas car Lewis Trondheim sait où il a tout rangé. J’ai pour ma part bien aimé ce début d’histoire qui m’a rappelé (un peu) Lapinot !

Les amateurs de Lewis Trondheim ne peuvent pas passer à côté…Bon Lewis, il te reste exactement 4720 planches à réaliser pour terminer ton monument…3, 2, 1, go, partez !!!!

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a08-3e78906.gifScénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 

Lien vers la fiche technique de l’album chez L’Association : ICI.

 

 

Capitol.

 

Capharnaüm, Trondheim, L'association, 8/10, Aventure, humour, 01/2015

 

 

 

05/06/2014

Ralph Azham Tome 6 L'ennemi de mon ennemi

ralph azham,dupuis,022014,trondheim,findakly,7510ralph azham,dupuis,022014,trondheim,findakly,7510Scénario : Trondheim, Lewis
Dessin : Trondheim, Lewis
Couleurs : Findakly, Brigitte
Dépôt légal : 02/2014  
Éditeur : Dupuis
ISBN : 978-2-8001-5754-2
Planches : 46

 

Mon avis :

Je ne suis absolument pas fan de Lewis Trondheim et je ne me précipite pas pour acheter ses œuvres … sauf pour la série Ralph Azham !!! J’ai acheté cette série à la sortie du tome 1, sur les conseils de mon libraire, bien lui en a pris !! Depuis, j’attends avec impatience la sortie de chaque nouveau tome.

 

ralph azham,dupuis,022014,trondheim,findakly,7510Lewis Trondheim maitrise parfaitement son scénario !!! Il a su maintenir l’attention du lecteur que je suis tout au long de ce nouveau tome, action, humour et rebondissements sont au rendez-vous. Que dire du cliffhanger qui clôt la dernière planche de ce tome 6 ? Si ce n’est que tu n’as qu’une envie, te précipiter chez ton libraire pour acheter le tome 7 !!!

 

Ralph Azham est un personnage très attachant qui a su me conquérir !! Cette série peut convenir aussi bien aux jeunes lecteurs qu’à leurs parents. Ce qui est le cas chez moi, ma fille de 13 ans adore lire Ralph Azham !!!

 

En conclusion la série Ralph Azham est comme un bon vin. Elle se bonifie avec le temps !!!!

 

Vivement la sortie du tome 7 !!!!

 


Ma note : 7,5/10

Dessins : 7/10

Scénario : 8/10

 

Revedefer

 

Écrit par Revedefer dans Revede BD | Commentaires (0) | Tags : ralph azham, dupuis, 022014, trondheim, findakly, 7510 |  Facebook | |

05/07/2013

L'ATELIER MASTODONTE- Tome 1.

Couv_190876.jpgPlancheA_190876.jpgDessin & Scénario: Alfred, Bianco, Neel, Pedrosa, Tebo, Trondheim, Yoann

Avec la participation de Bouzard, Buchet, Delaf, Feroumont, Frantico, Keramidas, Libon, Nob, Plessix, Sapin, Stan & Vince, Vivès.

128 pages

Editions Dupuis

Sortie le : 07/06/2013

Prix : 14,50€

ISBN : 9782800153698

Humour, Bande dessinée, Atelier, Angoulême.

 

Le résumé de l’histoire (de éditeur) : Les coulisses véritablement vraies d’un atelier de bande dessinée. Une nouvelle génération d'auteurs nous fait rentrer dans les coulisses de la bande dessinée avec "L'atelier Mastodonte". Narrant la vie au quotidien d'un atelier fictif de bande dessinée, rassemblant des auteurs triés sur le volet, cette série jubilatoire manie l'autodérision, tout en témoignant d'un vécu d'auteur contemporain, relevé par un humour mordant où chaque auteur s'amuse à taquiner l'autre. Autour de Lewis Trondheim, on retrouve les péripéties d'Alfred, Guillaume Bianco, Julien Neel, Cyril Pedrosa, Tebo, Yoann et quelques autres invités, qui distillent leurs aventures imaginaires à travers des gags en demi-planche.

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Mon avis : Commençons par le commencement. Dupuis ne communique qu’avec un nombre limité de média triés sur le volet. Samba BD n’en fait pas partie malgré plusieurs prises de contact avec le département marketing. Dupuis ne communique pas avec nous, c’est leur choix. Même pas une réponse, même négative…C’est décevant. Comme pour parodier les Guignol de l’info, nous pourrions dire : « Dupuis ne parle pas avec toi »…Ce point étant précisé, je peux maintenant vous expliquer ma démarche de lecteur assidu de bande dessinée…

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Je me ballade donc chez un des mes libraires attitrés lorsque je suis attiré par la couverture d’un petit album « à l’italienne » qui comporte une superbe couverture signée Enki Bilal. Ceci dit en passant, c’est le seul apport de Bilal à cet ouvrage. C’est comme « Le triangle secret » qui fait appel à André Julliard pour ses couvertures. Cela attire le chaland, cela fait vendre. Il s’agit en réalité d’une couverture carton qui se glisse sur l’album lui-même. C’est un petit plus avec un petit gag explicatif de Trondheim en sus.

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Le pitch de l’album est le suivant. Lewis Trondheim décide de fonder un atelier de bande dessinée et recrute des dessinateurs susceptibles d’y travailler. Le lecteur va suivre au fil des planches réalisées par les différents participants à l’aventure la vie dans cet atelier : le recrutement, le travail, les relations entre les auteurs, la personnalité de chef de bande alias Lewis Trondheim, le déplacement à Angoulême, les séance des dédicaces, le rapport avec l’éditeur,…

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Au départ, le changement de dessinateur à chaque planche donne l’idée d’un travail disparate mais bien vite apparaît une cohérence, une cohésion à l’ensemble. Il s’agit bien d’un travail en « chorale ». Cela veut dire qu’il faut que chaque intervenant travaille de façon coordonnée par rapport à d’autres, il faut malgré tout que les éléments disparates au départ, forment un ensemble cohérant à l’arrivée. Et je dois dire que le résultat est à la hauteur des attentes.

La patte de Lewis Trondheim est bien visible. Ce qui est drôle aussi, c’est que le lecteur y découvre les petites manies de chacun des auteurs. Cela flingue a tout va et c’est très amusant à lire. J’ai particulièrement aimé la partie du récit consacré à Angoulême. On voit directement qu’il y a du vécu dans ces petites histoires hilarantes. Ce n’est pas triste.

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En conclusion, j’ai vraiment bien aimé la lecture de cet album décapant et original. J’aurais bien aimé en connaître plus sur les tenants et les aboutissants de cette expérience graphique. Savoir qui avait été à la base du projet et savoir ce que l’éditeur en pensait. Mais Dupuis ne communique pas ou peu…Une petite frustration donc de ce côté qui ne me permet pas de comprendre la totalité de la démarche artistique. Dommage. « Allo, Monsieur Charles ? »

                  

Dessin :           

Scénario :        

Moyenne :         

 

Capitol.

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