16/06/2009

Un Zoo en hiver, Taniguchi.

UnZooEnHiver_29052009_161425zoo en hiverAuteur :Jirô Taniguchi.
Editeur :Casterman (écrtitures)


Son inspiration.
Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…


Mon cœur bat.

C’est un peu comme le Beaujolais, on a droit à un millésime Taniguchi chaque année. Fini le contemplatif(le promeneur), le mangaka favori de Casterman nous livre ici son récit le plus personnel mais sans être totalement une biographie. Vous suivez les débuts dans le monde des adultes de Hamaguchi , un jeune assistant d’un célèbre Mangaka. C’est comme à chaque fois avec cet auteur japonais, subtil, nostalgique et tout en douceur. Vous ne trouverez pas dans cette histoire du sang et des tripes mais seulement les doutes, les espérances et les habitudes d’un jeune japonais voulant trouver son chemin vers son idéal. Bienvenue au pays des sentiments et des émotions .Ca peut paraitre un peu paradoxale dans un pays où tout est souvent caché mais connaissons nous réellement les mœurs du soleil levant ? C’est certainement aussi pour cette raison que cette lecture nous apporte ce dépaysement, cette déconnection car  ce pays reste intrigant pour les occidentaux que nous sommes.
Je me suis dit à la fin de ce manga, que la vie est la plus belle des histoires. Dire qu’il va falloir attendre un an pour avoir ma dose de Taniguchi si salutaire pour mon bonheur.
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SAMBA

Mon avis de Capitol: Nouvel ouvrage du plus européen des Mangakas, Jirô Taniguchi. Ce récit, en partie autobiographique, raconte les débuts d’un jeune homme qui monte à Tokyo pour embrasser la profession de ses rêves, dessiner des mangas. Rapidement engagé dans un studio réputé, il se retrouve plongé dans un univers qui ressemble plus à l’usine, avec ces échéances à respecter coûte que coûte, avec les nuits blanches et tout le toutim…L’enrichissement personnel fait vite place à la frustration des cadences soutenues et l’impossibilité de se concentrer sur son projet personnel. C’est donc toute cette industrie qui nous est décrite par le détail. Mais Taniguchi ce n’est pas uniquement un témoin d’une époque et d’une profession. C’est aussi un maître dans l’art de raconter une histoire par les petits détails qui semblent de premier abord anodins mais qui donnent au final un éclairage tout à fait différent de l’univers manga. Le vécu du héros principal est analysé tant au niveau psychologique qu’au niveau sentimental. La motivation et le comportement de chacun est bien développé, ce qui donne une proximité du lecteur avec les personnages mais aussi une fluidité dans la lecture déconcertante. C’est là qu’est tout le talent de l’auteur…Rendre une histoire simple mais profonde. Je retrouve ici, mais à un autre niveau, l’étude psychologique des personnages que j’avais déjà trouvée dans «  le sommet des Dieux », une histoire d’alpinisme où la montée de l’Everest n’était qu’un prétexte à un autre défi, le dépassement de soi. J’ai retrouvé ici les mêmes valeurs…Le dessin est toujours du même niveau, très lisible mais aussi  européanisé. On n’y retrouve pas les poncifs graphiques bien connus du style « mangas ».
J’ai dévoré ce livre en moins d’une soirée et je voudrais en savoir plus sur ces personnages très attachants. Ce n’est donc pas une japoniaiserie (sic !) de plus mais un chef d’œuvre de Taniguchi. Ce livre mériterait une suite, c’est certain. Reste à voir si le grand maître mangaka accèdera à la demande de ses nombreux et humbles lecteurs… 
9/10

Capitol.
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