16/01/2018

Lonesome T1 La piste du précheur.

lonesome.jpgLonesome_pl3.jpgAuteur : Yves Swolfs
Éditeur : Le Lombard.
Sortie : 12 janvier 2018.
Genre : western

 

 

 


Le résumé.
Kansas, janvier 1861, à quelques mois du début de la Guerre de Sécession, le prêcheur Markham et sa horde de fanatiques font régner la terreur tout au long de la frontière avec l'état voisin du Missouri... Un cavalier sans nom les suit à la trace. Des plaines enneigées du Middle West jusqu'aux ruelles sombres de New York, la quête de vengeance et d'identité entraînera le cavalier dans un affrontement dantesque, aux confins du surnaturel.

« Il est nécessaire de faire des exemples, d’encourager la dénonciation des brebis galeuses…de trouver des boucs émissaires, d’attiser la colère. »

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Mon avis.
Ne dites jamais adieu à vos premiers amours, Yves Swolfs nous revient avec ce qu’il affectionne le plus, le western. Le personnage sur la couverture ressemble d’ailleurs assez bien à Durango. Une sorte de Pale Rider, le cavalier solitaire qui poursuit une vengeance impitoyable et ça va cogner ! Dans cette kermesse de l’ouest, notre Josey Wales hors la loi a rendez-vous avec un maître de guerre au sens premier du terme. Cette ignoble individu a dans sa ligne de mire la fin de ce monde parfait en semant les germes de la future guerre de sécession. Il croyait avoir les pleins pouvoirs mais la sanction de notre justicier canardeur sera terrible. Bref, haut les flingues car la créance de sang doit être accomplie.
Un western donc pur jus avec un petit côté « visionnaire » qui ravira les amateurs du genre avec un Yves Swolfs prêt à se décarcasser pour une poignée de dollars en plus.
A noter, pour les aficionados de quoi leur passer la corde au cou, un tirage de luxe en N&B sorti en novembre 2017 et tiré à 2000 exemplaires.

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Samba qui ne renonce jamais.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : lonesome, swolfs, le lombard, western |  Facebook | |

09/01/2018

Les Dalton - tome 2 - le dernier jour

les dalton, visonneau, alonso, ep éditions, ep, paquet, western, dalton, 7/10, 11/2017les dalton, visonneau, alonso, ep éditions, ep, paquet, western, dalton, 7/10, 11/2017Scénario : Olivier Visonneau
Dessin : Jesús Alonso
Éditeur : Ep Editions
56 pages
Date de sortie :  novembre 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après le braquage du saloon de SilverCity, Emmett et Bob sont obligés de se cacher. Ils passent un hiver difficile dans une cabane vétuste au fond d'un bois.

De retour de Californie, où il s'est évadé de prison, Grattan propose à ses frères de dévaliser des trains. Le gang composé des Dalton, Bill, Dick et Black face se reforme.

De pillages en hold-up, ils s'enfoncent toujours plus dans l'illégalité. Toutes les polices du pays sont à leurs trousses. Les mois passent, et les difficultés d'une vie en cavale créent de violentes tensions au sein du gang.

 

"Personne n'est à l'abri de devenir riche. Il suffit qu'une idée de génie te traverse l'esprit"

 

Mon avis

"l'histoire s'appréciera mieux dans son ensemble lors de la parution du second volume ", c'est ce que je disais dans ma chronique du tome 1 publiée en août 2016. J'ai donc relu le premier tome avant d'entamer le second. Bien m'en a pris, car j'avais vu juste, ce diptyque se lit comme un one-shot. Certes, on sait depuis le début comment tout cela se termine, mais on reste curieux de voir comment et pourquoi les frères Dalton ont inexorablement glissé sur la mauvaise pente. Jusqu'au terminus à Coffeyville, Olivier Visonneau nous raconte de manière épique et dans la droite lignée des plus grands westerns, les principaux méfaits de la fraterie infernale. Pour donner encore plus de relief à l'intrigue, il s'arrange légèrement avec l'Histoire officielle en intégrant quelques personnages fictifs dans son récit. Ces seconds couteaux rendraient d'ailleurs presque sympathiques les frangins !

Le dessin jeté comme un crayonné abouti, donne une ambiance sauvage qui sied parfaitement à ce récit. On y ajoute une mise en couleur sobre et des dialogues percutants, et l'on obtient un très bon western qui sonne juste et ne tombe jamais dans l'exagération des codes du genre.

J'ajouterai une mention spéciale pour les couvertures. Prises séparément, elles n'ont rien d'extraordinaire. Il faut les lire côte à côte et l'on s'aperçoit que pour le tome 1 les frères font dos à la banque, arborant fièrement leurs étoiles de shériffs et prêts à faire front d'éventuels braqueurs. Même lieu pour le tome 2. Mais les frères font face à la banque, les étoiles sont tombées, colts aux poings, visages fermés, prêts pour leur ultime combat. La vie des Dalton résumée en deux dessins.

Loubrun

 

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Le tome 1

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23/11/2017

Marshal Bass - tome 2 - meurtre en famille

marshal bass, macan, kordey, vitkovic, delcourt, western, 10/2017marshal bass, macan, kordey, vitkovic, delcourt, western, 10/2017Scénario : Darko Macan
Dessin : Igor Kordey
Éditeur : Delcourt
56 pages
Date de sortie :  octobre 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Pour sa deuxième enquête, notre héros est confronté à une famille pratiquant le meurtre… en famille ! Bébés momifiés, course à pied dans des étendues arides et moult coups de feu dans cette aventure haute en couleur !

La vie dans le western était impitoyable pour beaucoup, à tel point que le meurtre y était considéré comme un business comme un autre. Sur la piste d’un tueur en série, Marshal Bass y est alors confronté et se met en tête qu’il faut éradiquer le crime. Cependant ce qui aurait dû être un cas plutôt simple va très mal tourner. Car quoi de pire que de tomber amoureux de la fille des assassins…

 

"Vous dites que vous êtes un marshal mais vous ne faites pas vraiment votre boulot de marshal. Vous mangez, vous fumez, vous prenez du bon temps avec les filles de Cléo... Qu'est-ce qui vous amène à Dryheave exactement ?"

 

Mon avis

Deuxième enquête du marshal qui n'a vraiment pas la tâche facile, non pas seulement à cause de son boulot, mais aussi à cause de sa condition. En effet, ce marshal est un ancien esclave, il est donc noir ce qui est loin de faciliter sa mission dans cet ouest américain ultra violent. Comme dans le premier volume, la violence est ici tout autant explicite à ceci prêt qu'elle est encore plus dérangeante et malsaine. Attention, ce western n'est pas à mettre entre toutes les mains ! On est loin des simples règlements de comptes à coups de colt ou revolver. Les méthodes employées pour le meurtre sortent d'esprits totalement tordus et font froid dans le dos, surtout quand c'est tout une famille qui s'y met (je ne dévoile rien, c'est dans le titre). Notez que le type qui se fait zigouiller par cette charmante petite famille n'a absolument rien à leur envier, quand on voit le colis qu'il trimballe avec lui (là, je ne peux rien dire de plus ...).

Bref, ce western est très violent et frise quasiment avec le genre horrifique. Sinon, à part cette ultra-violence qui peut générer un malaise pendant la lecture, le scénario reste efficace et garde à son compte tous les bons ingrédients d'un western classique et surtout un personnage principal vraiment original sortant des sentiers battus.

Le dessin de Igor Kordey est sombre, puissant et expressif et, contrairement au tome 1, ne souffre pas cette fois d'une mise en couleur trop gourmande ni trop dégoulinante. Le trait noir et épais renvoie toute la violence du propos et donne au récit cette atmosphère si glauque et malsaine.

 

Loubrun

 

 

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marshal bass, macan, kordey, vitkovic, delcourt, western, 10/2017

 

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le tome 1

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28/10/2017

Holly Ann

6.jpg1.jpgTome 03 - Né dans le Bayou
Dessin : Servain
Scénario : Kid Toussaint
Éditeur : Casterman
48 pages -cartonné

Sortie : 27 septembre 2017
Western


Présentation :

Ne croyez pas tout ce que l'on vous raconte au sujet de la Nouvelle-Orléans. La plupart du temps, il ne s'agit que de fadaises pour attirer les touristes... Parfois, ce sont plutôt des mensonges destinés à cacher une vérité plus atroce.

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Les secrets d’un destin exceptionnel.

Le Joyau, l’incontournable bordel de Storyville, quartier chaud de la Nouvelle-Orléans, est dévoré par les flammes. Haut lieu de la prostitution, il avait la réputation de rassembler les plus jolies femmes de la région dans un cadre idyllique Un choc pour la communauté interlope des gens de la nuit, un choc pour Holly Ann, qui est intimement liée à la vie des pensionnaires de l’établissement. L’occasion pour elle de replonger dans son passé …

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Mon avis :

Après la pluie du tome 2, vient le feu du tome 3, celui des révélations sur le passé d’une héroïne qui devient de plus en plus attachante au fil du dévoilement de son histoire personnelle, ainsi qu’au fil de parution des albums, bien sûr. Au bleu/gris de la pluie succède l’orange des flammes. Le trait se fait ici plus épuré, parfois proche du crayonné. Les belles architectures restent de mise, mais ce sont les personnages qui sont placés en évidence. Le rythme narratif alterne des phases de longs dialogues, de scènes contemplatives et d’action mouvementée, intelligemment dosées. La spéculation immobilière, les rivalités féminines, une figure maternelle inquiétante sont autant de thèmes sous-jacents qui donnent au récit son ton et sa saveur

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le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

15/09/2017

Sonora - Tome 1 – La Vengeance

Sonora, Jean-Pierre Pécau, Benoît Dellac, Delcourt, Aventure, Historique, western, vengeanceSonora, Jean-Pierre Pécau, Benoît Dellac, Delcourt, Aventure, Historique, western, vengeanceScénario : Jean-Pierre Pécau
Dessin : Benoît Dellac
Éditeur : Delcourt
56 pages
Date de sortie : 07 juin 2017 
Genre : Aventure, Historique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Sonora, Jean-Pierre Pécau, Benoît Dellac, Delcourt, Aventure, Historique, western, vengeanceRésumé de l’éditeur : À la fin du XIXe siècle, de nombreux Français s’exilent en Californie pour bâtir un nouvel idéal après la Révolution de 1848. Mais la réalité va vite les rattraper… Pécau et Dellac nous entraînent aux côtés d’un héros en quête d’or et de vengeance.

1851.Maximilien Bonnot débarque, avec d’autres aventuriers attirés par la fièvre du métal jaune, à San Juan del Sur, port de la côte pacifique, dernière étape avant San Francisco. Voilà 3 ans que la ruée vers les champs aurifères a commencé, mais Max lui ne cherche pas d’or. Héros torturé par son passé, et notamment par ce qu’il a vécu pendant la Révolution de 1848, il n’a plus qu’un seul but : se venger.

 

Mon avis

Pan ! Pan ! Le nouveau Pécau est arrivé !

Objectivement, cette nouvelle série semble avoir tout pour plaire. Le pitch, un homme qui va au bout du monde pour accomplir sa vengeance et tuer les responsables de l’assassinat de son frère, est d’une simplicité absolue mais toujours aussi efficace. Le scénario qui en découle est beaucoup plus subtil. Entre des flashbacks explicatifs, des personnages abjects, une franc-maçonnerie diasporisée (et un néoSambalogisme ! Un ! Euh, deux, en fait…), une prostituée de luxe, atomique mais prisonnière, des trahisons et une violence omniprésente, il y a de quoi faire.

Dans ce premier tome, Pécau met en place le cadre de la série tout en entrant dans le vif du sujet avec de l’action et des rebondissements. Il prend le temps de développer ses personnages, notamment son héros, Maximilien, mais également l’horrible général, tout en ouvrant quelques portes avec d’autres (Miss Lola et Tortillard) pour les tomes à venir. Et ça marche. Malgré la simplicité du sujet, on accroche facilement et on veut savoir ce qui va arriver leur arriver. Pari réussi pour les auteurs.

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Côté graphique, le dessin possède également les qualités requises pour illustrer cette histoire. Les tons choisis, les cadrages (Dellac aime le « penché ») et, d’une manière plus générale, la plupart des détails sont très bien travaillés, participant ainsi à la mise en place d’une ambiance western glauque et violente à souhait. Bon, vous allez dire que je cherche la petite bête, mais, malgré ses qualités, je tique un peu sur certaines cases. Des proportions, des positions, des mouvements, certains détails, me semblent parfois un peu légers comparés au reste. D’autant que l’impression générale reste très bonne. Autre point négatif, mais c’est pareil, c’est une question de principe chez moi, je ne comprends pas et je trouve ça toujours un peu limite quand la couverture est illustrée par un autre dessinateur que celui qui officie sur la BD elle-même, ce qui est malheureusement le cas ici… Je dois être vieux jeu…

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Quoiqu’il en soit, nous sommes en présence du très bon premier tome d’une série pleine d’avenir. On attend le deuxième avec gourmandise.

 

 

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Odradek

 

 

31/08/2017

Chito Grant - Intégrale

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017Scénario : Jean-Blaise Djian
Dessin : David Etien
Éditeur : Eléonore Paquet Editions
144 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le borgne Chito Grant a un vieux compte à régler avec la ville qui lui a enlevé son père adoptif, sa seule famille. Et ce n'est pas la pulpeuse Texas, la reine de cette ville, qui va l'impressionner. Seulement, notre héros ne se doute pas qu'en pénétrant sur les terres de cette femme richissime, c'est son passé qu'il va rencontrer.

 

Mon avis

Publié initialement en 3 tomes de 2004 à 2008 chez EP Editions, ce western classique écrit par Jean-Blaise Djian et dessiné par David Etien refait surface 9 ans plus tard sous forme d'intégrale. Entre temps, de l'eau à coulé sous les ponts. Les éditions EP (EP pour Emmanuel Proust) sont devenues Editions EP (EP pour Eléonore Paquet) en intégrant le groupe Paquet. Subtile hein ! Le nom change tout en restant le même. Toute cette petite cuisine éditoriale ne change pas grand chose pour le lecteur, mais explique le pourquoi de cette intégrale : il y a un fond à faire vivre.

Jean-Blaise Djian a écrit là un chouette western (si on aime le western, et si on est bon public) tout ce qu'il y a de plus classique mêlant vengeance, corruption, pillage de banque, bande organisée et secrets qui refont surface. Tout ça dans un village mené à la baguette par une matrone qui possède tout et "protégé" par un pseudo shériff-barman (ça, j'avais jamais vu) pleutre et lâche comme pas deux.

Rien de bien nouveau sous le soleil, d'autant que depuis, le revival du western en BD nous a délivré quelques belles pépites. Du coup, cette intégrale souffre clairement de la comparaison avec les dernières productions du genre.

Mais qu'a cela ne tienne, si on aime le western on apprécie ici les situations simples et prévisibles ainsi que les dialogues percutant qui sonnent juste tout au long de ces trois tomes, même si l'on peut déplorer un dénouement ultra rapide dans le troisième volume, comme s'il avait fallut vite finir.

C'est en revanche un peu plus compliqué pour le dessin. Très anguleux et assez approximatif quant aux visages des protagonistes, ce dessin ne donne vite plus envie. D'agréable au début avec notamment une colorisation plutôt douce dans des tons pastels, il devient limite supportable dans le tome 3 à cause d'un trait plus grossier et de couleurs criardes à en foutre la migraine à un non-voyant ! On est vraiment à mille lieues des belles planches de la série Les quatre de Baker Street que David Etien a produit par la suite.

C'est là le revers de la médaille des intégrales. On lit tout d'un coup, donc les différences, les évolutions ou régressions nous sautent aux yeux, les fins précipitées se révèlent. Ce qui peut passer en lisant 48 pages tous les deux ans ne passe pas quand on lit 144 pages d'un coup. Pour ça, l'intégrale est impitoyable.

Je vous le disais, de l'eau a coulé sous les ponts.

 

Loubrun

 

 

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chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

 

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chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

13/08/2017

Les chroniques courtes #141 : Akira T2; Ekho T6; L'or de Morrison T1

Akira - Édition originale - Tome 2

Katsuhiro Otomo, Akira, glénat, jaxomKatsuhiro Otomo, Akira, glénat, jaxomScénario & Dessins : Katsuhiro Otomo
Editeur : Glénat
Dépot Légal : 05/2017
ISBN : 978-2-344-01241-3
NB Pages : 304





Comme pour le tome 01 de cette « version originale » :
- Nouvelle traduction
- Onomatopées sous-titrées
- Sens de lecture japonais
- Format 180x256mm
- Jaquette version Kôdansha.

katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom

Le gommage global des défauts des éditions précédentes permettent de (re)découvrir cette série dans des meilleures conditions.

Résumé éditeur :
katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxomAprès avoir subi un grand nombre d’examens médicaux et autres tests cognitifs, Tetsuo parvient à s’enfuir de l’hôpital. Il a entre-temps entendu parler d’un certain “Akira” dont il lui tarde de faire la connaissance. De leur côté, Kaneda et Kei essaient de s’échapper du complexe militaire où ils ont été faits prisonniers. Mais un groupe clandestin de guérilla tente alors de mettre à jour les secrets détenus par l’armée…

Encore aujourd’hui cette série vieille de trente ans de Katsuhiro Otomo reste un must-have pour toute personne normalement constituée et pas seulement pour les fans de manga en général. Indispensable et intemporel. Rien que ça.

Note globale : 

katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom

JaXoM


Ekhö monde miroir 06 - Deep south

katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom, Scotch Arleston, Alessandro Barbucci, ekho, ekhö, soleilkatsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom, Scotch Arleston, Alessandro Barbucci, ekho, ekhö, soleilkatsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom, Scotch Arleston, Alessandro Barbucci, ekho, ekhö, soleilScénario : Scotch Arleston
Dessins : Alessandro Barbucci
Dépot légal : 04/2017
Editeur : Soleil
ISBN : 978-2-302-05583-4
NB Pages : 48

 

 

katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom, Scotch Arleston, Alessandro Barbucci, ekho, ekhö, soleilkatsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom, Scotch Arleston, Alessandro Barbucci, ekho, ekhö, soleilComme d’habitude pour cette série il existe également un tirage N&B luxe : "Tirage unique et limité à 2000 exemplaires". Avec 10 pages de croquis et 5 pages d'hommage en fin d'album.

 

 

 

 

katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom, Scotch Arleston, Alessandro Barbucci, ekho, ekhö, soleilRésumé éditeur :
Road trip dans le Sud des Etats-Unis. À New-York, la bomba latina Soledad vient de sortir un disque pour gramophone qui lui vaut les foudres d’un groupuscule presbytérien mené par le très médiatique révérend Fox. On ne pardonne pas à la chanteuse de militer pour le choix en matière d’avortement. Agressée lors d’un show-case, elle se réfugie chez son agent, Fourmille Gratule. Fourmille va accompagner Soledad et son groupe dans une tournée mouvementée qui les emmènera vers le sud jusqu’à la Nouvelle-Orléans…

Rien de nouveau sous le soleil de cette série avec un scénario dispensable de Scotch Arleston sauvé par les dessins toujours aussi impressionnants d’Alessandro Barbucci.

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Note globale : 

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JaXoM


 

L'or de Morrison - tome 1

katsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom,scotch arleston,alessandro barbucci,ekho,ekhö,soleil, l'or de morrison, seiter, brecht, éditions du long bec, westernkatsuhiro otomo,akira,glénat,jaxom,scotch arleston,alessandro barbucci,ekho,ekhö,soleil, l'or de morrison, seiter, brecht, éditions du long bec, westernScénario : Roger Seiter
Dessins :
Daniel Brecht
Dépot légal :
02/2017
Éditeur :
Éditions du long bec
NB Pages :
56
Genre : western

 

 

La guerre de Sécession est terminée et le colonel Marion Michaël Morrison cherche, comme tant d'autres survivants de l'armée des confédérés, à refaire sa vie. La chose n'est pas facile quand on a tout perdu. Aussi, tous les moyens sont bons pour y parvenir y compris, et surtout, le crime. Voilà donc ce bon colonel qui monte un coup pour s'emparer des 350,000 dollars de l'Union Pacific. Le plan ne se déroule pas comme prévu, les morts s'accumulent au fil des pages et Morrison se retrouve avec à ses basques la milice du Shérif de Laramie, les Apaches et l'armée nordiste.

Attaque de train, bande organisée semant la terreur, apaches voleurs de chevaux ... rien de bien nouveau dans l'ouest. Sauf que, c'est rudement efficace et qu'on se laisse volontiers embarquer dans cette course poursuite sanguinaire dans le grand ouest américain.

Un très bon western classique, bien construit et bien dessiné prévu en deux tomes. Avec en bonus en début d'album un long rappel historique sur la guerre de Sécession et la tentative de colonisation du Mexique par la France, ce qui permet de bien contextualiser cette fiction.

Loubrun

 

Note globale : 

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01/08/2017

Marshal Bass - tome 1 - Black & white

marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017Scénario : Darko Macan
Dessin : Igor Kordey
Éditeur : Delcourt
56 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Arizona, 1875. Un gang d’esclaves affranchis, dirigé par un mystérieux Milord, terrorise tout un état. River Bass, premier afro-américain de l’US Marshal Service, est le seul à pouvoir l’infiltrer. Il a accepté l’étoile pour le respect et l’égalité, mais il ne sera confronté qu’à la cruauté du monde. Bass sera démasqué par le gang infiltré et son combat pour la justice s’arrête là. Commence alors celui pour sa vie…

 

"La seule et unique raison pour laquelle ce colonel blanc veut que tu sois son adjoint, c'est parce que tu es un homme noir et qu'il doit arrêter un gang de noirs. C'est comme envoyer un chien chasser des loups, voilà ce que c'est ..."

 

 

Mon avis

Le western est redevenu à la mode et chaque éditeur a à coeur de bien figurer dans cette tendance. La chose n'est pas aisée tant la barre a été placée haute par les deux nouveaux fers de lance du genre de chez Dargaud. Pas facile d'autant que le genre doit répondre à des codes précis souvent attendus des fans, alors que pour sortir du lot, l'originalité est de mise.

Marshal Bass répond à tous les critères. Une histoire assez basique où il est question d'une bande de hors la loi semant mort et terreur pourchassée par un marshal totalement épris de justice mais n'hésitant pas à employer les méthodes fortes. Il y a des grands espaces, des personnages aux tronches pas possibles , des chevaux, de la poussière et surtout de la violence, du sang et des morts. Ça, c'est pour la partie classique avec ce petit plus de violence extrême et très explicite. Pour l'originalité, les auteurs ont choisi de se baser sur des faits historiques en mettant en scène le premier marshal afro-américain, Bass Reeves de son vrai nom. Quand on sait la rudesse de l'ouest américain en cette seconde moitié de 19è siècle, on imagine facilement qu'un noir, esclave affranchi, ne vit pas une sinécure dans cet environnement hostile, a plus forte raison quand il représente la loi. Rejeté par les blancs du bureau du marshal qui voient d'un très mauvais œil l'arrivée d'un noir dans leur équipe, et considéré comme traitre par les anciens esclaves du gang qu'il infiltre lorsqu'il se trouve démasqué, Bass n'a finalement pour lui que la justice et sa soif d'égalité.

Tout ceci nous donne un paquet de bons ingrédients pour faire de Marshal Bass un bon western épique, profond, enlevé, animé par une action et une violence omniprésentes et quelques rebondissements de bon aloi.

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Igor Kordey met tout ça en image assez brillamment. D'un trait puissant et expressif il donne l'ambiance et le ton du récit dans une mise en scène très cinématographique. Dommage que ce trait dynamique soit complètement bouffé par une mise en couleur totalement ratée. Mélangeant tonalités criardes et sombres les planches donnent cette désagréable impression de dégouliner, comme si chaque case était trop chargée en couleur – ce qui est d'ailleurs souvent le cas - et comme si le coloriste avait cherché à éclaircir un dessin naturellement sombre. Le tout manque cruellement d'harmonie ce qui gâche le dessin et un peu la lecture. Finalement, les plus belles planches sont celles figurant les scènes nocturnes où les nuances monochromes de bleus nuit sont du plus bel effet.

Mais les amateurs devraient malgré tout y trouver leur compte grâce au scénario efficace et au personnage principal qui dégage un charisme certain qui sied à tout bon héros de western.

A suivre dans le deuxième tome à paraitre fin 2017.

 

 Loubrun

 

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30/06/2017

Les maitres de White Plain - tome 1 - liens de haine

Les maitres de white plain T1.jpgLes maitres de white plain T1_pl.jpgScénario : Edouard Chevais-Deighton
Dessin : Antoine Giner-Belmonte
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  17 mai 2017
Genre : western, histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1839, Henri Berthier, propriétaire de la plantation de White Plain, est sur le point d’être père. Mais alors que son épouse Sally vient d’accoucher, un coup de feu retentit. Treize années plus tard, Charles, l’enfant né ce soir-là est devenu le parfait représentant de sa classe : frondeur et arrogant. Quand il découvre l’étroite relation que sa mère entretient avec un jeune esclave du même âge que lui, son sang ne fait qu’un tour. Des liens de haine se tissent entre les deux adolescents, liens qui vont irrémédiablement les enchaîner l’un à l’autre.

 

" Cessez de croire ceux qui vous promettent une vie meilleure dans le Nord, ils vous mentent ! "

 

Mon avis

A l'aune de la guerre de Sécession, la Louisiane de cette moitié du 19ème siècle est en train de vivre les prémices de la fin d'une époque, celle de l'esclavagisme qui a fait la fortune des propriétaires terriens et le malheur de millions de noirs se tuant à la tache dans les plantations ou sous les coups de fouets des contremaitres cruels, pervers et criminels.

Édouard Chevais-Deighton nous livre une chronique sociale solidement ancrée sur une base historique et nous invite dans l'intimité d'une riche famille qui se déchire, comme se déchirera l’Amérique quelques années plus tard. C'est le conflit entre abolitionnistes et esclavagistes qui s'annonce ici, à l'échelle de la cellule familiale. Une mère trop proche d'un enfant noir, suscitant la jalousie et la haine de son propre fils, un père faussement autoritaire à la réputation salie et méprisé par ses pairs, un fils en manque d'affection qui cherche qui n'aspire qu'a prendre la place du père et qui est prêt à payer le prix le plus fort pour y parvenir, des esclaves fouettés, pendus, violés ... tous les ingrédients sont là pour faire de ce récit une grande aventure mélangeant saga familiale, document historique et chronique sociale.

 

Dommage qu' une narration un peu brouillonne et expéditive quant à la chronologie du récit empêche ce dernier de vraiment décoller. Le lecteur en manque de repères s'essouffle dans une lecture qui devient vite poussive. Prévu en deux tomes, le récit peut être sauvé dans le prochain volume sous réserve de quelques surprises scénaristiques. Les clés de l'intrigue ne sont pas dévoilées mais on a déjà une petite idée de la forme qu'elles pourraient prendre.

Le dessin est à la hauteur du scénario. Intéressant et prometteur pour les décors et les ambiances, mais quelque peu maladroit pour les personnages et leurs expressions. C'est là le premier album d'Antoine Giner-Belmonte qui doit à Christian Rossi son entrée en BD. La filiation artistique est perceptible et l'on sent un potentiel intéressant dans ce dessin réaliste même s'il reste encore un long chemin à parcourir pour que l'élève atteigne le niveau du maitre.

Un diptyque non dénué d'intérêt mais qui démarre en demi-teinte et dont le deuxième tome devra être un cran au dessus pour séduire définitivement le lecteur..

Loubrun

 

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22/06/2017

Peacemaker T17

610isZcUGmL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_298434.jpgAuteur : Ryouji Minagawa

Éditeur : Glénat

210 pages

Sortie : le 15 février 2017

Genre : Western futuriste

 

Avis de l'éditeur :

 Pour la finale du Guns of Domination d'Emperor Garden, Hope va devoir affronter tout d'abord Nicola, qu'il considère comme sa propre chair, avant de se mesurer A Cole, son frère. Quelle sera la conclusion de ces duels extraordinaires ?

 

Mon avis :

 Le Gunsdomination avance bon train : Hyman affronte le Dieu du tir, parvenant à lui décocher une balle judicieusement bien placée. Insuffisant néanmoins, son adversaire ne resplendit plus de la même manière, la légende invincible prend un sacré coup dans les gencives.

 Vient ensuite le tour de Steve Bucket, ce mercenaire féroce, rapide et talentueux. Un duel sanguinolent s'ensuit, sous les acclamations d'une foule en délire.

Est-ce que le Dieu du tir parviendra à tenir la distance, jusqu'à épuiser et tuer tous ses adversaires avant d'affronter son réel ennemi : Hope, son frère de sang!

Voici la conclusion de PeaceMaker, la série western-apocalyptique dans laquelle les meilleurs tireurs d'élite s'affrontent. Mais PeaceMaker relate également une histoire familiale, des frères qui s'entre-déchirent, une quête de salut et forcément un combat final les opposant.

 Pour affronter un démon, il faut parfois en devenir un soi-même. C'est le triste parcours d'un frère qui tente de contrecarrer les plans diaboliques de son ennemi, frère de sang, qui plus est. Le désir de toute-puissance, le Graal d'être considéré comme le meilleur dans son domaine, voilà des arguments à maintes fois abordés dans des mangas.

 Graphiquement, les plans défilent comme des arrêts sur image, marque de fabrique des westerns traditionnels. Les visages sont moroses et crispés, notant la situation délicate du concept.

Les protagonistes jouent leur vie en permanence sans se soucier d'un quelconque futur, ce qui donne un aspect réaliste au scénario.

PeaceMaker n'est certes pas un chef-d’œuvre, mais mérite amplement que l'on s'y attarde. 17 tomes, pas un de plus pour un western bien plus crédible et concluant que Green Blood.

 

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