15/11/2017

Bidou, une vie de chien

Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie. Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie. Scénario : Eduardo Damasceno
Dessin : Luis Felipe Garrocho
Éditeur : Glénat / Vents d'Ouest
80
pages
Date de sortie : 18/10/2017
Genre : jeunesse, animaux, passion, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur

Bidou, le plus chou de tous les toutous !

Bidou est un petit chien solitaire vivant dans un terrain vague plutôt tranquille. Dormant sur le toit d’une voiture abandonnée, il profite pleinement de sa liberté pour vagabonder dans le voisinage et mener ses petites affaires. Mais un beau matin, sa vie sereine bascule brutalement par l’apparition d’un énorme bouledogue qui le chasse de son territoire ! Après quelques jours d’errance à travers les rues, Bidou est recueilli et placé dans un refuge où il fera la connaissance de nombreux amis. Bien décidé à retrouver sa liberté, Bidou et deux de ses complices parviennent à s’enfuir. Mais après avoir goûté à la vie en communauté, Bidou n’imaginait pas que le retour à la solitude serait si difficile à surmonter. Heureusement, quelque part dans la ville, un jeune garçon n’espère qu’une chose : se trouver un nouvel ami à quatre pattes...

Une belle fable animale sur l’amitié et le courage venue du Brésil, dont le héros est la réinterprétation d’un petit chien créé par le célèbre dessinateur brésilien Mauricio da Sousa.

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Mon avis

En ce moment, les auteurs et dessinateurs brésiliens ont la côte. Souvenez-vous déjà de « Brune », cette petite auto-biographie toute en finesse et poésie. Aujourd'hui, c'est au tour de « Bidou, une vie de chien » de faire la part belle à la douceur et la simplicité sous la plume touchante de Luis Felipe Garrocho et la prose d' Eduardo Damasceno.

« Ce que je vais vous raconter est banal, une histoire où parfois les choses finissent bien et d'autres fois non. Mais c'est la meilleure histoire que je connaisse : elle raconte comment j'ai rencontré mon meilleur ami ! » (Bidou, page 9)

Voici donc le récit de ce petit chien des rues, maître de sa destinée, vivant dans une vieille épave de voiture, chipant sa pitance chaque jour comme il peut. Et de l'autre côté : un petit garçon qui rêve d'avoir un chien. Mais pas n'importe lequel. Sans pouvoir se l'expliquer, malgré tous les chenils visités : il ne rencontre pas celui qui deviendra son meilleur ami.

Et encore une fois, la poésie latine m'a enchantée alors que maître Samba et consort me voyaient déjà en train de me creuser les méninges pour trouver quoi dire. Mais sous ces traits simples, assez typiques de l'Amérique du sud pour ce que j'en sais (beaucoup de courbes dans les représentations humaines, des jeux de couleurs pastelles et pourtant chatoyantes et des visages très expressifs)  et la majeure partie des phylactères remplis d'autres dessins à la place de dialogues : c'était agréable à lire.

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Un ouvrage certainement plus destiné aux enfants qu'aux adultes, mais qui parvient à attendrir les cœurs des amoureux des animaux, avec ce petit toutou qui n'a pas la vie facile à l'instar des jeunes gens vivant dans les favelas. Un petit cabot qui connaîtra la peur de la fourrière, la douleur de croiser les crocs avec un molosse fugueur et sa vision de l'être humain réduite à sa plus simple expression : source de nourriture et/ou de coups.

Mais avec un brin de fantaisie, un peu de magie émanant de l'innocence des enfants et c'est un happy-end qui nous attend.

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Je pense que cet ouvrage peut être un bon tremplin aux parents dont les enfants veulent un animal de compagnie. Une façon d'aborder les lois de l'adoption, de l'amour à apporter à un être qui dépend entièrement de nous et des aléas de la vie quand son meilleur ami à quatre pattes.

Amis parents : laissez-vous tenter.

ShayHlyn.

30/08/2017

Les Grands-Parents en BD - Tome 1 : Roulez jeunesse !

gpb.jpgPlancheA_305622.jpgDessin : Rodolphe Lupano.
Scénario : Jacky Goupil.
Editeur : Vents d'Ouest.
40 pages.
17 mai 2017.
Genre : Humour.

 


Résumé :

Il y a les grands-parents qui sont toujours jeunes, qui sont trop cools, qui n'ont peur de rien,... Tous ces grands-parents, et plein d'autres encore, sont réunis dans cet album d'humour pour le plaisir des papys, des mamies et des petits enfants parce qu'avoir des grands-parents, c'est vraiment génial !


Mon avis :

La plupart d'entre nous l'attend cet âge où on pourra se dire "enfin, je peux souffler pour de bon, je peux me dorer la pilule. Bye bye, patron et/ou patronne insupportable,..." Sauf que, pour cette nouvelle génération de grands-parents, ça ne se passe plus tout à fait comme ça. En effet, on pense être enfin tranquille quand soudain, la sonnette retentit. À travers la fenêtre, une silhouette : celle de notre fils ou notre fille. "Parents chéris, pourriez-vous garder notre (ou nos) enfants le temps de..." ? Evidemment, au début, on pourra répondre "mais avec GRAND plaisir". Puis après, quand ça a tendance à être répétitif, là, on aura plutôt envie de se dire "pourquoi j'ai fait des enfants à qui j'ai dit d'avoir des enfants à qui on dira d'avoir des enfants et ainsi de suite (rires)" ?

Jacky Goupil a bien traité ce sujet en bande dessinée, nous offrant une lecture fluide accompagnée d'un dessin à l'image d'Ohazar : rond et expressif. Vous apprécierez certainement si vous avez aimé "Les Retraités en BD" ou "Les Guides en BD". Un humour qui n'est pas au rythme d'un monte-escalier. Cela dit, il n'y a pas de quoi en perdre son dentier (re-rires).


Mister Med.

 

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21/12/2016

L'invitation

l'invitation,jim,mermoux,vents d'ouest,chronique sociale,roman graphique,amitié,relations humaines,710,112016l'invitation,jim,mermoux,vents d'ouest,chronique sociale,roman graphique,amitié,relations humaines,710,112016Scénario : Jim

Dessin : Dominique Mermoux

Éditeur : Vents D'ouest

date de sortie : novembre 2016 (réédition)

156 pages

genre : roman graphique, chronique sociale

 

 

Présentation de l'éditeur

Un téléphone sonne en pleine nuit dans un appartement parisien. Raphaël se lève et décroche. À l’autre bout du fil, c’est son vieux pote Léo. Il est en panne avec sa voiture à plus d’une heure de route et demande à son ami s’il peut venir le dépanner. En réalité, Léo a appelé plusieurs de ses proches, curieux de savoir lesquels prendraient la peine de se déplacer pour lui. Un test à l’amitié, ni plus, ni moins. Raphaël est furieux d’avoir été ainsi testé ; ça ne se teste pas, l’amitié ! Mais un soir, Raphaël est chez lui, seul, il s’ennuie... Et si lui aussi il appelait ses amis, prétextant une panne de voiture ? Sur qui peut-il vraiment compter ? L’idée est tellement tentante... Rapidement, Raphaël lance les invitations déguisées...

Publié pour la première fois en 2010, cet album est réédité avec une nouvelle couverture à l'occasion de son adaptation au cinéma.

 

"... Moi le mec qui me fait ça, juste pour se marrer, ça me fait marrer. Par contre, s'il fait vraiment ça pour tester mon amitié...là, il la perd, c'est sûr !"

 

mon avis

Savez-vous qui sont vos vrais amis ? Vous savez, ceux sur qui on peut théoriquement compter à toute heure du jour et de la nuit. En vérité, il se dit que des vrais amis, ça se compte sur les doigts d'une main. Ça c'est la théorie, passons à la pratique en compagnie de Léo et Raphael. Les deux sont amis de longue date et arrivent à un âge où certaines questions existentielles émergent. Ils sont aussi à un âge où souvent les couples se font et se défont, ce qui justifie parfois ces questions. Ils ont en tout cas un besoin irrépressible de se prouver quelque chose. Quoi précisément, ils ne le savent pas pour l"instant et le découvriront au gré de cette expérience déconcertante mais néanmoins amusante.

 

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C'est du Jim tout craché, comme on l'aime ou le déteste, parcequ'il nous fait à la fois rire et réfléchir. Il nous fait rire de nous-même ou des autres et réfléchir sur nous-même et sur nos rapports aux autres en nous renvoyant une part de notre propre image. Et puis comme souvent dans les histoires de Jim, plusieurs thèmes se chevauchent. Derrière le sujet principal qu'est l'amitié, se devinent ici les thématiques du couple, de la fidélité et du passage à l'âge adulte.

C'est vraiment très bien écrit, et la pagination conséquente (156 pages) permet aux auteurs de prendre le temps d'installer les ambiances menant à la réflexion des personnages et du même coup, du lecteur. Le découpage, comme les dialogues, sont taillés pour le cinéma et donnent au récit cette dimension vivante et crédible qui vous font tourner les pages avec bonheur et envie.

 

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Le dessin et la mise en couleur de Dominique Mermoux sont d'une sobriété et d'une efficacité redoutable. Sans fioriture, avec un trait fin et limpide, il va tout de suite à l'essentiel dans sa mise en scène et ses cadrages. Ceci allié à l'écriture fluide et les dialogues qui sonnent juste de Jim, l'album se lit d'une traite, comme on écouterai un bon raconteur d'histoires.

Voilà un bel album, à l'ambiance douce-amère et aux personnages attachants qui vous feront vivre une bien drôle histoire et vous donneront une bonne petite leçon sur ce qu'est l'amitié.

 

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Loubrun

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07/12/2016

Les Papas en BD t. 1 : Papa un jours, papa toujours!

teaserbox_2470738457.jpg1.PNGScénario : Jacky Goupil.
Dessin et couleurs : Dentiblù.
Éditeur : Vents d'Ouest.
40 pages.
Sortie : 2 novembre 2016.
Genre : Humour.


Résumé :

Il y a les papas qui sont occupés, qui font des bisous, qui sont super forts, qui endorment les enfants, qui sont vraiment super cools, qui s'impatientent un peu mais pas trop, qui connaissent des choses,... Tous ces papas étonnant et plein d'autres encore sont réunis dans cet album d'humour parce qu'il ne faut jamais oublier que les papas sont formidables!

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Mon avis :

Rien que la première page est touchante! Déjà, le deuxième de couverture dit ceci : "À compléter et à offrir au meilleur papa du monde"! Mais, de quoi s'agit-il? Eh bien, on en revient à la première page : il est question du diplôme destiné à ce fameux papa. C'est-y-pas mignon (rires)? Et ce n'est pas tout : on retrouve ce même message et ce même diplôme tout à la fin de la BD. L'auteur aurait-il pensé aux parents homosexuels (re-rires)? Ce premier tome commence ET finit fort parce que si on s'intéresse de plus près à ces diplômes (et oui, on est pas au bout de nos surprises), on peut y lire : "compte tenu que Monsieur Untel est beau (si, si), intelligent, sympa, rigolo, qu'il ne laisse pas traîner ses chaussettes sales ni ses vieux slips kangourous et qu'il sait faire des crêpes, le bureau officiel des papas certifie que Monsieur Untel est vraiment un papa trop génial. Fait le xx/xx/xxxx". Force est d'apparoir que l'humour s'impose incessamment!

Je ne peux que valider le formidable taf de Jacky Goupil qui a pu s'inspirer de situations dans lesquelles spécifiquement les papas mais aussi les mamans et les enfants pourraient d'abord identifier les patriarches avant de se reconnaître eux-mêmes. Ce serait oiseux de sortir nos boules de cristal pour savoir si cette série aura du succès tellement elle est aguicheuse!

Un autre labeur de précellence est celui des dessinateurs-illustrateurs-coloristes Dentiblù. En vérité, il est question de deux personnes, Stefano Bonfanti et Barbara Barbieri, formant un duo ayant emprunté un pseudonyme. Ils nous font don de couleurs et d'un dessin bien vif, bien clair. Les planches sont même plus belles que la couverture! D'ordinaire, c'est le contraire!

Un bel hommage pour ces papas qui, pour la plupart, rendent peut-être au surplus hommage à Pascal Obispo en chantant à leurs mômes pour qu'ils roupillent : "...Tu es mon millésime, ma plus belle année ; pour ce bonheur en prime que tu m'as donné ; je suis à jamais ta terre ; c'est ça, être père..."


a08-3e78906.gifScénario 

a08-3e78906.gifDessin 


Mister Med.

 


9 types de papas (Pierre Croce feat... par HUMORESQUE2

10/10/2016

Le linge sale.

le linge sale.jpglinge sale.jpgScénario : Pascal Rabaté
Dessin : Sébastien Gnaedig.
Editeur : Vents d’ouest.
Dépôt légal : 08/2014
Pages : 124
Genre : polar rural.

Le résumé.

Dans la campagne angevine, près de Cholet, Pierre Martino découvre qu’'il est cocu. Armé d’'un fusil, il se rend au motel où sa femme et son amant ont l’'habitude de se retrouver, bien décidé à les répudier sauvagement. Mais, dans sa précipitation, il se trompe de chambre et tue le mauvais couple ! Après vingt années passées derrière les barreaux, Martino a purgé sa peine mais il a toujours la rage au ventre. 

« Tu forces le trait ».

Mon avis.

Tiré d’un vieux tiroir de Pascal Rabaté, ce linge sale sent bon le polar rural avec option baraki de kermesse comme on dit chez moi. Le langage est fatalement fleuri et les répliques fusent comme dans un bon film d’Audiard. On savoure les petites combines ou la folie meurtrière du mari cocu. Malheureusement, la fin, un peu trop éludée, aurait dû continuer et surtout assumer sur cette veine un peu folle. Autant oser l’amoralité et éviter le happy end classique non ? On termine autour d’un bon gueuleton, on attache le barde et vive la fête ! Dommage ! Quoique le ver est certainement dans le fruit !
Sinon, je pense que beaucoup d’entre vous auront du mal avec le trait besogneux de Sébastien Gnaedig (directeur éditorial chez Futuropolis) qui souffre souvent d’un manque d’expression pour ses personnages. Etonnamment, la lecture se fait très facilement grâce à une bonne dynamique de la mise en page. On est vite transporté par cette histoire de vengeance tantôt tragique tantôt humoristique. On est clairement dans le style Rabaté.
Personnellement j’ai préféré ce titre au denier "Mort aux vaches" qui vient de sortir chez Futuropolis.

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a08-3e78906.gifScénario

a05-3e788c9.gifDessin 

a06-3e788fc.gif Global.

Samba.

26/05/2016

J'ai tué Marat

9782749307893.jpgtitle-1459721248.jpgScénario : Laurent Frédéric Bollée
Dessin : Olivier Martin
Éditeur : Vents d'Ouest
56 pages
Parution : 30 mars 2016
Genre : Historique

 

 

Marat, c'est le gars qui est célèbre pour avoir calanché dans une baignoire parce que la petite Corday a eu idée de venir affûter son couteau de cuisine entre ses côtes.

Tout le monde a en tête cette image :

j'ai tué marat,le bollée,olivier martin,vents d'ouest,marat,charlotte corday,terreur,révolution,david,guillotine,cénobite

Non ? Eh ben vous l'aurez, maintenant.

Dans ce temps-là, vu qu'on pouvait pas prendre de photos sur les scènes de crime, on faisait venir des peintres.

Là, vous m'excuserez du peu, c'est quand même David qui s'y est collé.

"Peindre vrai et juste du premier coup", il disait. J'ai mes sources.

Moi, je dis qu'il s'est bien foutu de notre gueule.

Parce que dans la BD, on voit très bien comment ça c'est passé en vrai.

Tiens :

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Dans le mille !

Et après :

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Admirez au passage les abdos de l'intéressé. A faire se pâmer la Donzelle. S'ils avaient pas été planqués sous l'écritoire, le cours de l'Histoire aurait peut-être pas été ce qu'il est. Ce que j'en dis.

 

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Vous voyez le topo.

Alors maintenant, je vous remets le David :

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Faut quand même pas nous prendre pour des lapins de six semaines.

 

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Virgule

 

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- On l'a perdue, cette fois, la Virgule, non ?
- Ouais. Complètement barrée.

 

30/12/2015

Communardes !

communardes !, les éléphants rouges, wilfrid lupano, lucy mazel, vents d'ouestcommunardes !, les éléphants rouges, wilfrid lupano, lucy mazel, vents d'ouest

 Tome 1 : Les éléphants rouges

Scénario : Wilfrid Lupano

dessins : Lucy Mazel

Editeur : Glénat / Vents d'Ouest

Date de sortie : 23 septembre 2015

56 pages

 

Résumé :

communardes !,les éléphants rouges,wilfrid lupano,lucy mazel,vents d'ouest,glenat Hiver 1870, Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par l'armée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à s'occuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des Plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don d'énerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent s'impliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée d'imagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants d'Hannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismark ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde d'adultes...

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Mon avis :

Album grand format de 56 pages, c'est un bel ouvrage avec des dessins magnifiques ; ou plutôt j'adore les dessins de Mazel. L'accent est mis sur les personnages et leurs expressions. 

Les couleurs froides rendent bien l'atmosphère humide et délétère de l'hiver 70 et confine à l'histoire la gravité des événements historiques.

Les brigades des "Amazones de la Seine" viennent de se créer, elles ont pour mission de défendre les remparts et les barricades. Ce sera la première fois qu'elles auront la même paye que leur bonhomme. Cette utopie sera de courte durée, le président du gouvernement de la défense nationale va annuler le projet. Sans distinction de classe sociale, elles sont prêtes à risquer leurs vies pour leur ville et leur famille.

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Aux abords de la grande histoire, des femmes inconnues ont lutté pour garantir leurs droits et leurs libertés.

D'après les faits réels d'abattage des animaux de la ménagerie pendant le siège de Paris, et en mettant en valeur le rôle des féministes lors de la défense de Paris et de la Commune, l'album met en avant la débrouillardise des titis parisiens.

Pour survivre, il faut au jour le jour se nourrir par ces propres moyens, subir le rationnement, voler, mendier, se prostituer.

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C'est évidemment plus dur pour les femmes qui, non contentes de subir un mari souvent au front doivent subvenir aux besoins de leur famille, dans des conditions épouvantables. Où l'on découvre le destin irrémédiablement perdu des animaux quand la commune crève de faim et que se pavanent et s'engraissent les bourgeois : 25 décembre 1870 : 99e jour du siège... au menu : Hors d’œuvre, Potages, Entrées, Rots, Entremets, Dessert.

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Ma note :

8/10

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Tome 2 : L'aristocrate fantôme

Scénario : Wilfrid Lupano

Dessins : Anthony Jean

Éditeur : Glénat/Vents d'Ouest

Date de sortie : 23 septembre 2015

56 pages

Résumé :communardes !,les éléphants rouges,wilfrid lupano,lucy mazel,vents d'ouest,glenat

1871, Elisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste 20 ans, arrivée à Paris depuis une semaine à peine, devient la présidente de la première organisation ouvertement féministe d'Europe : "L'Union des Femmes pour la défense de Paris et l'aide aux blessés". Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! sa beauté est sa verve, qui la distinguent des autres insurgées, d'origines plus populaires, suscitent l'intérêt des "hommes" jusqu'ici peu sensibles aux revendications des communardes. Ainsi, paradoxalement, l'une des premières grandes figures du combat pour le droit des femmes en France était... une aristocrate russe.

Mon avis :

Après la fiction qui rejoint la réalité historique, cette fois c'est le portrait d'une féministe russe qui nous est présenté et qui a bel et bien joué un rôle important avant de disparaître sans être condamnée.

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Encore de beaux dessins pour ce second album. Que ce soit par l'expression des personnages ou sur les détails architecturaux.

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Il y a toujours une atmosphère sombre aux couleurs sépia et en lavis de noirs bleutés. Le printemps 1871 n'est pas très lumineux pour les parisiens, toujours aux barricades.

C'est un passage de l'Histoire que je connais peu, il n'a pas été abordé en profondeur pendant mes études primaires et secondaires. Ces albums sont un moyen de remettre à jour tout un pan des combats socialistes qui luttent pour l'égalité et contre l'exploitation ouvrière.

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Au milieu de l'affrontement peuple/aristocratie, les femmes doivent trouver le moyen de faire valoir leurs droits. "Furies en jupons, poissonnières et roulures" voici les féministes les plus en vue de la Commune ; ce qui n'est finalement pas si loin du cliché de notre époque sur les lectrices de "Causette".

Un petit clin d'œil à Victorine en p 15. Hélas je n'ai pas retrouvé Elisabeth dans les "éléphants rouges"... je vais chercher mieux ! Peut-être p 12 des éléphants rouges...

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Cet album met en lumière les événements qui ont abouti à la semaine sanglante et à la répression de "la Commune".

Le 28 mai 1871, en une semaine, les troupes de Thiers massacrèrent 30 000 parisiens. Louise Michel déclara plus tard "notre grande erreur fut de n'avoir pas planté le pieu au cœur du vampire de la finance".

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Après la semaine sanglante, 800 femmes furent condamnées à la déportation au bagne.

Ce sont deux très beaux albums qui entament cette collection sur les héroïnes de la Commune de Paris, j'attends le troisième avec impatience, et j'espère qu'il sera (sûrement) à la hauteur des deux premiers.

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"Sur un laps de temps si court, il se passe tellement d’événements que j’ai préféré créer des histoires en focalisant sur des regards. Les personnages guident et inviteront sans doute les lecteurs à se renseigner sur cette histoire passionnante. La difficulté d’une telle période est justement de ne pas l’aborder d’un point de vue trop didactique. Il faut évidemment livrer quelques clés, tout en évitant l’écueil de la leçon d’histoire. J’espère surtout en donner le goût."  Wilfrid Lupano en entretien avec Lucie Servin

En tous cas, il m'a donné envie...

 

Ma note :

8/10

 

Sophie

 

 

 

27/12/2015

Les chroniques courtes (80).Pathfinder T2,Vertical T11,Le grand mort T6,

Pathinder Tome 2 . Le Tombeau des Gueux

pathfinder t2.jpgpathfinder t2 r.jpgScénario : Jim Zub
Dessin : Andrew Huerta
Couleurs : Campbell, Ross
Dépot légal : 09/2015
Editeur : Glénat

Pathfinder ces aventuriers qui doivent affronter les dangers et les créatures de la forêt de Mosswood, pour poursuivre les gobelins qui menacent le petit village côtier de Pointe-Sable.
L’ambiance sombre du tome, du aux lieux où se déroule l’action, la nuit le marécage la forêt, ne ternis pas le dessin fouillé des personnages présenté aux lecteurs au fil de la BD.
La mise en page avec des biais qui déterminent le contour des scénettes, sont du plus bel effet et choisis à la perfection pour donner encore plus de mouvement à l’action décrite.
La seule petite critique les elfes sont dans le même thème graphique que les autres personnages alors que la luminosité entoure normalement de type de personnage.
Amateurs de médiéval et fantastique, jetez-vous sur cette BD elle vous ravira.

Les fiches techniques de la fin du tome sont à destinations plus spécifiques des amateurs de jeux de rôle, ça donne envie de pratiquer ces jeux de rôle, mais les fans de BD peuvent alors appréciez le style du dessin splendide au demeurant.

Note globale

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Patounet & Tigrevolant


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Vertical tome 11
vertical t11.jpgvertical t11 f.jpgAuteur : Shinichi Ishizuka.
Editeur :Glénat manga.
Seinen de 220 pages.
Sortie : Novembre 2015.


Voici que sort le tome 11 de la série Vertical qui raconte la vie de Sampo Shimazaki qui a conquis les plus hauts sommets du monde. Il connait bien la montagne, les techniques d’alpinisme mais aussi les tragédies qui s’y produisent.
De retour dans ses alpes japonaises, il travaille pour les services de secours en montagne .Il nous raconte ses petites histoires mais aussi d’horribles accidents…
Très bonne série qui continue à me plaire malgré que nous sommes au tome 11 ? Et le 12 est déjà annoncé.
Excellent !
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Capitol.
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Le grand mort T6- Brèche.
le grand mort.jpgle grand mort t.jpgDessinateur : Mallié
Scénaristes : Loisel et JB Djian.
Editeur : vents d’Ouest
Sortie : Novembre 2015.
Genre : Aventure de 58 pages


Pauline et Gaëlle font du vélo (c’est bon pour la santé). Erwan trait une vache (le lait, c’est bon pour la santé mais certain le conteste).Blanche accroit le nombre de victimes des catastrophes (ça, c’est nettement moins bon pour la santé). Et pendant ce temps là, dans l’autre monde, on a retrouvé Macare( ça , c’est pas trop bon pour sa santé).
Cette série reste très attachante malgré que le sujet devienne de plus en plus effrayant. Le dessin enchanteur de Mallié y est pour beaucoup.
Sinon l’historie avance piano, quelques révélations mais comme on dit chez moi « a’s naise ».
20 min de lecture à tout casser.
a08-3e78906.gifDessin 

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gifGlobal 

Samba.
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18/12/2014

Le grand Mort T5 : Panique.

Grand Mort (Le)5u.jpgle grand mort.jpgDessinateur :Mallié.

Scénario : Loisel et JB Djian.

Editeur : Vents d’ouest .

Sortie : novembre 2014.

Genre : Fantastique de 64 pages.

Un monde détruit. La quête d’une vérité.

Rescapées du tremblement de terre qui a dévasté Paris, Pauline et Gaëlle tentent par tous les moyens de retourner en Bretagne. Ici aussi, la catastrophe a frappé. Elle s’est même visiblement répandue à l’ensemble de la planète. Naviguant au milieu des décombres en compagnie d’Erwan, Blanche découvre peu à peu la nature du lien qui l’unit à cet étrange garçon de l’autre monde, Sombre. Erwan mesure quant à lui l’étendue des inquiétants pouvoirs de la petite fille... Ensemble, ils commencent à rassembler les pièces du puzzle dans ce monde détruit. La prêtresse hermaphrodite du Petit Monde aurait utilisé Pauline pour intervenir sur leur réalité par l’intermédiaire de Blanche. Erwan serait son unique espoir...

Avis de tempête.

Avec Loisel aux commandes, on sait d’office que les personnages seront attachants  mais bon, ce n’est pas une raison pour allonger la sauce et gouverner presque vent arrière. Car il faut l’avouer, on n’a guère avancé dans ce 5e tome du grand mort. On réalise un énième Paris-Bretagne mais ici avec option apocalypse. On devrait être terrifié mais comme le dessin agréable de Mallié est tout en poésie, c’est comme dans autant en emporte le vent, on retient le romantisme de la situation. A ce rythme là, on est bon pour 8 à 9 tomes avant de voir le mot fin. Le pire c’est qu’il soufflera toujours un vent d’enthousiasme pour connaitre cette suite .L’air de rien, cette lenteur est peut être voulue pour montrer le décalage entre les 2 mondes.  

En résumé, une série qui a le vent en poupe mais je ne serais pas contre un petit coup de boost pour un peu accélérer la trame de l‘histoire. 

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Samba

 

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22/09/2014

LE LINGE SALE

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014Dessin : Sébastien Gnaedig- Scénario : Pascal Rabaté

Editions Vents d’Ouest

Sortie 03/09/2014

128 pages –Broché - Bichromie

Prix conseillé : 19,50 €

ISBN : 9782749307664

Roman graphique, Société, Thriller.

 

Résumé (de l’éditeur) : Dans la campagne angevine, près de Cholet, Pierre Martino découvre qu’il est cocu. Armé d’un fusil, il se rend au motel où sa femme et son amant ont l’habitude de se retrouver, bien décidé à les répudier sauvagement. Mais, dans sa précipitation, il se trompe de chambre et tue le mauvais couple ! Après vingt années passées derrière les barreaux, Martino a purgé sa peine mais il a toujours la rage au ventre. Il a eu le temps de la ruminer, sa vengeance... Son ex-femme, aujourd’hui remariée avec son amant, vit dans sa famille, les Verron, des marginaux, dans une espèce de décharge à la sortie du village. Des parasites notoires, voleurs de poules et habitués aux petites combines. Martino pourrait la laisser à cette vie misérable mais ce serait trop charitable. Lucette et son mari doivent payer. Et toute leur famille doit y passer…

 

« Ca a entendu 20 ans, ça se mange sans faim, et froid…Et tout le monde va trinquer.»

 

Mon avis : Pascal Rabaté, c’est surtout pour moi « Ibicus », une très belle adaptation en bande dessinée d’une œuvre de Tolstoï. C’est aussi un album intitulé « Crève-saucisse » paru chez Futuropolis dont il était également le scénariste. Le dessin était réalisé par Simon Hureau. J’avais beaucoup aimé ce récit d’un boucher, amateur de bande dessinée, cocufié par sa femme. C’était l’histoire de sa vengeance inspirée d’un classique de la bande dessinée.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Le rapprochement avec « Linge sale » est évident. A croire que Pascal Rabaté a de solides comptes à régler avec ce genre de faits divers…Il nous raconte l’histoire d’un autre cocu, Pierre Martino, qui a voulu se venger en voulant abattre dans un motel sa femme et son amant. Mais, il se trompe de chambre et abat un autre couple. 20 ans après, il sort de prison. Il a décidé de faire payer son ex-femme. Il a eu le temps de ruminer sa vengeance et la veut complète et méthodique. Elle est remariée avec son amant et vit avec sa famille, les Verron, des moins que rien, la lie de la société, des gens pas très fréquentables. C’est le règne de la débrouille, d’expédients, vols, rapines.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Mais la force de Rabaté se trouve dans le traitement du sujet. C’est raconté avec un humour bien noir, sous la forme d’une comédie sociale, vue par le petit bout de la lorgnette, cynique, avec les détails qui tuent…Même si le sujet n’est pas au départ des plus réjouissants, c’est très drôle car traité de façon complètement décalée. Tous les personnages sont passés au scanner, chaque défaut est mis en exergue. La satire sociale est décrite à la grosse sulfateuse, criante de vérité. Il faut appuyer là où il faut.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Le dessin de Gnaedig est dans un style de dessin proche de la bande dessinée dite de délassement. Pas un dessin très élaboré, un peu figé par moment, mais un dessin efficace, qui me fait penser un certain dessin indépendant américain, à des albums comme « l’Arabe du futur » de Riad Sattouf. Assez rond que pour faire passer l’horreur en une partie de plaisir, de tir aux pipes sur la foire locale. Sébastien Gnaedig  a travaillé chez des éditeurs comme directeur de collection et a fait paraître quelques albums chez des petits éditeurs principalement. J’ai apprécié son travail sur cet album où il se met vraiment au service du scénario de façon efficace.

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014

Encore un album bien torché et que j’ai vraiment bien aimé. J’aime beaucoup l’humour noir que dégage cet album. La fin de l’histoire se termine de façon un peu inattendue. Comme quoi, le crime ne paie pas toujours, du moins le résultat n’est pas toujours celui qui est attendu…Jouissif…  

 

Dessin :              7,0/10

Scénario :           9,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Capitol

Le linge sale, Rabate, Gnaedig, Vents d'Ouest, 09/2014