29.03.2012
Arms Peddler (The) - Tome 1
- Scénario : Nanatsuki, Kyoichi
- Dessin : Night Owl
- Dépot légal : 02/2012
- Editeur : Ki-oon
- Collection : Seinen
- ISBN : 978-2-355-92353-1
- Planches : 200
Présentation :
Le monde est devenu une zone de non-droit, une terre désolée où grouillent démons et criminels de tout poil. Au bord d'une route, la famille de Sona Yuki est assassinée par des bandits. Marqué au fer rouge, le jeune garçon agonise dans un désert aride quand surgit Garami, une marchande d'armes qui lui propose un choix cruel : céder à la facilité en s'abandonnant à la mort ou bien choisir la survie dans un monde hostile et sans merci. Lorsqu'il accepte cette main tendue, Sona découvre que l'inconnue n'a pas menti : jusqu'à ce qu'il ait remboursé sa dette, il restera l'esclave de la jeune femme. Son destin est désormais lié à celui de Garami...et plus d'une fois au cours de leur périple, il regrettera de ne pas avoir préféré la mort...
100 pièces d’or pour une vie :
N’étant pas à la base fan de Manga, je n’aurai surement pas fait attention à la sortie de ce premier tome, si BDGest n’avait organisé un concours afin de le gagner. A chaque fois que j’allais surfer sur ce site, un bandeau annonçant ce concours s’affichait et l’agréable jeune femme qui se trouve sur la couverture avait retenu toute mon attention.
J’accompagne mon fiston dans un magasin spécialisé Manga et là en plein à côté de la caisse une PLV et un grand présentoir au couleur de The Arms Peddler. Je prends le Manga histoire de feuilleter et juste regarder sans plus. Là, le vendeur engage la conversation avec moi et commence à me faire l’article. Finalement j’ai craqué et je suis reparti avec, je sais, je suis faible (lol).
Bien m’en a pris !!! J’ai vraiment adoré au point de relire ce tome une deuxième fois, alors que j’ai des tonnes de trucs en retard de lecture ;-)))
L’univers de The Armns Peddler m’a fait penser à la rencontre d’un westerm avec de l’héroïc fantasy. Cinématographiquement cela ressemble au croisement de Mad Max 2 pour le côté fin du monde et à Conan le barbare, celui avec Arnold Schwarzenegger, pour le côté héroïc fantasy. Le monde de The Arms Peddler est peuplé d’humains qui ne sont pas très tendres avec leurs semblables, de nécromanciens qui ressuscitent les morts, de créatures étranges et effrayantes, bref ce n’est pas le coin idéal pour partir en vacances.
Les dessins du collectif Night Owl sont fluides et dynamiques, les détails sont très travaillés, le tout dans un style conventionnel. Les scènes d’actions, nombreuses dans ce premier tome, sont particulièrement réussies.
Le scénario est bien ficelé et sait nous réserver quelques surprises et quelques débuts de pistes pour la suite de cette aventure. Ce premier tome se terminant sur un cliffhanger qui laisse présager de l’action pour le tome 2. Le duo Garami, Sona fonctionne à merveille, la froideur et le cynisme de l’une contrastant avec la gentillesse et la naïveté de l’autre. Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme, non pas de la belle Garami, mais de ce Manga et je serai présent pour la suite de cette série.
Ma note 8/10
Dessins 8/10
Scénario 8/10
Revedefer
Écrit par Revedefer dans Revede BD | Commentaires (4) | Tags : arms peddler the, ki-oon, heroic fantasy, western, 810, nanatsuki, night owl, 032012 |
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24.03.2012
LES TUNIQUES BLEUES - Tome 55: Indien, mon frère.

Dessin : Willy Lambil - Scénario : Raoul Cauvin
Editions Dupuis
Sortie : 07/10/2011
48 pages
Prix conseillé : 11,60 €
ISBN : 9782800150987
Aventure, Western, Histoire
Résumé (de l’éditeur) : La cavalerie nordiste n'a pas fière allure : le cheval du colonel Stark a de l'emphysème, et celui de Chesterfield est parkinsonien... Impossible dès lors de charger correctement l'ennemi. Une nouvelle fois, l'avenir des unionistes est entre les mains de Blutch et Chesterfield. Les voilà désignés volontaires pour aller, déguisés en colons, chercher chez les tribus Comanches du Texas les chevaux nécessaires à la poursuite de la guerre. L'occasion de retrouver en route de vieilles connaissances, comme Plume d'argent, ou le colonel Appeltown et sa fille Amélie. Mais aussi de faire des rencontres beaucoup plus inattendues, notamment pour Blutch qui va se découvrir... un frère jumeau chez les Comanches !
Mon avis : Que faire pour renouveler une série qui en est à son 55e tome ? Posez la question à Raoul Cauvin…Il va piquer un petit somme sur son divan et hop-là ! La réponse va arriver de ce petit moment réparateur ! (Véridique !) Cauvin va nous trouver pour ce 55e tome un frère jumeau de Blutch chez les Comanches du Texas…Et nous voilà reparti pour un tour…Willy Lambil s’applique toujours pour nous livrer un travail très professionnel dans le plus pur style de chez Dupuis. Raoul Cauvin lui continue sur son rythme de sénateur. C’est un diesel. Lentement mais sûrement. Il parvient toujours à nous sortir un lapin de son chapeau. La série ronronne bien…Parfois c’est un peu loupé, parfois cela se réveille quelque peu…ici, cela reste dans la bonne moyenne mais rien d’exceptionnel.
Je suis persuadé que cette série bénéficie toujours d’une flux de sympathie chez les jeunes lecteurs et qu’elle assure son lot de bonnes ventes…C’est le genre de BD qui rassemble les générations, le père et le fils les lisent ensemble…Mais ne vous attendez pas à plus…Gentil mais pas extraordinaire…
Graphisme : 7,0/10
Scénario : 6,0/10
Moyenne : 6,5/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, les tuniques bleues, lambil, cauvin, dupuis, 6510, aventures, western, histoire, humour, 102011 |
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23.03.2012
Interview Thierry Lamy et Frédéric Vervisch.
Nous avions rendez-vous à Bruxelles, au centre belge de la bande dessinée, plus exactement dans la brasserie-restaurant Horta. Un cadre fantastique pour deux auteurs et un album qui le sont tout autant. Thierry Lamy est le scénariste et Frédéric Vervisch le dessinateur de Hell West, tome 1, frontier force chez Sandawe. Ils sont également, respectivement, bibliothécaire et story-border. Des types tellement passionnés qu’ils en deviennent passionnants. Une rencontre où il est question, en permanence, de s’éclater et de se faire plaisir. Nous le soupçonnions déjà à la lecture de l’album mais maintenant le doute n’est plus permis.
Comment est née votre rencontre ?
Frédéric Vervisch: On a un ami commun qui est Christophe Cazenove. On a commencé à échanger des mails. Il m’a proposé son projet que j’ai trouvé riche, c’était tout un univers créé à partir des codes du western mais ça partait dans le fantastique et dans l’ésotérique, il y avait de tout. Moi, je me suis dit : « Allez, on y va, on s’éclate, on fait un truc. ». Je sortais d’une série jeunesse en couleur, alors que j’aime bien les côtés sombres. On aime tous les deux le noir et blanc, les trucs sombres, le fantastique.
Thierry Lamy: On aime tous les deux la série B, les trucs de divertissements, Indiana Jones, … on avait envie de faire quelque chose qui ne se prend pas la tête et qui rend hommage au western, à l’aventure, à l’humour.
Vous aviez tous les deux des envies de western.
Thierry Lamy: Oui, voilà.
Frédéric Vervisch: On a voulu faire du Sergio Leone, en BD, à la française, tout en ne faisant pas la même chose. On aurait pu le faire. À une époque, un type a fait du western spaghetti en BD et c’était vachement bien. C’était Adios Palomita. Mais là on est parti dans autre chose, il n’y a pas le soleil écrasant, il y a de la neige, des créatures, des super meufs danseuses de saloon. J’avais dit : « Surtout, il faudra des nanas dans le saloon. » (rires).

Thierry Lamy et Frédéric Vervisch au centre belge de la bande dessinée
Quels sont vos références BD et cinéma ?
Frédéric Vervisch: En BD, j’ai comme références Frank Miller, Hugo Pratt, Comès,…
Thierry Lamy: On aime aussi tout ce qui est bons dialogues, je suis un amoureux du dialogue. J’aime Audiard. Les dialogues d’Hugo Pratt sont super soignés, Frank Miller c’est pareil. Nos références sont les westerns spaghettis, tous les westerns en général, Little big man, les westerns des années 50 et 60, les westerns mythologiques,…
Frédéric Vervisch: L’homme aux colts d’or, j’adore celui-là. (à Thierry) Tu connais L’homme aux colts d’or avec Henry Fonda ?
Thierry Lamy: Oui bien sûr. Mais je l’ai vu il y a longtemps. (Il reprend) La mythologie du western…
Frédéric Vervisch: Et Dead man ?
Thierry Lamy: (sursaut) Ah ouiii, Dead man! C’est géant ! Et c’est aussi du noir et blanc mais quelque chose qui se déroule lentement. C’est du western sans être du western. Un peu comme l’héroïc fantasy est du moyen âge sans être du moyen âge. Hell West est un western fantasy en fait.
Dans votre album vous utilisez une sorte de réalité bis comme dans Watchmen, c’est aussi une référence ?
Thierry Lamy: C’est exactement ça, je suis très fan d’Alan Moore. Et cette façon de raconter en suivant des personnages, on les mélange, on suit leurs destins, ils se croisent. On ne raconte rien de neuf mais on est très inspirés par nos sources.
Une question pour Thierry Lamy, comment se passe le travail de documentation sur une histoire comme celle-ci qui reprend des personnages historiques ?
Thierry Lamy: Je travaille dans une bibliothèque et je suis historien de formation. J’adore l’histoire et je ne conçois pas un scénario sans me documenter vraiment à fond sur la période choisie. Même si l’univers est complètement fantaisiste, je me suis beaucoup documenté et il y a des personnages qui sont vrais, même ceux qu’on ne soupçonne pas. Wanekia, par exemple, a réellement existé. Je transforme, je transpose mais je ne raconte pas n’importe quoi.

Comment composez-vous entre le style de l’album et la justesse historique ?
Thierry Lamy: En général, il y a une seule chose qui va primer ; c’est la dramaturgie. Donc on peut tordre le coup à l’histoire. Pour sortir un peu de Hell West, je suis sur un projet avec des chemineaux en 1940, ça s’appuie sur une chronologie très précise mais il y des trous. Et, à un moment donné, la dramaturgie s’empare de ces trous, je comble. C’est la dramaturgie qui prime. Pour Hell West, c’est beaucoup plus facile parce que c’est imaginaire. L’histoire a une base historique mais on part dans notre délire et c’est ce qui compte.
Ces personnages historiques sont en fait des « guest stars » ?
Thierry Lamy: Oui mais pas des « guest stars » pour des « guest stars ». Ce sont des « guest stars » qui nous ont touché, Custer c’est le Custer de Little big man. Wild Bill Hickock, Buffalo Bill, …
Frédéric Vervisch: Beaucoup de scénaristes font ça mais c’est pour donner un truc genre clin d’œil. Avec Thierry, chaque personnage historique joue vraiment un rôle. Il a permis de conserver ce qu’on sait de chacun.
Ce sont de vrais personnages, pas des figurants.
Frédéric Vervisch: Ce sont de vrais personnages avec un rôle réel à jouer, d’ailleurs Custer a un rôle déterminant dans l’histoire.
Thierry Lamy: Et certains s’invitent en cours de route.
Frédéric Vervisch: Et il y en a d’autres qui vont arriver et qui sont géniaux. Le but, c’est de s’éclater. Je prends mon pied quand je vois un Tarantino ou quand je lis un Frank Miller, je veux retraduire ça.
Thierry Lamy: On veut que les émotions soient les mêmes.
Frédéric Vervisch: On est des gamins qui jouent aux cow-boys sur un tas de terres « Pan, t’es mort ! », « Non, c’est toi ! », « eurghh !!! » (rires). Mais c’est vrai qu’on a passé les quarante balais, donc on a structuré nos histoires de gamins. On joue au Playmobiles. Régression !
Maintenant une question pour Frédéric Vervisch, votre dessin noir et blanc donne un sentiment de travail sur papier, à l’encre… et pourtant vous travaillez sur palette graphique, comment êtes-vous arrivé à cette technique ?
Frédéric Vervisch: Au début, je faisais des dessins traditionnels, à l’encre. J’avais une technique très traditionnelle mais, quand je scannais mes planches pour les envoyer par mails à l’éditeur, j’ai commencé à faire des petites retouches à la palette graphique. Et puis, au bout d’un moment : « Tiens, ce personnage-là, il faudrait qu’il soit plus en colère que rigolo ». Comme je n’ai pas le temps de rescanner, je redessine sur palette. Petit à petit, j’ai fait beaucoup d’illustrations sur palette et, au bout d’un moment, je suis parti sans papier. Je me dis : « J’y vais ! ». Je trace mon format et... ça c’est plus pour les dessinateurs… je fais beaucoup de sélections au lasso (photoshop), je fais des silhouettes. Quand on a une silhouette en noir, après on y va à la gomme, c’est un dessin fait à l’envers. Je pars aussi de la technique de la carte à gratter, tu as une carte noire, tu grattes et ça donne un trait blanc.
Vous travaillez la lumière plutôt que l’ombre.
Frédéric Vervisch: Oui, voilà. Tu peux faire l’essai, si tu prends un fond noir et que tu fais juste une accroche de lumière d’un visage de profil, tout de suite c’est magique. Alors que si tu fais l’inverse, sur un fond blanc tu fais une silhouette de profil en noir, …ben si t’es pas Giraud, ça marche pas tout de suite. Giraud quant il faisait un Blueberry de profil … j’adorais ces profils. Moi, je vais plutôt chercher un peu de lumière dans le noir.
Dans cet album vous utilisez un style plus personnel ?
Frédéric Vervisch: J’ai pu m’exprimer avec un scénariste avec qui ça se passait vraiment bien. On avait envie de défendre le même univers, donc j’ai été libre. Il m’a dit « Vas-y, éclate toi. ». J’ai fait une série qui s’appelle Chinn et j’avais un scénariste qui était aussi dessinateur et il me disait : « Là, sois plus réaliste. ». Et il m’orientait vers ce qu’il aurait aimé dessiner. Quand le scénariste essaie de prendre ta main en disant : « Moi, je veux que tu dessines ça comme ça. », tu le fais mais tu n’as pas d’espace pour te lâcher. Alors qu’ici, Thierry, il n’essaie pas d’être mon cerveau, il me dit : « Je te propose ça, qu’est-ce que tu me réponds ? ».
Thierry Lamy: C’est comme ça aussi que je conçois le scénario. Si je veux imposer un visuel au dessinateur, autant que je fasse le dessinateur. Quand j’étais petit, je voulais faire dessinateur mais les copains m’ont vite dit « Tu dessines bien mais il faut que tu tiennes tout un album. Par contre, fais du scénario ! ». J’ai suivi leur conseil et maintenant je m’éclate plus en scénario. Et quand je vois que, sur quelques indications, on donne vie à tes personnages, à une scène que tu n’imaginais pas du tout comme ça et que tu as une excellente surprise, je préfère ça. Ça ne m’intéresse pas d’avoir un robot, je veux quelqu’un qui me donne des surprises. Je veux retrouver cette émotion de quand je lisais des BD, je regarde le dessin et « Waouw ! ». Ici, c’est la même chose sauf que c’est moi qui écris l’histoire. Et puis après, on se répond l’un l’autre, c’est un jeu.
Frédéric Vervisch: C’est très dur de trouver un binôme qui fonctionne bien. Parfois, il y a une attente qui n’est pas la bonne. Et parfois, c’est l’éditeur qui peut ne pas comprendre et t’emmener dans un terrain qui n’est pas le tien. J’ai proposé à Bamboo un western chinois, un truc sur des moines shaolin, un peu sombre. Ils me répondent : « Ouais c’est bien mais on a un autre truc à te proposer. Gullia. C’est un truc pour les gamins ». Souvent, l’éditeur s’en fout un peu de ce qu’on a envie de faire et te projette dans autre chose. Souvent, je dis « ok » mais ici on nous a demandé : « Qu’est ce que vous avez dans le bide les gars ? ». Alors on s’est exprimé.
Thierry Lamy: On y allait à fond.
Frédéric Vervisch: Il n’y avait personne pour nous arrêter.
Thierry Lamy: Quand on discutait au téléphone, on était même dépassé par ça. Les dialogues, les scènes qui venaient toutes seules, je les envoyais à Fred. Il trouvait ça génial, il m’envoyait un story-board avec une mise en scène hors paire et ça ne s’arrêtait plus. C’était magique.

Sadawe propose une expérience unique grâce au financement de l’album par des internautes (édinautes), comment se passe votre travail en parallèle de l’évolution de ce financement ? On imagine que vous ne démarrez pas le travail dès les premiers pourcents de financement ?
Thierry Lamy: Non, il faut être clair. On ne prendra pas le risque de travailler pour rien. C’est un vrai travail qui prend du temps.
Il existe un stress à suivre l’évolution du financement ?
Frédéric Vervisch: C’est vrai que, comme parfois il y en a qui retirent …
On peut retirer son financement ?
Frédéric Vervisch: Oui, on arrivait à 25.000…, 25.340…, 25.380 … et, d’un coup, t’es à …22.000 parce que t’en à un qui s’est barré. Et ça, ça fout les boules (rires).
Avez-vous des contacts avec vos édinautes ?
Thierry Lamy: Oui, notamment sur facebook. C’est assez étonnant.
Sur le site Sandawe on peut voir les montants investis, ça va de 8000 euros à 10 euros. C’est surprenant.
Frédéric Vervisch: On a pris parti de ne pas s’intéresser à ça sinon on commence à faire de plus belles dédicaces au mec qui a mis 500 euros. Il y en a qui ont mis 10 euros mais qui ont fait beaucoup de promo de l’album, qui avaient une vraie passion mais qui n’avaient que 10 euros. Mais il est vrai qu’un mec qui veut investir réellement dans la BD avec 8000 euros, pour nous c’est génial. Ça nous a permis de vraiment boucler le financement. Du coup, ça a boosté le financement et il y a eu une dernière ligne droite. On était tous sur facebook … « 97% !!!»... « 98% !!! »... On était comme des fous.
Qu’en est-il de Hell West 2 et 3 ?
Thierry Lamy: Le synopsis est bouclé mais pas le découpage. Je sais où va le récit. On commencera le travail quand on bouclera le financement.
Vous avez d’autres projets ensembles ?
Frédéric Vervisch: On aimerait bien faire un polar.
Thierry Lamy: Notre problème, c’est qu’on n’a pas le temps mais l’envie est là. On a envie de travailler avec plein de gens mais ça reste une question de temps. Quand je vois les dessins de Fred, ça m’inspire. Quand il fait une femme fatale avec un flingue et de la fumée, il y a quelque chose qui se met en marche dans ma conscience. J’ai envie de mettre en scène ce qui lui est arrivé, de savoir qui elle a tué. L’envie est bien là…surtout avec ce zigoto.
Frédéric Vervisch: Je suis surtout content d’avoir trouvé un scénariste avec qui je m’entends. Ça n’a pas toujours été le cas. Je ne suis pas quelqu’un de difficile mais j’attends qu’on me laisse respirer.
Thierry Lamy: Dans ma méthode de travail, j’écris et je fais mes propres dessins mais je ne les montre pas. J’essaie juste de voir s’il y a une solution et si ça va fonctionner, la densité des dialogues, le rythme, etc. Et ça me permet aussi de visualiser. Si c’est une scène de dialogues, je l’écris normalement. Si c’est une scène d’action, jela dessine. A la fin, je repasse à un découpage normal, je lui confie le truc…et il se démerde.
L’avenir de la BD passe t-il par internet, la BD numérique ?
Thierry Lamy: Personnellement, je pense qu’on va y venir automatiquement, je ne sais pas quand. On va vers une dématérialisation des supports.
Frédéric Vervisch: Je pense qu’il y a des pistes encore inexplorées, qu’on va découvrir dans les années qui arrivent des choses qu’on ne soupçonnait pas dansla BD, l’animation, les palettes, les I-pad. Ça va donner des trucs surprenants.
Thierry Lamy: Ça commence déjà d’ailleurs. Les problèmes dela BD numérique sont les mêmes que pour la musique et le cinéma. Quel modèle économique ? Est qu’on va vouloir un modèle gratuit ? Le téléchargement illégal, etc. Comment vont vivre les auteurs ?
On vit une période charnière ?
Thierry Lamy: Voilà, ça nous pend au nez. Sur les droits d’auteurs, on a environ 10% sur un bouquin. On peut dire que ça va. Sur une BD numérique qu’on vend 3 ou 4 euros… que veux-tu faire avec ça ? Il faut trouver un système qui rémunère les auteurs à leur juste valeur. C’est une grande question à se poser. Le problème, ce n’est pas tellement le numérique mais le modèle économique à suivre pour que tout le monde y trouve son compte, lecteur, éditeur et auteur.
Pour finir, une question plus légère. Clint Eastwood ou John Wayne ?
Frédéric Vervisch: Clint Easwood (rire).
Thierry Lamy: Clint Eastwood. Mais j’ai une tendresse pour John Wayne … un peu comme on aurait une tendresse pour un grand-père.
Frédéric Vervisch: Dans Hell West, on est plus Clint Eastwood.
William
Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (2) | Tags : vervisch, lamy, hell west, sandawe, western, fantastique, héroic fantasy, interview |
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Hell West, tome 1, Frontier Force

1875, à l’ouest du Mississippi se trouvent des terres hostiles truffées de créatures fantastiques, d’esprits et d’indiens shamans appelées le Hell West.
A l’est, les White States of America, qui rassemblent les blancs dans une sorte d’Amérique bis, veulent envahir l’ouest. Outburst, qui appartient aux Frontier Forces, en mission pour le Président Jefferson Davis, est chargé de retrouver un objet volé qui alimente les tensions entre les deux camps.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la maison d’édition Sandawe tire dans tous les sens/ genres. Hell West sort des sentiers battus.
Hell West est un roman graphique qui ne ressemble à rien de connu. L’album se singularise par son scénario qui mélange les genres avec un talent rare. Il faut dire que l’histoire nous a montré que le western se fragilise rapidement dès qu’on le mêle à d’autres styles. Le scénariste, Thierry Lamy, réussit pourtant cette prouesse de l’association du western et du fantastique alors que de grands noms de la BD et du cinéma (le western reste avant tout un genre cinématographique) s’y sont cassé les dents (dernier en date : Cowboys et envahisseurs). Alors, comment Thierry Lamy fait-il la différence ? Hell West ne se limite pas à greffer du fantastique sur du western, le scénario fait également preuve d’humour et de second degré très habilement distillés tout au long des 112 pages de ce premier tome. Les dialogues, vifs et rafraîchissants, méritent à eux seuls le détour.
Hell West rassemble des personnages secondaires improbables. Buffalo Bill, Custer, Wild Bill Hickock et d’autres sont, en quelque sorte, les guest-stars de cet album.
Outre la claque scénaristique, il y a l’impact visuel ; le dessin de Frédéric Vervisch est un véritable électrochoc. Cette œuvre en noir et blanc utilise un clair/obscure tranchant, sans concession. Le trait fait, quant à lui, preuve de flexibilité ; il sait se montrer souple dans les moments plus légers et plus raide dans les instants tendus. Les qualités graphiques de Hell West sont indiscutables. Dessin et scénario sont au service l’un de l’autre dans une parfaite harmonie.
Sandawe est un éditeur 100% belge qui fonctionne par investissements participatifs. Les internautes deviennent éditeurs, ce sont des édinautes. Le projet Hell West a été financé à hauteur de 40190 euros (en parts de 10 euros).

Le+ : Un projet fou, une claque scénaristique, un choc visuel… l’album que l’on n’attendait pas forcément. Des surprises comme celle-là, on en veut bien plus souvent.
Le- : Un tel album méritait un tirage avec de plus belles finitions et surtout un plus beau papier.
Infos en vrac
Série, tome 1/3
Parution : mars 2012
Prix : 13,50 euros
Dessin : Frédéric Vervisch
Scénario : Thierry Lamy
Editions : Sandawe
Marc, l'un des 260 édinautes de Hell West a accepté de répondre à trois questions.
Qu’est ce qui vous a poussé à investir dans le projet Hell West ?
J'étais séduit par le concept mais j'avais loupé le premier projet financé Il Pennelo. J'avais envie de voir de l'intérieur comment cela se passe, quels seront les résultats des ventes et des frais, etc. J'ai investi 20 euros sur ce projet car ce montant permet de recevoir un exemplaire de l'album. Je pense que ce n'est pas cher payé pour soutenir un projet. Compte tenu du prix de vente de l'album en librairie (13,50€), un investissement financier à plus long terme de 6.50€ n'est pas excessif, loin de là, pour participer à cette aventure. Par contre, je ne suis pas aussi sûr que des édinautes qui ont investi beaucoup plus revoient la totalité de leur investissement. Je me réjouis de voir dans 6 mois les premiers comptes financiers. Je me suis rabattu alors sur le projet Hell West qui était un des plus avancés et dont le graphisme me plaisait bien.
Que pensez-vous de l’album, maintenant que vous l’avez lu ?
Je l'ai lu!...J'ai d'abord été surpris par la dimension et le type d'album. Je voyais l'album plus grand et cartonné. Je n'ai pas du lire tous les renseignements techniques sur le livre. Je me rappelle aussi que Sandawe avait abaissé le prix du projet en revoyant le budget à la baisse. Le produit a peut-être évolué. Il faudrait poser la question sur la genèse, le développement et le financement du projet à Sandawe. Mais après réflexion, je trouve l'album sympa et d'un prix abordable compte tenu du nombre de pages. Au niveau du graphisme, c'est à la hauteur de ce qui avait été proposé. Je ne suis pas déçu. Par contre pour le scénario, j'ai eu plus de mal. Le pitch de l'histoire laissait entrevoir quelque chose de déjanté, novateur et sortant de l'ordinaire. A la lecture, j'ai trouvé que cela partait dans tous les sens et à plusieurs niveaux de l'histoire. Par moment, j'ai du sérieusement m'accrocher. Mais je dois bien avouer que ce type de littérature n'est pas spécialement ma tasse de thé. Je m’attendais à une histoire un peu plus soft, moins débridée! Mais j'assume ce choix. Ici, il s'agit de soutenir un projet artistique. Je pense qu'il y a un public, plus jeune que moi, plus ouvert à ce genre de BD. Il faut toujours se souvenir que la présentation d'un projet est toujours réductrice et qu'on ne voit vraiment le résultat définitif qu'à la lecture, lorsque vous avez le livre en main. Un investissement a une part de risque, surtout quand il s'agit d'un projet culturel. Vous comprendrez aussi que la lecture numérique ne m'intéresse pas, je reste un adepte du livre physique.
Y a-t-il d’autres projets Sandawe qui vous attirent ?
A l'heure actuelle, j'ai investi 20 € sur le tome 2 de Maudit mardi de Nicolas Vadot. J'ai beaucoup aimé le tome 1 et c'était beaucoup plus facile pour moi d'investir en ayant lu ce premier tome. Je vais voir de temps en temps sur le site Sandawe pour y jeter un œil. J'espère que Hell West tome 2 sera vite financé car ce serait bête de laisser l'aventure pendante après le 1er tome...C'est probablement mon futur investissement.

William
Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (9) | Tags : vervisch, lamy, sandawe, hell west, western, fantastique, héroic fantasy |
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17.02.2012
KRAA - Tome 2: l'ombre de l'aigle.

Dessin & scénario: Benoît Sokal
Editions Casterman
Sortie : 18/01/2012
64 pages
Collection Univers d’auteur
Prix conseillé : 16,00 €
Western, écologie
Résumé (de l’éditeur) : C’est une vallée très reculée, quelque part au fin fond d’un pays froid qui pourrait être l’Alaska ou la Sibérie. Presque personne n’y vit, hormis la faune sauvage et un peuple autochtone discret. Hélas, le sous-sol regorge de matières premières et bientôt les affairistes déferlent, pressés d’y construire une ville, des mines, un barrage… Les premières exactions surviennent ; personne ne doit faire obstacle au « progrès ». Mais il y a pourtant un témoin silencieux à cet immense désordre : Kraa, un jeune aigle très puissant qui a appris la survie, maître secret de la vallée. Avec Yuma, un adolescent indien dont on vient de massacrer la famille, et avec lequel il a développé un lien d’essence chamanique, Kraa, dont la voix off sert de fil rouge au récit, entre en résistance…
Mon avis : Reprenez la critique du tome 1 paru sur SambaBD le 02/11/2010. Il n’y a pas grand chose de changé, tant au niveau de la qualité graphique que de la narration.
Le projet de construction du barrage avance à marche forcée et s’en suit des accidents suspects dus à la fatigue, la précipitation, l’improvisation, le manque de sécurité, le respect à marche forcée d’un planning trop optimiste des travaux, l’appat du gain… Sokal dessine toujours magnifiquement la nature hostile. Par moment, pris par sa verve, il nous livre des planches avec des cases plus grandes pour donner le maximum d’ampleur à son talent graphique. Un pur régal. Le monde des hommes est toujours dans les tons gris et sépia alors qu’apparaît de plus en plus la teinte bleue, celle du ciel, celle de l’espace occupé par l’aigle Kraa, celle de la clarté. Il s’agit d’un album de transition avant le dernier tome de ce triptyque mais l’auteur fait bien avancer le décor, place les éléments qui vont amener le drame et peut-être la rédemption…C’est la suite logique du premier tome. Sokal nous livre le meilleur de lui-même et ce serait dommage de passer à côté d’une telle série…
Graphisme : 9,0/10
Scénario : 8,5/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
On en parle sur le Forum : ICI.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, benoît sokal, casterman, kraa, western, écologie |
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09.02.2012
TOUT VANCE - tome 13: Ramiro (4e partie)

Dessin & scénario: William Vance
Editions Dargaud
Sortie : 02/12/2011
96 pages
Prix conseillé : 19.99 €
Histoire, Moyen-Âge, aventures
Résumé (de l’éditeur) : 1197. Alors qu'il traverse la vallée du Quercy pour rejoindre Paris, le chevalier Ramiro Quintana est attaqué par une meute de loups menée par une femme aussi belle que dangereuse : la « Louve d'Arnac ». Arnac, village maudit, sans cesse rançonné par les soudards du félon Lucques. Touché par tant d'injustice, et par les yeux de la belle, Ramiro prend fait et cause pour les pauvres villageois. Mais long est le chemin qui mène à Lucques, en haut de la tour d'Arnac, où seuls survivent les chiens et les loups...
Mon avis : Dargaud nous gâte ! Le tome 13 de la série « Tout Vance » nous propose un inédit, jamais paru en album. Peut-être l’avez-vous lu en son temps dans femmes d’aujourd’hui en publication hebdomadaire d’une planche ?…Une autre époque !
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un western médiéval qui se déroule dans le Quercy. William Vance nous a concocté une histoire pleine de rebondissements avec des décors, des personnages atypiques, des gentils et des méchants. Ramiro ne va entendre que ses bons sentiments et son cœur… La suite de l’histoire à la lecture de cet excellent album, bien enlevé tant au niveau du scénario et du dessin. Des fonds de tiroirs comme ceux là, William Vance peut encore nous en servir beaucoup ! A noter que l’album se subdivise en trois parties. Deux épisodes qui forme l’histoire et un appendice historique avec moult photos et iconographies. Pour moi, c’est vraiment une agréable découverte, un vrai régal !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, tout vance, ramiro, william vance, dargaud, histoire, moyen-âge, western |
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01.11.2011
Frenchman.

Auteur :Patrick Prugne.
Editeur : Daniel Maghen.
Sortie :09/2011
L’histoire :
Octobre 1803...
Dans un paisible village de Normandie, des sergents recruteurs arrivent tambour battant. A l’appel de leurs noms, les jeunes hommes de la région partent grossir les rangs de l’armée du premier consul Bonaparte. A l’autre bout du monde, la Louisiane vient d’être cédée par la France à la jeune nation américaine. Enrôlé comme tant d’autres pour assurer la “pacification” de ces contrées sauvages, Alban, un jeune paysan, doit bientôt embarquer pour la Nouvelle-Orléans. Ce garçon plein de fougue, encore imprégné des idéaux de la Révolution, fait parler la poudre pour défendre un jeune esclave. Arrêté, emprisonné, il risque l’échafaud. Un trappeur français, Toussaint Charbonneau, lui sauve la vie et l’entraîne avec lui dans une expédition qui changera le cours de leurs existences.
La chronique.
Frenchman , c’est déjà un bel objet à tenir en main ( par contre moins évident à classer dans une bibliothèque vu son hors format classique). La sensation d’avoir une BD d’exception est ensuite confirmée par le graphisme « aquarelle » de Patrick Prugne. C’est indéniablement une invitation à découvrir les grands espaces américains du début du 19e siècle.
Je vous invite à prendre votre temps pendant votre lecture pour contempler cet hymne à la nature et à la liberté.
Vous aurez droit aussi à un imposant cahier « bonus » qui comprend des croquis, des exquises, des illustrations et des annotations qui vous permettront de capter encore plus l’ambiance particulière de cette BD très atmosphérique.
Le scénario vous fera inévitablement penser à certain western comme danse avec les loups mais surtout à Jeremiah Johnson. Si ces références vous parlent, ce diptyque est assurément pour vous.
A noter que Frenchman est un coup de cœur pour Laure Line.
Graphisme 9/10
Scénario 7/10
Global.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (8) | Tags : frenchman, prugne, daniel maghen, 092011, 810, aventure, western |
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15.09.2011
Western Valley T1 : Chicanas.

Auteurs : Di Giorgio et Mormile.
Editeur : Soleil.
Sortie :07/2011
La Cow-girl.
Une mystérieuse bande de tueurs sème la terreur à Silvertown. Les bandits terrorisent fermiers et vachers, leur extorquant d’importantes rançons. Mais à peine ces hors-la-loi perçoivent-ils l’argent... qu’ils le brûlent ! Car ces chacals courent après un but bien plus important. Mais lequel ? Une seule personne semble capable d’arrêter ces bandes armées : Chicanas.
Une étoile sur la poitrine.
Mmmm , pochette aguicheuse n’est il pas ? Mais vous savez comme moi que tout ce qui est dévêtu n’est pas forcement bandant alors rentrons au plus profond dans ce nouveau western.
Je ne sais pas si c’est un nouveau courant scénaristique mais c’est bien le 3e ou 4e album que je lis récemment avec le même sentiment de perplexité devant cette accumulation de mystères. On se retrouve à la fin du tome 1 dans une belle brume et pas dans une brune (décidément je suis scabreux sur cette chronique) .Mais c’est quoi ce groupe de cow-boys accompagnant une femme au violoncelle ? Que cache de si terrible notre héroïne ? C’est quoi le coup de siècle ? Bref, dans les choux le lecteur !
Il faudra attendre le tome 2 pour rejuger l’ensemble …Franchement, je me demande parfois si les auteurs ou les éditeurs ne manquent pas un peu de couilles (je continue sur ma lancée) en ne sortant pas cette série sous un autre format, soit les 2 albums en même temps ou alors un album de 120 pages .Et puis, on s’étonne que le lecteur est méfiant devant les tomes 1.
Bref, c’est un beau pétard mouillé pour le moment ce diptyque surtout qu’on accumule les personnages (qui ne sont pas toujours évident à reconnaitre) et qu’on oublie de leur donner le charisme nécessaire pour créer le minimum syndicale d’empathie. J’attendais nettement mieux du scénariste de l‘excellent Samuraï.
Scénario :5/10
Dessin :6/10
Global :
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Écrit par Samba dans André vient de me passer | Commentaires (5) | Tags : western valley, chicanas, di giorgio, mormile, soleil, 072011, 510, western |
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24.06.2011
L'homme qui n'aimait pas les armes à feu T1: Chili con carnage.

Auteurs : Lupano, Salomone, Pieri
Editeur : Delcourt.
Sortie : 03/2011
Viva la salope .
Début du XXe siècle, Arizona... Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d'affaires, escorté de son acolyte, l'effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d'un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l'histoire des États-Unis d'Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s'associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi... Et ils seront sans pitié !
Pour quelques dcouments en plus .
Buenos dias !
Vous aimez les westerns « spaghetti » ? Alors j’ai ce qu’il vous faut : l’hombre qui n’aimait pas les armes à feu. Avec le bueno, Byron Peck : homme intelligence à la grande éloquence. Avec la brute, Monsieur Hoggard : le costaud de service au vocabulaire succinct. Avec le méchant, Monolo Cruz : bandit mexicain surnommé la mierda . Et enfin la salope, Margot Garine : une jolie plante qui est pour la polygamie. Et j’oublie encore pretty face : Porteur de bagages à la gare d’Albuquerque. Tout ce petit monde se retrouve au plein milieu de nulle part pour nous jouer un vaudeville à l’humour assez décapant. Oh, ce n’est pas la franche rigolade mais on esquisse vite un petit sourire ironique grâce aux dialogues savoureux de Lupano. Pour accompagner ce règlement de compte à OK Corral , Paul Salomone nous dégaine une excellent première rafale digne des plus grands pistoleros. J’ai remarqué à coté de l’ambiance Western très réussie que les attitudes des fous de la gâchette étaient également très bien rendues. Bref, un excellent premier tome qui réussit son but premier : nous divertir.
Adios amigos !
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (3) | Tags : l'homme qui n'aimait pas les armes à feu, hqnaplaaf, chili con carnage, lupano, salomone, delcourt, western, 810, 032011 |
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18.04.2011
WEST T6: Seth.

Auteurs : Rossi , Dorison et Nury.
Editeur : Dargaud.
Sortie :03/2011
Set presque arrivé près de chez vous.
Revenue à la vie, Megan, la fille de Morton Chapel, est maintenant possédée par Seth, un démon. Morton a déjà vécu cette épreuve, des années plus tôt, avec la propre mère de Megan. Il sait donc que sa fille est en grand danger et que le seul moyen de tuer ce démon est de la sacrifier...
Seth raté
Et bien mes amis, ce dernier album de West est pour moi une magnifique …déception. Autant, j’avais apprécié l’opus précédent, autant ce Seth (décidément un chiffre maudit en BD
) m’a décontenancé au plus haut point. Les dialogues sont assez alambiqués et souvent très étonnants pour ne pas dire incongrus .La trame scénaristique est d’une pauvreté désarmante avec un final des plus prévisibles. En somme, il y a une entité maléfique et son tueur à éliminer ou pas….. Certainement on comptait trop sur la magie du dessin de Rossi pour combler les lacunes de l’histoire. Et bien c’est raté car pour être captivé par cette BD, il vous faudra une fameuse dose d’hallucinogène. Ce qui m’a le plus frappé, c’est les cotes fabuleuses pour ce tome .Je veux bien admettre que je peux me gourer complètement mais pas à ce point là. Ce n’est pas parce que c’est étiqueté Nury et Dorison qu’on est automatiquement dans le sublime. La vérité se situe certainement entre mais j’ai en bouche un grand sentiment de gâchis.
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Écrit par Samba dans André vient de me passer | Commentaires (2) | Tags : west, dury, rossi, dorison, dargaud, fanstastique, western, 410, 032011, seth |
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