12.05.2012

GRINCOS LOCOS -Tome 1.

 

150580_c.jpgPlancheA_150580.jpg

 

 

Dessin : Schwartz – Scénario : Yann

 

Editions Dupuis

 

Collection « Dupuis Grand public »

 

Sortie : 04/05/2012

 

52 pages

 

Prix conseillé : 15,50 €

 

ISBN : 9782800153001

 

Aventures, Humour

 

 

 

 
Résumé (de l’éditeur) : Le périple de Jijé, Morris et Franquin à travers les Etats-Unis et le Mexique. Inquiet de l'avancée du communisme en Europe, Jijé décide de quitter le vieux continent avec sa famille. Franquin et Morris ayant décidé de le suivre, tout ce petit monde débarque à New York en 1948. Ayant acquis une veille Ford Hudson, ils sillonnent les Etats-Unis de la côte est à la côte ouest, dans l'espoir de se faire engager par les studios Disney. Peine perdue, en cette période où Disney licenciait plus qu'il n'embauchait. Voyant son visa touristique expirer, Gillain décida de s'installer quelques mois au Mexique avec sa famille, bientôt rejoint par Franquin et Morris.
 

Capitol,

 

Mon avis : C’est probablement l’album de bandes dessinées le plus attendu de ce début d’année. Bien avant sa sortie, il a déjà fait parler de lui. Prépublié dans le journal Spirou dans le courant de la l’année 2011, ce n’est que quelques semaines avant sa sortie initiale en janvier 2012 qu’à éclaté la polémique. Les ayant-droits de Jijé et de Franquin s’opposaient à la sortie de l’album, celui-ci ne reflétant pas l’exacte vérité de ce périple aux Amériques…Faut-il envoyer au pilon pour autant près de 45.000 albums ? La sortie est postposée « sine die » dans un premier temps. En coulisses, les éditions Dupuis temporisent et négocient probablement tiraillées entre les familles et les auteurs de l’ouvrage. Ce n’est pas n’importe qui ! Schwartz et Yann, après leur retentissant succès du « Groom vert de gris », s’attaquent au récit picaresque des aventures américaines de trois monuments de la BD franco-belge pour un album qui doit faire date. Les ayant-droits ont d’autre part leur mot à dire sur les droits de parution exploités par Dupuis. Jijé, Franquin et Morris, ce n’est pas rien comme tirages. Il ne faut surtout pas se les mettre à dos…

 

101214.JPG

 

En fin de compte, après avoir discuté, la raison va triompher. Même si, dès le départ de l’album, les auteurs annonçaient la couleur : « Ce récit est une œuvre de pure fiction, toute ressemblance avec des événements ou des personnages ayant existé ne saurait être que pure coïncidence…Toutefois, les auteurs tiennent à remercier pour leurs précieux témoignages sur ces pures coïncidences :…. » Très humoristique comme mise au point préalable mais je comprends que cela ait quelque peu coincé auprès des familles concernées par leurs glorieux géniteurs…Cela n’a pas fait rire tout le monde…Pour rattraper le coup et faire baisser la pression, Dupuis se fend d’un « avertissement au lecteur » imprimé sur une petite feuille volante. En quelques mots, l’éditeur explique qu’il s’agit « d’une simple fiction bien qu’inspiré de personnages ayant existés ». « Les personnages principaux de l’histoire doivent avant tout à la libre interprétation des narrateurs ». « Les proches parents des personnalités ayant servis de modèle estiment ne pas y reconnaître ceux-ci… ».En fin d’album, un document de 10 pages, réalisé en collaboration avec les familles Gillain et Franquin, sous le titre « Droit de réponse et quelques questions », a pour but de remettre cet aventure dans le contexte du point de vue des familles. Benoît Gillain témoigne sur ce voyage effectué l’année de ses 10 ans.

 

101419.JPG

 

Il  remet certaines choses en place, défend la mémoire de son père. Ce n’était pas un impulsif, raciste, primitif et stupide, ni une grenouille de bénitier comme le laisse penser l’album. Pas du genre à dénigrer la Belgique, l’Europe ou de parler de la vermine communiste. Pour Benoît Gillain, son père était un humaniste tolérant qui avait des principes. Il ne portait pas de béret, pas de bretelles, et encore moins de « marcel »…Je vous conseille de lire attentivement cette brochure illustrée de photos de famille prises pendant le voyage C’est très instructif et permet de se faire une idée réelle des tenants et des aboutissants de cette affaire. Je pense pour en terminer que les éditions Dupuis l’ont joué finement, ont bien manœuvré pour s’en tirer à moindre frais et pour faire de telle manière que cette album sorte à avec l’accord de tous. En fin de compte, c’est le lecteur qui en sort gagnant. Il peut se faire une idée précise de l’ouvrage et prendre du plaisir à la lecture. Car il s’agit bien d’un excellent album, polémique mise à part.

 

101518.JPG

 

Si vous avez aimé « le groom vert de gris », vous allez aimer ce « Gringos locos ». Bien sûr, c’est caricatural, les auteurs en ont fait « des masses ». Par moment, c’est de la grosse farce. Le tout est souligné par un vocabulaire imagé et plein de truculence à la sauce « brusseleer ». Mais cela fait partie aussi de la légende, puisque cette tranche de vie de ces auteurs de bandes dessinées, et pas n’importe lesquels, fait un peu partie de la légende qui est en train de se construire. Il y a beaucoup d’imprécisions mais est-ce franchement important? C’est le ressort de la légende !…

 

101641.JPG

 

Je trouve que les auteurs rendent les personnages principaux très sympathiques et racontent un épisode qui va probablement être pour eux une expérience pour la vie, qui va aussi influencer leur façon de voir le monde, de travailler. Par exemple, Franquin n’était pour ainsi dire jamais sorti de chez lui! Cet album est pour moi un vrai bol d’air et  une histoire pleine d’humour et de poésie. En tant que lecteur, j’ai vraiment pris mon pied. C’est inventif, délirant par moment, rudement bien torché ! Le dessin est extraordinaire. Une ligne claire très détaillée et très efficace. Le scénario, on a en assez parlé. Très bien pour la forme narrative, à prendre avec du recul pour la réalité historique.

 

101728.JPG

 

Bon assez radoté ! Achetez-le ! C’est réellement un des bons albums du premier semestre. Vite, la suite…Le second tome est annoncé dans l’album, alors il ne faut pas bouder son bonheur…

 

Graphisme :   9,0/10

 

Scénario :     9,0/10

 

Moyenne :     9,0/10

 

 

 

Capitol.

 

Verso_150580.jpg

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : capitol, gringos locos, schwartz, yann, dupuis, 910, aventures, humour, 052012 | | |

30.01.2012

Le pilote à l’Edelweiss T1 Valentine.

Pilote à l'Edelweiss (Le)1.jpgPilote à l'Edelweiss (Le)1p.jpgAuteurs : Yann et Hugault.
Editeur : Paquet (cockpit).
Sortie : 01/2012

Les débuts de l’aviation.
En 1917-18, les deux frères Castillac participent activement au conflit mondial ; Henri est devenu un des « as » de l’aviation française et Alphonse, ancien pilote lui aussi, a été sanctionné et muté dans les chars pour raison disciplinaire; mais tandis que ce dernier ronge son frein et rêve de voler à nouveau, son frère vit dans la terreur d’affronter un certain pilote allemand dont le Fokker est décoré́ d’un superbe Edelweiss.

Les as.
L’air de rien, un nouvel album de Romain Hugault ça devient un petit événement vu le nombre croissant d’aficionados de la voltige aérienne. Ce qui est sûr, c’est que pour son éditeur Pierre Paquet s’est un bon tirage assuré. C’est aussi l’occasion de faire contribuer les fanas avec des tirages spéciaux comme celui du justement nommé de luxe à 125 euros. Pour les plus « normaux », vous pourrez vous procurer l’édition originale avec une couverture métallisée réservée à la 1ère édition.

EDELWEISS_case-d855f.jpg


Le duo du grand duc nous revient donc, avec des biplans pour nous intéresser à l’aviation de la grande guerre. Le dessin de maitre Hugault est toujours aussi magnifique et un réel plaisir à regarder (c’est presque de la contemplation à ce niveau là)  J’ai aussi noté quelques très beaux cadrages mettant bien en valeur les nombreuses scènes de combats aériens. Et quand il nous propose d’autres courbes, c’est indéniablement du lourd. C’est à se demander si cet album n’est pas sponsorisé par PIP. Sinon, comme on met essentiellement l’accent sur l’action, le scénario se résume à une mise en place des protagonistes. J’ai même été un peu déçu car on arrive trop vite à la fin juste au moment où on commençait à bien comprendre les enjeux de cette rivalité. Saint Milliard, c’est un supplice maintenant de devoir attendre certainement un an après une telle mise en bouche. C’est des sadiques ces auteurs de BD !
Scénario : 7.5/10
Dessin : 9/10
8-17b1.gif Global.



On en parle sur le forum.

Pilote à l'Edelweiss (Le)1v.jpg


Inscrivez-vous à la newsletter.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (5) | Tags : le pilote à l'edelweiss, yann, hugault, paquet, cockpit, aviation, 810, 012012 | | |

15.12.2011

GASTOON, TOME 1, GAFFE AU NEVEU!

 

i_album-big.jpgi_album-big-p4.jpg

La critique des gaffes de Gastoon… ...et état des lieux de la bande dessinée dite « de  papa ».

 

 Voici Gastoon, un jeune écolier qui fait preuve de débrouillardise. Il ne manque pas une occasion de faire des farces et des bêtises mais surtout de se confronter à Monsieur Lemat (pion de l’école qu’il fréquente) dont il ne supporte pas les incivismes. Ce premier tome abrite  de nombreux messages écologistes et quelques gadgets de son oncle…Gaston. Car Gastoon n’est autre que le neveu de Gaston Lagaffe, le célèbre antihéros flemmard issu du génie du maitre de la bande dessinée André Franquin qui marqua de nombreuses générations au détriment des nerfs de Fantasio, Prunelle, Monsieur De Mesmaeker (et ses fameux contrats), ainsi que de beaucoup d’autres.

 

Gastoon est-il l’enfant légitime d’André Franquin ou un neveu marketing ?

La question est lancée…


 A la découverte de cet album, l’envie de crier  à la haute trahison se fait ressentir. Mais qui a osé toucher à Gaston ? Yann, scénariste très connu qui a l’habitude de prendre en mains de grands personnages de la BD franco-belge (Lucky Luke, Spirou, Marsupilami,…), est accompagné de Jean (scénario) et Simon (dessin) Léturgie, père et fils. Ces derniers sont les auteurs, entre autres, de Spoon et White (déjà en collaboration avec Yann). Jean Léturgie est un ancien collaborateur d’André Franquin. Il travaillait sur le scénario de Les Tifous dessin-animé du début des années 90 créé par Franquin. Donc, les deux hommes se sont côtoyés, et ce sont d’ailleurs ces rencontres qui vont influer sur le destin de Simon Léturgie. Voici un extrait d’une interview que ce dernier donna pour le site officiel: " Jean, mon père, réalisait une interview d'André Franquin lorsque j'étais enfant. Je l'accompagnais et j'ai donc eu l'immense bonheur de le rencontrer. Dans sa très grande gentillesse, André Franquin me faisait de petits dessins pendant qu'il répondait aux questions. C'est là et grâce à Franquin qu'est née ma vocation. Plus tard, lors d'une séance de travail sur les tifou à laquelle j'assistais, j'ai pu montrer quelques pages au Maître qui m'a dit que je serai dessinateur de bandes dessinées. J'avais 15 ans, j'étais sur un nuage!".  Gastoon, même s’il n’avait pas encore de nom à l’époque, est un personnage créé et dessiné à trois reprises par Franquin pour des publicités. Il faut également savoir qu’il aurait évoqué, lui-même, la possibilité d’une série sur le neveu de Gaston.

 Tout ceci fleure bon l’album « hommage » plein de respect pour le grand maitre de la BD . Poudre aux yeux ? Même si les trois auteurs semblent vénérer Franquin, cet album ressemble énormément à un objet marketing. On est tout de même chez Marsu Productions qui n’est pas un petit éditeur indépendant.  Site officiel, page facebook et Twitter, Gastoon a eu droit à une sérieuse campagne de lancement (avec, notamment, une collaboration avec le journal « Le Soir »).  Alors, légitime ou marketing ? La réponse se situe probablement entre les deux.

 

 

tifous.jpg

Les Tifous, personnages de dessin animé créés par Franquin au début des années 90.

 

 

 Malheureusement, malgré l’admiration des auteurs, cet album est un échec cuisant. Non pas parce qu’il reprend un personnage de Franquin, mais parce qu’il manque d’originalité et d’inspiration. Les gags sont de qualité très inégale. Gastoon a beau ressembler à Gaston Lagaffe, l’humour du premier est loin d’atteindre le niveau du deuxième. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. Les fameux gadgets de son oncle sont présents dans certains gags mais la magie n’y est pas. On retrouve la tête-de-turc sous les traits de Monsieur Lemat, rôle tenu par Fantasio puis Prunelle dans Gaston, mais on a affaire à une pâle copie. Tout Gastoon est un duplicata façons « mini » de Gaston. Les personnages secondaires subissent ce mauvais traitement, on retrouve (en version mini) Jules de chez Smith en face, M’oiselle Jeanne et Monsieur de Mesmaeker. Gaffe au neveu ! est un album qui se cherche, qui hésite, sans jamais trouver sa propre voie. Même le dessin est hésitant. Deux choix s’offraient au dessinateur, soit il singe le trait de Franquin (comme Batem le réussit sur la série le marsupilami), soit il affiche clairement sa propre marque (comme Munuera avec P’tit Boule et Bill) mais Simon Léturgie joue entre les deux et finit par donner à son dessin une impression de copie ratée.

Léturgie vs Franquin.jpg

Les successeurs des grands auteurs sont-ils condamnés d’avance ?

Pas forcement.


 
Spirou vers la modernité.jpg L’idée de toucher au personnage de Franquin n’inspire pas immédiatement notre respect. Pourtant, d’autres s’y sont déjà frottés avec succès, le petit Spirou a réussi le transfert en jouant habilement sur le contraste (Le grand Spirou est le héros d’innombrables aventures alors que le petit Spirou devient un antihéros espiègle). Les auteurs de ce succès, Tome et Janry, ont réussi ce que beaucoup d’autres n’ont pas osé faire, s’affranchir du lourd bagage porté par le personnage et repartir d’une feuille blanche (ou presque). Le petit Spirou a popularisé ce qui va devenir du pain béni pour les éditeurs, utiliser des noms de personnages connus au travers de plusieurs générations pour lancer de nouvelles séries. Ainsi, l’enfance de Lucky Luke est contée dans Kid Lucky, celle de Lanfeust de Troy dans  Les gnômes de Troy et les petits du marsupilami donnent Marsu kids.  Et même des auteurs comme Manu Larcenet et Joan Sfar (qui ne sont pourtant pas de la même école) sortiront, respectivement, La jeunesse de Bill Baroud et Petit Vampire. Dans un même temps, ces éditeurs poursuivent les séries de grands auteurs décédés (Peyo, Roba, E. P. Jacobs, etc). La qualité n’est pas toujours au rendez-vous ; on peut même parler de sabotage de certaines séries phares par des auteurs moins inspirés (sauf Uderzo qui a préféré ruiner Astérix lui-même de son vivant) mais les ventes sont là. En 2010, le top 20 des meilleurs ventes de livres en français comptaitP’tit Boule et Bill.jpg cinq bandes dessinées belges dont, en numéro un, Blake et Mortimer (le tome 2 de La malédiction des trente deniers est tiré à 450.000 exemplaires) et Lucky Luke (Lucky Luke contre Pinkerton est tiré à 470.000 exemplaires) en dix-septième position.

 

 L’une des récentes parutions sort plus habilement son épingle du jeu. P’tit Boule et Bill (déjà deux tomes chez Dargaud), bande dessinée pour très jeune publique, fait preuve de beaucoup d’originalité et est servie par un dessin complètement dégagé du trait de Roba. Dans un même temps sort l’album Spirou vers la modernité de Serge Clerc. Un recueil d’illustrations qui ont pour objet de revisiter le mythe Spirou et de le confronter à de grandes figures de l’art du XXème siècle tel que Picasso ou Kandinsky. Cet ouvrage est édité par Dupuis en parallèle d’une exposition qui se tenait à Bruxelles jusqu’au 11 décembre. Ces exemples illustrent très bien le coté intemporel de ces personnages qui ne sont pas condamnés à mourir avec leurs auteurs car ils appartiennent au public qui les a faits grandir.

 


La bande dessinée de papa au cinéma? M'enfin!

 

 La BD au ciné ? Rarement une franche réussite. Même si l’exemple récent de Tintin et le secret de la licorne est très nettement positif, les adaptations au cinéma des héros franco-belge se soldent souvent par un échec soit au box-office, soit critique (voire les deux). Les précédentes adaptations de Tintin au cinéma en sont l’illustration. Même Gaston Lagaffe avait été adapté en 1981 dans un film qui, de l’aveu de tous, était totalement raté (Franquin lui-même dira qu’on ne peut qualifier le film de « bon »).  Et l’avenir ne s’annonce pas plus rose. Après avoir vu les Schtroumpfs débarquer à New-york au cinéma (autant envoyer Martine chez les moines Shaolin pour apprendre le kung-fu), Benoit Brisefer devrait débarquer sur nos écrans en 2013 dans l’adaptation de son premier album, les taxis rouges. Le film sera en prise de vue réelle accompagné d’effets spéciaux 3D. Dans un avenir plus proche, le marsupilami passera faire « Houba ! » sur nos écrans dans un film d’Alain Chabat (déjà réalisateur du seul film d’Astérix réussi sur un total de trois, qui va bientôt passer à quatre) en 2012. Et à cette heure, un deuxième volet des aventures de Tintin au cinéma est confirmé avant même la sortie du premier aux Etats-Unis. C’est Steven Spielberg qui restera aux commandes et non Peter Jackson comme initialement annoncé. Nos écrans de cinéma ne vont pas avoir l’occasion de refroidir.  

Films.jpg

 En bref, la bande dessinée de papa 2.0. a encore de gros efforts à faire et Gastoon ne représente finalement qu’une goutte d’eau dans l’océan d’adaptations/successions qui tire à blanc.    

 

 

Gastoon...


Le + : trois auteurs en admiration devant leur maître Franquin.

 

Le - : un album qui se cherche aussi bien au niveau des gags que du dessin mais notre patience est épuisée bien avant la fin.

 

 

Infos en vrac

Série

Parution : août 2011

Prix : 10,45 euros

Editions : Marsu productions

Dessin : Simon Léturgie

Scénario : Yann et Jean Léturgie

D’après un personnage créé par André Franquin

www.gastoon.net

www.marsupro.com


Et pourquoi pas...

 

Le p'tit samba.jpg


 Monsieur William

27.11.2011

PIN UP - Tome 10: Le dossier Alfred H.

Couv_140405.jpgPlancheA_140405.jpgDessin : Berthet  - Scénario : Yann

Couleurs : Dominique David

Editions Dargaud

Sortie : 04/11/2011

Prix conseillé : 13,95 € 

Genre : Aventure-polar

 

 

Résumé (de l’éditeur: Nous avions quitté Dottie, chasseuse de serpents à Hawaï, nous la retrouvons détective amateur à Los Angeles ! Cette métamorphose vous semble trop attendue et un peu décevante ? Vous ne connaissez pas Yann... Pour sa première enquête, après la disparition troublante d'une jeune starlette, notre pin-up préférée va se retrouver actrice dans le nouveau thriller d'Alfred Hitchcock ! Hollywood, les coulisses du tournage, la promotion du film et – troublante coïncidence – des meurtres...

 

151739.JPG

 

Mon avis : Après 3 heures de pirogue, 1 heure de liane, 1 jours de marche harassante à travers la jungle urbaine liégeoise, je suis enfin arrivé chez mon libraire bien aimé pour arracher de haute lutte  un des derniers exemplaires de cet album qui me faisait tant fantasmer depuis si longtemps, qui m’empêchait de dormir, qui était la cause de tous mes tourments : le Pin up tome 10 ! L’éditeur Dargaud, qui n’a pas toujours l’air de connaître la Belgique et l’internet, avait eu la bonne idée d’approvisionner de quelques exemplaires ce territoire perdu, aux confins de la francophonie, peuplé de bouseux et d’illettrés, ces analphabètes de la bande dessinée, dont l’E-mail se termine par .be et non par .fr! Après avoir payé mes 13,95€ en cash pour ne pas laisser de traces et mis ma BD dans mon sac, je suis rentré rapidement à la maison, longeant les murs, regardant derrière moi pour voir si je n’étais pas suivi, de peur de me faire dévaliser par une horde de lecteurs en guenilles et affamés, en manque de lecture ! Après avoir bravé autant de dangers, pris des risques insensés, j’ai pu me renfermer chez moi à double tour, sans avoir vérifié que la voisine d’en face n’était pas derrière son rideau à m’épier…Merci à Dargaud de penser à nous les petits belges! Vous ne vous rendez pas compte comme c’est dur dans nos contrées reculées de pouvoir assouvir sa passion pour la lecture des petits mickeys !

150538.JPG

Trêve de palabres, venons-en à la lecture de cet album tant attendu et bien mérité. Voilà enfin de la bonne BD, Mesdames et Messieurs! Dottie continue ses aventures grâce au duo d’auteurs extraordinaires que sont Yann et Berthet. Elle est revenue à Hollywood et travaille dans une agence de détectives privés. Suite à une succession d’évènements bizarres, elle entre en relation avec Alfred Hitchcock qui termine son film « Schizo ». Dottie va mener l’enquête et gagner ses premiers galons de détective...

Yann a toujours le tour pour trouver de nouveaux angles d’attaque. Ce tome 10 est très réussi et doit être considéré comme un polar très bien mené jusqu’à la dernière planche. Le dessin de Berthet est toujours aussi fantastique, je trouve même qu’il ne finit pas de se bonifier. Même chose pour les couleurs exécutées par Dominique David. Je ne vais pas faire beaucoup de bla-bla ! Vous pouvez l’acheter les yeux fermés !

151229.JPG

C’est très satisfait que j’ai fermé cet album et que je l’ai délicatement rangé dans ma bibliothèque auprès des 9 autres tomes de la série. J’aime contempler ma bibliothèque !

 J’ai ensuite pris ma petite plume pour rédiger cette modeste et anecdotique chronique qui sera diffusée  gratuitement grâce à « SambaBD » aux quatre coins de la francophonie. J’espère que Dargaud sera malgré tout content qu’on lui fasse un petit peu de pub car apparemment ils n’en ont pas besoin. Chers lecteurs bien aimés de France (et oui, internet va même en France!), du Canada, du fin fond de l’Afrique, de l’Océanie ou du delta du Mékong, salut !

 

151838.JPG

Graphisme :   9,0/10

Scénario :     9,0/10

Moyenne :     9,0/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : ICI.

 

152001.JPG

 

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (10) | Tags : capitol, dargaud, pin-up, alfred hitchcock, berthet, yann, aventure, polar | | |

05.05.2011

MEZEK : Tome 1

mezek,juillard,yann,lelombard,signé,aventure historique,810mezek,juillard,yann,lelombard,signé,aventure historique,810MEZEK

Edition : Le Lombard

Collection : Signé

Dessin : Juillard

Scénario : Yann

Edition d’Avril 2011

 

En 1948, le presque pas encore état d’Israël se bat sur tous les fronts : sur terre, sur mer, de l’intérieur et dans le ciel. L’aviation (Israël Air Force) manque cruellement de pilotes expérimentés et fait appel à des idéalistes Juifs provenant de tous pays mais aussi à des mercenaires d’origines troubles prêts à se battre pour une poignée de dollars. Parmi eux, se trouve Bjorn. Il connait bien les « cercueils volants » sur lesquel ont les fait voler : des Messerschmitt 109 trafiqués avec des moteurs inadaptés. Mais si le danger est partout chacun conserve un lourd passé que la honte ne cicatrise jamais.

 

Au regard du scénario, on est déjà interloqué : des pilotes Juifs volant sur des appareils Allemands de la deuxième guerre mondiale ? Il ya de quoi semer le trouble. Yann nous emmène dans un voyage historique diablement bien documenté (en témoignent les références citées). Il laisse la part belle à l’action aussi bien dans les airs que dans les cœurs ! Tous le scénario est empreint de romantisme. On est transporté par la sensation d’idéal, de combat juste. Les doutes et les frictions entre Juifs et mercenaires n’entravent rien à la sensation de liberté. De mauvaises langues y verront un parti pris politique. A la lecture, cela ne transpire pas et le fil conducteur de Bjorn nous permet d’oublier le coté sale de la guerre.

La guerre de 48 en Palestine est bien sur connue de tous, mais le volet aviation et le peu de moyens de cette dernière le sont beaucoup moins. Pour les personnes férues d’histoire et d’aviation, c’est tout simplement passionnant.

Surtout que les dessins de Juillard sont parfaitement accordés avec les évènements. Là aussi, on retrouve un souci du détail et de la documentation aboutissant à des dessins d’avions à la limite de la photographie. Les combats aériens sont réalistes et très fluides. Les habitués de Juillard ne seront pas déçus : les personnages sont irréprochables, les corps de femmes sensuels au possible. Par contre les regards de Juillard sont toujours aussi peu expressifs, transparents. Un petit bémol sur les décors : le dessinateur s’est vraiment concentré sur les personnages et les avions, au détriment de l’arrière plan. Cela fait vide et peu réaliste.

Pour les fans d’avions et d’histoire ne pas hésiter : sauter dessus. En plus le scénario recèle un secret (là aussi historique) que je ne vous dévoilerai pas au risque de rompre le charme de cette excellente lecture.

 

8/10

 

 

 

mezek,juillard,yann,lelombard,signé,aventure historique,810


 

http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/hors-serie-collection-signe/mezek,2015.html

Écrit par Tigrevolant dans Le retour des tigrevolants. | Commentaires (7) | Tags : mezek, juillard, yann, lelombard, signé, aventure historique, 810 | | |

20.01.2011

SPIROU DREAM TEAM - Tome 1: Marcinelle blues

Couv_121191.jpgPlancheA_121191.jpgDessin : Simon Léturgie - Scénario : Yann

Editions Dupuis

Sortie le  14/01/2011

Prix conseillé : 10.45 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur: Dans la riante bourgade de Marcinelle, tout le monde connaît le building de Darpuis-LongKanard, le plus grand éditeur de bande dessinée. Son arme : un hebdomadaire de choc, suivi par des générations de fans, élevé dès le tendre âge aux mamelles de la BD franco-belge. Son chevalier : le rédacteur en chef entre les mains desquelles a été déposée la légende. Son infanterie : la Dreamteam, dont le devoir passe avant tout (ou presque). C'est ce quotidien grandiose quoique semé d'embûches que nous raconte Yann. Et toute ressemblance avec ses personnes existantes ou ayant existé est évidemment plus que désirée.

 

Mon avis : Voilà un album qui détone dans le paysage de la BD ! Tout d’abord, c’est la couverture qui attire l’œil : une couverture imitation cuir avec des lettres dorées. L’éditeur a voulu faire « chic ». Maintenant ouvrons l’album. Les pages de gardes décrivent « Marcinelle Wonderland », Les dédicaces sont du même acabit : « A nos actionnaires bien-aimés », « A tous les copains qui, un jour, se sont fait jeter de chez Dupuis »…C’est iconoclaste, c’est une description à peine voilée de l’univers impitoyable de la bande dessinée. Ma première réflexion est de me dire qu’il sont gonflés de faire paraître cet album, où du moins qu’il ont une solide dose d’humour…A moins qu’il s’agisse d’une erreur éditoriale…Cela flingue à tout va et les auteurs décrivent au-delà de la farce les vrais problèmes rencontrés par les auteurs et tous les intervenants de cette industrie bien franco-belge. Les personnages sont tous des animaux qui se comportent comme des humains. Le rédacteur en chef s’appelle Nifle comme l’actuel rédacteur en chef du journal Spirou. Il est un paon qui aime bien parader et qui a plein d’idées…Alain de Kuyssche, l’ancien rédacteur en chef, est un cochon qui vit à l’hospice « Le Wallon joyeux » et est en pleine régression infantile…Les dessinateurs virés de chez Spirou vivent sous le pont de Marcinelle et attendent des temps meilleurs. Les actionnaires sont en bure et capuchon (comme dans « Tintin et les cigares du Pharaon ») et disposent d’un parachute doré pour sauter du haut de l’immeuble de la maison d’édition. Sur le toit de cet immeuble est installée l’enseigne de « Tintin et Milou » que l’on peut voir à Bruxelles sur le toit des éditions du Lombard, mais dans la BD, c’est Tintin qui a l’os en bouche et non Milou…Le neveu d’un actionnaire s’appelle Michel-Edouard (Leclerc).A Angoulème, on peut voir des éditeurs avec des noms tels que « Les Hémorroïdes Dissociés » ou « Flatulence d’Ouest ». Vous rencontrerez encore au fil des petites histoires « Canaruto », un manga qui va sauver la BD dont l’humour belge bien gras bon enfants ne fait plus rire les jeunes lecteurs, Wargo Lynch ou Ducky Duck. Vous y verrez aussi Boule et Bill qui fêtent leurs 50 ans. Boulle est devenu obèse alors que Bill aurait le diabète et la prostate. On fait croire qu’il est absent alors qu’il y a bien longtemps qu’il est mort de vieillesse…Tout est du même niveau…Cela flingue de toute part.

Alors qu’en penser ? Je dois bien avouer qu’il y a de très bons passages. Mais, c’est comme lorsque vous mangez un magnifique gâteau au chocolat et à la crème fraîche. C’est tellement riche qu’on finit par en avoir un « haut le cœur ». C’est ce que j’ai ressenti en lisant cet album. Je conseille de le déguster par petites doses homéopathiques pour éviter rapidement l’overdose.

En conclusion, il faut saluer les éditions Dupuis qui ont osé sortir une critique acerbe de leurs propres pratiques…C’est gonflé…J’espère que cela n’est pas uniquement du cynisme et que les auteurs n’auront pas trop à se plaindre de leur maison d’édition…À découvrir.

 

7,5/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : ICI.

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, spirou dream team, simon léthurgie, yann, dupuis, humour | | |

10.12.2010

Les eternels car Uma le vaut bien....

eternels.jpgeternels1.jpgAu cœur de l’enfer blanc Canadien, Uma et Jaî sont chargés de retrouver une mallette contenant des diamants le tout dans un avion disparu dans une tempête de neige. Deux enfants ont sans doute résisté au crash et Elisapie est la pour retrouver son fils et servir de guide
Mais entre les tueurs (forcement méchants et sans scrupules) et la nature hostile, Uma et Jaî ont du mal à survivre.
Et revoilà la sculpturale Uma. A priori elle a oublié tous ses problèmes existentiels et maintenant assume totalement sont rôle de substitution. Yann à connu des jours meilleurs pour son scenario. Il déroule tranquillement son personnage et c’est…sans surprise. Il ne réussi pas à capter l’attention du lecteur. Ce n’est pas qu’on s’ennuie, mais c’est une bd qu’on ne relira pas deux fois (ou plus !). Reste des moments sympathiques, comme le vœu de chasteté de Jaî résister aux assauts sans concessions de leur guide aussi pulpeuse que fort en gueule (c’est le moins que l’on puisse dire), ou encore l’accent et les expressions Canadiennes toujours sympathiques. Une nouveauté Yann en profite pour distiller des messages écologistes (dénonciation de l’exploitation des nappes de schistes bitumineux, influence de l’homme sur le milieu naturel) et sociaux (droit des indiens autochtones de disposer de leur terre).
Reste les dessins de caractéristiques de Meynet. Mais la aussi on ne joue plus : les femmes sont plus pulpeuses que jamais. Même en combinaison de plongé (qui n’est pas l’archétype d’une tenu de soirée) Uma ressemble à un mannequin …. Cela nuit à la crédibilité. Evidemment si c’est cela que l’on recherche le lecteur en aura tout son saoul.

Tout cela fait de ce tome, une BD qui ne sort pas du lot mais reste un moment de lecture agréable. Pour ma part je ne sais pas si je vais continuer la série car elle s’essouffle. A noter que l’on sait enfin ce qu’est « la cire qui chante » titre du précédent opus et l’élucidation de titre accrocheur reste (il est vrai) une bonne surprise !
6-17af.gif

 

 

Tigrevolant.

 

 

etrenels2.jpg

 

Écrit par Samba dans Le retour des tigrevolants. | Commentaires (6) | Tags : les eternels, uma, meynet, yann, dargaud, aventures, tigrevolants | | |

LES ETERNELS - Tome 6: Le cercueil de glace

116232_c.jpgPlancheA_116232.jpgDessin : Félix Meynet- Scénario : Yann

Editions Dargaud

Sortie le  26/11/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Aventures

 

Résumé (de l’éditeur) : La magnifique Uma, sur la piste d'un avion disparu dans une tempête de neige, se retrouve plongée au coeur du Grand Nord canadien. L'un des passagers de l'avion, un enfant, a visiblement survécu au crash, mais dans cet univers hostile, peuplé de loups et recouvert de neige, sa survie ne tient qu'à un fil.

 

Mon avis :

Oyez ! Oyez, bonne gens !...Sonnez tambours, trompettes ! Félix Meynet sort avec Yann le tome 6 de la série « Les éternels » qui est en réalité la suite de l’histoire du tome 5 ! Oui, je sais, cela devient très compliqué de suivre le fil conducteur dans le monde de la BD…Debout ! Amateurs de jolies pins up, cette série est faite pour vous !…La réputation de Meynet n’est plus à faire ! Une foule de chasseurs de dédicaces et autres revendeurs sur Ebay, avides de la bonne pin up sur papier BD, hantent déjà leurs lieux de rassemblement, qui à Angoulème, qui devant la porte de leur librairie préférée (non, Samba, il ne passera pas chez BDscope !), pour espérer recevoir des mains de ce génial dessinateur, après tirage au sort, achat d’un tirage de tête qui vous coûtera la peau des fesses et moult péripéties, « le » graal tant attendu qui deviendra « la » pièce ultime d’une collection, qu’on ne montre qu’aux aficionados, à un cercle très restreint et trié sur le volet de compagnons, d’admirateurs de ce « phare » de la littérature BD franco-belge. D’autres, enfin,  se dépêcherons d’en faire profiter le « vulgus pecus » via le world wide web, moyennant payement d’une somme sonnante et trébuchante. Mais avant de partir battre la campagne, de suivre le « Meynet on tour », pourquoi ne pas lire ce divin album ?...Le scénario de Yann nous avait laissé dans l’expectative et pendant presque six mois nous avons du patienter…Six mois ? Le tome 5 est sorti en mai 2010. J’aurai dit au départ un an…Eh oui, Meynet a dû travailler à marche forcée pour livrer son opus pour la fin de l’année. L’histoire de Yann  tient ses promesses et nous avons droit à quelques péripéties et rebondissements qui tiennent en haleine le cher lecteur…

Mais il y a quand même quelque chose qui ne va pas, Yann ! Pourquoi avoir fait dérouler cette histoire dans le grand Nord, dans la neige ? Bonjour, manteaux de fourrure, passe montagne, moufles,…Les pins up se rhabillent….Ca va pas, ça !…Pourquoi ne pas avoir fait cette histoire sous l’équateur ? Heureusement, Meynet ne connaissant que son courage, va dévêtir Uma en fin d’album pour la bagarre finale…Même pas froid ! En plus, s’est plus facile pour se démener…Ouf, la série est sauve !…Oui, c’est bien un album de Meynet…

En conclusion, j’ai apprécié la lecture et le scénario mais j’ai trouvé le dessin de Meynet un peu moins accrocheur et moins abouti. Est-ce du à l’histoire qui s’y prête moins ? Oui, peut-être…A chacun de se faire son idée sur la question.

 

7,5/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : ICI.

Verso_116232.jpg

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, félix meynet, yann, dargaud, les éternels, aventures | | |

03.12.2010

Le grand duc T3: Wolf et Lilya.

Grand Duc (Le)3.jpgGrand Duc (Le)3p.jpgAuteurs : Yann et Hugault.
Editeur : Paquet.
Sortie : 11/2010

Le chant du cygne
Printemps 1945. Pour la Luftwaffe, c'est l'hallali! Taillées en pièces sur tous les fronts, les ailes allemandes ne peuvent lutter contre un ennemi implacable, résolu et surtout innombrable. Tout ce qui vole encore se concentre désormais sur la ligne de défense du Reich, dont l'arrogant Empire se réduit chaque jour telle une peau de chagrin...
Brisé par la mort de sa fille, Wulf enchaîne les missions avec une frénésie paroxystique et suicidaire. Pour Lilya, la "sorcière rouge", c'est l'heure du triomphe!
Mais si, en combat aérien, seul le diable tire les ficelles... parfois, Cupidon s'en mêle!

L’hallali.
Moteur en marche.
Paré pour les 3 tomes.
Comme un bon film, on ne voit pas le temps passé.
Putain de guerre.
Les orgues de Staline, la Flak, Yak, Ta 152 crachent le feu et la mort.
Folie, traitrise, fourberie …Pervitine pour tenir le  coup.
Un amour impossible …une dernière mission….
Un peu d’espoir au final dans ce chaos…. Pourquoi s’en priver?
Et puis, il y a le terrible dessin de Hugault.
C’est du lourd ! C’est des courbes.
C’est de la carlingue, des trainées de vitesse.
C’est du Richard Wagner...la walkyrie bien sûr.
8-17b1.gif

 

 

On en parle sur le forum.

grand duc.PNG


Inscrivez-vous à la newsletter.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (4) | Tags : le grand duc, yann, hugault, paquet, aviation, guerre, 810 | | |

22.10.2010

XIII MYSTERY - Tome 3: Little Jones

Couv_114862.jpgPlancheA_114862.jpgDessin : Eric Henninot - Scénario : Yann

Couleurs : Bérangère Marquebreucq

Collection dirigée par Jean Van Hamme

Editions Dargaud

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 11,50 €

Genre : Thriller

 

Résumé (de l’éditeur) : Pas facile d'être Noir dans le ghetto de Chicago, à la fin des années 60, entre le racisme des Blancs et le radicalisme des Black Panthers. Certains, pourtant, cherchent une troisième voie. C'est le cas du major Wittaker, héros du Vietnam et fils du grand pasteur Martin Calvin X. La petite Jones, jeune orpheline débrouillarde, s'accroche à lui comme une sangsue car elle ne veut pas tomber dans les mêmes pièges que son frère Marcus, qui accomplit de sales boulots pour le compte des Black Panthers. Pour Jones, son avenir est tout tracé : elle a décidé de rejoindre l'armée...

 

Mon avis : XIII mystery, c’est comme l’Arlésienne. A chaque sortie, revient le même débat sur la série XIII et son spin-off. Est-ce réellement indispensable à la série initiale ? Quelle est l’utilité d’une telle série annexe ? Et de parler dans la foulée des marchands du temple qui allongent à l’envie la sauce pour racketter les pauvres petits lecteurs incultes et incapables  de discernement…Cela me fait bien rire…C’est certain que les auteurs auraient pu arrêter la série à la fin du premier cycle et que le second cycle n’est pas du même niveau du point de vue du scénario. Mais peut-on jeter la pierre aux auteurs et éditeur qui en ont fait une série « culte » ? Certains lecteurs en ont tiré leurs propres conclusions et ne veulent pas entendre parler des suites. C’est leur droit et je salue leur décision.

Pour ma part, j’ai toujours été un fan de la série que j’ai suivie depuis le début. Je n’ai pas arrêté de lire la série lors du deuxième cycle. J’estime qu’un second cycle un peu plus faible n’en reste pas moins toujours une excellente série, bien supérieure à pas mal d’autres. Reste enfin la série mystery XIII. C’est appelé une spin-off. Rien que le terme, montre bien que l’éditeur joue carte sur table. Ce n’est pas la série principale, donc annexe et moins indispensable…

Et pourtant, je pense que ce troisième tome est le plus réussi des trois. Il est sur le plan du scénario, le plus abouti, le mieux balancé, et surtout amène une réelle plus value à la série principale. On y découvre des éléments déterminants qui donnent un éclairage différent sur Jones, James Elroy Wittaker ou encore le colonel Carrington. J’ai beaucoup apprécié la background historique donné à cet album qui fait référence à Martin Luther King (I have a dream), à l’affaire Sharon Tate. Bien évidemment, le scénariste a changé grossièrement les noms, il a changé certains détails, complètement inventés, pour « arranger » son récit. Mais le résultat est passionnant, pleins de rebondissements. Vous découvrirez également quel est le prénom de Jones et tout le bouleversement que cela implique dans une certaine compréhension de l’histoire principale, le série XIII. Les développements de ce tome ouvrent d’autres possibilités et une suite possible avec la biographie de Jones qui est un des personnages principaux de la série. L’éditeur pourrait lui consacrer une série spin-off à elle toute seule. J’ai apprécié également le dessin d’Eric Henninot (dessinateur de la série Carthago), excellent, assez proche en fin de compte du style de William Vance. Notons également les couleurs de Bérangère Marquebreucq qui m’ont bien plu.

En conclusion, cet album est le meilleur de la série XIII Mystery et vaut la lecture. Indispensable.

 

8/10

 

Capitol.

 

On en parle sur le Forum : .

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (5) | Tags : capitol, xiii mystery, xiii, eric henninot, yann, bérangère marquebreucq, jean van hamme, william vance, dupuis, thriller | | |